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Isabelle Carré interview lumineuse pour De l’Influence des rayons gamma au Théâtre de l’Atelier

Isabelle Carré s’engage pour la première fois dans le rôle de metteuse en scène pour la pièce De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites au Théâtre de l’Atelier à partir du 17 décembre. Une première pour l’actrice et comédienne qui se joue des contraintes en collaborant avec de jeunes actrices de cinéma, novices sur une scène de théâtre et dans un dispositif d’alternance pour deux d’entre-elles. Sans oublier qu’Isabelle Carré joue également dans la pièce.
Cette pièce promet une proximité de la troupe artistique avec le public : “Il n’y aura pas de 4e mur!” nous confie-t-elle.


Interview sur le plateau du Théâtre de l’Atelier face aux rangées de fauteuils vides avec la “jeune” metteuse en scène, souriante et d’une décontraction rare, accompagnée de l’une de ses interprètes, Lily Taïeb, âgée de 15 ans.

photo Carole Bellaiche
photo Carole Bellaiche

INTERVIEW 

Comment s’est fait le choix du texte ? C’est une rencontre ?
Isabelle Carré : C’est tout à fait ça, une rencontre ! Je me suis inscrite dans un atelier d’écriture organisé par Philippe Djian et j’ai rencontré Manele Labidi-Labbé. J’ai tout de suite adoré son écriture. Elle est scénariste, elle travaille sur des séries et est aussi jeune auteure (elle n’a pas publié de premier roman mais ça ne serait tarder, je pense). Elle m’a parlé de ce texte et je me suis dit tout de suite après l’avoir lu : je crois n’avoir jamais vu au théâtre ce trio de femmes, une mère seule avec ses filles. On a beaucoup de famille, nombreuse, des couples, des amis, des sujets politiques.
D’ailleurs, j’en parlais avec le journaliste et critique Gilles Costaz, qui a quand même un long passé de spectateur derrière lui. Et je lui ai demandé s’il connaissait un spectacle avec cette configuration de personnages et il m’a répondu non.
Cette singularité est finalement très actuelle : des mères qui élèvent seules leurs enfants. Même si ce personnage de Béatrice n’a rien d’admirable dans le sens où c’est quelqu’un d’assez nocif pour ses filles. Et c’était le deuxième aspect de la pièce qui m’a plu qui aborde le concept de résilience (cher à Boris Cyrulnik). Pourquoi certaines personnes qui ont la même histoire dans une famille, subissant les mêmes traumatismes, se retrouvent avec des blessures qui ne guériront jamais alors que d’autres feront de ces blessures une force.
Cette problématique m’a beaucoup questionnée et j’en trouve enfin un écho dans cette pièce.

Quelle est la spécificité de l’écriture de Manele Labidi-Labbé ?
Isabelle : J’avais envie de dépoussiérer l’histoire adaptée au cinéma mais de la garder dans l’ambiance des années 70 car c’est mon enfance. Un univers plus coloré, plus naïf mais avec beaucoup moins de cadres de la part des parents. C’était : “A bas les cadres !
Beaucoup d’enfants post-soixante-huitards, c’est mon cas, se sont retrouvés dans un joyeux bordel. Et le plateau représentera cet aspect : il sera bordélique !
Ce que j’ai demandé à Manele c’est aussi de faire ressortir l’humour de Béatrice, son côté cinglant. Son sens de la formule.

photo de Nicolas Le Forestier
photo de Nicolas Le Forestier

Qu’est-ce qui te touche dans ce texte, Lily ?
Lily Taïeb : J’ai dit à Isabelle un jour que ce n’était pas du tout mon genre de théâtre.
Isabelle : Elle aime les choses très classiques !
Lily : Et quand j’ai lu, j’ai compris la singularité et la tournure qu’ont voulu faire prendre Isabelle et Manele à la pièce par rapport à un texte original très 70’s – même si on est dans ce revival hipster…
J’ai trouvé passionnant de participer à ce projet à la fois dans le coup et très désuet.
C’est très intéressant de faire en sorte de remettre ce texte au goût du jour, sans pour autant le moderniser. Ce qui me touche, en fait, c’est l’adaptation très subtile.
Et puis le rôle de Mathilda aussi : très difficile à cerner mais pourtant plein de sens.

Qu’est-ce qui, dans cette histoire, va parler aux spectateurs de 2015 ?
Isabelle : Le rapport à la mère est très puissant. Le rapport aux rêves aussi, ce qui parle à tout le monde. Ce fait de rêver quand on débute sa vie de jeune adulte et ce à quoi on est parvenu. L’écart qui peut y avoir entre ces deux images. Et la blessure narcissique qu’elle occasionne dans le personnage de Béatrice, d’où cette violence et son incapacité à supporter que ses filles puissent la dépasser.
Il y a vraiment beaucoup d’angles abordés. L’histoire est subtile (pas de caricature avec de grosses ficelles) mais elle est très riche aussi.
Lily : Toutes ces choses sont sans doute très angoissantes pour plein de gens. Et on se rend compte qu’en les mettant en scène, dans un espace-temps différent, ces situations peuvent être finalement rassurantes pour les spectateurs car elles sont intemporelles et universelles.

L’idée de mettre en scène est-elle venue naturellement ?
Isabelle : Ca faisait un moment que j’y pensais, mais sans vraiment me l’autoriser. J’avais eu un coup de coeur pour le texte de Joan Didion, L’année de la pensée magique. J’avais même demandé à ma mère de faire l’adaptation française. J’étais venue dans ce théâtre pour monter le projet. Mais j’ai eu un blocage : je voulais absolument que Nicole Garcia interprète le rôle. Elle était intéressée mais elle a trouvé ce texte trop dur.
J’ai essayé de chercher une autre interprète, sans pouvoir oublier Nicole Garcia. Je suis passée à autre chose.
Et puis, en lisant le texte de Manele, je me suis dit que c’était ce genre d’histoire que j’aimerais raconter sous toutes ses coutures : de l’intérieur et de l’extérieur. Pouvoir tourner autour de l’objet tout en pouvant le vivre. Je voulais m’emparer de cette histoire.

Cette première mise en scène vous a-t-elle fait remonter des souvenirs de metteurs en scène avec qui vous avez collaborés ?
Isabelle : J’ai beaucoup pensé à Irina Brook. Parce qu’elle nous faisait faire beaucoup d’exercices. Ce que l’on a fait au début avec Alice, Lily et Armande pour cette pièce. Irina a une façon de créer une atmosphère. Je ne dis pas que j’y parviens mais j’ai un tel souvenir de détente le soir de la première, grâce à son travail. C’est quelque chose qui me ferait rêver, pas tant pour moi que pour mes comédiennes. J’espère qu’on y arrivera.
C’est pour cela qu’il faut du temps, beaucoup d’énergie aussi. J’ai décidé de débuter les répétitions le 25 septembre pour y arriver. On répète peu en journée mais tous les jours, en revanche.
Je sens que ce temps, d’avoir posé toutes les questions, d’avoir posé tous les doutes sur le plateau, a été nécessaire. Et j’espère que nous serons dans cette détente le soir de la 1ère.
J’ai aussi beaucoup pensé aussi à Zabou Breitman, à Jean-Luc Boutté, une immense rencontre qui m’a beaucoup marquée par son exigence du théâtre. Sa façon de nous écouter, de nous regarder, d’être dans une attente si exigeante. Cette pureté m’a complètement bouleversée. J’avais 20 ans et c’était pour le rôle d’Agnès dans L’École des femmes.

Lily Taieb actrice et comédienne pièce De l influence des rayons gamma sur le comportement des margerites Théâtre de l Atelier paris portrait photo

Isabelle Carré a-t-elle eu des mots qui ont été réconfortants pour aborder ton rôle ?
Lily : Je n’avais pas forcément approché mon rôle de Mathilda du bon côté. Et je me suis rendue compte avec les répétitions et surtout avec ce que m’a dit Isabelle que Mathilda n’était pas quelqu’un de désespéré. Elle est solaire mais aussi un personnage très droit et très taiseux. Et je ne suis tellement pas comme ça que ce n’était pas évident d’assimiler. Mathilda a aussi plusieurs couleurs et elle est très touchée par la vie.
Et je galère encore un peu. On ne sera jamais au zénith, chaque représentation sera une sorte de méga répétition.
Isabelle : Mathilda voit la beauté dans le noir…

Diriger de jeunes comédiennes demande-t-il plus d’attention ?
Isabelle : Pour ne pas vous le cacher : je suis pressée de répéter avec Lily car ça fait 4 jours qu’on n’a pas travailler ensemble. C’est le moment où la sauce monte et c’est un moment merveilleux.
Le fait d’anticiper les choses a été bénéfique. Heureusement que j’ai pensé à ce travail long, en débutant très tôt les répétitions. Ce qui a étonné l’équipe du théâtre.
Il faut aussi penser à cette difficulté d’élargir le jeu des comédiennes sans dénaturer leur fraicheur et spontanéité. S’il y a quelque chose que je n’aime pas au théâtre ce sont les voix placées, les fins de phrases sur lesquels on insiste et aussi le maniérisme de certains acteurs qui prennent parfois un accent pour montrer que le texte est intellectuel. Tout ça ce n’est pas le théâtre que j’ai envie de voir.

photo CinéWatt
photo CinéWatt

Jouer dans sa propre mise en scène, c’est plus de plaisir ou de contraintes ?
Isabelle : C’est étrange ! 🙂 J’ai l’impression à la fois de ressentir les choses davantage de l’intérieur. D’écouter encore plus mes partenaires et d’être proche d’elles.
Et en même temps, il ne me manque pas de vision extérieure puisqu’il y a Manele, pour qui c’est aussi une première fois en tant qu’assistante.
C’est une première fois pour toute l’équipe d’où le risque de se retrouver devant un objet non identifié.
Ce qui est étrange, c’est que sur tous les aspects ou détails sur lesquels je pensais avoir des doutes, des difficultés (la scénographie, la mise en scène) tout s’est bien passé. A l’inverse, les points sur lesquels j’étais sans doute présomptueuse, ou je pensais que c’était ma partie (la direction d’acteurs, par exemple), c’était plus problématique.
C’était plus facile d’avoir des images, un dessin que de trouver les mots justes.

Votre sommeil est-il serein ?
Isabelle : J’ai rêvé de la pièce toute la nuit ! Mais en bien. J’ai bossé, en fait !

La perspective de la première est ?
Isabelle : Réjouissante !
Lily : C’est très intéressant et moderne. C’est maintenant et à aucun autre moment.
Isabelle : On parle beaucoup du moment présent, en fait. Quand il y aura enfin le public dans la salle, le spectacle se réinterprètera. Mais s’il y a une chose vraiment nécessaire : c’est la présence et l’énergie.
Lily : Je m’inquiète d’être bien maintenant, pendant les répét’. Et plus tard, je m’inquiéterai quand on sera sur scène.

L’adhésion du public est préoccupante aussi pour vous ?
Isabelle : J’y pense bien évidemment. Mais la chose qui m’importe le plus c’est surtout de ne pas passer à côté de quelque chose. Et d’avoir le plus de correspondance possible avec ce que j’ai en tête. Que l’ensemble soit fidèle à ce que je veux dire de la pièce. Que ce soit le plus honnête, le plus juste pour moi et ce que nous avons découvert ensemble.
Affiche pièce de l influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites mise en scène Isabelle Carré avec Alice Issaz Lily Taieb Armande Boulanger Théâtre de l Atelier Paris

De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites
de Paul Zindel
Adaptation : Manèle Labidi
Mise en scène : Isabelle Carré
Avec : Isabelle Carré, Alice Isaaz, Lily Taïeb et Armande Boulanger en alternance

PROLONGATIONS jusqu’au 6 février 2016
du mardi au samedi à 19h
matinée le samedi à 17h

au Théâtre de l’Atelier
1 place Charles Dullin
75018 PARIS

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ITV d’Antoine de Maximy pour J’irai dormir chez l’Homme qui Brûle, le DVD halluciné !

Vous avez forcément entendu parler, certainement vu aussi des photos de ce grand rassemblement américain : le festival BURNING MAN. Dans le désert de Black Rock au Nevada, pendant une semaine en plein été et sous un soleil de plomb, une foule entière se retrouve pour des expériences aussi barrées, surréalistes que spirituelles.
Antoine de Maximy, le génial globe-trotteur trublion y a baladé sa caméra pour tenter de percer le mystère de ce rendez-vous devenu incontournable pour les adeptes de sensations fortes.
Après la diffusion de la version grand public sur France 5, J’irai dormir chez l’Homme qui Brûle fait l’objet d’une sortie DVD agrémentée de séquences coupées et des bonus à gogo ! 

Antoine de Maximy au festival Burning Man DVD J'irai dormi chez l homme qui brule programme France 5 avec bonus portrait photo

Quelle était la motivation première pour aller chez l’Homme qui Brûle, après toutes les aventures que vous avez vécues ?
Plusieurs personnes m’avait dit : “il faut que tu ailles là-bas ! Ça serait génial de tester le Burning Man.” Et effectivement, je me suis dit qu’il fallait que j’y aille, surtout quand j’en ai su un petit peu plus parce qu’au début on me parlait simplement d’un rassemblement.
Je ne suis vraiment pas du genre à aller regarder qui fait quoi, qui a fait quoi. Et finalement je me suis mis à creuser un peu et je me suis dit « Ça va être bien !».

En fait vous saviez très peu de choses et vous aviez vu très peu de photos ?
Au début je n ‘ai pas creusé tout de suite. C’est après quand j’ai vu que je me suis dit que c’était une bonne idée.
Mais quand je suis parti, j’avais préparé mon voyage, j’avais un camping–car correct (climatisé) car j’ai des toutes petites cartes mémoire, faut que je puisse regarder mes images. Il fallait vraiment que j’aie le courant pour charger les batteries et que je ne sois pas dans un endroit plein de poussière.

Une fois arrivé sur place, il y avait des contraintes particulières que vous n’aviez pas envisagées ?
Je n’ai pas eu de contraintes que je n’avais pas anticipées. La poussière : je savais, mais aussi que les gens ne seraient pas tous d’accord pour être filmés. Donc je n’ai pas eu trop de surprises.
J’avais quand même bien préparé mon coup. Le matériel était encore assez expérimental donc j’ai eu des problèmes techniques. J’ai raté des petites choses.

Justement, avez–vous eu des regrets pendant le tournage, un rendez-vous manqué ?
Non, je n’ai pas eu de regret de ce type. Ce que j’ai eu comme regret c’est de ne pas avoir pu rentrer dans la tente des suspensions. Et puis j’ai regretté à postériori de ne pas avoir été voir moi-même sans caméra mais le problème c’est que je n’avais pas le temps. Et on ne m’aurait pas laissé rentrer sans être accompagné.
C’est compliqué si j’avais voulu y aller car j’aurais dû aller décomposer mon matériel chez moi pour revenir après. Ce sont des déplacements qui m’auraient pris une heure.

Comme vous êtes en voyage, et plus particulièrement à Burning Man, quel est le numéro d’urgence que vous êtes prêt à appeler en cas de besoin : le producteur … ?
Pour le Burning Man c’est réglé car il n’y a pas de réseau ! Donc tu vas au poste de secours et là ils prennent soin de toi.
Et quand je suis en voyage, je pense que j’appellerai les producteurs. Après ils se débrouilleraient pour mettre en route le truc. Alors que si j’appelle ma famille, ça va leur mettre une grosse charge.

Antoine de Maximy au festival Burning Man DVD J irai dormir chez l homme qui brule désert de Black Rock au Nevada avec Bonus et scènes coupées

Quelle est la première impression que vous avez eue en arrivant sur le site ?
Il y a deux trucs. La première, pour arriver là-bas, c’est l’immense file de véhicules qui se suivent et qui n’avancent pas. Et la deuxième, elle est sonore parce qu’il y a une radio qui donne toutes les consignes en boucle. On l’entend d’ailleurs dans le film. C’est assez particulier parce que tu la mets et puis tu la laisses tourner. En fait, c’est très mécanique, bizarre. Ça te met un climat dans la voiture, une voix de femme qui répète sans arrêt la même chose.
C’est très 1984, le film. Parce qu’ils donnent les consignes en permanence et en boucle, sans coupure  musicale.

A quoi peut-on comparer Burning Man ? Un parc d’attraction hippie ? Une confrérie de bienheureux ? Une hallucination en plein désert ?
C’est tout ça mais pas que ! C’est un mélange de Woodstock, mais il n’y a pas de concert vraiment. C’est un camp de naturistes, un atelier d’artistes, une exposition géante. C’est une rave party.
Tu trouves aussi bien des cours de cunnilingus que des voitures à pédales tamponneuses. Il y a tout, n’importe comment et dans tous les sens.
C’est le carnaval de 2015, de notre époque. Le carnaval, c’était un truc où tout le monde jetait un peu toutes les conventions et faisait la fête. Et bien c’est ça ! Tu es forcément sur une planète bizarre parce que, en plus de ça, tu as beaucoup de véhicules qui sont incroyables. Les gens sont déguisés. Tu n’as pas une seule personne sauf moi – et heureusement j’avais mes caméras – qui est habillé normalement. Où que tes yeux se posent, tu ne vois rien qui est normal. Dans ce sens, c’est vraiment exceptionnel et ça se voit dans le film. Tu es dans un univers exceptionnel !

On peut lire sur Burning Man que ce sont des rencontres que l’on ne peut pas faire ailleurs que dans ce désert.
J’aurais tendance à moins le dire que beaucoup de gens. Parce que pleins de gens m’ont dit « C’est incroyable tout le monde se parle, se rencontre… ». Et moi comme je passe ma vie à aller à la rencontre de gens qui m’auraient pas parlé au départ, j’ai continué à rencontrer pleins de gens sur place. Donc je n’ai pas trouvé ça aussi fort à ce niveau-là, parce que je rencontre toujours des gens.
En revanche, il y a un grain de folie qui n’est pas du tout habituel. Si tu veux je n’ai pas eu l’impression qu’enfin les gens se parlaient. Je parle à plein d’inconnus tout le temps. Et dans toute ma vie.
Si j’ai fait J’irai dormir chez vous c’est parce que je parlais déjà aux gens avant.
Ça a un peu changé en France, car comme tout le monde me connaît, je le fais moins. Mais avant je parlais à tout le monde. Je rentrais dans un magasin, j’avais toujours une connerie à dire à mon voisin dans la queue. Des trucs comme ça.
Et c’est pour ça que j’arrive à faire J’irais dormir chez vous, parce que j’étais déjà comme ça.
Là, à Burning Man, j’ai parlé à pleins de gens. Mais à la limite c’était moi qui étais le plus décalé, dans une situation un peu bizarre. Parce que comme il fallait que je reste suffisamment conscient pour faire le film et qu’en plus je me filmais donc que je reste suffisamment présentable, en tout cas une partie du temps, ça a été difficile pour moi de faire ça. Un tournage difficile, contradictoire.

Après ce tournage, il y a eu une envie d’y retourner seul, sans caméra ?
Oui, tout à fait. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire et je ne le ferais peut-être jamais d’ailleurs. L’année d’après, j’ai failli y aller avec un copain. Puis j’avais ma fille qui rentrait en fac. Elle avait besoin de son papa, je m’en suis occupé.
Mais là ça fait deux ans, alors je ne sais pas si j’y retournerai.
Effectivement, j’ai eu envie d’y retourner sans caméra : pour être disponible et vivre le truc sans avoir de souci. Parce que j’étais dans une situation un peu double personnalité où tu dois profiter et gérer. Quand tu rentres dans ton camping-car, faut mettre les batteries à charger, sauvegarder les cartes mémoires. C’est du boulot.

Donc il y a quelque chose d’attractif et d’addictif dans ce festival ?
Je ne dirais pas ça. J’ai envie d’y retourner parce que je considère que ce n’est pas fait comme il aurait dû à cause du fait que je travaillais.
Et que ce soit addictif ? D’abord je suis un anti addiction total. Le café quand j’ai vu que je commençais à plus pouvoir m’en passer j’ai immédiatement arrêté, je n’ai jamais fumé. J’ai très peu d’addiction. Je n’aime pas ça. Ça va à l’encontre de mon indépendance et de ma liberté.
Si je retournais là-bas, ça serait une fois. Je n’y retournerais pas chaque année.

Quel est votre moyen d’accéder au plus haut degré de bonheur ?
Mon grand plaisir c’est de faire ce que je fais. Et en fait, je dirais que c’est peut-être de gérer ma vie et d’avoir fait le maximum de choses, les plus variées. Donc c’est beaucoup mes réussites de travail qui sont le bonheur. D’avoir fait cette série, ce qui a été très difficile. Car pendant deux ans, personne n’en a voulu. Là, je suis sur un projet de long-métrage de fiction : personne n’en veut. Je ne m’arrête pas car j’ai bien compris il y a longtemps qu’il ne fallait jamais s’arrêter. Mais je ne sais pas quand je vais y arriver. Ça m’énerve et je me dis « ils sont cons !».
Je pense que ça fait partie de mon grand bonheur d’avoir fait tout ce que j’ai pu faire parce que toi tu connais J’irais dormir chez vous. Mais avant j’ai fait tellement d’expéditions fabuleuses. J’ai plongé en sous-marin à 5 000 m de fond, je suis allé dans des volcans, dans des gouffres de glace… J’ai fait tellement de trucs qui sont réellement exceptionnels que si je devais mourir maintenant, mais je n’ai pas envie de mourir maintenant, ça me ferait vraiment moins chier que beaucoup de gens. Mon bonheur c’est là que je l’ai placé.

Et le bonheur c’est aussi un peu les autres, non ?
Non. Et puis encore moins depuis que je fais J’irais dormir chez vous parce que je suis très souvent tout seul. C’est ce qui me pousse à aller vers les autres.
Mais c’est marrant que tu parles de ça parce que je reviens du Bhoutan, pays qui revendique d’être le pays du bonheur. D’abord, c’est plus le gouvernement qui le revendique. Je ne dis pas que les gens ne soient pas d’accord avec ça, mais ils ne t’en parlent pas particulièrement. Il y a quand même une certaine douceur de vivre. Je dirais une quiétude, mais elle est due à la religion et aussi au fait que le pays est très isolé car il est protégé des touristes. Il y en a très peu chaque année. Mais pour moi ce n’est pas l’image du bonheur. Moi je m’emmerde dans ce genre de bonheur. Je me fais carrément chier dans un bonheur pareil. Parce que c’est un bonheur qui est linéaire. J’ai besoin que ça bouge, qu’un jour il se passe quelque chose et le lendemain autre chose.
Et qu’est-ce qui est agréable quand il fait beau ? C’est qu’il a plu. Un endroit où il fait beau tous les jours ça fait chier.

Conseilleriez-vous Burning Man à votre meilleur ami, à votre meilleur ennemi ?
En fait, Burning Man est quelque chose de très particulier. Donc dans mes meilleurs amis, il y des mecs à qui je le conseillerai et d’autres à qui je le déconseillerai. Et ça c’est valable pour mes meilleurs ennemis. C’est à dire que le mec que j’ai envie de faire chier, si son profil fait qu’il va détester le Burning Man, je vais lui dire d’y aller.
Parce que Burning Man est un truc qui est tellement particulier que tu ne peux pas dire que c’est bien ou que c’est pas bien.
Il y des gens pour qui ça va être bien et d’autres, quand ils voient le film ils se disent qu’il était génial, mais jamais ils iront là-bas.
Et encore c’est ce que je pense mais je peux me tromper. Car certaines personnes, des enfants de chœur qui vont s’éclater dedans et trouver ça formidable et d’autres qui sont des déconneurs finis qui vont complètement perdre leurs moyens et qui seront incapable d’en profiter. C’est très particulier Burning Man.

Et dans votre entourage les réactions ont été aussi à la fois passionnées et contrastées ?
Oui, il a quand même beaucoup de gens qui étaient emballés, mais pas toujours avec l’idée d’y aller. Ils étaient emballés parce qu’ils avaient vécu de l’intérieur Burning Man, ce qui est quand même l’avantage de la manière dont je filme, et pour une partie jamais ils n’iraient mettre les pieds là-dedans. Mais justement, ils ont pu vivre et avoir les frissons sans y aller, sans avoir payé.

Antoine de Maximy et un homme tatoué au festival Burning Man désert de Black Rock au Nevada DVD j irai dormir chez l homme qui brule

Et cette fameuse séquence qui a été montrée quelques jours après la diffusion, est-ce que ça a été décidé tout de suite de jouer franc jeu avec le public ? 
Oui, ça a été décidé tout de suite. J’ai pris le parti depuis le début de la série d’être le plus proche, le plus authentique, le plus sincère possible. Bien sûr, je ne mets pas tout. Mais sincèrement, je mets vraiment beaucoup de choses. Et depuis le début, si je voulais qu’on me croie, dans ce que je faisais, il fallait que je me montre aussi quand ça ne marchait pas. Parce que sinon, le mec qui réussit tout le temps, on n’y croit pas. J’ai donc pris ce parti. Et à ça s’ajoute le fait que j’ai toujours eu pas mal d’autodérision. Donc voilà : je suis minable et je le montre.
Il y a eu ce truc à Burning Man (la séquence du space cookie NDLR), mais avant il y a eu la séquence en Corée du Sud, où j’avais pris une grosse taule parce que j’avais bu et bouffer des herbes dont je ne savais pas ce qu’il y avant dedans. Et j’aime bien pouvoir montrer ces moments-là. Mais cette fois, le film passait pendant les vacances de Noël, alors France 5 préférait qu’on ne montre pas cette séquence, et une ou deux autres d’ailleurs qui se trouvent dans la version intégrale. En fait, il y a 17 minutes de plus dans la version intégrale. Pas 17 minutes uniquement trash ou incroyables, c’est que quand tu as une séquence forte, comme le space cookie, au ¾ de ton film, tu peux encore faire un bon quart d’heure derrière.
Il y a d’autres séquences, comme cette nana attachée torse nue avec des chaînes en train de se faire papouiller, et qui est dans le DVD.

Il y a pas mal de détracteurs qui disent que l’esprit de Burning Man n’est plus. Pour ceux qui sont curieux et qui aimeraient vivre l’expérience, est-ce qu’il n’est pas déjà trop tard ?
Non, parce que l’expérience a évolué. Donc s’ils voulaient vivre l’expérience des années 90 ou 80 est bien ce n’est plus là. Ça reste Burning Man mais des années 2000-2010. C’est beaucoup plus techno, c’est beaucoup plus rave party. Mais le côté spirituel, il est quand même resté, il n’a pas disparu.
Tu as moins de hippies, c’est beaucoup plus branché. Les gens qui y vont ont entre 20/25 et 45 ans, 35 ans même. Oui, c’est ce que j’ai vu, ils sont plutôt jeunes.

Un conseil pour en prendre plein les yeux ?
J’ai tendance à dire, et c’est pareil quand je vais à une fête, je ne picole pas beaucoup parce que sinon je profite moins de la fête. Si tu te défonces d’un bout à l’autre, tu ne verras rien. Il faut être un peu raisonnable pour en profiter le maximum.

Votre Paradis sur Terre ?
Je ne sais pas. Je suis très content d’être à Paris parce que je m’en vais. Le paradis sur Terre, c’est d’être de partout et de changer d’endroits. C’est le mouvement, le transit !

https://www.youtube.com/watch?v=_rAu7Lebb8g

J’irai dormir chez l’Homme qui brûle – le DVD
avec Antoine de Maximy 

En vente depuis le 1er décembre 2015

L’édition DVD contient :
– le film en version intégrale : 1h45 (la version télé durait 1h23)
– les scènes coupées non diffusées en télé (17 min)
– 1h20 de bonus

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BIO par Eux, la compagnie d’improvisation : épatant !

Eux, la Compagnie d’Improvisation réinvente le genre en proposant la biographie d’un pur inconnu, inventée de toute pièce. Ce personnage original entouré d’autres personnages tout aussi réalistes et barrés a une durée de vie assez courte : 1 heure ! BIO c’est un spectacle 100% inédit, des éclats de rire non prémédités et des dérapages incontrôlables sur la scène de la Comédie des Boulevards.

Bio spectacle de la compagnie d improvisation EUX affiche Comédie des Boulevards Paris avec Jeanne Loïc Nabla Timothée humourL’impro, ça nous rappelle nos années de fac quand on se faisait un café-théâtre en semaine, histoire de se marrer entre potes, autour d’un verre et sans nuire à notre pouvoir d’achat. On se souvient d’avoir été traité de moule sur son rocher un soir et qu’on attendait que notre sujet soit tiré au sort, manque de bol, c’était toujours le papier du voisin qui se retrouvait sur scène.

Avec BIO, on monte d’un niveau. C’est de la dentelle ! L’interaction est vivement encouragée en début de spectacle pour convenir du prénom, de la profession, de la passion de notre personnage unique, 100% original. Ensuite grand noir, rideau tiré pour se rouvrir sur un pur show d’une heure, une histoire barrée, inventée de pure pièce et dont nous sommes en grande partie responsables par nos choix et du coup “de la qualité du spectacle” comme le précisent les 3 comédiens en début de soirée.

Timothée
Timothée

Et ce soir-là, lors de la 143e représentation de BIO par Eux, la Compagnie d’Improvisation, le public n’attendait qu’une chose : l’arrivée d’une caravane de modèle Eriba, un délire de potes dans le public qui a trouvé vie sur scène.
Timothée et Nabla qui officiaient ce samedi avec un de leurs invités, Fabien Strobel, ont trouvé une utilisation tout à fait recevable de ce véhicule inconnu de tous. Étrangement la caravane semblait plus grande que l’idée que l’on pouvait s’en faire, car équipée d’une cave et d’un jacuzzi.
Elle était au coeur de la formidable vie de Pablo, speaker sportif de profession. Et c’est justement ce qui a emballé notre équipe : jouer dans un univers inconnu, le foot, le sport à la télé ce n’est vraiment pas leur truc. Et ils se sont donné du mal à nous faire croire que ce cher Pablo était le spécialiste es football ou rugby officiant dans une télé-radio inconnue. Il était accompagné de ses meilleurs potes : Romain et Michel, de son père flic, d’une fille qui va mettre du temps à révéler son prénom, sans compter quelques collègues de boulot et un colocataire obnubilé par sa taille fine.
Notre cher Pablo avait une passion qui semblait calquer à celle d’un spectateur : collectionner les boules à facettes ! Complètement fou.
Et c’est cette combinaison totalement dingue de rebondissements insoupçonnés, dérapages contrôlés, fous rires inopportuns, pièges entre comédiens et gros moment d’oubli (comment peut bien s’appeler mon personnage ?).

Nabla
Nabla

Et ce soir-là, nous avons évité les marronniers : taxidermiste pour la profession du héros de la série, un vrai plébiscite. Un lieu aussi revient assez souvent : Istanbul. N’allez pas chercher une raison, l’inventivité d’un public peut être parfois plus extrême que celle d’une troupe de comédiens forgée à l’improvisation.

Forcément, on a envie de remettre ça pour voir les 2 autres membres de la troupe et surtout faire la connaissance d’un tout autre personnage que l’on ne reverra plus jamais de notre vie.

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BIO
par EUX la compagnie d’improvisation 

jeudi, vendredi et samedi à 21h30

à La Comédie des Boulevards
39, rue du Sentier, 75002 Paris

Métro : Bonne Nouvelle

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Une coupe dans la Bulle de l’Hôtel du Collectionneur Paris

Buller à deux pas de l’Arc de Triomphe et du Parc Monceau.
L’Hôtel du Collectionneur s’offre en son large patio un bar éphémère unique rehaussé d’une bulle pour la seconde fois après le plébiscite de l’hiver dernier. Expérience bluffante et originale à programmer de préférence la nuit tombée (pour les effets de lumière) jusqu’à mi-mars 2016.

Vue-plongeante-sur-la-bulle-de-l-hotel-du-collectionneur-paris-arc-de-triomple-5-étoiles-bar-éphémère-patio-andalou-photo-by-United-States-of-Paris-blog

Nul besoin de prendre une navette en direction de la lune. Ici vous aurez tout loisir de vous sentir soit en apesanteur, soit dans une film de science-fiction lové sous votre dôme à l’abri des menaces extérieures comme le froid, la pluie ou peut-être la neige.

Entrée-de-la-Bulle-de-l-hotel-du-collectionneur-Arc-de-Triomphe-Paris-5-étoiles-patio-andalou-terrasse-d-hiver-photo-by-United-States-of-Paris-Blog

L’atmosphère feutrée offre un cadre romantique et cosy à vos débuts de soirée mais aussi un après-midi de semaine ou week-end en mode slow et complice.
Les discussions ont un niveau sonore limité et pour cause, la bulle joue la résonance – ce qui n’est pas un vilain défaut, bien au contraire. Un petit temps d’adaptation après avoir passé le sas et vous serez dans votre élément.

Coupe de champagne, légères mignardises sucrées salées, le décor 5 étoiles est aussi bien propice à l’observation des lumières environnantes qu’aux conversations intimes. Une fois trouvé son point d’observation ou le cadre propice pour une confidence à l’oreille de sa-son partenaire, difficile de s’extirper de ce cocon accueillant et unique en son genre dans la capitale.

Pour votre découverte de la Bulle du patio andalou vous avez le choix des horaires. Au déjeuner pour apprécier la pleine lumière du jour, à l’heure du tea-time ou en soirée de 18h à 23h pour une coupe Moët & Chandon accompagnée ou non de quelques belle bouchées concoctées par le chef de l’Hôtel et ses confrères invités pour l’occasion.
Tous les prétextes sont bons pour déserter la frénésie des grands axes de Paris et s’offrir un peu de réconfort en attendant le printemps.

Jardin-patio-andalou-hotel-du-collectionneur-Bulle-bar-éphémère-déjeuner-tea-time-arc-de-triomphe-paris-5-étoiles-nuit-photo-by-United-States-of-Paris-blog

Le plus : l’espace est restreint limitant de fait le nombre de convives. L’affluence est raisonnable.

Le méga plus : les chambres donnant sur le jardin de l’hôtel ont une vue plongeante et imprenable sur ce cocon translucide. Le point de vue est assez saisissant d’autant qu’il est agrémenté de la Tour Eiffel au loin quand on relève les yeux.

Hotel-du-collectionneur-5-étoiles-arc-de-triomphe-paris-suite-présidentielle-avec-vue-sur-la-Tour-Eiffel-photo-by-united-states-of-paris-blog

Hôtel du Collectionneur
51, rue de Courcelles
75008 PARIS
Tél : 01 58 36 67 00

#labulleducollectionneur

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Alice Isaaz et Armande Boulanger : interview révélations pour De l’influence des rayons gamma au Théâtre de l’Atelier

A quelques jours de la première et avant de déménager le plateau de répétitions et de partir s’installer au Théâtre de la Cité Internationale pour les filages, rencontre avec deux révélations. L’une a pris la pleine lumière avec le film Les Yeux Jaunes des Crocodiles, l’autre a été une revenante effrayée et égarée dans la saison 2 de la série événement de Canal +, cette rentrée. Les deux montent sur scène pour la première fois dans De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, première mise en scène signée Isabelle Carré, au Théâtre de l’Atelier.
Dans les coulisses du théâtre de la Place Dullin, Alice Isaaz et Armande Boulanger ont partagé avec nous les précieux
moments de cette expérience exceptionnelle. Complices, rieuses et d’une brillante maturité sur leur pratique théâtrale, nous avons pris une réelle vraie leçon de comédie. 

Alice Isaaz
Alice Isaaz
Armande Boulanger dans les Revenants 2
Armande Boulanger dans les Revenants 2


INTERVIEW

Qu’est-ce qui vous a touché dans cette histoire ?
Armande Boulanger : Tout ! 🙂 J’ai lu le texte d’un coup et j’ai adoré. J’ai été très surprise par la fin de l’histoire, par l’évolution des personnes, comment ils se désintègrent un peu.
Alice Isaaz : Ce qui m’a plu, c’est le rapport de cette mère avec ses deux filles. A savoir, on peut imaginer en voyant une famille, ceux qui peuvent s’en sortir et les autres qui ne s’en sortiront pas. Et parfois ça peut être l’inverse. Comment on fait pour vivre malgré l’oppression d’un parent ? Comment ne pas être imprégné d’une mauvaise influence ?
Les rapports sont comme inversés, on a l’impression que ça tourne. C’est Béatrice qui est la mère, et à certains moments c’est Mathilde, l’une de ses deux filles qui prend ce rôle-là. Et après Ruth, la deuxième. Chacune leur tour devienne l’enfant. Même entre les soeurs, on se demande qui est la plus vieille et qui est la plus jeune. Je me souviens – après avoir lu le synopsis (Mathilda, la plus jeune, Ruth, la plus âgée) et ensuite la pièce avec l’idée – du moment où je me suis dit : “mais c’est Ruth la plus jeune !”
Et c’est ce déséquilibre qui me plaît.

Comment décririez-vous l’écriture?
Armande : Un mélange de poésie et de réalisme très simple. Des petites phrases simples mais justes. Mais l’ensemble est très naturel.
C’est un peu comme une pièce de Joël Pommerat : il y a une langue très théâtrale et en même temps qui est très facile à dire, pour nous qui venons du cinéma.

Isabelle Carré a-t-elle eu besoin de défendre ce projet pour vous convaincre ?
Alice : Ca s’est fait naturellement. J’ai reçu un coup de fil de Thierry Chèze qui m’annonce qu’Isabelle cherche de jeunes comédiennes. Il lui a parlé de moi et elle lui a dit : “je n’ose pas la déranger, j’ai peur qu’elle ait trop de tournages.” En fait, Isabelle est comme ça : timide et elle n’ose pas. Et elle n’a pas osé me le demander directement. C’était génial et touchant ! 🙂
J’adore le théâtre, j’ai fait le cours Florent en classe libre. Et j’ai très vite bifurquée vers le cinéma. J’ai eu des auditions pour le théâtre mais ça demande un temps d’engagement énorme quand on tourne.
Alors apprendre que c’était sur une durée courte, que c’était Isabelle Carré, sa première mise en scène et au Théâtre de l’Atelier, je savais que je le ferai bien avant de lire le texte. C’étaient les meilleures conditions pour débuter au théâtre.
Armande : J’ai reçu le texte par mail pour passer des essais avec une directrice de casting. C’est le texte qui a primé !

Le théâtre ce sont des contraintes, c’est facile à gérer ?
Alice : C’est deux manières de travailler vraiment différentes, le cinéma et le théâtre. Je n’avais pas l’habitude de répéter tous les jours.
Pour la pièce, j’ai débuté les répétitions le 28 septembre. C’est long, surtout quand c’est samedi et dimanche compris. Depuis peu, j’ai réussi à négocier mes dimanches ! J’avais un peu la tête sous l’eau 🙂
Et ça fait du bien aussi de rebosser sur un texte en profondeur comme je le faisais en cours. Lors des répétitions tu as l’impression de tout piger et le lendemain tu te dis l’inverse : “je suis complètement à l’ouest”. C’est ça que j’aime. Et ça donne envie de travailler ses rôles autrement au cinéma. On se rend compte de l’importance de la préparation en amont du tournage.
Mais il faut être aussi très organisée !
Armande : Je trouve génial d’essayer différentes choses comme venir avec des habits différents. Ça change le rapport à la scène. De se dire : “aujourd’hui je vais mettre une jupe pour voir comment je me déplace.” On ne peut pas faire des expériences pareilles au cinéma.
Et tu peux proposer des choses. On n’est pas juste des marionnettes. On est mêlé à la création.

Armande Boulanger et Isabelle Carré photo CinéWatt
Armande Boulanger et Isabelle Carré
photo CinéWatt

Isabelle Carré a-t-elle une manière particulière de travailler avec vous ?
Alice : C’est sa première mise en scène. Donc on a toutes eu l’impression de débuter ensemble, en nous retrouvant pour les répétitions. On n’a pas l’impression d’être novices.
Isabelle était aussi fébrile que nous malgré son expérience du théâtre. Et du coup, ça nous a mis vraiment mise à l’aise.
Quand elle nous a expliqué comment elle allait aborder notre travail, j’ai été rassurée. On s’est rendu compte qu’elle allait nous laisser énormément de liberté. Elle a eu cette chance de travailler avec de nombreux metteurs en scène. Et elle a fait un tri en retenant ce qui lui avait plu.
Elle se remet en question aussi, même sur un élément de décor qui semblait pourtant acquis.

Est-ce qu’elle cite des noms de metteurs en scène qui ont compté pour elle ?
Armande : Elle a beaucoup d’admiration pour Ostermeier mais, ça n’a rien à voir, elle ne nous dit pas : “on va faire comme lui”.
Alice : Elle aime beaucoup les exercices de préparations d’Irina Brook ! 🙂
Armande : Je ne les ai pas faits. Pourtant je les ai réclamés ! Elle m’a dit que vous aviez dormi.
Alice : Elle nous a proposé des exercices de décontractions. Elle parlait un peu comme une prof de yoga : “le corps est un sac de sable”. A la fin, j’étais toute endormie.

Armande Boulanger
Armande Boulanger

Des phrases, un conseil qui vous ont marquées ?
Armande : Beaucoup ! Une chose qu’elle m’a dite à la première répét’ : le personnage fonctionne par contraste. C’est en marquant, en poussant ses moments de joie, ses moments de détresse qu’on va le rendre intéressant et vivant. Et que si on le joue sans nuance, ça n’a pas d’intérêt.
Elle nous amène à jouer différentes émotions mais de façon assez intense pour qu’on ait un personnage qui vit comme nous, comme vous.
Alice : La phrase qu’elle répète tout le temps : “surtout pas d’aqua-planing !
C’est quand elle nous dit les points positifs, et ceux à améliorer et que le lendemain, on essaie de tout refaire en calquant sur ce qu’elle nous a dit, qu’on essaie de replaquer.
Elle nous a dit aussi de ne rien forcer et de venir et jouer avec l’humour du jour. “Si vous venez à une représentation alors que vous êtes un peu triste, voyez ce que ça donne”. Peut-être qu’un jour Ruth ou Mathilda seront de mauvaise humeur ou triste…
Rien de pire qu’un acteur qui se dit : je suis là et je dois aller à la 15e marche.” Et ça se voit quand les gens s’acharnent à y arriver. Alors qu’avec notre humour du jour, on peut y arriver petit à petit à cette 15e marche.
Armande : Elle m’a dit de trouver des tensions. Parce que c’est différent du cinéma où les gros plans permettent facilement d’exprimer des choses avec son regard, son visage. Alors qu’au théâtre, c’est différent. Et je n’ai jamais eu l’habitude de pousser les réactions. Trouver une tension c’est donc, par exemple, se lever de son siège quand le personnage trouve une solution à un problème, des petits détails qui ne sont peut-être pas naturels dans la vie mais qui sont nécessaires pour le spectateur du dernier rang.

Alice Isaaz
Alice Isaaz

Le Théâtre de l’Atelier a-t-il une atmosphère qui vous stimule ou enrichit cette première expérience de la scène ?
Alice : La première fois qu’Isabelle m’a emmenée sur le plateau, j’ai été bluffée. La salle est magnifique. Et c’est une vraie question d’atmosphère.
Manèle Labidi-Labbé – qui a fait l’adaptation de la pièce – nous a confié, lors de notre petit rituel du matin autour du thé et du café en coulisses : “je sens que l’odeur de ce théâtre me restera”. Et ces mots ont raisonné en moi, comme quand on retrouve des odeurs de notre enfance, chez notre grand-mère…
Armande : Le plateau est hyper accueillant avec cette rondeur. On se sent encerclé, positivement. On a envie d’y jouer. La lumière est toute douce aussi dans les lustres.
Alice : On se croirait dans un conte.

La tension commence à monter à l’idée de rencontrer le public ?
Alice : Jusqu’à présent on répétait entre nous quatre. Hier, nous avons eu notre premier filage devant 7 personnes.
Armande : Notre premier public ! 🙂
Alice : Et je me souviens de la scène où l’on est couché. On est censé dormir. Et j’avais le ventre qui gargouillait. Et j’ai dit à Armande : “tu sais ce que c’est ça ?” Elle répond non. Et je lui dis : “C’est le stress !
Et elle me fait : “j’ose pas imaginer quand il y aura 600 personnes” 🙂
Quand on répète on a les 600 sièges, mais vides. Et après on se rend qu’il y a aura plein de petites têtes.
A partir de vendredi, on va répéter à la Cité Internationale pour être dans le décor, pendant 10 jours. On pourra faire plein de filages. Et ça nous préparera. La première c’est dans 15 jours.
Armande : Parce qu’actuellement, c’est le système débrouille. Isabelle fait les bruitages… de voiture, de pluie…
Alice : On ressent ce besoin de tout caler pour être prêtes.
Armande : On a besoin de se reposer sur un vrai décor et nos costumes.

Comment ça se passe le principe de l’alternance de comédiennes ? C’est Lily le matin et Armande l’après-midi ?
Armande : Tout à fait ! On ne se voit pas jouer avec Lily. C’est chacune notre tour.
Alice : Isabelle ne voulait pas qu’elles se voient pour ne pas que Lily et Armande s’influencent. Qu’elles se comparent entre elles. Pour Isabelle et moi, c’est des heures de répétitions intenses.
Et c’est vrai que parfois ce n’est pas évident au niveau des placements. Par exemple, si on cale quelque chose avec Armande, on ne peut pas dire à Lily : “on a vu ça ce matin avec Armande”. Pour laisser la totale liberté à chacune.
Ça demande double effort de concentration. Sachant que le rythme de jeu de mes deux partenaires est différent. Chacune propose le sien. Mais c’est aussi très stimulant pour Isabelle et moi.

Armande, vous n’avez pas l’impression de rater des choses en étant en répétition à “mi-temps” ?
Armande : Pas vraiment. Quand je ne répète pas, j’ai mon petit carnet où je note plein de choses. Je suis un peu maniaque des petits carnets dont un Moleskine rose qui commence à être bien chargé. Du coup, je cogite. Et puis il faut être très souple pour se rappeler de ce que l’on a fait la fois précédente. Ça me permet d’être très concentrée.
Alice : Parfois, j’aimerais bien aussi laisser reposer.
Armande : C’est vrai que c’est agréable. Comme voir un film quand je ne suis pas en répet’. Et j’arrive à capter et prendre des détails pour la pièce. Comme hier, j’ai vu Trainspotting, ou encore quelqu’un dans le métro. On a l’impression que tout est lié à la pièce, quand on est concentré sur cette histoire. Par exemple, je vois des marguerites partout ! 🙂
Alice : Avant la pièce, j’entendais parfois mes copines qui me parlaient de leur relation avec leurs parents. C’était quelque chose d’abstrait pour moi. Et je ne m’attardais. Mais maintenant que je vis ça avec Isabelle dans le rôle de Béatrice, et que ces copines me reparlent de leur mère, je leur dis : “je comprends tellement ce que tu vis”. Ça fait forcément écho en moi !

Affiche pièce de l influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites mise en scène Isabelle Carré avec Alice Issaz Lily Taieb Armande Boulanger Théâtre de l Atelier Paris

De l’influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites
de Paul Zindel
Adaptation : Manèle Labidi
Mise en scène : Isabelle Carré
Avec : Isabelle CarréAlice IsaazLily Taïeb et Armande Boulanger en alternance

PROLONGATIONS jusqu’au 6 février 2016

au Théâtre de l’Atelier 
1 place Charles Dullin
75018 PARIS

du mardi au samedi à 19h
matinée le samedi à 17h

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NEXT THING YOU KNOW : a lovely musical in a Scottish pub #exciting

Anything is possible in Paris! Even an American musical theatre show in the cellar of a Scottish pub.
The Franco-American company American Musical Theatre Live! Paris (AMT) caters for expats, anglophiles and other spectators looking for new horizons and love stories. it doesn’t take much to believe you’re somewhere else, several miles away from Paris.
A night or two per week, the insiders meet up at the Highlander Pub in Paris’ 6th district. Low key setting, just a chalk board in front of the pub letting customers know there’s a show taking place.
Next thing you know american musical theatre live paris american Pub Highlander Bar écossais rue de Nevers 6e photo by United states of paris usofparis
Next Thing You Know, by Joshua Salzman and Ryan Cunningham, is a joyful mix of Friends, When Harry Met Sally (minus the orgasm scene) and some pearls from “Made in New York” rom-coms.
photo Christine Coquilleau - Naït Sidnas
photo Christine Coquilleau – Naït Sidnas
On stage : an inspiring actress who struggles to shine, a new and hopefully upcoming theatre writer, a lesbian singer ready to move to LA, and a womanizer. Four characters for a nice, spicy yet sensible and uplifting show. When the young couple lives a perfect romance, questions about the future, commitments and compromises come to shake up their daily lives.
Will the pretty Waverly accept a position in a law firm, to the risk of giving up her artistic aspirations? Does Darren have time to give attention to and comfort his beloved girlfriend while being torn between his (casual) job and his writing?
Another strong point is that the cast is international. We have the Franco-American Quentin Bruno (Luke), a Brasil-Belgian mix with the young Vinicius Timmerman (Darren), the “Charming French” caution with the spicy Marion Preïté (Waverly), and finally 100% US with the with the high-spirited Miranda Crispin, Devon Graves (playing Lisa in alternance) and Lauren Berkman (alterning with Marion Preïté as Waverly).
Next thing you know musical by AMT Live Paris Marion Preite Vinicius Timmerman Quentin Bruno MIranda Crispin Tolgay Pekin Mathieu Becquerelle Pub Highlander Bar photo usofparis
The lively score and the songs manage to make us forget how small the place is. Tolgay Pekin’s staging is inventive and plays wonderfully with the (real!) bar and the proximity with the audience.
The 4 artists sing in your ear and don’t hesitate to get up close and personal during the evening.
We’re far from the grandiose of the super-production of Singin’ In The Rain that plays at the Chatelet. Here, we jump a few blocks to go Off Broadway, where you can talk to your neighbour, sip on a beer before, during and after the show. Andwhen it’s time for the bows, you’re so full of energy that all you want is sing along with these characters who feel like your friends already!
 

NEXT THING YOU KNOW
Music : Joshua Salzman
Lyrics : Ryan Cunningham
direc : Tolgay Pekin
musical direction : Mathieu Becquerelle

@ Pub Highlander Paris
8 Rue de Nevers
75006 Paris

Next shows : March 14th, 15th, 20th and 21st

And @ Théâtre Blanche de Castille
Place de la République
78300 Poissy

april 15th and 16th

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Idées cadeaux : déco qui a cumulé les miles, collection capsule de Cristina Cordula et chocolat ! avec e-Parisiennes

La trêve des confiseurs et les fêtes en famille s’approchent à grand pas. Vous n’avez pas le petit cadeau à apporter à votre belle-mère pour le 24 au soir ou vous cherchez une super déco pour le 31 ? USofParis est là pour vous aider avec la complicité des e-Parisiennes.
Champagne, objets uniques qui ont parcouru le monde, déco Magnifaik et chocolat : on est des vrais tentateurs !

Du style avec des voiles
Vous savez qu’USofParis aime le style et l’originalité. Avec 727 Sailbags, vous avez du deux en un.
Imaginez des bateaux de courses, des voiliers qui ont fait le tour du monde, une ou deux fois et des voiles qui ont besoin d’être changée régulièrement.

estory idee cadeaux noel 727 sailbgs voilier écologie sac voile recyclée déco coussin photo by United States of Paris
La société française 727 Sailbags, basée à Lorient, recycle ces voiles de champion pour en faire des accessoires de mode ou de déco très trendy et super résistants.
Du sac à main, pour madame, au sac de sport, pour monsieur, si le modèle n’est pas forcément unique, sa réalisation le sera forcément grâce à la matière principale : la voile de compet’ et ce malgré les infinités de créations.

Car oui, avec 727 Sailbags, vous vous appropriez des matières qui ont parcouru les différentes mers du globe.
America’s Cup, Vendée Globe, voyages de plaisance sont la base des bateaux qui fournissent leurs différentes voiles pour être recyclé. La marque propose actuellement une collection Under the Pole qui met en avant une expédition marine bloquée 22 mois dans la glace et les eaux du Pôle Nord.

estory idee cadeaux noel 727 sailbgs voilier écologie sac voile bateau recyclée besace authenticité photo by United States of ParisPortefeuille, pouf, bain de soleil ou coussin, cette matière ultra résistante donne libre court à la conception en grande partie made in France.
La bagagerie et les accessoires sont entièrement conçus, découpés et assemblés à Lorient. Pour les autres produits, les voiles sont découpées en France suivant les modèles mais assemblées à l’étranger.

estory idee cadeaux noel 727 sailbgs voilier écologie sac voile bateau recyclée authenticité photo by United States of Paris
L’autre originalité du produit, outre sa résistance et sa facilité d’entretien (un coup d’éponge suffit à nettoyer ces matières) réside dans le certificat d’authenticité qui atteste de la provenance de la voile : fabricant, type de voilier, parcours, type de voile, et palmarès éventuel.

estory idee cadeaux noel 727 sailbgs voilier écologie sac voile recyclée déco pouff photo by United States of ParisComme pour ce pouf qui est fabriqué avec un voile qui appartenait à un bateau qui à gagner l’America’s Cup. Forcément, il a fait plus de miles que nous tous !
Pour une déco, ou des accessoires originaux, tentez le spy, la grand voile, le génois ou le gennaker.

L’Aube du Champagne
Si Reims est la capitale du champagne, il faut vraiment découvrir les caves de la région troyenne méconnues.
Représentant près de 25% des surfaces cultivées en AOC avec une trentaine de vignerons, la région de la Côte des Bars de l’Aube n’a pas à rougir de sa grande sœur Rémoise.

Douceur et fruité du goût, finesse des bulles, fraicheur en bouche, ce champagne made in 1-0 rivalise avec beaucoup d’autres.
Sachant que l’Aube (le 1-0 pour faire jeune, ou le 10) est aussi la région du Chaource et de châteaux réputés comme celui de La Motte-Tilly. On ne serait trop vous inciter à visiter l’Aube pour faire le tour de ses différentes maisons de champagne mais aussi pour redécouvrir cette région autrement que pour les soldes monstres des magasins d’usine de Troyes…

Tati, c’est Magnifaïiik ! 

L’impératrice de la mode, la sympathique Cristina Cordula, signe la ligne déco et accessoires de l’enseigne Tati pour ces fêtes de Noël 2015.
Avec plus de 80 références créées par la papesse du relooking, la marque au vichy rose et blanc poursuit le renouvellement de son image.

estory idee cadeaux noel tati cristina cordula accessoire mode déco fashionphoto by United States of Paris

Accessoires déco, fringues et chaussures pour femmes, petite papeterie : dans cette collection tout est passé sous les mains expertes de notre Cristina nationale.

estory idee cadeaux noel tati cristina cordula chaussure accessoire mode déco photo by United States of Paris
Et ses notes de bons goût, qui peuvent parfois paraître excentriques dans ses émissions de télé, s’accordent parfaitement à l’esprit de fête que tout à chacun a envie de retrouver.

estory idee cadeaux noel tati déco cristina cordula photo by United States of Paris

Même si cette peluche mouton by Tati n’est pas estampillée Cristina, on voulait  lui faire un clin d’oeil car elle est vraiment trop cute !

Un final très cacao
On finit ce billet par une note de douceurs avec Paris Chocolat.
Même si ce  n’est qu’une des multiples maisons passées maître dans l’art chocolatier, on apprécie la douceur et la finesse de leurs créations dont ces petits macarons hautement addictifs !
Et si vous n’avez pas la possibilité de venir à Paris pour déguster leurs chocolats, vous serez certainement comblé par le chocolatier proche de chez vous.

estory idee cadeaux noel paris chocolat cacao saveur luxe photo by United States of Paris
Notre dernier mot d’ordre : succombons tous aux saveurs douces ou amères de la fève !

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Bistrot Alexandre III : des saveurs surprenantes et de la délicatesse avec vue sur la Seine

Une péniche au pied du Pont Alexandre III avec vue sur la Tour Eiffel, c’est l’écrin cosy que propose le Bistrot Alexandre III.
Derrière les fourneaux le chef japonais Ryunosuke Naito accueille avec le sourire et des plats fougueux et savoureux.
Entre découvertes et classiques de la gastronomie française, partons dans le voyage des sens façon Bistrot Alexandre II.

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant ryunosuke naito cuisine photo by United States of Paris

Partir d’une simple coque, Ryunosuke Naito et son associé ont conçu ce restaurant de A à Z avec la volonté de mettre la cuisine au centre de l’attention des clients.
C’est donc face à la cuisine ouverte, et sur le comptoir, que nous avons pris place ce jeudi soir pour découvrir les alliances franco-japonaises espiègles.

Bistrot Alexandre III : une cuisine simple mais travaillée

Nous avons pu déguster 4 plats pour nous donner un aperçu de l’art du chef, de l’amuse-bouche au dessert. Revue de détails.

Les Amuses-Bouches

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant rillette amuse bouche photo by United States of Paris
Dans la cuillère : une aubergine très fine japonaise marinée dans un bouillon dashi (bonite séchée et algue japonaise), relevé de piment et chips d’ail. L’aubergine est fondante, le piment juste présent. Un très bon équilibre en bouche.
La croquette de risotto – chorizo est simple et efficace.
Les rillettes de canard sont parfaites (et 100% canard). Elles fondent en bouche. Le mélange viande et graisse est totalement équilibré. Pour être pointilleux, elles manquent peut-être d’un peu d’assaisonnement.
Ce joli trio nous rend impatient pour la suite…

Entrée : Carpaccio de carabineros

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique restaurant menu carte capaccio carabineros photo by United States of Paris
Pour ceux qui ne sont pas familiers des crustacés, les carabineros sont des grosses gambas (ici espagnoles).
Découpées en fines tranches, elles sont accompagnées de dés de mangue et de concombre rehaussés de poudre d’hibiscus.
Ce plat est tout simplement surprenant. Tout d’abord, le duo inattendu de la mangue et du concombre, qui se mélangent avec une vigueur gustative dans un sucré-salé qui se complète parfaitement, mais aussi grâce à l’hibiscus qui, déposé en poudre, possède la force d’un piment.

Joue de boeuf sauce vin rouge

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant joue de boeuf photo by United States of Paris.jpg
C’est une nouveauté qui n’est pas à la carte que le chef a voulu nous proposer.
Cette joue de bœuf est cuite sous vide à 88°C pendant 16 heures. Alliée à une sauce vin rouge épaisse et délicate, la viande, fournie par Hugo Desnoyer, n’est ni gélatineuse ni filandreuse . Elle fond tout simplement en bouche. Nul besoin d’user de son couteau non plus. Agrémenté de betteraves proposées en deux façons (cuites et crues), le plat est équilibré en saveurs et en parfums.
Les framboises présentes pour renforcer le côté sucré-salé du plat peuvent paraître superflues pour certains, mais ne nuisent pas à ce magnifique plat.

Côté dessert, si durant quatre mois, le bistrot Alexandre III proposait des fabrications maison, ce n’est plus le cas.
C’est désormais la maison Mori Yoshida qui assure la partie sucrée de la carte.

Le beige et la bûche

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant dessert Mori Yoshida photo by United States of Paris
Le beige est un gâteau à la pâte sucrée au chocolat, praliné feuilleté ganache orange et crème thé citron vert.
La bûche de Noël est, elle, composée d’une mousse de chocolat, ganache d’épice, confiture d’orange, crème au thé et aux épices,  praliné feuilletine.
C’est fin, c’est bon et justement sucré. Deux desserts fondants à souhait pour terminer un repas bien mené.
Et pour tout dire, nous aurions aussi bien voulu faire un sort au Mont Blanc trônant en vitrine qui nous faisait de l’oeil.

Cuisine française dans les veines
Pour Ryunosuke Naito, la cuisine française est une histoire familiale : ses parents tiennent un restaurant français au Japon. Son père est en cuisine, sa mère en salle et les grands-parents cultivent les légumes servis dans le restaurant !

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique gastronomie restaurant carte menu ryunosuke naito joue de boeuf photo by United States of Paris
Arrivé de Nagano (Japon) à l’âge de 19 ans, il y a dix ans déjà, le chef fait son stage d’étude chez Taillevent.
En 2007, il poursuit ensuite son perfectionnement chez Antoine, LE restaurant de poisson du 16e arrondissement. Avant d’intégrer la brigade de Yannick Alleno pour l’ouverture du Cheval Blanc 1947 à Courchevel mais aussi au Meurice en tant que sous-chef en gastronomie. Et là, c’est de la création au quotidien, durant 2 ans et demi : le sacerdoce des sous-chef de Yannick Alleno. Un chef qui est “très fort en créations, qui tient les gens de son équipe.”
Il poursuit quelques temps l’aventure du 3 étoiles de la Rue de Rivoli sous la houlette d’Alain Ducasse auprès duquel il apprend “l’organisation et  le respect du produit avant tout“.
Puis il finit par intégrer, en 2013, l’équipe d’Yves Camdeborde avant de vouloir voler s’émanciper.

Bistrot Alexandre III alexandre 3 avis critique carte menu restaurant ryunosuke naito photo by United States of Paris
Le chef Ryunosuke Naito et sa femme

C’est avec son commis de l’époque, maintenant chef de salle de la péniche-restaurant, que l’idée du Bistrot Alexandre III prend forme, jusqu’à l’ouverture en juillet dernier.
C’est avec sa femme, rencontrée chez Antoine où elle était stagiaire,  et deux commis, que Ryunosuke Naito régale ses convives 7 jours sur 7 !

Un point sur la carte
Si les plats affiche un tarif raisonnable pour le rapport qualité prix, entre 18 et 24 €, les entrées sont quant à elles un peu onéreuses (entre 14 et 18 €)  malgré la portion de frites à 7 €.
Côté desserts les 10 €, prix unique, restent supportables vue la qualité indiscutable de la Maison Mori Yoshida.

Avec cette dégustation, nous ne pouvons que vous recommander de pousser la porte du Bistrot Alexandre III pour votre déjeuner ou votre dîner. L’accueil ne faiblit pas et le plat du jour pourrait bien vous faire chavirer…

Saumon juste saisi, crème de brocolis
Saumon juste saisi, crème de brocolis

Bistrot Alexandre III

Du lundi au samedi de 12h00 à 23h00
Le dimanche de 12h00 à 22h00

Service cuisine de 12h00 à 15h00 et de 19h00 à 23h00
(22h le dimanche)

Ports des Invalides – Pont Alexandre III
Rive Gauche
Promenade des berges de la Seine André Gorz
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Sélection de cadeaux de Noël : jeux intelligents, happy et made in France avec la complicité des e-Parisiennes !

Plus que quelques jours avant Noël et vous n’avez plus d’idées cadeaux originales pour vos bambins ? Les girls d’e-Parisiennes ont déniché pour vous, pour nous des jeux intelligents qui vont nous changer du dernier jeu FIFA, de Starwars,  de la classique Barbie ou de drone à la mode. Ouf !
Nous sommes partis à leur découverte.

estory idee cadeaux noel enfant ados monchhichi eparisienne sheily nathalie zeparisienne photo by United States of Paris

Le Retour de Kiki
Nos amies Sheily et Nathalie sont retombées en enfance avec le retour du fétiche Kiki des années 80, rebaptisé de son nom original Monchhichi.
L’ourson version classique est bien évidement là, mais il vous reste à découvrir les nouvelles panoplies qu’il a revêtues. Il apparaît maintenant en supporter du PSG, en inuit (exclusivité Fnac), en taille moyenne (45 cm) et en géante (80 cm) mais aussi en Chhichi Père Noël à suspendre dans votre sapin.

estory idee cadeaux noel enfant ados kiki monchhichi peluche photo by United States of Paris

L’éducation par le jeu
C’est le crédo de Jonathan Algaze, patron de de la start-up française Topi Games qui transmet sa passion avec une ferveur peu commune.
Nos âmes d’enfants (et de joueurs) ont été conquises par les jeux proposés.

Mémotep
Médaille d’or au Concours Lépine Européen de Strasbourg en 2014, ce jeu de plateau va faciliter l’apprentissage des langues à votre boutchou et décrassez vos méninges en même temps en renouvelant votre vocabulaire.

estory idee cadeaux noel enfant ados jeu Memotep langues éducatif topi games photo by United States of Paris
Parti du simple constat qu’en France, il est possible de passer 10 ans à apprendre une langue sans participer en cours, Jonathan crée ce jeu avec un seul mot d’ordre : la participation ! Vous êtes obligés de parler et pratiquer la langue pour avancer et surtout gagner. Décliner en version anglaise, allemande et espagnole, c’est prêt de 100 mots et expressions d’usage quotidien que vous mémoriserez  durant une partie ! Une folie !

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Conçu pour une participation de tous et sans temps mort. A chaque tour d’un joueur, c’est un défi individuel et un défi collectif qui vous attendent.
Les 500 cartes de Memotep, avec deux niveaux de difficulté sur chacune d’elles, sont réparties en différentes catégories. Traduction français-anglais et inversement, vocabulaire, conjugaison, ou phrase de la vie courante. C’est toute la famille qui apprend, ou réapprend en jouant avec les 5 000 mots et 500 phrases proposées par langue.

Et si vous avez un doute sur la prononciation, une appli mobile et tablette est disponible gratuitement pour vous accompagner ou simplement jouer en solo.

Photo by E-parisiennes
Photo by E-parisiennes

Cette incitation à l’apprentissage pour les jeunes trouve même sa place dans les classes d’école pour lesquelles un plateau géant de 1,5×1,5 m a été créé.

Mémotep c’est une façon d’être sûr que nos bambins se passionnent pour les langues. En prévisions, de nombreuses autres langues déclinées.

Sauve ton permis
Marre du classique Milles Bornes car vous n’avez plus de point sur votre permis ? Votre ado a du mal à passer son code ?
Mettez-vous en famille, ou entre amis, autour d’une table et sortez Sauve ton permis. Un jeu de cartes ludique et facile pour se (re)mettre à niveau avec le code de la route.

estory idee cadeaux noel enfant ados jeu sauve ton permis éducatif topi games photo by United States of Paris
On vous laisse découvrir le reste de la gamme de jeux proposés par Topi Games : dont Optimo et Synonymo (respectivement Médaille d’or et Médaille d’argent du Concours Lépine international 2015 de Paris).
Quand la création française est aussi inspirée, on adhère forcément.

Pharrell Williams n’est pas le seul !
Il n’a pas que le cinéma qui adapte des livres et Pharrell Williams qui chante son bonheur.
Le jeu Super Happy de Nathan (de son titre complet Le jeu qui rend super happy même les pourris) est donc tiré de l’ouvrage de Françoise Boucher Le livre qui te rend super méga heureux.

estory idee cadeaux noel enfant ados jeu qui rend super happy nathan photo by United States of Paris
Partez du Fond du trou et atteignez le Nuage du Bonheur en réalisant, entre amis, les défis qui vous sont lancés par les cartes.
Une petite partie pour contrer la morosité ambiante ?
Pour le moment le jeu est uniquement disponible en commande ou dans les magasins parisiens. On a mis le grappin sur un exemplaire et on s’amuse même entre adultes !

Le saviez-vous ? Le brevet Lego est passé dans le domaine public. Laser Pegs a donc saisi l’occasion en créant des briques transparentes et lumineuses. Le rayon de ces LED, en mode stromboscopique, évolue au rythme de la voix ou de la musique ambiante.
Totalement compatible avec toutes les marques actuelles, elles permettront à vos enfants de mettre du fun dans leur création et de se familiariser avec l’électricité. Lumineux !

estory idee cadeaux noel enfant ados jeu lego laser pegs megabloc photo by United States of Paris

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Gred June : interview pour son EP One #concours inside !

Un accent anglais parfait qui nous a fait croire, un temps, que le jeune homme était d’un autre pays. Greg June nous a pris par surprise avec son premier EP One. Il fallait en savoir plus ! Greg June chanteur heart coeur singer EP One

INTERVIEW

UsofParis : D’où viens-tu ? (la Lorraine c’est grand !)
Greg June : Je suis né à Nancy, j’ai passé une partie de mon enfance et mon adolescence à Lyon, et j’habite maintenant Paris.

Quand t’es-tu installé à Lyon ? (aussi la ville de membres de la team USofParis)
Je suis arrivé à Lyon à l’âge de 6 ans, et j’y suis resté jusqu’à mes 20 ans. Je suis originaire de Nancy, mais Lyonnais de coeur !
A l’époque ce sont les déplacements de ma famille qui ont dicté mes choix, j’habite désormais Paris car pour la musique j’ai besoin d’être sur place…

Que t’as apporté la ville ? Qu’as-tu appris à Lyon ?
Lyon, c’est toute mon adolescence, c’est là où j’ai commencé la guitare (et continué à jouer du piano), les potes, les premiers amours, où j’ai écrit mes premières chansons avec mon 1er groupe Apple Crash,… Je suis très attaché à cette ville et j’y retourne souvent car ma famille y habite toujours.

As-tu arrêté médecine pour chanter ?
En fait, je n’ai pas arrêté, je suis allé au bout 🙂 C’était important pour moi, parallèlement à ma carrière musicale, de finir mes études car on a bien assez le temps dans une vie d’en avoir plusieurs, et on ne sait jamais ce qui peut arriver… Et pourquoi pas une troisième vie d’ailleurs ? :

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Qu’est-ce qui t’a poussé à faire de la musique ?
C’est ma maman, qui était pianiste et violoniste, qui m’a initié au piano à l’âge de 5 ans. Ensuite, la guitare vers 12 ans, puis le chant,… La musique est devenue essentielle pour moi aujourd’hui.

Quand est-ce devenu une évidence ?
Je pense dès la première note 🙂 J’ai le souvenir (ou plutôt ma maman m’a raconté cette anecdote) que quand j’étais tout petit, nous étions allé rendre visite à ma tante qui jouait aussi du piano. Et quand elle s’est assise au piano pour jouer, je suis resté apparemment pétrifié devant elle, comme “attrapé” par… L’évidence 🙂

Où as-tu attrapé ce parfait phrasé anglais ? Un conseil pour que l’on puisse avoir le même ? (notre accent est plus proche de celui de Jean Paul Gaultier)
C’est à force de voyager dans les différents pays que j’ai pu découvrir, et aussi grâce à mes nombreux amis anglo-saxons avec lesquels je passent beaucoup de temps… Pas le choix donc 🙂 Je parle aussi allemand, qui était ma première langue. Je crois que j’ai toujours aimé les langues, leurs sonorités. J’aimerais désormais beaucoup apprendre l’espagnol.

Écris-tu, composes-tu en voyage ? Est-ce que les pays que tu visites t’inspirent musicalement ? Ou as-tu plutôt besoin de calme ?
J’ai écrit et composé beaucoup de chansons en voyage. Je suis d’ailleurs actuellement dans le train pour répondre à cette interview 🙂 Mais pour le travail de finalisation d’écriture et de composition, j’ai besoin de me retrouver chez moi, au calme. Il y a donc plusieurs phases dans mon travail, mais rien n’est figé bien sûr.

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Quelle est la chanson la plus personnelle de cet EP ? Pourquoi ?
We can never talk est la chanson la plus personnel de cet EP. Je l’ai écrite il y a une dizaine d’années suite à la séparation d’avec ma petite amie de l’époque. Je parle de ce moment dans une relation où, quand deux personnes qui se connaissent trop bien mais ne s’aiment plus, n’arrivent plus à trouver les mots.

Ton premier concert ? Angoissant ? Grisant ?
Angoissant et grisant ! Il y a toujours un bon stress avant, mais une fois sur scène tu sais pourquoi tu es là, ce que tu es venu chercher et ce que tu as envie de donner aux gens 🙂

Est-ce que ça s’apprend d’assurer en live ? Ou c’est inné ?
Je pense que pour certains c’est inné, mais le travail te permet de t’améliorer, de progresser et de donner encore plus !

Greg June chanteur singer EP One

Être un artiste connecté (Twitter, FB…), c’est dans les gênes ?
En tout cas pour moi, ça s’apprend, car je ne suis pas de nature très versatile sur les réseaux sociaux dans ma vie privée. Mais j’ai la chance aujourd’hui de pouvoir faire écouter ma musique, de partager ces moments magiques avec le plus grand nombre et c’est un privilège 🙂

Que t’ont appris Steve Forward et Franck Authié ? Quels conseils t’ont-ils donné ?
Steve fut le premier à écouter mes premières chansons, quand je suis venu pour la première fois à Paris. C’est vraiment grâce à lui que j’ai pu progresser dans mon songwriting, et appréhender l’exigence que nécessitent l’écriture et la composition d’un morceau, surtout en anglais. Une fois que ces premières chansons, après de longues années de travail et d’écriture, étaient prêtes, j’ai rencontré Franck. Franck est un ami, un frère d’arme qui m’a accompagné sur toute la réalisation de l’EP et de mon futur premier album (qui devrait sortir début 2016) : il a su me laisser la place en studio pour que je puisse développer les arrangements et les idées de réalisation que j’avais en tête : on a vraiment fonctionné comme un binôme, lui plus à la partie technique et moi à la partie créative.

La plus belle chanson pour parler d’amour ?
The Pretenders : I’ll stand by you.

Le chanteur-groupe qui t’a profondément fait vibrer musicalement et qui te fait toujours vibrer ?
Freddie Mercury / Queen. Un merveilleux auteur, compositeur, pianiste, showman… Des chansons dingues, une vie folle, bref… Une rock star !

Greg June
EP One
(Kallisto Records)

Page FB officielle : GregJuneOfficial

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CONCOURS !

Nous vous offrons des exemplaires dédicacés de l’EP One de Greg June à recevoir directement chez vous ! Oui oui.

Pour cela, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous avant le 20 décembre 2015 23h59. Et n’hésitez pas à nous laisser un commentaire sympathique (on adore !).

LE PLUS : une chance supplémentaire de gagner sur Twitter ! En suivant le compte @USOFPARIS et retweetant le concours.

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits sur le blog et participants actifs sur Twitter. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 1 EP qu’ils recevront par courrier.

Concours EP Greg June
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