Voyage unique à travers les arts du spectacle d’Asie. De l’Inde au Japon, de la Chine à Bali. 2 siècles de divertissements populaires et élitistes Du Nô à Matahari au Musée Guimet passionne, émerveille et surprenant. Visite.
Barong, Indonésie, Bali, 2000
Le parcours de l’exposition qui extrait une bonne partie de ses trésors dans le fonds de la Fondation Oriente (collection Kwok On) à Lisbonne est un incroyable feu d’artifice de créations, d’arts et d’ingéniosité. Curieux, passionnés, familles, enfants, tout public peut picorer, savourer et s’émouvoir de la richesse des pièces présentées. Le maître-mot de cette exploration foisonnante étant le divertissement !
Sorcière maléfique, Indonésie, Bali, 2000
Vous ferez tour à tour connaissance avec la danse du Barong de Bali, une illustration du ballet qui se joue entre forces du bien et celles du mal (ayant les traits de la sorcière Rangda).
Appareil de cinéma ambulant, Inde, 20e siècle
Un peu plus loin, un vélo japonais avec kamishibai datant de 1930-1940. Il était le partenaire de conteurs qui produisait un spectacle à l’aide d’images animées. Un autre inconnu, un appareil de cinéma ambulant indien dont la boite métallique renferme un film.
Cocasse ! Vous apprendrez aussi que les spectacles de marionnettes en Chine ne sont pas destinés aux enfants. Et que l’art du spectacle dans ce pays est avant tout acrobatique.
Veste courte de cavalier à motifs de dragons, Chine, milieu du 19e siècle
Tous ces théâtres présentés sont des arts complets, comprenant masques, costumes, maquillage et riches accessoires : marionnettes et autres silhouettes découpées…
Le nô vous fait peur ? Nous aussi !
Nous sommes beaucoup à partager l’impression de ne jamais pouvoir saisir la portée symbolique de la lenteur de ce genre de spectacle si particulier. Le théâtre nô est, par essence, un théâtre élitiste dans le pays même qui l’a inventé : le Japon. Seule Amélie Nothomb semble pouvoir supporter pareil récit.
Acteur de nô, Japon, époque Momoyama (1575-1603)
Alors à défaut d’une véritable initiation, le Musée Guimet vous laisse entrevoir quelques-unes des merveilles en termes d’habits de scène, perruques et autres masques. Le raffinement est exceptionnel. Les procédés de production le sont tout autant. Les masques sont moulés à même le visage du comédien et les costumes de scène sont des éléments de décor à part entière.
Pour l’un des kimonos exposés, des fils de platine viennent rehausser le travail de broderie sur soie. 5 ans parfois de travail sont nécessaires pour un seul costume. Il n’est donc pas étonnant que ces parures spectaculaires puissent représenter la moitié du budget d’un spectacle.
Kimonos de la série Symphonie de lumière de Itchiku Kubota, Japon, 2000
La salle finale de l’exposition est à elle-seule un monument du genre à travers les kimonos spectaculaires du maitre : Itchiku Kubota. Magma, dragons et Mont Fuji composent cette galerie exceptionnelle d’habits de scène qui sont autant de décors.
Kimono magma tournoyant dans la fournaise de Itchiku Kubota, Japon, 2006
A la différence du nô, le kabuki est un théâtre populaire, qui peut emmener ses spectateurs dans des récits aussi ébouriffants que drôles et cela une journée entière. Olivier Py s’en serait-il inspiré pour ses épopées théâtrales fleuves de plusieurs heures ?
Robe de princesse pour le Mahabharata de Peter Brook
Soirée présidentielle sur la terrasse rooftop de l’Hôtel Warwick Champs-Elysées, établissement 4 étoiles. Ici, le bouillonnement et la saturation de l’avenue parisienne ne vous atteignent plus et la carte du Restaurant Le W niché exceptionnellement à l’étage Penthouse pour l’été vous aspire littéralement.
Ce mardi, l’ascenseur de l’hôtel de la Rue du Berri nous mène directement au 8e ciel sans arrêt à tous les étages pour atteindre la suite présidentielle au sommet. 100 m2 de chambre avec une terrasse privative de 90 m2 qui vous impose son calme et sa retenue. Ici, l’équipe du Warwick nous fait goûter à la carte du chef Ludovic Bonneville dont les plats sont servis au même étage, sur la terrasse du restaurant Le W qui a pris ses quartiers d’été.
Yves Le Pezron, directeur du restaurant Le W
Yves Le Pezron, Directeur du restaurant, souriant et affable, nous fait la présentation de chaque menue réjouissance. Pas de longs discours, juste l’essentiel.
Une langoustine sur lit d’asperges vertes et blanches en vinaigrette qui n’a pas le vertige.
Un carpaccio de bar assaisonné au sel de caviar d’une modestie sans fard.
La côte de boeuf béarnaise au jus de veau, T-Bone de veau agrémentée de cèpes à l’ail confit qui suit est d’un exceptionnel fondant.
La gambas à la plancha avec son risotto au pecorino affiné et consommé de crustacés nous a fait un gringue pas possible. Faut bien avouer qu’elle est divine.
A noter – et ça renforce notre pleine confiance en cette adresse – les plats sont estampillés label “Fait Maison.”
Toutes ces portions découvertes donnant un avant-goût de la carte servie midi et diner, sont accompagnées pour cette soirée d’un cocktail. Pour nous, ce sera définitivement le Martini Royal. L’organisation joue le sans faute, avec un temps qui frise la perfection. Pas de grosse chaleur, le soleil se retire tout en discrétion. Et la Tour Eiffel peut se laisser admirer
Le cadre du restaurant permet des tête-à-tête entre amoureux et des déjeuners d’affaire à l’abri des regards. Seuls 36 couverts sont servis pour savourer la carte et le menu orchestrés par le chef Ludovic Bonneville. Le confort est de mise, nous éloignant un peu plus des décors habituels parisiens surchargés.
Cette soirée est l’occasion d’une annonce. L’ouverture d’un nouvel établissement de la collection Warwick International Hotel (WHI) – qui compte une cinquantaine d’adresses prestigieuses de Belgique (Bruxelles, Bruges) aux Etats-Unis (Chicago, Dallas, New York) en passant par Dubaï, Pékin ou Bangkok – de l’autre côté de l’Atlantique.
A partir du 15 août, à Cuba, le Warwick Cayo Santa Maria Resort hôtel 5 étoiles aux 26 hectares de jardins va faire des heureux-ses avec sa vue exceptionnelle sur la mer turquoise, ses 2 piscines, son spa, ses 7 restaurants et 9 bars. L’ensemble est au coeur de la Réserve de la biosphère Buenavista (reconnue par l’Unesco) permettant des activités d’explorations, croisière, plongée sous-marine…
Reste à savoir si l’adorable mini tarte citron meringuée chipée par Parisian Touch sera à la carte d’un des restaurants du complexe de luxe à Cuba. Nous sommes prêts à faire le voyage à la rentrée pour vous garantir l’information.
Avec l’aimable participation de Parisian Touch
Le Restaurant LE W à l’Hôtel Warwick Champs Elysées 5 rue du Berri 75008 PARIS
Il y a des concerts que l’on ne veut pas rater. Le concert de Muse, pour Drones Tour, au festival Musilac était l’un deux. Les Anglais ne faisant que 3 dates en France cet été, chacune d’elle était donc un évènement. A Aix-les-Bains, ce fut une déception et un ratage.
Récit d’une journée en photos et revue de tweets.
Un véritable gâchis que cette prestation de Muse. Le seul problème en cause : la qualité du son !
Je voyais bien que Matt, Dom et Chris se démenaient sur scène, les lumières étaient au top. Mais un son saccagé comme cela, même après une nuit de repos, je ne comprends toujours pas.
Tout pour être idéal…
La journée était parfaite : soleil de plomb et ciel bleu. On sentait une ambiance bon enfant et une fébrilité sur l’esplanade du festival.
Et ce malgré le reste de la programmation de ce Bonus day qui était quand même largement en-dessous des autres jours du festival : la faute au cachet du trio star ?
Le coeur s’emballe, la setlist du concert de Muse diffusée sur Twitter vers 12h, proposait du lourd.
Durant le concert de Triggerfinger, le public se masse devant les deux scènes – c’est une spécificité de Musilac, les scènes sont côte à côte, on y reviendra plus tard) Le groupe n’est pas très accrocheur, on attend donc la fin tranquillement.
Avec un ami, nous sommes placés à 50-60 mètres derrière les tours régie.
Chronologie d’un problème
21h55 – le groupe termine à l’heure. La musique d’attente commence. 22h00 – Cette musique devient quasi inaudible. Il semblerait que les enceintes placées sur les tours régie aient subitement cessé de fonctionner. Mais rien de grave pour le moment.
Avec 1/4 d’heure de retard, Muse entre en scène : en intro Drill Sergent. Et là rien ! On entend à peine la voix. Toujours pas grave c’est l’intro.
Mais quand arrive Psycho, pas de pêche, pas de on entend rien. Où est la ligne de basse puissante ? Certes les riffs de guitare sont plus audibles, mais le reste est poussif, sans ampleur.
Très vite, on réalise que le son ne provient que des enceintes situées en façade de la scène.
Avant d’aller plus avant et de me faire taxer de parisianiste primaire, une petite mise au point.
Travaillant à Paris depuis dix ans, j’ai choisi Musilac, et acheté ma place, car originaire de la région cela était plus pratique pour y assister. C’était l’occasion aussi de découvrir le festival pour la première fois. (Oui je sais, ce n’est pas bien pour un mec de la région…)
Mais ce n’est pas la première fois que je vois Muse en concert, ni en festival. Depuis mon premier concert en 2003 à la Halle Tony Garnier à Lyon, j’ai vu le groupe aux Eurockéennes de Belfort, à Bercy, au Parc des Princes et au Stade de France pour les deux shows (lirenotre reportavec vidéo) et jamais je n’ai eu à entendre un carnage sonore comme celui du 13 Juillet 2015.
J’étais aussi présent la veille à Musilac avec Paolo Nutini (de loin car à l’opposé de la scène Montagne), The Dø (idem pour le placement), Alt-J et Christine and the Queens.
Rien à dire de la qualité d’écoute pour tous ces concerts.
Retour à Muse
Psycho terminée, on se dit qu’ils vont s’apercevoir qu’il y a un problème. Lorsque la voix de Matthew est trafiquée, quasiment impossible de l’entendre, sa guitare la couvrant. La basse est toujours loin. Et le son général semble être émis par une chaîne hi-fi mal réglée.
Après quelques morceaux, on a compris que ce concert allait être la pire catastrophe jamais entendue en festival. Autour de nous, comme plus en arrière, les gens commencent à crier “plus fort, plus fort” entre chaque morceau et à huer, non pas le groupe comme beaucoup l’écrivent sur les réseaux sociaux, mais la technique orchestrée par le Festival.
Mais toujours aucune réaction. Pourtant nous étions à la hauteur du PC de régulation du festival.
Autour de nous l’ambiance peine à monter. Ça frappe dans les mains, mais ça s’arrête au bout de 30 secondes. Les festivaliers sautent sur quelques mesures de morceaux puis plus rien.
Mon pote, qui a traversé la France pour ce concert, et moi faisons de plus en plus grise mine.
Ce n’est pas la faute de la setlist, apparemment bien meilleure que pour le MainSquare Festival.
@CBissonnier Il se trouve que Muse a joué une setlist banale au Mainsquare et une bombe à Musilac.
Mais entendre gâcher des morceaux mastodontes comme Knight of Cydonia, Citizen Erased ou Time is Runing Out, cela nous a mis hors de nous.
Nous avons bien tenté de rentrer dans l’ambiance du concert, de retrouver les sensations des anciens lives, mais c’était peine perdue.
Ce qui est sûr c’est que nous n’avons pas été les seuls à ressentir ce problème.
J'me sens moins seul en lisant les commentaires de la page Facebook de Musilac :') pic.twitter.com/13nUGFJHxi
Donc depuis la fin du concert à 22h45 hier soir, Twitter et Facebook sont envahis de messages plus ou moins humoristiques de spectateurs-trices se sentant floués, voir volés.
Remercions Musilac contre sa lutte pour les maladies auditives 😉
Certains ont reçu une explication de techniciens sur place que je trouve un peu hasardeuse.
Et j’avoue être plutôt d’accord sur les capacités techniques de Muse.
Festivals, stade, grande salle : jamais un problème de cette ampleur.
De plus, Muse a pu occuper la scène toute la journée pour son installation. Tous les concerts de ce lundi se déroulant sur la scène Montagne, contrairement aux autres jours où chaque groupe alterne d’une scène à l’autre. Les techniciens de Musilac et ceux des artistes n’ont alors qu’une heure environ pour installer et checker matériels, balances et lumières !
Ceux de Muse avaient donc largement le temps de tout vérifier. D’ailleurs, leur test lumière a duré largement 1 heure, durant tout le concert de Triggerfinger.
Fin de soirée
Je ne m’étalerais pas sur les nombreux problèmes d’organisation à la fin du concert. N’ayant pas eu à subir les problèmes de navettes ou de bouchons dans la ville.
Mais je compatis avec toutes les personnes qui ont été en galère hier soir.
Pour finir en beauté @musilac, on doit rentrer à l'hôtel à pied faute de navette. 5km à pied, ça use ça use..
Elle me semble bien bancale.
Elle n’explique en aucun cas la subite baisse de volume des musiques d’attente (que je lies toujours à un problème des enceintes situées sur les tours régie à l’inverse de ce qui est dit dans la lettre), le son de casserole, plat et sans relief que l’on avait, la voix avec effet de Matthew en-dessous du reste puis au-dessus dès qu’elle n’avait plus d’effet.
Je ne savais pas que la position d’une foule en masse influençait la qualité de diffusion des ondes sonores. Je vais recontacter mon prof de physique de terminale.
Surtout que pour le concert de Christine and the Queens, la foule semblait tout aussi étalée en longueur.
Étaient trop loin… pour avoir fait les 4 soirs à la même place, il y avait bien un problème présent pour #muse, et plus @musilac
Bref jamais, nous ne connaîtrons la réalité de ce problème. Pour mon pote et moi, comme pour beaucoup de spectateurs, le 13 juillet 2015 restera dans les annales comme l’un des pires concerts de Muse et certainement dans celles de Musilac comme leur plus gros plantage musical. Sans oublier la jolie majoration du billet de la journée spéciale Muse.
Pas sûr qu’une grande partie du public ne leur pardonne.
Après Andernos, 2e focus de notre périple dans le Bassin d’Arcachon avec un port de charme : Biganos. Calme, grand air et pieds dans l’eau. Loin de la frénésie du Cap Ferret, ce bord de bassin serait même oublié des Arcachonnais alors qu’il a de vrais atouts pour les amoureux de nature, d’évasion en eaux claires et de belles rencontres avec des Gascons pur cru, accueillants.
Ce vendredi ensoleillé, notre train s’arrête en gare de Facture-Biganos. Drôle de nom pour débuter notre séjour. A quelques minutes en voiture, le décor surpasse nos attentes. L’agitation estivale, somme toute raisonnable, n’est pas encore de mise. Les cabanes en bois colorées sont toutes fermées et les bateaux sont amarrés. Il y aurait un petit côté Dexter (la série US avec Michael C. Hall) : un port de plaisance agréable qui pourrait laisser penser à des activités plus obscures, la nuit tombée.
Rien d’étrange en ligne de mire. Juste l’idée qu’un pique-nique ici pourrait être un pied total. Notre voeu est exhaussé avec notre pause déjeuner. A l’abri du soleil ardent, sous un grand arbre, les bancs et table en bois nous accueillent pour ripailler à grands coups de fruits de mer (grosses crevettes, huitres, bulots, bigorneaux), melon, jambon et autre pâté de la région. Simplicité, authenticité sont les maitres mots de la cabane ostréicole du jeune Antoine Duvignac.
Le parcours de 20 kilomètres de niveau de difficulté moyen nous réserve des points de vue de cartes postales et nous conduits vers de nouveaux tête-à-tête avec le large. Port des Tuilles, discret, presque caché. Port d’Audenge et sa piscine d’eau de mer (la plus grande d’Europe). 3 bassins accueillent les baigneurs-ses pour des jeux d’eau ou des séries de brasses. Dépaysant !
En fin d’après-midi, retour au port toujours aussi paisible. Rendez-vous avec Yannick, le batelier de Lou’batel’Eyre, pour une balade en galupe (barque gasconne) sur la rivière Eyre. Au coeur du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne riche de variétés animalières et bordés de roseaux, flotte notre embarcation. Loutres, visons, ragondins, tortues d’Europe, milans noirs (rapace), cigognes, échassiers vivent ici en toute quiétude. Le cadre est tellement accueillant que le phoque You a même été aperçu, pataugeant joyeusement, l’année dernière. Reviendra-t-il cet été piquer une tête, alors que sa présence dans le Bassin d’Arcachon a été confirmée en juin ? Ouvrez l’oeil mais gardez vos distances, l’animal est sauvage et doit le rester.
Dans ce décor revigorant, on prend le temps de découvrir les espèces d’oiseaux et de repérer les hérons qui se la jouent solo.
Les grandes herbes et autres roseaux masquent l’étendue des terrains alentours et offrent un écrin exceptionnel à notre périple à l’approche du Bassin d’Arcachon, sans aucun vis-à-vis. Yannick nous conte, alors qu’il navigue à la force des bras, ce territoire qui nous est inconnu.
Une fois arrivés au bord du Bassin, on saute de la barque. Les pieds à nus, nous apprécions la chaleur de l’eau et l’attachement des algues sous nos orteils. Un bain de pieds sans supplément de coût avec une brise marine qui envoie valser connexion web, réseau et autres accessoires inutiles quand on est de retour à l’essentiel.
Retour toujours au calme, un ou deux bateaux croisés, un banc de sable qui nous rappelle la Dune du Pilat en miniature, de nouveaux oiseaux et un détour en pleine forêt où les arbres débordent sur la rivière. Le cadre sauvage nous renvoie de l’autre côté de l’Atlantique, dans une Louisiane fantasmée.
Pour tout savoir sur les circuits découverte en vélo (220 kms de pistes cyclables)un seul site : bassin-arcachon-velo.com
Escapades en barque (galupe) sur la rivière Leyre, plusieurs formules proposées
par Lou’batel’Eyre
– balade découverte (1 heure)
– balade insolite à l’aurore ou au crépuscule (2 heures)
– balade aux flambeaux (1 heure)
Rue du Port – 33380 Biganos
Contact : 06 42 24 80 97
Dégustation d’assiettes d’huitres, crevettes, bulots, bigorneaux, pâtés…
chez Antoine Duvignac (pêcheur et ostréiculteur)
ouvert midi et soir, tous les jours, en saison
contact : 06 82 30 81 32
Avis aux curieux et aux férus d’histoire. Jusqu’au 6 mars 2016, l’exposition Invention/Design. Regards croisés remonte le temps et explore les modifications sans cesse apportées aux objets du quotidien par les designers.
C’est l’histoire de la mutation des objets à travers le temps. Divisée en quatre thématiques, l’exposition Invention/Design. Regards croisés, au musée des Arts et Métiers, expose une centaine d’objets hétéroclites, venus des collections du musée, du Centre national des arts plastiques (CNAP) et de designers et industriels privés. De la simple hélice au ventilateur sans pales, des premières machines à écrire aux ordinateurs portables, de l’ampoule à la LED, le visiteur embrasse en un seul coup d’œil presque quatre siècles d’innovation et d’évolution. Le but : montrer les liens entre le design contemporain et l’histoire des inventions. Ainsi les designers, mus par l’audace, la curiosité, l’amour de l’esthétique et la quête de l’essentiel, se sont emparés des créations des inventeurs, pour en modifier les détails, les formes, voire l’usage. Ici, « le design est vu comme une intelligence et non comme la recherche d’une forme d’esthétique, explique Antoine Fenoglio, designer et co-commissaire de l’exposition. Cette intelligence est soumise à des contraintes de production, au progrès techniques ou encore à l’acceptation du public de ces objets ».
Inventeurs et Géo Trouvetou
Quelques pièces sont vraiment originales et valent le détour. Ne passez pas à côté de la laine en plastique créée par un engin inspiré de la machine à barbapapa. Immanquable également, la Mine Kafon, un détonateur à mine incroyable, inventé par le designer afghan Massoud Hassani, et alimenté à l’énergie solaire ! La mode y a également sa place, avec une robe d’Issey Miyake. Autre originalité de cette exposition, la chaise, objet fétiche du designer, n’est représentée que par une seule pièce emboutie d’un fauteuil de Ron Araad.
L’exposition est courte et ne se visite pas comme on admire un accrochage de tableaux. Elle demande un peu de connaissances. Le design est présenté comme la résultante d’une adaptation toujours plus grande à son époque. L’exposition s’adresse à un public plutôt averti et aurait presque pu être sous-titrée « Les designers parlent aux designers ». Elle reste toutefois très bien documentée, donc pour le novice, elle complète très bien la visite du musée en lui-même.
Nicolas Preschey est le programmateur du Festival Fnac Live depuis sa création il y a 5 ans. Il est aussi le maître de musique de l’émission de Frédéric Taddeï Ce soir ou jamais depuis 7 ans. Passionné de toutes les musiques, il nous dévoile les coulisses de cette nouvelle édition qui nous émoustille au plus haut point. Un festival devenu en très peu d’années une vraie référence et un rendez-vous pour les Parisiens-nes qui préfèrent quitter la ville en août (comme ils ont raison !).
Une interview qui se révèle passionnante et riche. Focus sur Christine and the Queens (3e participation cette année), les révélations à ne pas rater : Jeanne Added et Ibeyi.
Sans oublier quelques anecdotes des éditions précédentes.
USofParis : En combien de temps concevez-vous la programmation du FNAC Live ? Nicolas Preschey : Avec Benoit Brayer, responsable programmation du Fnac Live et en charge aussi de toutes les opérations culturelles à la Fnac, on a pensé aux premiers noms au cours du festival de l’année dernière.
Après les premières réunions autour d’une feuille blanche, pour savoir qui on aimerait bien avoir, commencent en septembre-octobre. Et c’est aussi à ce moment-là que l’on prend les premiers contacts avec les tourneurs.
Combien de concerts voyez-vous par an ? A la grande époque, ça devait être un peu plus d’une centaine, là je dois être entre 50 et 90 par an, environ 2 par semaine.
J’ai un peu levé le pied, car je fais beaucoup de choses à côté. Et puis je commence à avoir un certain âge, j’ai du mal à récupérer (rires) et un peu moins de fraîcheur pour passer quatre soirs par semaine en concerts. La famille s’agrandit aussi, il y a plein de choses dans la vie qui fait qu’on n’est moins disponible pour les concerts.
Parce qu’il faut aussi voir le talent du chanteur sur scène pour programmer un festival ? Tout a fait ! Travaillant sur la programmation musicale de l’émission Ce Soir ou Jamais, j’ai vu passer beaucoup de groupes. Au début, l’émission était quotidienne, je n’avais quasiment pas le temps d’aller voir des concerts.
Je suis devenu le spécialiste des vidéos sur internet, sur les réseaux sociaux pour me rendre compte de la portée des groupes sur scène. Avec les moyens modernes, on a un don d’ubiquité qu’on n’avait pas avant. J’arrive à voir beaucoup de choses sans être présent dans toutes les salles de Paris et de France.
Sur les 50/90 vus cette année, combien de concerts avez-vous vraiment appréciés, avec un vrai souffle ? C’est assez étonnant mais maintenant j’ai du mal à aller à un concert pour le plaisir et le regarder naturellement. J’ai toujours soit un œil critique de programmateur de festival, soit de programmateur télé. Mais sur le nombre, je pense qu’il y a toujours une bonne vingtaine de concerts qui vous attire l’œil, ou l’oreille avant tout.
Christine and the Queens est présente à tous les festivals. Une 3e fois au Fnaclive ce n’est pas trop ?
Avec Christine, c’est un peu particulier puisque je l’avais découverte il y a très longtemps quand je faisais partie du jury des Inouïs au Printemps Bourges (concours qu’elle a gagné).
Je me souviens très bien de son concert : Les Inouïes c’est une petite salle. C’était assez particulier. Les groupes faisaient la force par le nombre, ils étaient quatre ou cinq.
Elle est arrivée toute seule avec un ordinateur et à l’époque elle avait des bois de rênes sur la tête. Le personnage était quand même très particulier. Et on se dit « qu’est-ce que c’est que ce truc ? ». Je n’aimais pas trop sa façon de chanter. Enfin je perdais tous mes repères en fait. Je crois que c’était ça. On se dit « ce n’est pas possible que j’aime ça ? » Un morceau… Le deuxième : “je n’aime pas ça mais pourtant je reste ». Et au final, je suis resté, sans pouvoir m’en détacher, en restant bouche-bée. Donc il faut savoir s’avouer vaincu :« ok, je comprends pas, j’ai pas de repères mais c’est génial ! »
Après je lui ai fait faire ses premières télés chez Ce Soir ou Jamais.
On s’est dit qu’il nous la fallait cette année et effectivement on est très chanceux de l’avoir.
Les premières années où on a eu Christine sur le festival, elle était en découverte, elle jouait à 18h. Cette année, elle est en tête d’affiche, elle va jouer à 23h. Le parvis sera blindé. Les gens viennent pour elle. On ne va pas s’empêcher d’accompagner un artiste dans son développement, bien au contraire, on est très content de pouvoir l’accueillir et de l’accompagner.
Aujourd’hui, elle n’a pas besoin de nous. Elle n’a pas besoin de grand monde pour que ça fonctionne. Mais on est très content de la compter parmi nous.
Une tête d’affiche difficile à avoir cette année ? L’artiste qu’on aurait aimé avoir cette année et c’est une vraie déception : Benjamin Clementine. Je l’aime beaucoup et je le suis depuis un long moment. Dans les salons de l’Hôtel de ville, en piano-voix ça aurait vraiment été un moment intense.
En revanche, les têtes d’affiche qu’on est content d’avoir cette année c’est Rone, parce que j’adore ce garçon.Dominique A car il nous fait souvent confiance et Ibeyi, même si elles ne sont pas en tête d’affiche. Mais aussi avoir des groupes en avant-première comme The Shoes, je suis super content que les garçons aient accepté de venir.
Et même dans un tout autre registre avoir Mika, je ne cache pas que ce n’est pas ce que j’écoute tout au long de l’année. Mais qu’un garçon comme lui accepte de venir et fasse confiance au FNAC Live, un peu comme M l’année passée, en se disant « c’est une grosse date à Paris en pleine air, les mecs vont être capable d’assurer pour que le concert soit super », et bien je ne peux être qu’honoré de la confiance de ces artistes-là.
L’artiste qui risque de surprendre tout le monde en live cette année ?
Mes coups de cœur pour cette édition : Jeanne Added, Ibeyi et The Avener dont on n’a pas vraiment entendu parler. Ils sont quand même programmés sur tous les plus gros festivals internationaux. Ils font une tournée de dingue et mondiale.
Qu’est-ce qu’elles ont en plus les jumelles Ibeyi ? Elles ont une vraie fraicheur. Quand vous les rencontrez dans la vie ou à travers ce qu’elles chantent, elles sont entières en permanence.
Elles ont un parcours qui est atypique. Leur père est un ancien percussionniste et leur mère, leur manageuse, est une ancienne attachée de presse dans la musique. C’est des noms dont on entend parler depuis longtemps.
Et surtout, c’est leur complicité sur scène. Musicalement, c’est des choses qu’on n’a pas l’habitude d’entendre. Et puis cette fraicheur qu’on ne retrouve pas au sein de la production de cette année. Elles ont une façon d’aborder la musique d’une manière désarmante de sincérité et de simplicité.
Et Jeanne Added, qui vient de recevoir le Prix Deezer Adami ?
On a beaucoup entendu parler d’elle dans le monde du jazz. Elle est à la fois instrumentiste et choriste et chanteuse. Et quand Naïve a annoncé la sortie de son album, je me suis demandé si ça allait être un album de jazz.
Et on se retrouve avec un album produit pas Dan de The Do qui l’emmène à l’opposé de ce qu’on pouvait imaginer de sa carrière. Et ça c’est super surprenant.
C’est un trio de filles, une formation qu’on n’a pas l’habitude de voir. La batteuse c’est Anna Pacéo qui est une pointure du jazz. Au clavier, il y a une fille de Tristesse Contemporaine.
C’est une musique qui parle à la fois au corps et au cœur, c’est un peu con de le dire. Ça emmène les trips. C’est gras et c’est surtout un genre de tuerie, quelque chose qui vient vous gratter tout l’intérieur. Elle vous bouge, elle vous remue, elle ne laisse pas indifférent, elle vous marche sur les pieds. C’est surtout un très bon album. Il faut vraiment la voir sur scène. C’est un personnage.
Une anecdote d’un artiste reconnaissant après son passage au FNAC Live ?
Je me souviens, il y quelques années, d’Agoria qui refusait de faire des concerts gratuits, parce qu’ils trouvaient que ça n’avait aucun sens. On a vraiment dû se battre pour le faire venir sur le festival. Et en sortant de scène il m’a dit : « votre festival m’a fait changer d’avis sur le gratuit, sur le plein air ». Il est sorti de là conquis et c’était génial.
Les mecs de Alt-J, j’avais fait leur première télé il y a trois ans chez Taddeï, du coup j’ai eu la chance de les récupérer pour une première scène gratuite au FNAC Live à l’époque. Et c’est pareil, ils sont sortis de là avec un grand sourire.
La plupart des artistes descendent de scène avec le sourire. Pour moi, c’est le plus beau compliment et le plus beau commentaire qu’ils peuvent me faire. Et ça arrive assez régulièrement sur ce festival.
C’est vrai que Alt-J c’est grâce au FNAC Live que je les ai connus.
On a bataillé pour les avoir aussi. Ce n’était pas simple. Il y a toujours une petite guéguerre entre les festivals parisiens et nationaux. Et on a été très content d’avoir réussi à les récupérer.
Donc ça veut dire qu’il y a une concurrence accrue avec Rock en Seine ? Avec Rock en Seine, avec Solidays, avec un peu tous les festivals. On peut que comprendre l’envie de chaque festival de défendre sa programmation, d’avoir des exclusivités. Nous on a le beau rôle.
On n‘a pas cette pression du public et d’une rentrée financière, d’une billetterie. Mais c’est vrai que c’est compliqué, chaque année un peu plus car on grandit. On n’est plus le même festival que la première année, que la deuxième année ou que de la troisième année.
L’année dernière le festival a passé les 100 000 spectateurs et cela a un peu fait peur à tout le monde. Cette année, on sent que les rapports se sont un peu tendus avec les autres festivals. Ça fait partie du jeu. Je trouve logique qu’un festival ait besoin de défendre ses têtes d’affiche. Mais je trouve un peu dommage de bloquer, avec des exclusivités, les groupes en développement qui ont besoin d’être exposé. Ce n’est pas eux qui font vendre les billets.
Le concert qu’il ne fallait pas rater, pour vous, lors des précédentes éditions ?
Il y en a un tous les ans. Higelin qui ne voulait pas libérer la scène. C’était marrant. Et plus tu lui demandes de descendre de scène et moins il veut descendre. L’année dernière, Gregory Porter, qui est un artiste jazz et qui se retrouve au milieu d’une programmation rock. Il fait un super concert avec que des parapluies devant lui, c’était magnifique comme émotion. Le concert d’Orelsan, en 2014, enchainé avec Fauve où il y avait plein de gamins à fond. C’était magique !
Et toutes les soirées électro aussi. Je suis très content de réussir à défendre de l’électro en plein Paris, de nuit, de voir que tout se passe bien et que les gens ont les bras en l’air.
Cette année, je sais que la soirée Super Discount(avec Etienne de Crécy, Alex Gopher et Julien Delfaud), ça va être super. C’est un rêve de gosse. Ce sont des disques que j’achetais quand j’étais gamin. Et me dire que je peux les avoir, entre guillemets, pour moi sur scène : c’est des rêves éveillés chaque année.
Et puis il y avait Gaëtan Roussel qui se blesse et qui continue de chanter. J’étais bluffé ! J’étais en bord de scène quand c’est arrivé, à côté de son tourneur, pour nous c’était une entorse. On sort de là, c’est une rupture des ligaments. Et le mec tient la scène jusqu’au bout, il veut pas lâcher le morceau. C’est impressionnant de force et de courage. C’est vraiment se saigner pour son public. Après il a dû annuler des dates. Je me sentais responsable…
On vit aussi de très jolis moments dans les salons : c’est une réplique miniature de la Galerie de Glaces de Versailles. Et transformer ce lieu en salle de concert c’est fou.
On entend le planché qui craque, les gens qui chuchotent. Il y a une magie qui s’opère dans cette salle, je suis très content d’avoir pu développer.
En intérieur c’est une autre énergie, une autre dimension. Et surtout la chance d’avoir l’Hôtel de Ville qui nous prête ses salons. C’est complétement dingue ! Il ne faudra pas rater Ala.ni.
Le meilleur lieu pour un live à Paris, pour vous ?
J’ai la chance d’habiter pas loin du Boulevard Rochechouart, donc j’aime beaucoup le Trianon. Je trouve qu’ils ont très bien réussi la rénovation de cette salle. Par la déco, par la programmation, actuellement c’est lieu que je préfère, en terme de jauge. Après le son est plus ou moins intéressant. Ça dépend du groupe et de l’ingé son. Mais monter les escaliers, tourner à gauche, arriver sur ce bar, le plancher, l’autre bar côté droit, la moquette rouge, les étages. Je pense que c’est ma salle préférée du moment.
Une chanson d’un des artistes 2015 qui aurait un lien fort, ou utopique avec Paris ? Quitter la Ville par Rone
Pour terminer, votre chanson préférée sur Paris ? A Paris d’Yves Montand
Festival FNAC Live 2015
Du 15 au 18 Juillet 2015 à partir de 17h30 Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris et Scène du Salon
Scène principale : Brigitte, Izia, The Avener, Django Django, The Shoes, Ibeyi, Jeanne Added, Curtis Harding, Sianna, Oscar and the Wolf, Arkadin, Nekfeu, Songhoy Blues, Dominique A, Baxter Dury, Etienne de Crécy et son projet Super Discount 3 Live…
Soirée anniversaire du label BECAUSE MUSIC avec Christine and The Queens, Selah Sue, Django Django et Minuit le 16 juillet
Salon : ALA.NI, Benjamin Biolay, Piers Faccini & Vincent Segal, Cyril Mokaiesh, Giovanni Mirabassi, Pierre Lapointe…
Besoin d’une pause dans le tumulte parisien ? La troupe suisse Mummenschanz, composée de Floriana Frassetto, Raffaella Mattioli, Pietro Montandon et Philipp Egli, est de retour à Paris pour une poignée de dates au Théâtre Antoine jusqu’au 12 juillet. C’est grisant !
Fondée en 1972 à Paris, cette troupe parcourt le monde pour nous émerveiller. Elle s’est produite dans plus de 60 pays. Et le public en redemande à chaque étape de cette tournée sans fin.
La première de la reprise à Paris a eu lieu ce vendredi et c’est plutôt difficile de mettre des mots sur ce que j’ai vu tellement ça ne ressemble à rien d’autre.
Sur scène, un monde imaginaire prend forme sous nos yeux. Des créatures à base de tubes, de cartons, de pâte à modeler, de fils de fer, de papier toilette prennent vie. Les artistes nous font entrer dans leur fantaisie. Le jeu sur le noir et les lumières laisse place au rêve et à la magie.
Les rires et les applaudissements du public sont la bande sonore de ce spectacle silencieux. A se demander si ce silence n’est pas lui même un élément sonore à lui seul, au final.
C’est à la fois drôle, touchant, poétique, incroyable. L’émerveillement est total et pour tout le monde. On entend les rires des enfants dans la salle, mais également ceux des parents.
Le temps s’arrête. On est plus à Paris mais ailleurs, un endroit où nous ne sommes jamais allé et où l’on a hâte de retourner.
Ce spectacle est un véritable coup de cœur. Je ne peux que vous conseiller d’y aller. Dépêchez-vous, la troupe ne reste que très peu longtemps à Paris.
«Nous invitons les gens à nous suivre lors d’un voyage dans notre monde de fantaisies. Nous contons des histoires qui touchent leurs cœurs. » Floriana Frassetto
Richelieu, le bossu, Louis XIII, un château, des bougies, des espions, une intrigue policière prenante : plongez dans l’histoire du Dernier Bal de la Reine. Une pièce dont vous êtes partie prenante en interaction avec les acteurs et à la fin de laquelle vous devrez choisir et jugez. PROMO en fin de billet !
Ici même, nous vous parlions avec enthousiasme de notre expérience incroyable à New York avec le spectacle en immersion Sleep No more. Inspiré de cette proposition théâtrale originale, Le dernier bal de la Reine fait revivre les personnages d’Alexandre Dumas et de Paul Féval.
Un décor de cape et d’épée, des complots, des chausse-trappes qui vous englobent et vous met au coeur de l’action.
A peine le pied posé dans le domaine du Château de Denonville (dans l’Eure-et-Loir), direction les loges pour revêtir votre costume de scène et recevoir votre titre de noblesse pour la soirée. Ces messieurs peuvent être gentilshommes, homme d’église ou mousquetaires. Alors que mesdames seront apprêtées comme des grandes dames du monde, maquillées et coiffées.
Et première surprise : les costumes ne sont pas des modestes bouts de tissus pour faire illusion mais bien de vrais répliques d’habits d’époques et pèsent leur poids.
A la différence de Sleep No More à New York, où votre seul accessoire est un masque.
Et si vous êtes un peu réfractaire aux soirées costumes qui vous rappellent de mauvais souvenirs, sachez que cette étape est essentielle pour profiter pleinement de cette expérience immersive. Et puis vous vous prendrez vite au jeu, comme nous. Ne serait-ce qu’au moment de la séance photo devant le château. L’effet est imparable. Vos amis FB n’en croiront pas leurs yeux.
Photo by Bessie Baudouin
Une fois le bal anniversaire de la Reine débuté, vous plongez en quelques minutes au coeur des différentes intrigues proposées.
Si vous venez à deux ou plus, séparez-vous dès le début de l’histoire pour suivre les personnages et pour profiter des différents récits et ainsi partager après le spectacle vos impressions.
On ne vous garantit pas que vous ne soyez pas frustré par les scènes que vous risquez de manquer : les combats de mousquetaires, les assassinats ou les romances entre les personnages. Mais c’est le propre des jeux de rôles et des pièces participatives, il faut savoir faire le bon choix.
Même si certaines situations peuvent être déroutantes, comme se retrouver dans les geôles (le Fort Boyard n’a pas le monopole des cachots) ce sera toujours avec bienveillance. Ici l’expérience théâtrale et le plaisir priment sur le reste.
Photo by Bessie Baudouin
Mais sachez que VOUS êtes maîtres de votre histoire. A vous de choisir qui vous souhaitez suivre parmi la vingtaine de personnages : les conspirateurs, les amis du roi, les mousquetaires, la Reine,d’Artagnan.
Photo by Bessie Baudouin
Les choix sont difficiles. Ce qui est sûr c’est qu’en une soirée vous ne pourrez tout voir.
Mais quelques soient vos choix, les 50 scénettes réparties et jouées dans tout le château vous combleront : les tourments amoureux du commandant de la garde avec Milady de Winter, les conspirations de Richelieu, d’Artagnan intrépide voire déraisonnable, les craintes justifiées de la Reine mère, les rêves étranges et prémonitoires de Philippe de Gonzague, la bonhommie de Porthos….
Photo by Camille Treutenaere
La mise en scène est un véritable ballet. Il faut être précis pour organiser ce type pièce, faire que l’ensemble des protagonistes jouent au bon moment et au bon endroit. Toutes les scènes sont coordonnées en direct par le metteur en scène et ses assistants.
Et il faut saluer le jeu des différents comédiens, excellent de justesse et d’émotions qui nous permet de nous immiscer dans cette aventure d’un nouveau genre.
Et au dire d’un des metteurs en scène, l’expérience est aussi troublante pour les artistes qui ne sont pas habitués à jouer une telle proximité avec le public. La direction d’acteurs s’est d’ailleurs concentrée “gros plan“, comme au cinéma, pour que l’émotion soit palpable.
Photo by Camille Treutenaere
Pour les quatorze comédiens et la trentaine de techniciens, chaque soir est donc différent suivant les réactions des spectateurs. Un plus pour eux, comme pour vous.
Même si le spectacle qui se déroule dans le Château de Denonville, à 1 heure de Paris, les 3 heures de représentation valent vraiment le détour.
Des navettes sont au départ de Porte d’Orléans et un cocktail dinatoire peut être servi sur place pour faire de cette soirée un moment unique. D’autant que les téléphones portables sont interdits pour éviter tout anachronisme avec l’histoire. Bonheur !
Le Dernier Bal de la Reine
Début du spectacle à 19h30
Plus d’infos sur le calendrier des représentations sur le site du spectacle
Château de Denonville
28700 Denonville
A partir de 114€ (costume compris) PROMO jusqu’au 31 août 2015 sur Groupon
Navette depuis Paris et cocktail dinatoire (en options)
Après avoir participé au coup de coeur collectif des blogueurs lyonnais autour du concert de Dominique A, la team d’UsofParis partage son focus sur un des concerts de la programmation foisonnante et éclectique des Nuits de Fourvière.
Les têtes d’affiche : Christine & The Queens, Bjork, Florence and The Machine ont affiché complet en quelques heures et Bartabas, contre toute attente, fait aussi le plein de passionnés d’équidés pour sa création, On achève bien les chevaux. Pas de quoi éclipser, pour autant, les autres belles soirées er propositions qui vont s’épanouir sous le ciel étoilé de Lyon.
Et notre attention est toute entière pour la soirée du 30 juillet, veille du tout dernier spectacle du festival.
Ce soir-là : Moriarty, Sophie Hunger et Ibeyi partageront la scène du Théâtre Antique.
Moriarty, nouvel album sorti cette année : Epitaph et l’impression de redécouvrir le charme de ce groupe qui n’hésite pas les parenthèses pour mieux nous retrouver. A l’écoute, l’on est prêt à un nouveau road movie avec Rosemary Standley et ses acolytes. Leurs chansons sont chargées de références, de grands espaces et de clins d’oeil aux Amériques (Canada, Etats-Unis). Le dépaysement sera au coeur de la nuit lyonnaise.
Sophie Hunger, c’est une surprenante énergie sur scène. Pour l’avoir vue au Fnac Live 2014, il est fort à parier qu’elle va, à nouveau marquer les esprits des dieux du théâtre antique de Fourvière.
crédit photo : Flavien Prioreau
Ibeyi, le duo du moment. Les attentions sont braquées sur les yeux d’anges de ces soeurs métissées (franco-cubaines). Elles viennent de faire un show remarqué au Glastonbury Festival en Angleterre. On parie qu’elles vont magnétiser les festivaliers avant de revenir l’année prochaine ou l’année suivante en tête d’affiche.
CONCOURS
Parce qu’on a un réel attachement pour Les Nuits de Fourvière (l’occasion de rappeler que nous sommes lyonnais), nous partageons notre coup de coeur avec vous en vous offrant des invitations pour cette soirée du 30 juillet.
Pour cela, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous avant le 21juillet 23h59. Et N’hésitez pas à nous laisser un commentaire sympathique (on aime beaucoup ça !)
Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 places pour le concert du 30 juillet aux Nuits de Fourvière à Lyon !
Avant de vous inscrire, vérifiez bien que vous êtes libre le 30 juillet et à LYON ! 😉
Bonne chance à toutes et tous !
Les NUITS DE FOURVIERE c’est un mois de juillet d’humour avec Florence Foresti, brésilien avec Flavia Coelho, rock pur pour Iggy Pop, folk avec Joan Baez et Damien Rice, forcément culte pour les fans de Christine and the Queens et iconique pour celles et ceux qui ont grandi avec Robert Plant…
David Zincke a sorti The EP le 1er juin, un disque de 4 titres produit par Medi. Le 18 juin, il était à La Cigale en première partie de Rose. C’est en coulisses que nous l’avons rencontré et plus précisément dans sa loge, juste après les balances. Il était assez stressé à l’idée de monter sur scène deux heures plus tard. Mais c’est avec un artiste généreux et à l’écoute que nous avons échangé.
Il est est en tournée cet automne, en première partie de Marina Kaye, de Toulouse au Trianon de Paris le 2 décembre !
INTERVIEW
Selfie exclu pour #UsofParis
UsofParis : Ton premier EP est sorti, le public français te connaît un peu car tu as fait des concerts à Paris, mais aussi dans des bars à Nice. Comment es-tu arrivé à la musique ? David Zincke : Mon père à une grande famille qui vient d’Inde, ils ont tous quelque chose avec la musique : mes oncles, mes tantes, leurs enfants… Quand on est tous ensemble (et ça fait beaucoup) on joue de la musique. Donc même avant d’en être conscient, c’était je pense naturel pour moi.
Quelles sont tes influences musicales?
Si je dois en choisir une car j’en ai beaucoup, ce serait The Beatles. J’ai étudié le cinéma à l’école, et j’adore O’Brother (des frères Coen) même si c’est un peu cliché de dire ça de nos jours, mais c’est vraiment dans mon top 5 cinématographique. Et la musique m’a vraiment inspiré.
Tu vis à Nice maintenant, pourquoi as-tu déménagé en France ?
A 18 ans, j’étudiais le cinéma et mon cousin avait un groupe. Il m’a proposé de le suivre à Nice pour jouer dans un bar. J’ai joué pendant une semaine. A ce moment-là j’étais seulement guitariste. Je ne chantais pas. C’était lui le chanteur. J’ai vraiment vécu le meilleur moment de ma vie, avec le soleil, les plus belles filles que j’ai jamais vues, les verres et les repas gratuits. Le logement était horrible c’était comme l’époque des Beatles à Hambourg.
Je suis vraiment tombé amoureux, c’était incroyable. J’ai réalisé que je pouvais jouer de la musique tous les jours. Et j’ai décidé de déménager deux ans après.
Ce n’était pas possible de faire de la musique en Angleterre ?
Non pas vraiment. Je suis du Nord, j’ai déménagé à Londres. Et les opportunités de jouer, pour quelqu’un qui n’est pas connu ou qui n’a pas d’argent, ne sont pas aussi importantes qu’en France. En Angleterre, si tu n’as pas d’argent c’est très dur. A Londres, tu dois avoir un job la journée, tu dois payer les organisateurs pour jouer. Ce n’est pas comme dans les années 60, je pense. Et moi, mon envie c’est de jouer tous les jours, même si c’est des musiques d’autres artistes.
Tu es venu jouer à Paris après Nice. Quelle est la première image que tu as eue de la ville quand tu es arrivé ?
La première fois que je suis venu, c’était bien avant que je vienne jouer. J’étais en voyage scolaire. C’était juste après la mort de la Princesse Diana, j’étais terrifié. C’était étrange. Je n’étais jamais allé dans une grande ville, je me sentais vraiment inquiet.
Et puis, je suis revenu une trentaine de fois. Et j’adore Paris, je préfère Paris à Londres. L’architecture est incroyable, même les immeubles sont beaux.
J’adore Londres, mais si je dois choisir c’est Paris.
Tu as travaillé avec Medi sur ton premier EP, comment a débuté cette collaboration ? Il est incroyable. On a commencé à travailler ensemble sur son dernier album. J’ai écrit des chansons. La première fois que j’ai joué à Paris c’était grâce à lui. Il a aimé ma musique, je pense. Et il m’a offert de produire mon album. J’ai dit oui car je suis un grand fan.
On n’a pas composé ensemble, mais il était là pour rajouter des choses et donner des idées. Pour le titre Oh My, par exemple, c’est lui qui m’a dit de rajouter le chorus. Il a était très influent dans ma façon d’écrire pour que ce soit plus rationnel. On ne s’est jamais assis à une table pour écrire ensemble. Il a plutôt fait évoluer les chansons en quelque chose de meilleur.
As-tu besoin de quelque chose de spécial pour composer ? Un lieu, un objet, une atmosphère ? Un stylo spécial ? (Rires) Oui oui une grande plume.
Non, je ne pense pas, ça vient comme ça vient.
Des fois, je passe 5 mois sans avoir d’idée. Par exemple, là ça fait un an que je n’ai rien écrit. Je ne me mets aucune pression. Quand j’étais au Colorado (USA), j’y suis resté un mois, j’ai énormément écrit. C’est un lieu incroyable.
On a beaucoup aimé la chanson Saddest Sounds. Comment l’as-tu composée ?
Merci beaucoup. J’écoutais beaucoup Feist à ce moment-là. Elle a définitivement eu une influence sur le “Ooohoooh“. J’ai, je pense, écrit la chanson pour elle. Quand j’écris, j’ai quelqu’un en tête et je prétends l’écrire pour elle.
J’ai aussi pensé au moment où j’ai quitté la maison et où mes parents ont divorcé. Je n’étais pas là. J’ai imaginé ma mère, ce qu’elle ressentait. Car tous ses enfants étaient partis et elle se retrouvait toute seule après 40 de mariage, deux enfants et le sentiment de solitude qu’elle ne connaissait pas. Je l’imaginais retrouver le bonheur dans la musique, car c’est ce que moi je fais. C’est pas littéralement son histoire car c’est un mélange de beaucoup de sentiments, mais c’est ce qui m’a inspiré.
Quelle est la chanson la plus triste (Saddest Song) que tu aimes écouter ?
Très bonne question. En fait aujourd’hui Rose m’a fait écouter une chanson et je la trouve incroyable. C’est vraiment triste. C’est de Graham Nach. J’ai eu la chair de poule en l’écoutant.
(Il sort son Iphone pour retrouver le titre de la chanson) : Simple Man. Rose l’a jouée pour nous aujourd’hui en répétition, et c’était magnifique.
Penses-tu à une sortie au Royaume-Uni pour ton EP ?
Absolument. Je veux qu’il sorte là-bas. Et aux États-Unis aussi. C’est ma maison, et ça le sera toujours. Mes parents habitent là-bas et j’aimerais qu’ils m’entendent à la radio. J’aimerais aussi faire des concerts avec là-bas.
C’est un projet concret ou juste un souhait ?
Pour le moment c’est en France que ça se fait. Si ça s’arrête maintenant, je serais heureux pour le restant de mes jours d’avoir déjà accompli tout ça.
Mais j’ai un secret avec moi-même, et avec toi maintenant, c’est l’ambition d’arriver là-bas. Mais si ça ne se fait pas, tant pis. Comme je te l’ai dit j’ai déménagé à Nice pour jouer tout le temps, si je ne fais que ça je suis content.
Un album est-il en préparation ?
Oui. Il est prêt. On espère le sortir début 2016. Si le single et l’EP reçoivent un bon accueil en radio. Sinon tant pis j’en ai une copie ! (rires)
Quel est le meilleur conseil que tu aies reçu dans la musique ?
Quand tu fais quelque chose que tu aimes, tu dois trouver une façon de le faire et tu seras heureux. Et tu le fais sincèrement. J’ai été comme la plupart des gens, obsédé par la fin, tu ne penses qu’à ça et avant de t’en rendre compte ça fait déjà dix ans que tu es là-dessus et tu n’as pas vécu un seul jour.
Laisse-toi aller, amuse-toi, aie une belle vie, la meilleure que tu puisses avoir. Et ça arrivera plus vite que tu ne le penses.
Et puis aussi ne bois pas trop. (rires) Même si le bon whisky est bon pour la voix.
Concert, en première partie de Marina Kaye :
NOVEMBRE
Toulouse, le 15
Marseille, le 17
Nice, le 18
Clermont Ferrand, le 20
Nancy, le 22
Strasbourg, le 24
Lille, le 25
Rennes, le 27
Caen, le 29