Archives par mot-clé : humour

Rachid Badouri rechargé pour le délire et l’émotion

Rechargé à bloc, Rachid Badouri est de retour à Paris pour une série de shows au Comédia.
Le Québécois d’origine marocaine nous propulse dans son délire total avec générosité et délectation. Rechargé est un spectacle de stand up actif. Badouri ne tient pas en place, son pied de micro ne lui sert que pour son entrée (n’arrivez pas en retard) et sa sortie de scène.

Rachid Badouri

Badouri, son père, sa mère, sa femme et vous

Rachid Badouri nous fait l’effet de Taz, le Diable de Tasmanie (dessin animé de Looney Tunes). C’est un tourbillon sans cesse en action capable de cris surprenants, voire flippants. Il a une capacité de déformation faciale impressionnante.
Le tout pour nourrir sa folie et son regard aussi bien excessif, juste et caricatural sur Paris, sa jeunesse, le couple.

Quand on n’a pas eu l’occasion de voir l’humoriste à l’œuvre dans l’émission Vendredi tout est permis, on ne sait pas trop ce qui peut arriver sur scène.
Et c’est ce qui est le plus trippant, découvrir sa folie, ses vannes sans en faire des tonnes non plus. Et surtout sa capacité à jouer avec les accents.

A la sortie de la salle, un spectateur lançait à un autre : « C’est comme Gad Elmaleh, il n’y a pas que les vannes !» et c’est vrai qu’il y a de ça.

L’incarnation de son père est absolument excellente, avec l’accent, le choc des cultures et l’incidence sur son éducation.

Rachid Badouri

Un final percutant

La dernière partie du spectacle vient bouleverser l’ambiance en partant dans le récit avec voix-off, jeu de lumière, tension.
Rachid Badouri offre alors un tout autre visage, sans filtre et enrichi par le récit de sa vie.

Standing ovation méritée pour l’artiste.
Rechargé c’est bien plus que du stand up !

Rachid Badouri
Rechargé

@ Le Comédia
4 boulevard de Strasbourg
75010 PARIS

Les vendredis et samedis à 19h
Dates supplémentaires : dimanche 23 et 30 décembre à 19h
et jeudi 27 décembre à 19h

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HARD : une catho dans le porno au Théâtre de la Renaissance !

Culte la série de Canal + initiée à l’époque par Bruno Gaccio, en charge de la Nouvelle Trilogie !
Hard c’est l’histoire d’une veuve qui découvre que son époux menait une vie pro plus inhabituelle que prévue.
Original de plonger, au théâtre, dans l’univers du porno, à bout de souffle car mis à mal par l’hégémonie des internets, avec une galerie de personnages désopilante.

Hard
photo Charlotte Spillemaecker

Hard : plus dure est la révélation

Ce qui est dur c’est aussi bien le deuil quelque peu malmené de Claire que le cadre dans lequel elle va plonger, suite à la disparition de son bien-aimé.
Une catho dans le porno ! La situation est poilante d’autant que c’est la belle-mère qui est en charge de révéler l’innommable à la veuve.
S’ensuit le choc d’une vie : découvrir un monde inconnu, avec ses codes, son vocabulaire, ses extrêmes et ses personnalités : Roy la poutre, en tête !

Hard

photo Charlotte Spillemaecker

Une farce avec double péné

Il est évident que Nicolas Briançon n’a pas boudé son plaisir de metteur en scène pour diriger ses comédiens dans ce joyeux bordel où une histoire d’amour peut naître.
Chaque personnage a de la profondeur malgré les apparences. La veuve n’est pas qu’une catho effarouchée. Les acteurs porno ne sont pas à prendre seulement pour ce qu’ils sont : des corps objets.

Hard

photo Charlotte Spillemaecker

Distribution réjouissante

De François Vincentelli qui impose en hardeur au cœur tendre à Claire Bonotra bigotte ne manquant pas d’audace.
Nicole Croisille est pétillante en lesbienne du 3e âge, Stephan Wojtowicz génial en tenancier bourru. Isabelle Vitari campe quant à elle une divine manipulatrice.
Et total respect pour Charlie Dupont qui assure la performance non pas que physique mais surtout labiale en jouant avec un improbable accent sud-américain.

Hard une fantaisie pure qui fait valser les clichés qui peuvent coller aussi bien au porno qu’à la comédie populaire.

 

Hard

adaptation de Bruno Gaccio
mise en scène Nicolas Briançon
avec Claire Bonotra, François Vincentelli, Nicole Croisille, Charlie Dupont, Isabelle Vitari, Stephan Wojtowicz

au Théâtre de la Renaissance
20 Boulevard Saint-Martin
75010 Paris

du mardi au samedi à 21h
matinée : samedi et dimanche à 16h30

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Chapitre XIII : le grand guignol flamboyant de Sébastien Azzopardi

Sébastien Azzopardi renouvelle sa folie créative avec Chapitre XIII, une pièce démoniaque et drôle avec des meurtres particulièrement atroces, de l’hémoglobine, de la tension, des pointes de magie, de la sueur (les comédiens se donnent à fond), le tout dans un monastère.
Chapitre XIII c’est du grand guignol, des coups de sang, Seven (le film) avec les moyens du théâtre privé.
Deux heures inventives, haletantes et pleines de dérision sur la scène du Théâtre Tristan Bernard.

Chapitre XIII

Chapitre XIII : un écrivain, des meurtres

Sébastien Azzopardi est en quelque sorte le Michalik du suspense. Avec Chapitre XIII, il entremêle plusieurs récits en un seul. Attention, le début peut être un poil éprouvant, ça parle de Cathares, de religion, d’exécution… et d’un coup on est projeté dans notre siècle.
Toutefois, le récit nous happe suffisamment pour nous donner envie de suivre un jeune écrivain, Franz qui a l’imagination débordante.

Sébastien Azzopardi a le don de faire déborder la tension de la scène. Les comédiens ne restent jamais en place. Et l’hémoglobine non plus. C’est ça qui nous plaît aussi ! C’est grand guignol, décalé, kitsch assumé et inventif. La mise en scène ne souffre d’aucun temps mort.
Azzopardi aime jouer avec les spectateurs, leur proposer des vrais instants potaches, les surprenant au détour d’une rangée.

Chapitre XIII

Chapitre XIII
photo de Fabienne Rappeneau

L’autre atout ce sont les comédiens qui incarnent tous plusieurs rôles au cours de la soirée. Ils changent de costume, de registre avec brio. Donnant encore plus de rythme à l’action.
On imagine les contraintes pour que cet ensemble soit à son apogée chaque soir. Un accessoire oublié et c’est le récit qui dérouillera.

Sébastien Azzopardi aime nous faire peur au théâtre et nous on adore se flipper (et aussi rire) avec lui.
Et on avoue devant Dieu que c’est un vrai plaisir de retrouver un de nos chouchous : Alexandre Jérôme.

Chapitre XIII

Chapitre XIII

de Sébastien Azzopardi et Sacha Danino
misée en scène : Sébastien Azzopardi
avec Thomas Ronzeau, Tadrina Hocking, Patrice Latronche, Alexandre Jérôme, Marica Soyer, Philippe De Monts

au Théâtre Tristan Bernard
64, rue du Rocher
75008 PARIS

du mardi au samedi à 21h
matinée : samedi à 16h

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Les Franglaises retournent Bobino à Paris : jouissif !

Les Franglaises de retour à Bobino à partir du 9 octobre.
Toujours aussi barrées, toujours aussi inattendues, c’est encore et toujours un bonheur de retrouver les fantasques et fantastiques traductions de cette bande de potes.
Et quand vous êtes dans la salle, vous avez l’impression d’en faire partie, de cette bande.

Les Franglaises
Photo du spectacle 2016


Les Franglaises : le spectacle, rien que le spectacle

Et comme à leur habitude, le show débute à votre arrivée. La troupe vous accueille dans son univers dès que vous avez franchi le seuil de la salle, en mode impro et selfie.
Sur scène, les musiciens improvisent en continu dans un crescendo musical avant que le rythme soit contagieux.
Dans la salle, les protagonistes de la soirée enchaînent blagues et petites taquineries toujours bon enfant avec le public.

Les Franglaises
Photo du spectacle 2016
Les Franglaises
Photo du spectacle 2016

Le décor est bien différent cette fois. Les costumes aussi.
Le seul qui reste immuable est le maître de cérémonie : Yoni Dahan.

Les Franglaises
Photo du spectacle 2016

Un concept qui fait mouche

Traduire littéralement des chansons anglaises, il fallait être assez fou pour oser le faire. Et Les Franglaises sont assez fous pour relever un défi pareil.

D’un bout à l’autre, c’est rocambolesque.
Les garçons plage, Reine, Les sœurs du pointeur, Ray Charles, les Filles-épice : toute la musique anglo-saxonne passe à la trad.
Et durant près de 2 heures, chaque interprétation est un moment d’anthologie.
Et bonheur : les musiques sont jouées live !

Les Franglaises
Photo du spectacle 2016

Notre moment coup de cœur reste toujours le duo entre le droopy de la bande, alias Quentin Bouissou, et le l’homme-ancre du show (l’anchorman) Yoni Dahan sur Hello, Goodbye des Beatles.  C’est l’instant charnière du show et un grand moment de comédie.

Les Franglaises
Photo du spectacle 2016

Les Franglaises : depuis la salle

Derrière nous, un spectateur dit à sa voisine : C’est exactement ça la chanson ! sur Pourpre Pluie de Prince.

Et ma voisine Maggy a trouvé le spectacle “déjanté et fabuleux, ils se sont démenés. Je n’ai pas eu le temps de respirer. C’est un tourbillon tout le long du show.
Pour sa première fois, avec Les Franglaises, elle a préféré les chansons d’Elvis Presley Chaussures en daim bleu et Méchant de Michael Jackson.

Les Franglaises
Final version 2017

Mention spéciale aussi pour la reprise folle de A-ha Prends sur moi et pour la nouvelle scène finale qui verse dans le western-fantastico-gore !

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Alors même si vous avez déjà vu un spectacle, retrouver la fougue des Franglaises est toujours jouissif car le spectacle ne cesse d’évoluer.
Si vous les connaissez pas, c’est définitivement “l’heure de découvrir ce que vous chantez !

Les Franglaises

Les Franglaises

du 9 octobre au 28 décembre 2019

à Bobino
14-20 rue de la Gaité
75004 PARIS

site officiel : lesfranglaises.fr

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Pourvu qu’il soit heureux : l’audace de Laurent Ruquier au Théâtre Antoine

Pourvu qu’il soit heureux est l’histoire d’un outing, un coming out forcé en une d’un magazine people.
Un parti-pris et une écriture originaux pour une pièce de théâtre qui aborde un thème et ses répercussions toujours bien d’actualité.
Une comédie écrite en contrepoint textuel pour deux comédiens : Francis Huster et Fanny Cottençon.

Durant leurs vacances en Bretagne, Maxime et Claudine découvrent en une de Voici leur fils Camille au bras d’un autre homme.
De quoi déstabiliser le couple. Surtout que leur fils est étudiant en médecine et qu’il n’est que le compagnon de la star outée.
Pourvu qu'il soit heureux

Un sujet difficile, un texte en demi-teinte

Pourvu qu’il soit heureux de Laurent Ruquier questionne le fait d’être parents d’un fils homo en 2018. L’angle de l’outing est plutôt novateur pour ce sujet.
Le texte pourrait facilement basculer dans le lourd, surtout avec l’habituelle propension de l’auteur à aimer les jeux de mots.
Et si on n’échappe pas à certains effets faciles, pour ce texte, Laurent Ruquier a mis la pédale douce dans la globalité. Certaines répliques sont bien amenées, voire même percutantes.

La construction du récit, en quatre actes, est audacieuse. Malgré tout, il n’y a pas d’équilibre formel entre eux. Les deux premiers montrent la réception de la nouvelle par les parents. Chacun prenant, tour à tour, le rôle de celui ou celle qui n’accepte pas cette nouvelle.
Un parti-pris qui peut déstabiliser.

Et si ces deux premiers actes laissent une bonne place à la comédie, les deux derniers sont plus dramatiques. Un tournant d’auteur à saluer pour Laurent Ruquier.
Et passer du rire à l’émotion n’est pas une mauvaise chose au théâtre.
Mais le tout manque d’une certaine homogénéité.Pourvu qu'il soit heureux

Une direction d’acteurs contrastée 

Francis Huster (Maxime) & Fanny Cottençon (Claudine) jouent une palette de réactions aussi contradictoires que touchantes face au coming out.
Mais la colère de Maxime, dans le premier acte, est déstabilisante car intermittente. Ce qui donne un Huster éteint lorsqu’il est silencieux et excessif dans la colère verbale. Un mode binaire qui finit par lasser d’autant que cette première scène est un peu longue.
La partition que joue Fanny Cottençon (Claudine) dans le deuxième acte, en mère choquée, est plus nuancée et maitrisée.
Quant à Louis Le Barazer (Camille), difficile de comprendre pourquoi son personnage apparaît si hautain et un peu antipathique au début du troisième acte. Son texte parfois trop moralisateur renforce aussi ce sentiment.

Pourvu qu’il soit heureux reste une rencontre touchante avec une famille ordinaire qui se trouve déstabilisée par une annonce, en apparence simple.
Mais en sortant du théâtre, se formalise le sentiment que la pièce n’est pas inaboutie. Elle aurait mérité d’être plus travaillée, plus subtile encore, surtout dans la partie dramatique.

Pourvu qu'il soit heureux

Pourvu qu’il soit heureux

de Laurent Ruquier
Mise en scène Steve Suissa
Avec Francis Huster, Fanny Cottençon et Louis Le Barazer

au Théâtre Antoine
14 boulevard de Strasbourg
75010 Paris

du mardi au samedi à 21h
matinées : le samedi et dimanche à 16h

Jusqu’au 30 décembre 2018

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Cuisine et Confessions : acrobaties culinaires à Bobino Paris #concours

Les 7 doigts, l’autre compagnie – emblématique – de cirque made in Québec ne quitte plus Paris.
Elle nous revient avec le captivant spectacle Cuisine et Confessions et une série de numéros savoureux sur la scène de Bobino depuis le 19 septembre 2018.

CONCOURS dans ce billet !

Cuisine et confessions offre un savoureux mélange de danse, acrobaties, chansons, recettes en live et échanges rares entre artistes et spectateurs.

Les 7 doigts est une compagnie atypique. La notion même de nouveau cirque explose joyeusement, invitant d’autres disciples à participer au spectacle comme un tour de chant, les confidences des interprètes au public sur leur histoire personnelle.

Ce n’est donc pas à une succession de numéros à couper le souffle que vous allez assister mais à un joyeux boxon bien mené par des artistes métissant sur scène leurs origines (Argentins, Américains, Canadiens, Russe….). Ça parle anglais, français, espagnol… On ne saisit pas tout, qu’importe ! La fougue et l’énergie sont constantes.

Cuisine et confessions
photo by Alexandre Galliez

Le spectacle est bourré de petits détails, d’arrières plans qui bougent derrière les numéros d’équilibre.
Les circassiens ne quittent jamais la scène. Ou alors seulement pour s’aventurer dans la salle au milieu des rangées bien serrées de spectateurs captivés.

Plus fort encore que le Cirque du Soleil : c’est à un véritable coup de foudre qu’il nous est aussi donné d’assister chaque soir. Amazing!

Le tour de chauffe général est rehaussé d’une bande son aux petits oignons avec des reprises hallucinées du titre phrase de Grease, You’re the one that I want et du Boléro de Ravel en version chantée, exotique et envoûtante.

Après les applaudissements mérités, l’interaction se poursuit avec la salle par le biais d’une dégustation des recettes concoctées sur scène.
C’est généreux, audacieux et bon enfant !

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Cuisine et confessions

Cuisine et confessions
par la compagnie Les 7 doigts

du 19 septembre 2018 au 12 janvier 2019

à Bobino
14-20, rue de la Gaîté
75014 Paris

#CONCOURS

Des invitations pour 2 pour la représentation du mercredi 3 octobre à 21h à gagner ici !!

Il suffit de remplir le questionnaire ci-dessous pour participer au tirage au sort.

#fingerscrossed

Concours Cuisine et Confessions
Sending


Plus de jeux concours

Concours Gratuits

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K Surprise : éloge éclatant à la splendeur de vivre

Sarah Pébereau, jeune trentenaire pétulante, désire ardemment faire LA rencontre qui bouleversera sa vie. Ses vœux furent exaucés, en quelque sorte… Fait alors irruption le K Surprise, le crabe, le grand C : le cancer. Touchée en plein sein, elle se défend magnifiquement avec ce qui sera sa force : l’humour. Son travail de réparation a commencé par un livre* et se poursuit par ce seule-en-scène au théâtre Les Déchargeurs relatant sa superbe renaissance.

Sarah arrive à la croisée des chemins de sa vie. S’entremêlent dans sa tête de nombreuses questions concernant son avenir amoureux ou professionnel. Lors d’une consultation de routine chez la gynécologue, une annonce vient tout bouleverser : elle a une tumeur au sein. Après examens approfondis, le cancer est confirmé.

Telle une catharsis, Sarah nous évoque une multitude d’anecdotes qu’elle a dû traverser, souvent à mourir de rire, parfois moins. Nous oscillons alors entre des moments de fragilité et d’autres où la force de combat qu’elle possède fait scintiller de mille éclats son être. C’est fulgurant !

K Surprise
photo by AnnaClick

Les sentiments qu’elle présente parleront autant aux personnes atteintes du cancer qu’à leurs proches ou tout un chacun. S’exposent alors la solitude inévitable ressentie malgré un entourage présent, la question de la procréation, l’inexplicable solidarité qui existe entre patients, le fait que rien ne sera plus jamais comme avant…

Étonnamment, cette épreuve difficile a permis à Sarah de s’épanouir. Aujourd’hui, elle a moins peur, ou tout du moins différemment. Ses combats sont autres. Elle a appris à se découvrir et surtout à s’aimer pour qui elle est.

Elle dégage une énergie folle, propre aux personnes qui savent qu’il faut pleinement aimer la vie. De la tendresse, de l’émotion, de l’humour et de l’amour : c’est tout cela qu’elle désire partager aujourd’hui. Qu’il est bon de sortir de notre zone de confort pour rencontrer de telles personnes, solaires et pétillantes…

Merci Sarah !

by Jean-Philippe

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K Surprise

Auteures : Sarah Péb’, Elise Mc Leod
Mise en scène : Elise Mc Leod
avec : Sarah Péb’

 

Site officiel : sarahpebereau.com

*Sarah, 30 ans, mon cancer, même pas peur !

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L’addiction c’est pour moi de Doully : show pétillant à voir absolument

Qui peut se targuer de n’avoir aucun vice ? Nous avons tous des petits travers qui font partie intégrante de qui nous sommes. Doully Millet l’assume ! Elle nous propose, à la Nouvelle Seine, un récit de sa vie avec beaucoup de dérision sur toutes ses mésaventures marquées par les addictions.

Doully

Les trois « marraines fées » de Doully se penchent sur son berceau à sa naissance. La première lui offre le goût du théâtre et de la tragédie. La seconde lui donne la force d’y arriver et la troisième se prend les pieds dans sa cape en disant «Eh merde, j’ai encore trop picolé !» Nous retrouvons dans le spectacle la subtile combinaison de tous ces dons.

Après avoir savouré les plaisirs que la vie pouvait lui offrir, Doully a décidé de s’en éloigner avec le temps et pour diverses raisons. Si son esprit s’en trouve libéré, son physique singulier peut porter à confusion. Ceci la mène à des situations abracadabrantes.

Entre son insomnie, ses petits boulots, ses amis, ses rencontres avec des inconnus, les préjugés, nous nous retrouvons tous dans ces tranches de vie. Pendant plus d’une heure, Doully nous embarque avec elle dans une folie libératrice au troisième degré où elle est parfois grossière mais jamais vulgaire. Elle a un talent fou pour narrer les choses. Vous allez vraiment devenir addict !

Doully

Au-delà du rire qu’elle manie à la perfection (quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que j’avais des abdos !), nous nous attachons à ce personnage atypique dont la sensibilité nous touche pleinement…

Une belle rencontre qui donne le sourire bien au-delà du spectacle. Je vois encore le regard suspicieux de badauds bien-pensants dans la rue quant à mon sourire béat. La seule réponse qui me vient alors est : «Que c’est bon de laisser libre cours à ses addictions ! » 😉

by Jean-Philippe

Doully

L’addiction, c’est pour moi !

de et avec : Doully
Metteur en scène : Nicolas Vallée

à La Nouvelle Seine 
Péniche sur Berges
face au 3 quai de Montebello
75005 Paris
Tel: 01.43.54.08.08

reprise le 19 septembre 2019
tous les jeudis à 20h

FB officiel de Doully : DoullyOfficiel

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Tristan Lopin au Palais des glaces : fou sentimental !

Tristan Lopin joue les prolongations avec Dépendance affective pour cause de succès mérité. Après le théâtre Trévise, il investit le Palais des glaces.
L’humoriste croque sa vie de trentenaire avec une exceptionnelle générosité. Tristan est un antidépresseur idéal après une rupture douloureuse ou après avoir fait son propre constat d’échec face au bonheur des autres.  

Tristan Lopin

La si jolie de vie de Tristan Lopin

Alors non, le jeune homme n’a pas trouvé le prince charmant. Et c’est bien ça le problème. 

Mais il n’empêche qu’il se dégage de son spectacle une force vive. Il a un réel désir de bouffer la vie à grands coups de cuillères de Nutella, accompagné en bande-son de Britney et Céline – précisons que le garçon n’est pas dépressif.

Alors oui, il n’est pas un garçon comme les autres. En l’occurrence, il n’a pas une bite à la place du cerveau. C’est plus subtil dans son cas ou plus spectaculaire…

One-man-show sans cliché

Tristan partage donc sa séparation avec force détails poilants. Il a aussi une conception tout à fait réaliste du mec / de la fille plaqué(e) et qui se met en quête du prince charmant. 

Il n’hésitera pas non plus à se mettre dans la peau de sa nièce et de sa tante pour prouver que la jeunesse de maintenant est vraiment capable de trucs total #wtf et qu’en face, la partie senior n’a plus aucun filtre, sa parole est libérée et frontale.

Dépendance affective de Tristan Lopin est un bonbon sucré à souhait. Un spectacle tendre, malicieux avec des pincées d’humour trash bien pensées. 

Et puis comme dirait une spectatrice à une pote découvrant la carte à faire dédicacer à la sortie du spectacle : “on a envie de lui grattouiller le menton !

Tristan Lopin

Tristan Lopin – Dépendance affective

A partir du 8 octobre

Spectacle dans la grande salle à 20h

Palais des glaces
37 rue faubourg du temple
75010 Paris

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Roulez jeunesse : Eric Judor inattendu et épatant !

Croire que notre vie va se définir selon nos propres plans est un leurre, nous le savons bien. Alex ne peut que le confirmer… Une rencontre fortuite va l’amener à vivre des événements hauts en couleur bousculant totalement ses habitudes, son confort quotidien, voire ses certitudes pour son plus grand bien.
Roulez Jeunesse est un film authentique et touchant, ne se jouant d’aucun cliché.

Roulez jeunesse

Le scénario

Alex, 43 ans, est dépanneur automobile dans l’entreprise de sa mère. Solitaire et individualiste, son rapport aux autres se veut libre de toute contrainte. Au cours d’un dépannage comme un autre, il rencontre une jeune femme lui proposant de partager leurs solitudes l’instant d’une nuit…

 

Au petit matin, le réveil est brutal. La jeune femme est partie mais elle a laissé un cadeau ! Ou plutôt trois… Un bébé, un jeune garçon et une ado mal dans sa peau. 

Rapidement, Alex se retrouve embrigadé dans une histoire le dépassant…

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Ses seuls soutiens seront des mécanos suspects, un plan cul hystérique, une assistante sociale blessée et une mère faussement despotique…

Tout sauf la facilité

Là où le film tire véritablement son épingle du jeu, c’est qu’Alex n’est ni un héros ni un sauveteur fantasmé et idéal. Il ne va pas adopter les enfants dans un happy end sourire ultra brite «Et ils vécurent heureux…». Non, non, c’est juste un mec normal faisant comme ce qu’un mec normal ferait dans la vie face à une situation inattendue et extrême : il improvise !

Roulez jeunesse

Ainsi, toutes les situations vécues vont amener notre protagoniste à se découvrir au plus profond de son intimité. Puis s’il veut rejeter ou nier sa sensibilité, il n’en a pas le temps en raison de la tournure des événements ! Entre attachement, sentiments et émotions, un lien sincère et véritable va se créer.

La fin est tendre et complice. Les personnages ont évolué, ils ont grandi. En effet, s’ils tournent ensemble une page un peu sombre de leurs vies, celle qui s’ouvre semble radieuse et prometteuse pour chacun d’entre eux. Et c’est tout ce que nous leur souhaitons. 🙂

Roulez jeunesse

 

Un film surprenant

Le début ressemble à une comédie sympathique et rigolote où s’enchaînent des situations loufoques à un rythme effréné. Puis doucement le ton devient plus grave, l’histoire gagne en profondeur et nous sommes pris avec elle.

Roulez jeunesse

Les notes d’humour sont distillées adroitement tout au long de l’aventure. Elles confèrent au film une certaine légèreté, appuyée par un aspect visuel vraiment très esthétique, simple et lumineux, empreint de liberté.

 

La distribution n’est pas en reste. Eric Judor étonne puis finalement se révèle. C’est un plaisir de le voir dans un genre nouveau où il excelle. Laure Calamy électrise de son émouvante beauté tandis que Ilan Debraquant et Louise Labeque incarnent deux enfants paumés terriblement attachants sous les apparences…

Roulez jeunesse

En sortant de la projection, il m’a fallu un certain temps pour me reconnecter à la vie autour de moi. En effet, je suis resté dans ma bulle un moment à observer le monde en repensant aux différents messages suggérés par Julien Guetta. J’étais encore porté par la sensibilité et l’espoir du film.

Finalement, il m’a apporté exactement ce dont j’avais besoin ce soir-là : une douce évasion.

by Jean-Philippe

Roulez jeunesse

Roulez Jeunesse

De : Julien Guetta
Scénario : Julien Guetta et Dominique Baumard

Avec : Eric Judor, Laure Calamy, Brigitte Roüan, Ilan Debrabant, Louise Labeque, Déborah Lukumuena et Marie Kremer.

Sortie le 25 juillet 2018

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