Le magicien super star des plateaux de Canal +, celui qui a dansé avec J-Lo (Jennifer Lopez), bluffé Meryl Streep, Sharon Stone ou encore John Travolta – en récoltant au passage leur autographe à même ses cartes de jeu, offre 30 derniers shows à l’Apollo Théâtre à partir du 17 octobre. En revanche, attention : Kamel le Magicienest vraiment agaçant !
Ce n’est pas sa bonhommie qui dérange, ni ses dents ultra-bright, ni même son perfecto qui taille bien. NON. Ce sont ses tours, sa capacité à nous détourner l’attention et à se jouer de nous qui finit par nous faire enrager.
Mais pas de quoi lui mordre la main pour autant. Rassurez-vous !
Ce mercredi, nous étions 3 à nous coller au deuxième rang pour que Léo, 8 ans, puisse en prendre plein les yeux. Parce que niveau attention, le p’tit peut vite la perdre et vouloir rejoindre sa console portable. Un peu d’impatience – on a soif ou veut jouer avec le phone de maman- avant l’arrivée du magicien sur scène. Ouverture de rideau et plus un mot. La magie opère très vite avec Kamel à la barre devant un public assez hétérogène.
L’illusionniste a de quoi clouer tout enfant ou ado incurable et hypnotisé par les Lapins crétins ou Angry Birds. Avouez que les autres générations ne bronchent pas non plus. On joue les malins du style : “y’a un truc !” Mais problème de poids : il est introuvable. Aucune faille dans le rouage. L’huile est parfaite, le charme de Kamel faisant le reste pour faire avaler des fleurs qui volent ou des infos de page Facebook – connues par le seul public qui change de soir en soir.
Les ingrédients sont parfaitement équilibrés : présentation décontractée, complicité, tour de magie, participation du public et quelques pas de break-dance avec un complice danseur.
Le spectaculaire n’est forcément là on l’attend. Il peut être aussi dans une simple rose de papier, dans un jeu de cartes en apparence très ordinaire. Et puis, le coup de bluff, la magie opère. L’illusion dans sa plus belle démesure.
Notre trio ne se remet toujours pas de la téléportation d’un canard blanc innocent. Léo a applaudi tout au long du show avec une énergie rare si l’on se réfère à sa maman. Il a eu droit à son petit moment de lumière quand l’artiste a fait appel à lui lors d’un numéro de mentaliste au nombre incalculable de participants dans la salle.
S’il y avait spectateurs-complices dans la salle pour cette séquence, la recette serait maigre en fin de représentation. Le mystère est donc bien ailleurs. Mais où ?
Une telle adresse et efficacité, une disparition en quelques secondes seulement, font perdre le bon sens. Il vaut mieux parfois ne pas trop réfléchir et se laisser porter par la joliesse de l’artiste. Entre sensibilité, humour et anecdote de tournage sur Canal, Kamel le maniocs emporte tout sur son passage.
Kamel est décidément vraiment plus fort que toi !
On y retourne ?
KAMEL LE MAGICIEN en live !
les 30 dernières dès le 17 octobre 2015
à l’Apollo Théâtre 18, rue du Faubourg du Temple
75011 PARIS
Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.
Et cette fois le thème du mois choisi par Dame Skarlette est nuage.
Impossible de résister à l’appel du ciel (clément) londonien qui se marie si bien au design des immeubles signés Renzo Piano (architecte du Centre Pompidou).
Nouveau jeu de perspectives à Paris après l’invasion cet été des formes colorées de l’artiste Felice Varini à la Villette. C’est au tour de Georges Rousse d’inviter les visiteurs à une expérience visuelle à travers l’oeuvre réalisée in situ, Paravents, dans la salle des Gens d’armes de La Conciergerie.
Un seul point de vue possible pour apprécier en son entier la composition de la barre rouge sur fond blanc. Deux pas en avant ou trois en arrière et la figure centrale devient bancale.
Et pour la pleine perception, votre meilleur allié sera un appareil photo permettant une vision plus large que la vôtre.
L’installation joue le plein contraste avec le lieu qui l’accueille. Les courbes des voûtes s’opposent à la régularité des morceaux de bois. Le duo rouge et blanc s’impose face à la pierre qui finalement s’incline.
Comme le confirmait l’artiste lors du vernissage, la conception de cette oeuvre a pris en compte la totalité de l’espace. Et c’est aussi intéressant de s’attarder sur les éléments disloqués à cause de nos déplacements.
Les perspectives sur cette salle historique se trouvent bouleversées, restructurées, invitant à concevoir de nouveaux points de vue et un tout autre rapport à la proposition du plasticien français.
Le montage de Paravents aura nécessité 3 semaines de travail sur place pour l’artiste et ses collaborateurs. Photos, esquisses, aquarelles avec notes de couleurs ont permis, au préalable, à appréhender au mieux le lieu avec la réalisation.
A votre tour de redécouvrir ce lieu historique de la capitale avec un regard inédit grâce à l’audace du Centre des monuments nationaux a l’initiative de cette proposition artistique.
Paravents installation de Georges Rousse
jusqu’au 29 novembre 2015
à la Conciergerie
2, boulevard du Palais
75001 PARIS
Horaires : ouvert tous les jours
de 9h30 à 18h
#Bonplan : gratuité le 1ers dimanche de chaque moi.
Tous les cinq ans, Canon présente ses innovations technologiques lors d’un rendez-vous incontournable qui se déroule simultanément dans 5 villes dans le monde. Pour Canon Expo 2015, c’est Paris qui a été choisie comme ville européenne. Ce mardi, la Grande Halle de la Villette, totalement privatisée pour l’évènement, nous accueille pour une visite en avant-première. La marque japonaise a réuni toutes ses filiales et entreprises appartenant au groupe pour nous donner une vue la plus large possible de ses avancées.
8K, impression relief, sécurité, réalité augmentée, capteur et impression ultra haute définition : une plongée dans l’image de demain assez bluffante !
Ombre devant impression photo grandeur nature
Commençons par ce qui va certainement bouleverser notre rapport aux albums photo numériques : le HDbook.
La très Haute Définition pour le grand public
Le HDbook c’est un livre réalisé grâce à l’imprimante photo DreamLabo 5000. Une impression Haute Définition qui dépasse les normes habituelles : 2 400 dpi, là où l’impression classique se limite à 300 DPI, un papier spécifique et 7 cartouches d’encre pour un rendu saisissant.
Impression 2400 Dpi
Déjà disponible dans d’autres pays, ce produit sera bientôt en vente dans l’Hexagone. Le partenariat entre Canon et le détaillant Camara sera officialisé lors du Salon de la Photo 2015 qui se tiendra à la Porte de Versailles en novembre prochain.
L’autre nouveauté de ce produit est la réduction de reliure qui permet la reproduction d’images grand format sans contrainte de lisibilité.
L’impression Relief : la 3D à plat
Attention, illusion d’optique à venir !
Si sur certaines impressions on pourrait penser à de l’emboutissage afin de donner du relief, c’est en réalité de l’impression en volume.
Sur cette photo de sportif, on devine facilement, grâce aux ombres projetées, les courbes tracées par l’imprimante.
Mais la technicité se révèle en prenant une vue rasante de la photo sur laquelle on perçoit avec précision les différentes couches agglomérées.
Toutefois, lorsque l’on passe à des photos plus classiques, portraits, photo de groupe, de famille, la technologie atteint ses limites et le rendu reste moins qualitatif. Mais ce n’est que le balbutiement.
En revanche, elle est totalement surréaliste sur la reproduction de tableau : exemple avec cet autoportrait de Rembrandt.
Sur ce gros plan du tableau, on remarque nettement l’accumulation de couches de peinture comme sur l’huile originale avec les détails du geste du peintre.
Un des avantages anecdotiques c’est que l’on peut, enfin toucher la peinture pour avoir sous les doigts les effets de matières.
Le but de Canon étant aussi d’initier une préservation du patrimoine.
L’innovation dans la performance technique
Deux exemples saisissants de ce que veut mettre en avant la Canon Expo 2015 : le capteur 250 M de pixel et la vidéo 8K.
Ce capteur va certainement être le prochain chouchou des photographes. La démo de ses 250 millions de pixels est à couper le souffle.
Imaginez un appareil placé à 3 kilomètres de la Tour Eiffel et qui enregistre une vidéo. La définition est telle que vous pouvez isoler une image et voir une personne qui vous salue.
Certes, il y a une petite baisse de qualité, mais avouez tout de même que c’est saisissant !
L’appareil embarque aussi une technologie qui permet d’éliminer les fluctuations de l’air dues au variation de températures, bien visibles avec cette résolution.
Le 8K, la définition de demain Alors que la norme 4K (ou UHD pour la télévision) commence tout juste à entrer sur le marché, la Canon Expo 2015 nous allume avec la vidéo 8K.
8K : c’est 8 fois la taille d’une image HD.
Photos et montage by US of Paris
Une image ultra détaillée pour un rendu fascinant. L’image en devient presque trop réaliste.
Là où l’innovation est majeure pour l’oeil, c’est sur le moniteur 8K.
La minutie du rendu et le grain parfait se constatent même à la loupe. Un vrai bonheur pour les amoureux des images.
Pour le moment, le workflow de post-production passe uniquement par des proxys et une conformation des rushes. Mais, comme le format RED à l’époque et dans une certaine mesure le 4K actuellement, les systèmes et logiciels de post-production intègreront certainement dans quelques années ce nouveau format de tournage.
Tour d’horizon des innovations
Pour clore notre périple au sein de Canon Expo 2015, voici un panorama des quelques découvertes qui nous ont marqués.
Canon investit dans la recherche : prototypes ou matériel prêt à être déployé, l’éventail est vaste.
Diagnostic OphtalmologiquePrototype pour mammographiePrototype pour analyse ADNPrototype de couveuse avec Rayons X intégrés
En mode insolite, découvrez toute la gamme d’objectifs de la marque : réellement étourdissant !
La protection des personnes et des biens est un enjeu majeur actuellement.
Clin d’oeil à ce système qui permet de rendre anonyme les personnes qui ne se trouvent pas dans la zone désignée comme sensible.
Améliorer les diagnostiques pour accroitre l’efficacité des interventions, c’est le but de cette machine qui réalise en temps réel la modélisation 3D et la capture des textures et des mouvements d’objets.
Petit détour par le capteur à 4 millions d’Iso qui permet d’enregistrer des images dans le noir total alors qu’il nous est techniquement impossible de rendre en photo !La réalité augmentée commence à atteindre notre vie de consommateur.
Cette technologie est grandement représentée dans le salon.
Peut-être bientôt choisirez-vous votre voiture grâce à cette technologie.
C’est aussi l’occasion des temps forts de la vie d’employé de la marque avec 8 ateliers spécifiques comme avec cette création d’une campagne de lancement d’un nouveau vélo.
Et pour finir, effet vertige garanti avec cette prise de vue depuis un toit de building américain hyper réaliste.
L’envers du décor : photo 2D et miroir.
Parfois la simplicité est surprenante.
Canon Expo 2015, le bilan
Après ce choix très sélectif, des centaines d’inventions et de découvertes resteraient à détailler. Mais impossible ici.
Le mot d’ordre de la Canon Expo 2015 est clair : la très haute définition pour la prise de vue ou le rendu et l’innovation au service de chacun.
Ce qui est sûr, c’est que beaucoup de ces technologies innovantes seront dans notre vie quotidienne dans 5 ans, lors du prochain rendez-vous mondial.
C’est la grande tendance du divertissement grandeur nature entre potes ou collègues de boulot : l’escape game ! Et le nouveau venu s’appelle Lock Academy et se situe en plein centre de Paris. Cet établissement, qui passe pour une école de détectives dirigée par le Professeur Lock, a ouvert ses portes à ses étudiants ce samedi 10 octobre. Votre blog préféré a testé une des aventures en avant-première. Et comme pour les autres modèles du genre, il y a de quoi faire palpiter le coeur et s’engueler avec ses ami(e)s.
Certes, au niveau de la mécanique, tous les codes de l’escape game sont bien présents : course aux objets, codes à déchiffrer, cadenas et autres coffres.
Mais le principe de la Lock Academy – créé par Romain et Laurent – est basé sur le Cluedo de notre enfance. Alors pour trouver la voie de la liberté et que votre affaire ne vous échappe pas, vous aurez à prouver avant la fin du décompte que vous avez bien le bon coupable du meurtre du Doyen Doyle survenu la veille de votre venue, l’arme du crime et le mobile parfait.
Et même si vous êtes déjà un adepte des escape games, vous ne pourrez vous empêcher de retomber dans les ficelles des énigmes qui vous sont proposées par la Lock Academy.
Il est certain qu’avoir fait d’autres expériences vous donnera une longueur d’avance au départ.
Mais les créateurs qui ont planché pendant 1 année pour concevoir le scénario et l’univers trouvent toujours une nouveauté pour vous bloquer et contrarier votre assurance. Et l’idée avant tout de cette jeune équipe est de créer une vraie histoire alors que d’autres adresses ont tendance à enchaîner les énigmes et puzzles. D’où cette montée en tension progressive.
Les interventions vidéo sont un plus pour pimenter cette épopée avec la participation à distance du Professeur Lock, bloqué en Égypte.
A la sortie de la pièce, après 52 minutes, notre maître du jeu nous avoue qu’il pensait que nous allions battre le record du jeu.
Cela aurait été le cas si nous n’avions pas buté sur la dernière énigme. Le stress et l’envie d’en découdre fait souvent perdre ses moyens aux participants.
Il faut souligner que dans cette partie, Un Crime Presque Parfait, nous avons eu à faire à de vraies ingéniosités de la part des créateurs de l’histoire. Remington ne s’en remettrait pas !
Mais nous ne pouvons en dire plus pour ne pas gâcher votre plaisir.
Pour ceux qui ont déjà participé à de nombreux escape game version “qui est le tueur ?“, la Lock Academy propose une deuxième enquête. Dans celle-ci vous devez retrouver Cher, la fille du Professeur Lock, qui a disparu (on vous laisse admirer la référence). Axée essentiellement sur la réflexion et moins sur la recherche d’indices, cette enquête mettra en avant vos talents d’analyse et de réflexion. Sachant qu’il n’est pas question que de Cher. Il semblerait que d’autres personnes soient en danger. Notre équipe a testé cette aventure et nous avons sué mais nous nous en sommes sortis dans les temps : 4 minutes avant la fin !
On nous avait fait saliver sur certains éléments technologiques proposés dans cette chambre et nous n’avons pas été déçus.
Ceci en attendant la grande troisième enquête : Le Casse du Siècle à venir courant 2016, une pièce 2 à 3 fois plus grande que celles proposées à la Lock Academy ou ailleurs et qui mettra en scène un Hall of Fame des différents détectives les plus connus. Nous, on en a déjà l’eau à la bouche.
Et la débauche de moyens va en faire cogiter plus d’un !
Lauréats de la Bourse de la Création Badoit 2015, le chef Sugio Yamaguchi et le sommelier Alexandre Philippe ouvrent leur premier restaurant ce vendredi 16 octobre dans le quartier d’Oberkampf : le Botanique Restaurant ! Sous le parrainage du chef Thierry Marx, président du jury de la Bourse Badoit, les deux amis nous ont reçus lors de l’inauguration de leur bel établissement.
Un veau à tomber, une sauce coup de coeur, une pizza délicate, un gratin de pommes de terre de bonne tenue et un chef 3 étoiles : revue de détails de l’inauguration.
Il y avait foule pour faire honneur aux nouveaux venus de la rue de la Folie Méricourt déjà bien remarquée en food spots et à la concurrence rude notamment avec l’Ober Mamma dans les parages.
Trois ans de travail acharnés dont un an pour la réalisation comme l’a précisé le chef Marx : “Un premier restaurant, c’est comme un premier amour, une première voiture…. Ça n’arrive qu’une fois dans sa vie et on s’en souvient toujours“.
Installé dans une petite bâtisse laissée très longtemps en décrépitude au 71 de la rue, le Botanique Restaurant a su investir en bonne intelligence les trois étages du lieu : une cave à vin en sous-sol, une salle de plain-pied accueillante, sobre – dans l’air du temps – et un étage lumineux donnant sur la cuisine ouverte.
Même si nous n’avons pas pu tester la carte qui vous sera proposée, ni même eu un avant-goût des prix pratiqués, les plats servis lors de ce cocktail laissent entrevoir la qualité de la cuisine qui sera mise en avant dans ce restaurant. Le chef Sugio Yamaguchi a un réel savoir-faire et surtout un tour de mains bien à lui.
En quatre plats, nous allons vous donner envie de réserver pour une soirée au Botanique Restaurant.
Nos coups de coeur
Fameux gratin de pommes de terre
Cuit au feu de bois, il se révèle être l’un des meilleurs de Paris. Ce plat, très peu présent sur les cartes de la Capitale, est certainement l’un des mets qui vous fera revenir.
Fine pizza aux cèpes, entrecôte fumée : Qui penserait qu’une pizza succulente puisse sortir d’une cuisine qui n’est pas dirigée par un italien ? Le chef s’en sort à merveille avec cette version de la Regina vraiment pleine de saveurs et qui fond en bouche. Espérons qu’elle soit sur la carte finale.
Légumes multicolores, façon Botanique Restaurant : Intrigante cette petite verrine de légumes croquants et sa sauce verte. Et soyons francs, jamais nous n’avons réussi par nous-mêmes à deviner l’ingrédient principal de cette sauce : l’anchois. Vraiment surprenante ! Ce poisson, plutôt mal aimé, se mêle ici avec brio aux différentes herbes qui composent cette sauce. Un vrai délice pour les papilles !
Quasi de veau Limousin entier : Que dire ? Mis à part que ce veau est l’un des meilleurs que nous ayant mangé. Elle aussi au feu de bois, sa cuisson est parfaite, sa chair fondante et douce avec un goût de noisette. Simplement sublime.
Un conseil : n’attendez pas que le restaurant soit full pour réserver, et cela ne devrait pas être long, vu le plaisir que nous avons eu à déguster les extraits de cette belle cuisine.
At the latest Dinard British Film Festival, she was one of the 2 revelations, with her partner Brogan Ellis, who brought both viewers at the theaters and photographers on the red carpet head over heels. It was the first time in France for Lauren McQueen in order to present The Violators directed by Helen Walsh. A strong movie that stays with you. An impressive acting performance that did not leave anyone indifferent. Before the release in France, let’s meet the young actress.
Lauren McQueen & Brogan Ellis
UsofParis : If you had to describe Dinard, in a few words, to one of The Violators cast member to make him/her want to come here, what would you say? Lauren McQueen : I’d say, It’s a beautiful town, with really nice beaches, cause Liverpool does hardly have nice beaches. It has beaches, but not as nice as these. And the food is really nice!
What made you want to become an actress?
Well, I started of the Musical theatre on the stage and seeing a play when I was younger and I kind of looked up to them and I wanted to be like them. I always used to watch a lot of films when I was younger, Annie. That made me wanna looking a lot of TV and films set. When I was 11, I went to acting classes and just went on from there.
Who was your inspiration?
I absolutely love Angelina Jolie!
Why?
I love watching her, she’s so… you can’t take your eyes off her when she’s on the screen. She always plays strong female roles, which I really like.
At what point in your life did you decide to become one?
It was when I was 11. When I went to the acting classes when we started to do a lot of improvisation, a way to make me confident. I started to go into castings for TV and film. I think that was just the drive and enjoying and, you know the scripts.
It’s very young!
Yeah, I know. I’ve always enjoyed performing arts.
How much did you learn about your profession while shooting The Violators movie?
Steven Lords who plays Mikey, was important important for me. Cause it was my first feature film, so he kind of really helped me when we were in the scenes like, he was very natural, yeah he really helped just with the conversation in the scripts to be very natural and intense as well and Helen kept us both apart, until day one of filming because on the schedule the first scenes were the lock scenes, they were the really hard, like intense scenes. It really came across, it was like true intensity.
What kind of advice did the team give you?
« Shelly» is like a motherly role. She has to look after her younger brother. I have a younger brother so I could use that, with Shelly; a vulnerable side as well. That’s quite similar to me.
But advice, just keep it natural because the film is natural.
How does the director, Helen Walsh work?
Because she was the writer and the director, it was very beneficial because sometimes if you’ve got directors who’s not the writer they can’t change anything in the script. But because Helen was, we kept putting all new ideas into the scenes and I felt really involved in the story.
Did you change anything?
It was a year ago now! We could suggest things and Helen was really open to…, yeah.
How did the movie change your personal and professional life?
I was still at school while I was doing it. I had to take seven weeks off school. I was doing A-levels. After, when I got back to school, I found everyone being dead immature, because I had worked with adults for seven weeks, so I was like: « This is not what I want to do, I want to go back on the set ».
Can you name one very emotional moment you lived on a set?
The moment in the car. The rape scene. That was my first time doing a scene like that. I was a bit nervous for the other, for that compared to the other scenes. That was the main one. The more emotional and especially the scene after, when she is in the bathroom, and she can’t believe what she’s done. She’s done it because she wants to get out of this life. She’s traumatized.
Next step of you?
I’ve got another feature film at the end of this month. It’s a harder film. The name is The Wasting. It’s a writer from Canada. She’s also director for the first time. So it’s kind of a link again first time directors!
Il n’est pas nécessaire d’être fan de comédies musicales françaises ou de Broadway pour apprécier La Légende du Roi Arthur au Palais des Congrès et en tournée dans toute la France. La preuve avec ces 4 références plus ou moins volontaires, et sacrément subjectives (on assume !).
Photo Nathalie Robin
Vikings
Inconditionnel(le)s de la série Vikings qui compte déjà 3 saisons et portée par Ragnar Lodbrock ?
Retrouvez, sur la scène du Palais des Congrès, des hommes charpentés, rasés de près au dessus des oreilles et belle longueur dans la nuque, avec de vraies gueules. Si c’est pas une coupe à la Vikings, on attend la preuve !
Combats, cascades, face-à-face musclés… Les épreuves de force sont le lot quotidien des partenaires de jeu d’Arthur. Palpitant !
photo Nathalie Robin
Mylène Farmer
Pas de chanteuse rousse à l’horizon. A la place, une blonde incendiaire et une brune diabolique. La première, Camille Lou (Reine Guenièvre) est parée de robes voilages ainsi que d’un corset qui s’éclaire dans la nuit, oui, oui. La deuxième Zaho (la fée Morgane) joue dans les tonalités noir et rouge. Son entrée sur scène est spectaculaire avec sa façon très particulière de retirer sa longue traine.
Les deux chanteuses emportent la mise aussi bien par leur voix que par leurs atours. Elles sont tour à tour charmeuses, passionnées, mystérieuses, intrépides. Des adjectifs que l’on pourrait tout à fait rapprocher du modèle du genre scénique : Mylène F.
Glamour !
Olivier Mathieu dans le rôle de Ké photo Nathalie Robin
Les Visiteurs
Attention ! La légende du Roi Arthur n’est pas potache du début à la fin malgré la présence de Ké, un trublion en guenille, cheveux hirsutes et poil à gratter bien pensé. Olivier Mathieu est excellent dans le rôle !
La référence au film culte est citée pour le télescopage des époques et des styles. Car on retrouve en plein Moyen-Age des masques de théâtre japonais, une séquence de danse irlandaise, une marionnette géante.
Ces contorsions avec la réalité historique ont le mérite de surprendre et de créer des ruptures au cours du récit, pour ne jamais perdre l’attention des spectateurs. Réussi !
photo Nathalie Robin
2 Roméo et 1 Juliette
L’amour est au coeur de ce récit palpitant. Pour incarner le duo Arthur-Guenièvre en prise à de multiples complexités qui les empêchent de vivre pleinement heureux : Florent Mothe et Camille Lou.
Le brun ténébreux est taillé pour le rôle. Valeureux, sensible, musclé raisonnablement, les spectatrices n’ont aucune raison de s’ennuyer. Face à lui, Camille est douce et mystérieuse à la fois.
Mais malheur : son coeur flanche quand elle croise le beau Lancelot (Charlie Boisseau). Quel amour sera le plus fort ?
Réponse tous les soirs au Palais des Congrès.
Les + : – l’écran géant en fond de scène qui permet un changement de décor en un rien de temps. Économie de moyens mais totale liberté dans la conception de l’univers visuel du spectacle – l’interaction avec le public en début de soirée, avant l’ouverture du grand paravent rideau. Qui sera le coeur juste capable de retirer l’épée Excalibur de sa pierre, avant l’arrivée d’Arthur ?
La Légende du Roi Arthur
jusqu’au 16 janvier 2016
auPalais des Congrès
2, place de la Porte Maillot
75017 Paris
le vendredi (20h30) samedi (15h et 20h30) et dimanche (15h30)
représentations supplémentaires les 22, 23 et 31 décembre 2015
et en tournée en France à partir de 2016
un spectacle musical
produit par : Dove Attia
mise en scène : Giuliano Peparini
livret : François Chouquet
musiques : Zaho, Vincent Baguian, Antoine Elie, Orelsan, Silvio Lisbonne, Rodrigue Janois
avec Florent Mothe, Zaho, Camille Lou, Charlie Boisseau, Fabien Incardona…
Difficile d’être insensible à ce regard bleu perçant qui vous suit dans les couloirs du métro et dans les rayons de disques. Les yeux de Joseph d’Anvers n’ont pas le seul argument pour se procurer d’urgence Les Matins Blancs, nouvel album brillant et sensible. Tremble, Histoire de Johnny S, Les jours incandescents, Mon ange, sont quelques-uns de ces morceaux qui vont vous coller à la peau, des titres à la mélodie imparable et aux mots aiguisés.
Un appel à participation sur le site KissKissBankBank en 24 heures chrono, aura suffi pour que l’album sans maison de disque soit finalisé. Depuis sa sortie, début février, la critique n’a pas manqué d’apprécier l’émancipation de l’artiste, l’abolition des complexes, l’écriture plus directe. Joseph d’Anvers joue le frontal, ne se cache plus et n’oublie pas cette phrase qu’il s’applique aussi bien dans la vie qu’en studio ou sur la route de la tournée : “dans la boxe, comme dans la vie, l’important ce n’est pas d’être bon dans les temps forts mais savoir gérer les temps faibles.”
Rencontre à l’adresse fétiche, La Laverie, café-restaurant de Belleville où le chanteur a écrit plusieurs de chansons en terrasse et où il donne ses rendez-vous promo.
A NOTER : prochain concert à Paris, le 15 octobre au CentQuatre !
Est-ce que Les Matins Blancs a besoin d’un engagement supplémentaire de ta part ? J’ai toujours été présent sur les réseaux sociaux. Je me bats, car sortir un album c’est le composer et l’écrire mais aussi l’accompagner en termes d’image et de promo.
Le plus cette fois c’est que j’essaie de militer – maintenant que je suis producteur de mes masters, artiste en licence chez At(h)ome, un label 100% indépendant. Et je dis : “si vous n’achetez pas de CD, c’est à court terme ma mort et celle de plein d’autres artistes dans ma catégorie… de poids.” Bertignac peut balancer qu’il est pour le téléchargement, mais il ne pense pas aux autres.
Quand tu vois que sur Deezer, on touche 1/10e d’euro par clic. Au bout de 200 000 clics, je peux me payer un kebab ! Tout le monde doit prendre conscience de ça. Nous sommes en première ligne. C’est un acte de militantisme d’acheter un album, l’un des rares produits qui n’a pas augmenté depuis plusieurs années. Alors que l’on ne me dise pas qu’un CD est cher, c’est faux !
Rencontres-tu toujours ton public ?
Depuis le 1er album, je vais voir le public après les concerts. Cette fois, nous avons même contractualisé en demandant que soit installée une petite table où je vais vendre les albums. Et j’aime bien discuter. C’est l’occasion d’un échange, il y a le plus souvent des bons retours. On vient rarement te cracher à la gueule. C’est 2 heures après chaque concert aussi pour expliquer à chacun ma condition.
Est-ce que tu as besoin de ces échanges ?
J’ai besoin de voir qui m’écoute, de comprendre pourquoi les gens aiment ma musique.
Je viens d’un milieu modeste et ma volonté est d’abolir cette frontière entre ceux qui m’écoute et moi. C’est pour ça que j’ai joué dans un appartement, dans une bibliothèque aussi. La musique c’est ça aussi des petits lieux. On fait des chansons, on n’est pas meilleurs que les autres. Donc être sur un piédestal c’est pas mon truc.
Quels sont les coulisses de cette photo d’album ?
Je suis torse nu. Je suis mis à nu. C’est la fin d’un cycle avec les 3 premiers albums produits par une maison de disque. C’est comme quitter une femme, après tu réapprends tout. Là j’ai tout réappris.
C’est ma nana qui a fait la photo. Avec elle, je n’ose pas trop faire de photo et pourtant cette fois on l’a fait. C’était un lundi matin, après une nuit blanche. Et il fallait rendre la photo le soir même. J’étais livide. Je n’ai finalement joué aucune expression.
La lumière était naturelle et il n’y a aucune retouche. On a juste uniformisé le blanc et du coup, mes yeux sont ressortis. Je voulais que ce soit simple et qu’on me voit, alors qu’avant je refusais de me montrer.
La simplicité demande aussi du travail, les virages colorés, la typo, la mise en page nous a bien pris la tête.
Dans quelle mesure es-tu un homme, un artiste libre ?
En tant qu’homme, je ne me sens pas forcément libre.
En tant que musicien, sur cet album, je me sens totalement libre car je l’ai écrit, produit, réalisé et je l’ai défendu auprès de maisons de disque avec qui je voulais signer. Et je l’ai réalisé sur un laps de temps plus long, par rapport aux autres albums, pour être sûr de savoir où j’allais.
Je suis prêt à beaucoup pour vendre des albums mais pas à tout car je considère que la musique comme un art. Et comme tout art, je le fais de manière artisanale.
Qu’ont de particulier les textes de Lescop, Dominique A, Miossec ?
Lescop m’a apporté un texte où j’ai changé 2 phrases. Tout était calibré. A la différence de Dominique A et Miossec qui m’ont offert des textes très littéraires, quasi une page entière, inchantables.
J’ai donc beaucoup élagué. J’ai un peu fait comme Bashung – toute proportion gardée. Ils m’ont donné une base. J’ai retravaillé le refrain de Miossec.
Ce qui est fort, c’est que des mots sont propres à leurs auteurs comme quand Miossec écrit : “je suis lourd de mes conneries.” Je n’utilise jamais le mot connerie dans mes chansons. Dominique A impose des images aussi comme Tremble mon amour ou fissurer, un champ qui brûle, nos peaux jointes.
Avec la chanson de Lescop, son nombre de pieds étant tellement précis, je n’arrivais pas au début à me détacher de son phrasé. Et comme je l’ai expliqué, j’ai composé cette chanson le soir de la mort de Daniel Darc. Tout s’est débloqué.
Une chanson m’a accroché l’oreille à la première écoute Histoire Johnny S.
Beaucoup de gens m’en parlent.
Une des premières chansons écrites pour l’album et qui pourtant n’a bien failli ne pas être enregistrée. Elle s’appelait La Seine au début et on m’a averti de la chanson de MatthieuChedid et Vanessa Paradis.
Et puis je me suis souvenu d’un bon pote d’école, un enfant de la DDASS, un mauvais garçon avec qui je trainais, on faisait des conneries. Mais moi j’étais plutôt bon en classe. Je me suis demandé ce qu’il était devenu ce Johnny S. Quelle était sa chance dans la vie pour s’en sortir ? Je l’imaginais sur le Pont Neuf.
J’avais l’idée que ce soit joué comme un groupe à l’arrière-plan d’un épisode de TwinPeaks, guitare baryton Mid-Ouest avec un côté français. A l’arrivée, elle ne s’inscrivait pas dans l’album et pourtant j’en ai eu besoin. Je l’ai imaginée comme une respiration.
S’est-il passé une chose inattendue lors de l’enregistrement de l’album?
Oui, pour Les jours incandescents. C’était au départ une chanson très années 80. Je ne lui trouvais pas sa place et puis on a commencé la percu, des notes de piano… On enregistrait en live. C’était comme dans le garage de mes parents, ça montait, ça montait, on tenait un truc. Il n’a plus rien à voir avec sa première version.
Ce titre fait le lien avec les précédents morceaux, il me faut toujours un titre plus long à chaque album. Il est vraiment né en studio.
Une phrase de Daniel Darc que tu retiens?
Je l’avais croisé alors que j’allais arrêter la musique. Il m’emmène boire des bières. Il était optimiste. C’était l’hiver, j’avais l’impression que le soleil était plus vif quand je suis sorti du bar après avoir échangé avec lui.
Quand j’en ai parlé à mes potes, ils se marraient : “ah oui, Daniel Darc, coach personnel !” Et pourtant, Darc m’a dit : “en 2004, être un vrai punk, c’est être ton propre producteur, ton projet c’est le tien et tu restes libre” Et il a rajouté : “j’ai jamais été riche, mais j’avais toujours l’essentiel, un papier et un crayon pour écrire.”
Je me souviens aussi de ces mots : “celui qui n’est pas prêt à mourir pour l’écriture ne devrait jamais écrire.”
Le silenceest angoissant pour un chanteur ? Le silence peut m’angoisser mais il est important pour moi depuis mon opération des cordes vocales en 2004. Et tu somatises forcément beaucoup. Tu n’as pas envie que ça arrive à nouveau. Et j’ai eu une orthophoniste qui m’a réappris à parler et chanter. Elle me conseillait : “faites des phrases avec des silences.” Après les concerts, les coups à boire avec les musiciens, j’essaie de ne plus parler une fois arrivé à l’hôtel. Bien que je ne sois pas adepte d’hygiène particulière. Plus que le silence, c’est savoir s’arrêter qui est important, une chose que j’étais incapable de faire. Comme ce que j’ai fait pour l’album, je me suis posé à la terrasse de ce bar. J’attendais et il se passait toujours quelque chose. Il y avait toujours une scène toutes les 10-15 minutes.
La vertu d’être contemplatif c’est ce que je vise aussi.
Quelle leçon d’Alain Bashung t’appliques-tu ?
Ce n’était pas un intime, comme Jean Fauque que j’ai revu il n’y a pas longtemps. Je repense toujours au fait que j’étais l’auteur le plus jeune qui avait écrit pour lui. J’ai conservé un message qu’il m’a laissé au sujet de la chanson que je lui avais écrite. Il me disait : “cette chanson dit des choses trop terribles pour qu’on les taise.” J’avais tapé juste alors que je ne savais pas grand-chose de son histoire.
Ce que je retiens c’est prendre le temps d’écrire et de choisir les bons mots. Un album une fois qu’il est fait, on ne peut plus revenir dessus. Mon premier album, je n’avais rien retouché des textes que j’avais écrits.
Bashung n’avait changé que quelques mots de ma chanson. C’était d’une grande précision. Et je retiens cette leçon.
La deuxième, c’est pour mon 1er album. J’ai dû décaler la sortie à cause de celle du disque de Julien Doré. Il sortait tout juste de la Nouvelle Star et je trouvais ça injuste de devoir m’adapter à son actu. Bashung m’a dit : “tu ne peux pas te rapprocher de la pointe et toucher le grand public. A un moment donné, tu le feras, à ta sauce et tu assumeras comme j’ai assumé avec Osez Joséphine, Ma petite entreprise.” Et il a raison. C’est ce que je commence à faire, avec certainement des mélodies plus simples et en me montrant.
Fin d’interview avec une citation de BorisCyrulnik : “On se sauvera par l’art.”
Joseph d’Anvers, nouvel album LES MATINS BLANCS (Label At(h)ome)
format CD et Vinyle
Concerts : 15 octobre, CentQuatre (Paris) avec Lescop, Margaux Simone, Le Prince Miaou
En tournée et en première partie des concerts de Dominique A et Hubert-Félix Thiéfaine : Rennes, Limoges, Brest, Metz, Orléans, Caen, Roubaix, Nantes….
Petite pause en pleine tournée mondiale (Mexico, Miami, New York, Suède) pour donner pleine mesure de l’album Complètement Fou, Julie (alias Yelle) était de passage à Paris ce jeudi. On a profité de cette rencontre dans les locaux de Because Music pour évoquer sa folle tournée qui est passée par Coachella en avril et qui se terminera en beauté par le Casino de Paris le 10 octobre. Culte !
Une jolie rencontre. Un peu intimidé à l’arrivée, le sourire de Julie m’a mis à l’aise dans la minute. Échange amical, comme deux potes autour d’un verre. Simplicité est un mot qui la caractérise bien.
Selfie exclu #UsofParis
UsofParis : Qu’est-ce qui a été « Complètement Fou » pour toi cette année ? Pendant cette tournée ? Yelle : Encore et toujours la variété des concerts. De passer du jour au lendemain d’un truc à l’autre.
Le week-end dernier, on a joué à Shanghai et hier soir on était à Metz, donc rien à voir. Mais j’ai vraiment l’impression que c’est ça que j’aime bien dans ce métier: la diversité. Et de pouvoir passer du jour au lendemain à une énergie différente, à des surprises, des expériences différentes. C’est ce qui me plaît vraiment. Les montagnes russes des émotions sur toute l’année et les rencontres que tu peux faire grâce à elles.
Comment choisis-tu la setlist de tes concerts ? Par exemple pour les festivals, il y a des chansons qu’on ne fait pas, les chansons un peu calme comme Dire qu’on va tous mourir. C’est un morceau qu’on aime bien faire en club ou en salle car ça repose un peu l’ambiance, c’est assez court en plus. C’est un morceau qui est un peu étonnant par rapport à ce que l’on fait d’habitude, qui est un peu dur.
Dans un festival c’est un peu compliqué, les gens sont moins attentifs, donc on évite de parler de la mort dans les endroits festifs (rires).
Après c’est plus une construction, le choix de la setlist. On adapte selon le temps qui nous est imparti, pour pas que ce soit juste un enchaînement de morceaux. Il faut que ce soit cohérent du début à la fin.
Favorises-tu plus le dernier album ? Oui oui oui. On favorise le dernier album. On a quand même envie de jouer les derniers morceaux. On a un bloc par exemple avec Comme un enfant et La musique qu’on met ou qu’on ne met pas selon le temps. On a décidé de retirer celui-là parce que c’est des morceaux du deuxième album, donc c’est moins grave que d’enlever Coca sans bulles ou Ba$$in.
Tu adaptes selon le pays dans lequel vous jouez ? Non pas vraiment. On n’a pas beaucoup fait Florence en Italie à l’étranger car il y a beaucoup de paroles en français et c’est vraiment difficile de comprendre. Mais sinon non, on n’adapte pas.
Comment choisis-tu les stylistes avec lesquels tu collabores ? Je ne travaille pas avec des stylistes. Je me « stylis-me » moi toute seule. Je travaille avec des créateurs parfois, comme Jean-Paul Lespagnard qui a créé des tenues pour les pochettes des albums ou le live, et avec qui on fait vraiment un travail particulier de création.
Et après, il y a des artistes avec qui j’aime bien travailler, qui me prêtent des vêtements comme Jacquemus, Castelbaljac. C’est plus ponctuel.
Mais, la plupart du temps, on fait tout tout seul. Il y a juste sur le clip de Complètement fou pour lequel on avait un styliste (Jean-Paul Paula), qui travaille pour le WAD. J’avais envie de travailler avec lui depuis longtemps. Je me suis dit : « je ne sais pas comment je fais pour le contacter », je lui ai juste envoyé un message sur FB et puis il a dit oui.
Des fois, on se fait une montagne d’un truc et il faut juste essayer. Les gens finalement aiment bien la spontanéité.
Au final, je ne travaille pas avec plein plein de gens. Aussi par timidité je pense, car je n’irai pas voir Jean Paul Gaultier, alors que j’adore ce qu’il fait, mais j’ai l’impression qu’il est là-haut, dans les étoiles. C’est moins évident.
Et du coup as-tu une collaboration rêvée dans la mode ? Gaultier ! Car il a cette fantaisie, cette folie, que j’aime beaucoup. Dans un style assez différent, j’aime bien ce que fait Gareth Pugh, même si c’est très noir. Je pense que ça pourrait être très beau avec des couleurs et des choses très fortes. J’aime aussi beaucoup ce que fait Rei Kawakubo, la créatrice de Comme des garçons, c’est très poétique, fou, avec des couleurs primaires.
selfie exclu #usofparis
Et en musique ? Si tu pouvais appeler quelqu’un pour une collaboration ?
Je suis hyper fan de Blur et Damon Albarn, (elle prend une voix d’ado) depuis que j’ai 14 ans, donc je pense que si un jour je pouvais faire un morceau avec lui ce serait formidable.
Sinon après je suis assez fan de Marc DeMarco, Dev Hynes aussi le mec de The Blood Oranges.
Mais Blur ce serait un peu le rêve.
Tu nous parlais de David Hasselhoff et de Coachella en septembre dernier. C’était comment Coachella édition 2015 ? C’était super. Vraiment chouette. C’est la première fois qu’on le faisait avec les deux week-ends. C’est un peu différent car si tu rates le premier tu as le droit à une autre chance. Ça s’est bien passé pour nous le premier week-end, mais justement on a pu ajuster et le deuxième c’était vraiment mieux.
J’ai vu des super concerts aussi. The Weeknd qui a été une vraie révélation, puis Florence + The Machine c’était vraiment très très chouette.
Il y a des moments assez forts comme ça, et je suis super contente d’avoir pu vivre le festival sur scène et dans le public.
Est-ce que tu as une manière différente d’aborder le public français et étranger ? Pas vraiment. J’y vais peut-être avec un peu moins de pression à l’étranger car je me dis que si je me trompe dans les paroles, ce n’est pas grave.
Des fois, quand je suis en concert en France, je dois être hyper concentré sur ce que je raconte parce que j’ai peur de me vautrer et que ça s’entende.
Mais sinon je me rends compte, alors que je trouvais que le public français était un peu timide, qu’il sait aussi se lâcher. Quand tu lui dis « On y va » il vient avec toi et c’est hyper agréable.
C’est important pour moi de faire de la musique qui donne envie aux gens de rentrer dans mon univers et de passer un bon moment.
Quels sont les albums qui t’accompagnent sur cette tournée dans le tour bus ?
J’ai pas mal écouté l’album de Christine and The Queens car c’est un très bon album. En plus, c’était chouette car je l’ai rencontrée à la même période, j’écoutais sa musique, je la voyais en concert, en tournée. C’est super de suivre quelqu’un comme ça sur une période. C’est comme un petit doudou, tu gardes un contact.
J’ai pas mal écouté The Weeknd depuis avril, je connaissais déjà, mais je me suis plongée dedans. On écoute pas mal Django Django. Why Make Sense, le dernier album de Hot Chip qui est sorti il y a quelques semaines et qu’on écoute à fond.
Comment envisages-tu l’après tournée ? Je pense qu’on va se poser quelques temps. J’ai envie de refaire du cinéma. Je vais profiter de cette période de fin de tournée, de champ libre. J’ai envie de faire ça en parallèle.
Si ça ne le fait pas ce ne sera pas dramatique mais en tout cas je me dis que c’est le bon moment.
La fin de quelque chose c’est aussi le moment de démarrer de nouveaux projets.
En revanche, peut-être pas tout de suite un album. Bien qu’on ait déjà commencé à bosser sur quelques titres, et on n’attendra pas 4 ans comme pour les autres.
Après plusieurs dates de concerts et festivals cet été en Espagne, au Mexique, aux US, en Suède, Yelle clôturera sa tournée au Casino de Paris le 10 octobre 2015