Le 5 février prochain, le café La Pêche de Montreueil accueillera la Release Party du collectif Montreuillois : Le Kube. Un évènement auquel nous vous proposons de prendre part.
Le Kube est une structure d’encadrement adaptée aux besoins de la production musicale. Elle propose des services pensés pour répondre aux problèmes rencontrés par les acteurs de la musique : de l’aide au financement à la production d’un album, le Kube accompagne tous les artistes désireux de se développer en toute indépendance.
Organiser une Release Party avec de la musique live est donc une chose toute naturelle pour fêter l’arrivée de ce nouveau facilitateur de création.
La programmation de cette soirée est plutôt alléchante : Kacem Wapaleket ses Zikos, Caïman Philippines et Alone and me, trois styles de musique bien différents les uns des autres. Rock-seul-en-scène version guitare saturée, world music et électro.
Ouverte au public, la soirée débutera à 19h30 avec un prix modique d’entrée à 10 €.
CONCOURS
Parce qu’on aime partager, nous vous proposons de gagner vos invits pour la soirée du jeudi 5 février à partir de 19h30.
Pour cela, il suffit de nous envoyer un mail avec votre prénom et nom (en mettant en objet le Kube) à : usofparis@gmail.com avant le 2 février 23h.
Les gagnants seront tirés au sort parmi les participants et gagneront 2 invitations chacun(e). C’est pas un évènement sympa ça ?
Le Kube Release Party
Jeudi 05 février dès 19h30
Café La Pêche
16 rue Pépin
93100 Montreuil
Evènement en cette fin janvier 2015 : Le Bal de Montmartre fête ses 20 ans et s’offre pour l’occasion un retour aux sources : Le Bataclan.
Depuis 1995, Le Bal de Montmartre propose aux aficionados des soirées parisiennes de la musique live jusqu’à l’aube : une véritable institution ! Et en 20 ans ce sont plus de 480 000 fêtards qui ont participé au Bal. Impressionnant. Un record qui fait de ce rendez-vous festif une référence des soirées parisiennes.
La recette inventée un soir de janvier 1995 reste donc inchangée : du live avec le Grand Orchestre de Montmartre et les DJs Peter Pan et Steph Seroussi pour bouger, se trémousser et se défouler sur le dancefloor.
Et comme cette soirée est particulière, Michel Vedette, le prof de danse préféré du bal proposera, un cours de danse collectif pour ouvrir la soirée et mettre le public en jambes. On va lever les gambettes vendredi !
Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.
Et cette fois le thème du mois est : qu’évoque pour vous l’océan ?
L’océan c’est surtout pour moi l’Atlantique, la Grosse Pomme et sa vie 24/24, ses immeubles qui poussent les uns à la place des autres, sa vie trépidante.
A plus de 5 000 km de Paris, lors de cette dernière semaine très chargée en émotions, j’ai choisi de partager avec vous une image forte du rassemblement #JeSuisCharlie auquel j’ai pris part à New York, dans le Washington Square Park. Une belle communion.
Clairemarie Osta et Julien Derouault interprètent M. & Mme Rêve dans la nouvelle création du couple de danseurs chorégraphes : Pietragalla et Derouault au Grand Rex, à Paris. Un spectacle tout à fait inédit conçu avec un décor en 3D. La symbiose de la science et des arts.
Confortablement installés dans la salle de cinéma du Boulevard Poissonnière nous avons été littéralement transportés dans le monde imaginaire de M. & Mme Rêve.
Au départ, deux personnages qui évoluent dans leur maison bourgeoise effectuent les mêmes gestes tels des jumeaux. Dans la chambre à coucher d’abord puis dans la douche ou encore dans la salle à manger. Des mouvements sobres, mécaniques sur une scène sombre avec des décors en 3D vidéo projetés ahurissants.
Avec leur perruque de cheveux blancs et leur justaucorps noirs, les danseurs enchaînent une série de tableaux librement inspirés de l’œuvre de Ionesco.
Ainsi dans séquence intitulée Le mariage, Madame Rêve affublée d’un improbable masque à 4 têtes et d’un tutu en plume se déplace à la manière d’une poule. Dans L’interrogatoire, elle est attachée à une chaise, alors que des policiers en ombre chinoise la malmènent. Pour la partie Les Rhinocéros, on retrouve Monsieur et Madame Rêve contraints de danser avec des rhinocéros violents et déterminés.
Les scènes s’enchaînent à une allure folle, en alternant musique classique et musique électro. Certaines sont très noires comme La cité radieuse, véritable critique du monde moderne où l’on voit un Monsieur Rêve projeté dans un univers cauchemardesque travaillant sans relâche jusqu’à l’effondrement.
C’est Laurent Garnier, le DJ qui fait danser la planète depuis plus de vingt-cinq ans, qui a mixé la bande son de cette fable contemporaine. Pour sa deuxième collaboration avec Pietragalla et Derouault – il avait déjà composé la bande musicale du spectacle Sade ou le théâtre des fous – il travaille des sons électro avec beaucoup de ruptures. C’est parfois un peu oppressant, brutal.
Suite à une blessure à la cheville, “Pietra” qui danse habituellement aux côtés de son mari a dû céder sa place à une autre artiste Clairemarie Osta lors de notre venue. La gracieuse étoile relève le défi – de taille – haut la main. Les deux danseurs aux corps affutés sont prodigieux de justesse et de régularité.
On peut regretter parfois la succession un peu trop rapide des épisodes, à peine rentré dans un univers, on en sort pour en intégrer un autre, bien différent.
Le spectacle doit beaucoup à la scénographie époustouflante. Le pionnier en la matière est Merce Cunningham qui avait utilisé la vidéo comme décor en 3D dans les années 1990. Depuis ces nouvelles technologies ont inspiré nombre de chorégraphes mais peu se sont risqués à tenter l’expérience sur scène.
On assiste ici à un show accessible à destination d’un public large. La danse et la technologie s’associent pour nous plonger dans cet univers virtuel où les danseurs évoluent, faisant corps avec le décor. C’est inédit et donc un peu déconcertant.
M & Mme Rêve de retour au Grand Rex, à Paris, du 25 au 29 mars 2015
du mercredi au samedi à 20h30
dimanche 16h
Chorégraphie et mise en scène : Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault
En coproduction avec : Dassault Systèmes, The 3D Experience company, Mehdi Tayoubi
Collaboration musicale : Laurent Garnier
Conception et réalisation graphique : Gaël Perrin
Réalité virtuelle et mise en œuvre technologique : Benoit Marini
Costumes : Johanna Hilaire
Son, Lumière et Vidéo : Stars-Europe
Cher(e)s ami(e)s, du blog comme nous vous avez dû être bouleversé(e)s par la triste actualité qui à secouer notre pays ces derniers jours. Nous avions aussi envie de partager cette vague solidaire #JeSuisCharlie qui déborde de la France.
Ce billet n’aurait certainement pas été écrit et posté si notre équipe n’était pas en ce moment séparée par plus de 5000 km.
Touchés par le rassemblement qui s’est organisé à New York, dans le Washington Square Park, nous publions ici quelques clichés pris si loin de Paris.
Nous partageons également des photos prises ce samedi 10 janvier le long du boulevard Richard Lenoir à Paris et devant le siège de Charlie Hebdo où l’émotion était palpable au milieu des centaines d’anonymes présents et de ce violoncelliste qui faisait résonner Bach sur ces cordes.
On nous avait conseillé de planter notre fourchette dans les plats de qualité du restaurant Le Pas Sage, proche des Halles à Paris. Un soir, nous avons poussé la porte de cette adresse sous étendard bistronomie située Passage du Grand Cerf.
Après une grosse journée de boulot, l’accueil est cordial mais sans grande chaleur alors que la carte de la semaine est plutôt prometteuse. Elle peut rappeler celle d’une adresse qui se la joue lumière feutrée (un cauchemar pour un foodreporter) que nous avons beaucoup fréquentée et délaissée suite à un service un peu léger et à une liste d’attente longue comme le bras : Le Frenchie.
Les entrées Le foie gras maison, chutney date et rose
Présentation originale et intrigante qui se pose sur la table pour débuter le dîner. Le foie gras est présenté sous forme de vermicelles. Un poil déconcertant et surtout pas évident à déguster : au couteau ou à la fourchette ? La question n’est toujours pas résolue pour nous. Mais la difficulté est que sous cette forme, il est difficile de juger de la réelle qualité du produit. Pour nous c’est une FBI (fausse bonne idée). Attention aussi, l’assiette accompagnée de pain est finalement plus que copieuse.
Raviole de Langoustine, topinambour et beurre au Gewürztraminer
Sous une légère émulsion, on découvre des ravioles fines et légères. Les goûts sont parfaitement homogènes. Une très bonne entrée douce et chaude à la fois, parfaitement de saison.
Les plats ! Hampe de Boeuf, croustillant dauphinois au lard de Toscane, sauce diable
Le boeuf est de bonne consistance et épaisseur. Ce morceau va droit au but pour assurer force et tendreté. La garniture est harmonieuse avec un gratin croustillant à souhait. Un sans faute pour ce plat.
Pluma Ibérique, rösti pomme de terre, oignons, foie gras
Premier constat, les röstis de pomme de terre sont un peu desséchés et forment une maigre garniture, avec un foie gras un peu absent. Les chips qui agrémentent l’assiette sont vraiment en sur-cuisson. Le pluma Ibérique (filet de porc de grande qualité) cuit au four, souffre d’un manque de jus, le rendant vraiment sec. Dommage car les saveurs n’ont pas démérité pour ce plat.
Côté sucré !
Torche aux marrons Nous avons sauté sur ce dessert qui est une déclinaison du Mont-Blanc que nous affectionnons.
Sous une coque meringuée surprenante, les cheveux de marrons dévoilent le goût fort subtil de ce dessert, agrémenté d’un coulis kirsch. La surprise tient donc ses promesses et termine ce repas sur un mode inventif.
Pour résumer Le Pas Sage est un restaurant qui peut déconcerter suivant les plats que vous choisirez, et à l’accueil qui pourrait être plus convivial sûrement.
Nous le recommandons car il offre un cadre confortable pour la vue et l’ouïe. Pas d’excès donc que ce soit en cuisine et dans la salle.
Et puis n’oublions pas que tous les goûts sont dans la nature et que cette adresse pourrait être pour certains d’entre vous votre prochaine cantine de quartier.
Le Pas Sage
Ouvert tous les jours : 12:00 – 15:00 et de 19:15 – 22:30
1 Passage du Grand Cerf
Paris 2ème
Un vent doux venant de l’île Maurice souffle dans le patio de l’Hotel Westin Paris- Vendôme depuis quelques semaines. Une terrasse d’hiver inspirée de cette destination exotique a ouvert ses portes pour un hiver revigorant jusqu’à 31 mars 2015.
Exit le marché de Noël de l’année dernière, l’adresse de la rue Castiglione ouvre son espace à un dépaysement plus ludique que réaliste.
Ici, on sirote des cocktails au rhum dont le très original Port Louis servi chaud dans une déclinaison thé lové dans une petite tasse transparente et en version alcoolisé rafraîchi à grands coups de glaçons dans un verre plus large. Notes douces et fruitées rehaussées par des petits morceaux de mangue. Un petit délice.
Chemises fleuries pour l’équipe barmans, serveurs afin d’accueillir aussi bien la clientèle de l’hôtel que les visiteurs d’un soir, pour un afterwork bien pensé.
Et nulle crainte d’être dérangé par les discussions de vos voisins. Les tables sont suffisamment espacées les unes des autres pour vous offrir des petits cocons bien abrités.
Le soir en week-end des sessions de DJ set viennent pimenter le patio en vous transportant un temps vers le dépaysant Westin Turtle Bay de l’Ile Maurice dont les saveurs imprègnent ce décor.
Les petits plus : une cabine photo pour immortaliser vos “vacances” avec choix du décor de fond. L’illusion est totale pour briller auprès de vos amis absents.
Les fumeurs ont aussi leur espace avec des sièges molletonnés, on se croirait dans un chalet.
Et ne pensez pas que pousser les portes de l’hôtel 4 étoiles ruinera votre pouvoir d’achat. Vous pouvez débuter votre soirée avec un sirop de sucre de canne au verre à 9€.
Reste aussi le shoot de rhum pour les plus téméraires.
Bon à savoir : immortalisez votre venue et partagez-la avec le hashtag #colourlifeenergy, vous pourriez bien remporter vos prochaines vraies vacances et des séances de dégustation. Irrésistible !
Une boule d’énergie, c’est comme ça que l’on pourrait qualifier Lionel Aknine, dans son spectacle Attaché de Presque, repris à partir du 8 janvier au Théâtre le Proscenium, Paris.
L’homme voulait être acteur, mais la vie en a décidé autrement. Ou plutôt les metteurs en scène et les réalisateurs, qui ne se bousculaient pas pour le faire jouer. Qu’à cela ne tienne, le monsieur a plus d’une corde à son arc et va voir sa vie transformée grâce à un simple coup de fil.
Le spectacle peint avec autodérision, et dans un flot très imagé d’anecdotes, un métier “presque” parfait. Celui d’attaché de presse, avec ses avantages, mais aussi ses surprises… un peu moins agréables. Les célébrités dont il a fait la promo sont revisitées avec humour, mais sans médisance ! Pop, rock, variétés, rap, classique et jazz, toutes y passent.
Une véritable histoire
Lionel Aknine aurait pu jouer la facilité et égrener des sketchs sans rapport les uns avec les autres. Pas du tout ! Très pointilleux, il nous livre une véritable histoire, dont les petits détails sont distillés et répétés tout du long. Nous regrettons toutefois qu’il ait choisi des anecdotes attendues, et des révélations qui n’en sont pas. Nous aurions préféré plus de croustillant.
Résultat, nous sourions plus qu’on ne rit aux éclats. Mais comme l’heure de spectacle est menée tambour battant, on ne s’ennuie pas du tout. Ça reste drôle et jamais gras. Quant aux gens du métier qui iront voir cette pièce, ils ne pourront s’empêcher de sourire doublement aux souvenirs de leurs propres expériences. Une profession visiblement pas de tout repos.
Après avoir connu le succès au Théâtre Saint Georges la saison dernière A gauche en sortant de l’ascenseur avec Stéphane Plaza revient à partir du 23 janvier 2015 aux Bouffes Parisiens pour 80 dernières représentations.
Avertissement : pendant 1h30, vous ne décollerez pas de votre siège, pris dans la frénésie de cette histoire.
Le vaudeville c’est toujours l’affaire d’un amant, d’une maîtresse, d’un mari et bien évidement des portes qui claquent.
La situation : Yan (Stéphane Plaza), peintre avec une petite notoriété, qui attend son rendez-vous galant avec la charmante Florence Arnaud (Laëtitia Laburthe-Tolra), se trouve entravé par sa voisine Eva (Caroline Burgues) qui a claqué la porte de chez elle alors qu’elle était sur le paillasson en petite tenue. C’est bien évidement à ce moment que débarque la prétendante de notre protagoniste.
Dès les premières minutes, nous sommes happés par les situations qui virevoltent et s’imbriquent les unes dans les autres. Stéphane Plaza se donne à fond, avec une rare générosité, du début à la fin de la pièce. Il mouille la chemise pour vous faire rire, mais il n’est pas le seul.
La troupe d’acteurs donne le meilleur sur scène : Boris (Boris Soulages), le voisin jaloux et colérique prêt à démolir le premier venu qui s’approche de trop de sa fiancée, le mari suspicieux (Philippe Dusseau) mais pas tout rose, des policiers (Yannik Mazzilli et Sébastien Pierre) caricaturaux et benêts aux prises avec une affaire de pistolet plus ou moins factice, une femme de ménage (Flavie Péan) qui adore, involontairement, mettre les pieds dans le plat et un ami un peu lourd (Stéphane Godin) qui à l’art d’envenimer toutes les situations. Chacun est, à tour de rôle, la pièce maîtresse d’une scène, d’une situation qui dégénérera sur une suivante.
Dans cette pièce qui n’offre aucun répit au spectateur, les quiproquos s’enchainent en usant de tous les ressorts comiques : tentatives de suicide savoureusement avortées, vêtements en lambeaux, un kilt pour émoustiller les admiratrices du premier rang et aussi beaucoup de coups de sonnettes.
Avec A gauche en sortant de l’ascenseur vous ne serez pas déçus. Stéphane Plaza se démène avec une belle énergie. Et ne croyez pas qu’il n’attire que les ménagères de plus de 50 ans. Ce soir de juillet où nous sommes venus – à notre grand étonnement – il y a une large part du public jeune qui affiche la vingtaine et la trentaine.
De quoi faire douter les mauvaises langues qui ne pensaient pas que ce trublion télévisuel puisse être un acteur, et un bon. Saviez-vous que l’animateur, avec cette pièce, revenait à ces premières amours : le théâtre, qu’il a dû abandonner avec la présentation de ses rendez-vous Maison à vendre ou Recherche appartement à vendre ou à louer. A l’époque, certains pensaient qu’un un agent immobilier théâtreux ne serait pas crédible. A vous de juger…
A gauche en sortant de l’ascenseur
du 23 janvier au 26 avril 2015
Mercredi, jeudi et vendredi à 21h
Samedi 17h et 21h
Dimanche 15h
Pièce de Gérard Lauzier
Mise en scène : Arthur Jugnot
Décors : Juliette Azzopardi
Avec : Boris Soulages, Caroline Burgues, Flavie Péan, Laëtitia Laburthe, Philippe Dusseau, Sébastien Pierre, Stéphane Godin, Stéphane Plaza, Yannik Mazzilli
Reprise exceptionnelle de Situation Rooms l’expérience théâtrale qui a fait sensation à la Grande Halle de la Villette en mai dernier.
Cette fois, direction le Théâtre Amandiers-Nanterre pour un voyage inédit et initiatique à partir du 24 janvier 2015. Addictif !
Des images de situation rooms, nous en avons tous une particulière en tête. Souvenez-vous de cette image d’Obama durant le raid donné contre Ben Laden au Pakistan, entouré de ses collaborateurs et généraux. La situation room c’est la salle de crise et Rimini Protokoll.
Avec ce spectacle, véritable jeu de rôle en 3D, le collectif de créateurs berlinois met en lumière les dessous de la mondialisation de l’industrie de l’armement : fabrication, financement, militantisme anti-arme ou encore victime de ces armes comme un enfant soldat africain.
Imaginé à partir de témoignages, le scénario proposé entremêle chaque histoire et plonge le spectateur-acteur dans un décor immense. Chacun des vingt participants est placé devant une porte, sa tablette (viseur-écran-guide) en main, prêt à entrer dans une aventure peu commune.
Durant 1h30, vous incarnerez 10 personnages différents sur les 20 présents dans le scénario (avocat, tireur d’élite, journaliste, photographe de guerre, chirurgien d’une ONG, réfugié, militant… et même un chef de réseau de drogue mexicain). Tantôt victimes, tantôt bourreaux, les 20 spectateurs sont en totale immersion.
Les témoignages audio sont sans réel affect pour donner pleine ampleur des ramifications, des tentacules incroyables du trafic d’armes dans le monde. Par cette expérience, la réalité est frontale, crue et pousse à une vraie prise de conscience sur notre engagement politique et citoyen. Dans quelle mesure je suis partie prenante à petite échelle de cet effort de guerre sans fin ?
En suivant les instructions, donc en reproduisant les gestes de votre personnage, vous interagirez avec les autres personnages-spectateurs, recréant ainsi les histoires diverses et uniques de chaque protagoniste du commerce des armes.
Il est très important, pour une meilleure expérience, de se plier aux directives de la tablette car tout compte dans cette expérience : déplacement, geste…
Chaque espace de jeu est d’un réalisme incroyable voire même bluffant. Il est parfois difficile de rester concentré sur l’histoire de votre personnage car l’on peut facilement se laisser absorber par la contemplation des décors.
Une expérience scénographique unique qui donne envie d’y retourner une seconde fois, d’une part pour cette mise en scène spectaculaire en totale immersion, mais aussi pour se glisser dans la peau des 10 personnages que vous n’aurez pas incarnés.
Le petit plus : le spectacle accueille les anglophones.
SITUATION ROOMS
Par le collectif Rimini Protokoll
du 24 janvier au 15 février 2015
Du mardi au samedi à 13h + 15h + 17h + 19h + 21h
Dimanche à 12h + 14h + 16h + 18h + 20h
au Nanterre-Amandiers Théâtre
Centre dramatique national
7 avenue Pablo-Picasso
92000 Nanterre