La Monnaie de Paris nous a habitué à des expositions décalées. C’est encore le cas avec Merci Raymond par Bertrand Lavier. Jusqu’au 17 juillet 2016, l’établissement rend hommage à Raymond Hains, photographe, plasticien et figure de proue du Nouveau Réalisme, grâce à cette carte blanche accordée à l’artiste Bertrand Lavier.
Dolly – Bertrand Lavier, 1993
Dialogue entre les œuvres de ces deux artistes mais aussi de certains autres, Merci Raymond est une exposition légère, décalée et subtile. Jeux de mots et double sens assurés, mais aussi sens cachés. L’équipe d’USofParis a chaviré pour une sélection de propositions.
Ready-Made : voitures et skis
C’est l’un des maître-mots de cette exposition. Conceptualisé par Marcel Duchamp, cet art consiste à faire d’objets du quotidien existants des œuvres d’art. Il y a six troènes entre Matiz et Picassoest une belle illustration de ce concept.
Avec humour, Bertrand Lavier illustre par cette installation – créée pour cette exposition – un vrai duel commercial et contemporain, la rivalité qui opposait les deux peintres : Matisse et Picasso.
On retrouve aussi l’idée de ready-made dans la salle La foire aux skis !
Palisade de skis – Raymond Hains, 1997
Autour de cette Palissade de skis de Raymond Hains, Bertrand Lavier réunit des pièces d’artistes “en ski”. De Boltanski à Kandisky, il n’y a ici aucune volonté de créer un rapprochement historique entre ces artistes mais plutôt céder à l’envie de faire se côtoyer des œuvres qui, normalement, ne se seraient pas rencontrées. L’ambiance musicale de la salle est bien évidement assurée par Stravinski.
Macintoshages : les premiers pas dans l’art numérique
Macintoshages, c’est le nom que l’artiste a donné à ces collages numériques qui sont en réalité des captures d’écran.
Marguerite d’Autriche, Jeune fille et L’amant vert, rue Marguerire d’Autriche – Raymond Hains, 1999
Il suffit de regarder la date, 1999, pour voir le côté visionnaire, ou avant-gardiste, de Raymond Hains. Bluffant !
Magritte en Marguerite – Raymond Hains, 199
Même si ces propositions nous renvoient aux prémices de l’art numérique, elles restent malgré tout d’une exceptionnelle modernité.
Détournements et hommages
L’art c’est aussi jouer avec des symboles, des images.
Lavier et Hains jouent donc aussi de leurs propres images pour duper les visiteurs avec cette espèce de Qui est qui ?
A droite : est-ce Raymond Depardon ou Bertrand Lavier ?
A gauche : est-ce Albert Michel ou Raymond Hains ?
Ce trompe-l’œil est exacerbé avec les photos de l’oeuvre Harcourt/Grévin qui sont mises en parallèle. Lavier a demandé au studio Harcourt de faire des portraits de statues de cire du musée Grévin : fascinant !
Un peu de grivoiserie aussi dans Merci Raymond avec cet hommage à Frédéric Dard.
Reprenant une stèle commémorative érigée à Bourgoin-Jallieu, Objet Dard compile les titres de tous les romans de San Antonio.
Objet Dard – Bertrand Lavier, 2013-2016
Et comme une œuvre de Bertrand Lavier n’a pas qu’un seul niveau de lecture, celle-ci est aussi un clin d’œil au chef étoilé Guy Savoy, présent dans les murs de la Monnaie de Paris, mais aussi natif de Bourgoin-Jallieu.
Objet Dard – Bertrand Lavier, 2013-2016
Si vous aussi vous voulez tâter de l’esprit décalé de Bertrand Lavier et Raymond Hains, il ne vous reste plus qu’à franchir les portes de la Monnaie de Paris.
Dernier conseil avant votre visite : n’hésitez pas à demander des explications aux médiateurs de l’expo si vous vous sentez perdus. Ils auront de précisions sur les oeuvres si vous avez besoin d’être éclairés.
Exposition Merci Raymond par Bertrand Lavier
Jusqu’au 17 juillet 2016
Horaires :
Tous les jours de 11h à 19h
Nocturnes les jeudis jusqu’à 22h
Le dandy de la chanson française, Benjamin Biolay, est de retour avec son nouvel album Palermo Hollywood. Il est tout naturel que le célèbre gone revienne enchanter les Nuits de Fourvière, au Théâtre Antique de Lyon : une des plus belles scènes de festival en France.
Palermo Hollywood, c’est un quartier de Buenos Aires. Celui où Benjamin a choisi de poser ses textes – écrits en grande partie à Paris – sur des musiques empruntant largement l’esprit argentin.
Il est clair que cet album à la patte Biolay : des compositions travaillées, des textes toujours ciselés et toujours un mixage parfait.
On sent que le Lyonnais est tombé amoureux de ce pays ou de cette ville, plus simplement. Des sons bruts captés en situation sont parsemés au fil des chansons, créant une ambiance particulière.
Salué par la presse comme l’un des meilleurs albums du crooner français, la team d’USofParis est impatiente de découvrir dans quelle mesure Benjamin transfigurera la chaleur et les orchestrations de cet album sur scène.
Il faut dire que l’on a toujours apprécié l’artiste Biolay qui dégage une réelle énergie magnétique sur scène.
#CONCOURS
Comme on aime vous chouchouter et que le concert de Benjamin Biolay est déjà complet, #USofParis vous propose de gagner 2 places pour son concert aux Nuits de Fourvière de Lyon, le vendredi 17 juin 2016 à 21h30.
Pour participer, c’est super simple : il suffit de compléter le formulaire ci-dessous pour participer au tirage au sort.
Vous avez jusqu’au mardi 14 juin à 23h59 pour participer.
Et n’hésitez pas à nous laisser un commentaire sympathique (on adore !).
Mais avant de vous inscrire, vérifiez bien que vous êtes libre à cette date et que vous serez bien à Lyon ! 😉
Le boulevard reste un des styles majeurs dans les théâtres parisiens. USofParis vous propose de découvrir Une folie, une pièce d’un maître du théâtre français, Sacha Guitry au Théâtre Rive Gauche. Un vaudeville en plein cabinet psychiatrique, c’est pas banal !
Le docteur Flache, célèbre psychiatre, est sur le point de prendre sa retraite. Il va quitter Paris pour s’établir dans le midi, laissant ses patients, son joli petit pavillon du XVIIIème et son infirmière…
Mais c’est sans compter sur l’irruption soudaine de Jean-Louis, puis de la charmante Missia dans son bureau : chacun lui demandant d’examiner son conjoint, que chacun croit devenu fou.
Une folie : un sujet en avance sur son temps
Une folie joue sur un sujet d’avant-garde pour les années 30 : le divorce. Sacha Guitry ose écrire de façon visionnaire sur ce sujet et met en avant par son écriture particulière une situation totalement contemporaine pour briser ce tabou avec humour et finesse…
On ne peut encore rien vous dire de la mise en scène de Francis Huster et de l’interprétation des comédiens, la pièce débute à partir du 2 juin 2016. En revanche, on peut déjà vous inviter à découvrir la pièce.
Une folie
avec Olivier Lejeune, Lola Dewaere, Manuel Gélin, Marianne Giraud, Alice Carel
mise en scène de Francis Huster
Envie de porte qui claque et de tromperie sur scène ? Ce concours est pour vous !
Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous pour la représentation du : – mardi 14 juin 2016 à 21h
Date limite de participation : le vendredi 10 juin à 23h59. Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 places pour la représentation de la pièce Une folie.
ON RADOTE mais c’est le cas à chaque fois : avant de participer, vérifiez bien que vous êtes disponibles aux dates proposées afin de laisser sa chance à tous et toutes !
Prépare tes tympans, le Weather Festival revient ! Et cette année, il promet un max de son. Toujours une programmation léchée, avant-gardiste et captivante de musique électro et quasiment H24. Nouveau format donc prévu pour cette édition 2016 qui accueillera les amateurs de beats du 3 au 5 juin au Bourget. #CantWait !
Avec plus de 100 artistes à l’affiche, le Bourget va se transformer en un énorme dancefloor, qui va vibrer un max pendant 3 jours.
Les quatre scènes Printemps, Été, Automne, et Hiver sauront faire la part belle aux mix de tous ces artistes réunis pour un week-end de fête. Et vu le lieu, ce ne sont pas les voisins qui seront dérangés.
Les amateurs de sons électroniques pourront trouver leur bonheur parmi ces line-ups plutôt prometteurs. On a déjà repéré deux bogosses qui risquent fort de marquer vos oreilles : le Tunisien Loco Dice et l’Allemand Dixon.
Alors pour débuter ce mois de juin dans une déferlante sonore de pure qualité, ce concours est pour vous.
#CONCOURS ! Pour passer une journée de pure électro et good vibes, nous t’offrons la possibilité de gagner1 pass pour 2 pour le dimanche 5 juin 2016au Weather Festival, de 12h à minuit.
Pour tenter ta chance, rien de plus simple, remplis le formulaire ci-dessous avant le dimanche 29 avril 2016 à 23h59. Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 1 pass pour les concerts du dimanche 5 juin.
ON RADOTE mais c’est le cas à chaque fois : avant de participer, vérifie que tu es bien disponible le 5 juin pour laisser sa chance à tous et toutes !
Ce n’est pas courant qu’un groupe, d’autant plus frenchy nous émoustille musicalement et visuellement. Avec Rester avec toi, les Fils du Calvaire ont donné le coup d’envoi de leur fantaisie. Fils de… le premier album surprend tout autant qu’il enthousiasme.
Plus étonnant encore, le groupe a Le Dernier Passage, documentaire unique sur la grotte de Chauvet.
INTERVIEW
UsofParis : Est-ce qu’il y a une phrase à propos de votre album, que vous avez lu ou entendu, qui a fait mouche ?
Damien : Oui, j’ai pu lire que l’on était un peu le renouveau de la chanson française. Clément : J’ai pas encore tout lu, tout vu et en plus je crois qu’il y a plein de journalistes qui reprennent des phrases issues du dossier de presse.
Oui, c’est comme la question “Pourquoi Fils du Calvaire ?” Ce n’est pas la peine ? Clément : Oui, merci… J’aime cette question. Je m’appelle Clément ! 🙂
Si vous n’aviez pas fait de la musique qu’est-ce que vous auriez fait ? Damien : Rien d’autre. Je ne me suis jamais posé la question de faire autre chose. Clément : Entre clochard et surfeur 🙂
Tu n’es pas très blond pour être surfeur ! Clément : Parce que je suis né à Paris mais c’est mon vrai destin. Damien : Jamais rien d’autre ne m’a traversé l’esprit. Depuis que j’ai six ans, je me dis que je serais musicien. Point barre. Clément : C’est vrai qu’il s’intéresse à beaucoup de choses de façon très large, mais jamais au point d’un faire un métier. Damien n’a jamais eu cette tentation… Damien : C’est comme une vocation ou un appel de foi.
selfie exclu pour #USofParis
Un appel de foi, carrément ? Damien : Honnêtement, je le vis comme une religion. Je fais de la musique huit heures par jour, parfois même plus, même dans ma tête. C’est comme quelqu’un qui rejoint … Clément : Les ordres 🙂 Damien : C’est pour ça que je ne me suis jamais posé la question. Jamais. Je ferais toujours de la musique. C’est un besoin vital.
Quel était ton premier dieu de la musique ? Damien : Charly Parker ! J’ai vu Dieu quand j’ai écouté Charly Parker. Son son a guidé ma vie.
Quelle chanson est la plus déjantée de votre album, en termes de texte ou de production ? Damien : Peut-être Angel Dark, le concept est assez marrant et assez déjanté. Clément : C’est une lettre d’amour à une pornstar. Damien : Une pornstar de Jo (Johnathan, le 3ème membre du groupe, NDLR), elle était sa préférée de toute son enfance. Clément : Il a eu enfin l’opportunité de l’exprimer. Damien : Les Fils du calvaire ce n’est pas très déjanté.
Mais vous êtes quand même originaux, un peu borderline ? Damien : Pour nous, on avait fait un pas en arrière dans le « déjantage ». Clément : C’était notre projet maturité (rires) Damien : Qu’il n’y ait pas de mal entendu.
Vous n’allez pas me faire le coup de l’album de la maturité… 🙂 Clément : Non, pas encore. On attend le prochain 🙂
Une chanson de votre album qui est parfaire pour bien pécho ? Damien : Rester avec toi, elle est pas mal. Clément : Et Aux toilettes pour être un peu plus trash. Ça dépend de l’heure à laquelle tu fais ta proposition. 🙂 Damien : Elles sont toutes pour pécho ! Clément : C’est un album de mec qui a envie de pécho en tout cas. Damien : Il y a la chanson Single Boy dans notre album, je trouve que c’est clair. (Rires)
Et bien justement, est-ce qu’en réalisant un clip sur une cuvette de WC, ça change le regard des femmes ?
C : On ne sait pas encore. L’album est sorti depuis trop peu de temps pour avoir des conclusions. Et en plus, on est déjà marié.
Ah merde… Damien : Faudra couper cette phrase… 🙂
Faut jamais dire qu’on est marié si on veut avoir du succès en musique ! Clément : Si tu veux avoir du succès en rentrant chez toi par contre… 🙂
Trois adjectifs pour décrire votre compère ? Clément : Petit c’est un adjectif ? 🙂 Damien : Clanique, drôle et intelligent. Clément : Musical, maigre, « insomnisant » : il entraine les autres dans ses insomnies. 🙂 Ça fait trente ans que ça dure ! Damien : Ça fait trente ans que je l’empêche de se reposer. 🙂 Clément : J’ai l’impression que j’ai 60 ans là. 🙂
Comment vous faites pour encore bien vous entendre ? Évoluer dans la même direction ? Clément : En dehors de l’amour que l’on se porte, il y a l’amour de choses que l’on partage et l’amour de choses que l’on a envie de découvrir. Damien : Et les choses que l’on a construite ensemble. Ça fait presque trente ans.
Il y a des histoires d’amour qui se finissent mal aussi ? Alors c’est quoi le secret ? Clément : Mais tu viens de divorcer toi ou quoi ? 🙂 Damien : Tu ne connais pas cette phrase de Montaigne quand il parle de La Boétie ? Il dit « parce que c’était lui, parce que c’était moi ». Parce que tout le monde leur demandait, car ils étaient tout le temps ensemble. Et c’est ce qu’ils ont trouvé à répondre. Je pense que c’est la meilleure réponse. Clément : Oui, c’est bien dit. C’est très validé !
Une émotion forte en live ? Clément : Pour le moment comme c’est les premiers live, c’est intense à chaque fois. La musique est déjà très en place. Pour le son, on se cherche encore un peu. C’est un peu normal, c’est un nouveau projet, de nouvelles circonstances, une nouvelle musique, une nouvelle approche. Il n’y a rien de mieux que les heures sur scène pour valider un travail. On est encore un peu dans ces moments-là.
Donc, l’émotion la plus forte vécue pour l’instant sur scène c’est le trac ! 🙂
Qu’est-ce qui vous a pris de faire une musique pour une grotte ? (La Grotte de Chauvet NDR) Damien : On a eu la chance d’être sollicité pour ce projet extraordinaire. Clément et moi, on est passionné d’histoire, de civilisation et de connaissances en général. Et là, c’est les premières œuvres artistiques humaines, les plus vieilles sur Terre. Clément : Deux fois plus vieilles que Lascaux. Damien : Et l’impact que ça a sur nous en tant qu’artistes de participer à faire revivre cette œuvre, c’est extraordinaire.
Et comment s’est passée l’écriture ? Damien : C’était dur. Clément : Mais le plus dur ça a été d’être obligé d’artistiquement s’effacer car l’œuvre que l’on met en avant ce n’est pas le film, ni la musique, c’est cette grotte. C’est le travail de ces hommes-là, qui sont en fait les mêmes que nous aujourd’hui, en tant qu’homme et en tant qu’artiste. Et c’est cela qu’il fallait mettre en lumière. Faire que le voyage soit agréable pour les gens sans que l’on soit prenant. Damien : Sans jamais aussi donner une émotion trop triste ou trop joyeuse, pour ne pas trop guider le spectateur et lui laisser sa sensibilité.
Au final, l’expérience est réussie ? Damien : C’est un des plus beaux projets sur lesquels on ait travaillé de notre vie. On a intégré une superbe équipe faite de scientifiques, de réalisateurs, d’archéologues… Clément : Des mecs qui ont une technique de fou pour filmer, une technique qui n’existe même pas encore à Hollywood. Le Français qui a inventé cette technique pour filmer, et qui habite à Londres, la NASA lui emprunte maintenant pour les prochaines représentations de Mars. T’imagines ?
On a la chance d’être en contact avec ces gens-là, skyper avec eux au quotidien pour échanger. C’est fabuleux pour nous. Damien : Un musicien n’est pas censé discuter avec toute l’équipe. Clément : Justement, comme on te disait, cette soif de curiosité, de civilisation, là on l’embrasse. Hier, on était encore avec le chef de ce projet Jean-Michel Geneste, qui est le plus grand spécialiste de l’art pariétal au monde.
Votre dernière claque musicale ? Damien : Spooky Black, un artiste qui devient connu. C’est une espèce de rap électronique, lent. C’est des petits blancs du Minnesota, de la campagne. Clément : Tu croises une voiture par jour. Ils font tout eux-mêmes, super ghetto. Mais pas ghetto urbain du tout. Leurs conditions sont ghetto dans le sens qu’ils n’ont pas de grand studio. Mais la musique est pure. Ils en ont rien à foutre d’un format, ils n’espèrent pas plaire, ils n’espèrent pas passer en radio. Ils s’expriment et ça c’est beau. Comme les mecs de la grotte d’ailleurs : c’est une expression qui est pure, qui n’est pas conditionnée, qui n’est pas que produit-produit-produit.
Quel est votre meilleur spot à Berlin ? Damien : Salon zur Wilden Renate, un club, c’est là où on a nos studios. Clément : C’est notre maison… C’est deux anciens immeubles berlinois où toutes les pièces sont reliées les unes aux autres. Il n’y a aucun dancefloor commercial de plus de 200/300 personnes. C’est comme des apparts en fait, tu passes de pièce en pièce avec des décos de plus en plus folles.
D : On a un étage dans ce club où sont nos studios. C’est notre lieu de vie.
Un spot à Paris ?
C : Le Parc des Princes 🙂
D : Le restaurantL’Amaréede notre ami Nicolas Sfintescu, 5 rue de la Fontaine au Roy.
Et à Barcelone ?
D : Chez Cañete ! Tu manges… (Sifflement).
On est plutôt bouffe…
Est-ce que vous avez eu une rencontre artistique un peu folle récemment ? Damien : Julien Quentin, un musicien avec qui on travaille actuellement. C’est un pianiste classique de renommée mondiale. Là, on part le rejoindre. On collabore ensemble. Clément : Maintenant, dès qu’il n’est pas en tournée, il est chez nous au studio. Il arrive avant nous et il part après nous. Damien : On se nourrit mutuellement. C’est une des dernières rencontres fortes de notre vie musicale. Clément : Même humainement, il s’est passé quelque chose.
Qu’est-ce qu’il vous apporte ? Clément : C’est un virtuose du piano classique. Damien : Mais il ne te fera jamais sentir qu’il est meilleur que toi. Il est très humble. Il est à l’écoute de tout ce que tu peux lui apporter plutôt que de donner une leçon à quelqu’un. Clément : Et il a soif de découvrir d’autres musiques. Damien : On lui ouvre des portes.
Et vous allez le faire monter sur scène ?
Damien : Oui, c’est déjà fait. On l’invite quand c’est possible, il a sa propre carrière.
Même si les températures peinent à grimper ces derniers jours, pour nous c’est déjà l’été ! Pas de temps, aucune excuse pour retarder la dégustation des nouveautés glacées by La Laitière que vous pourrez savourer tout au long de vos moments de farniente, entre amis, en famille ou en solo.
C’est parti pour un bain de saveurs douces et sucrées !
Ce n’est pas moins de 17 nouvelles recettes que La laitière vous propose de découvrir en magasins. Parmi les classiques : vanille, chocolat, menthe fraîche-chocolat, rhum-raisin, café ou pistache. Et pour les nouveautés, des goûts plus recherchés comme la glace yaourt sauce fruits rouges (on l’a goutée et c’est un concentré d’onctuosité en boite !) vanille-amandes, citron-meringué ou vacherin fruits rouges. De la gourmandise à profusion, pas de saturation de goût sucré comme on peut le ressentir avec certaines autres crèmes glacées.
En plus des nouvelles saveurs, les recettes de cet été 2016 s’agrémentent d’un nouveau look. Un packaging plus compact qui arbore un carré : plus facile à ranger dans votre congel, et plus pratique pour les déguster en mode cocooning TV. Du coup, plus malin aussi : on peut prendre mélanger les saveurs en plusieurs pots sans investir sur du long terme (quand le pot est trop volumineux).
Seul inconvénient : résister pour ne pas finir le pot quand on est en mode solo, après le boulot ou un dimanche après-midi de pure chaleur.
Concours #glacelalaitiere
Envie de douceurs glacées pour bien entamer l’été ? Alors ce concours est pour vous. Nous vous proposons de gagner un kit “Instants Dégustations” by La Laitière : bols exclusifs, cuillère à boules, goodies et trois bacs de glace sous forme de bons d’achat.
Alors pour participer, rien de plus simple, répondez à la question dans le formulaire ci-dessous, avant le mercredi 8 juin 2016 à 23h59.
Le/la gagnant(e) sera sélectionné(e) parmi les bonnes réponses et recevra son lot directement chez elle/lui.
Il y a des hôtels parisiens qui soignent plus l’accueil de leurs hôtes que d’autres, l’Hôtel Westminster à deux pas de l’Opéra Garnier et de la Place Vendôme est de ceux-ci. Il suffit parfois, d’un petit plus, d’une petite attention originale comme le Signature Cocktail pour faire de notre séjour un moment unique, un souvenir qui n’est pas prêt d’être effacé par le nombre de miles que nous parcourrons chaque année.
Après avoir succombé aux joies culinaires du restaurant W et à la terrasse d’été du Warwick Champs-Elysées, un autre établissement de la collection internationale a retenu toute notre attention.
Les 28 nouvelles chambres nommées Signature Rooms et Suites réservent un confort hors pair associé à des services exclusifs. L’accueil VIP nous assure une efficacité qui ne nous fait même plus craindre la circulation extérieure ou la horde de touristes passant devant l’hôtel. Le stress est en mode pédale douce. Le Concierge aux Clefs d’Or – ça impressionne toujours – peut nous combler de conseils et d’attentions.
Le haut débit n’est pas en option, mais systématique et sans surcoût. Des saveurs sucrées concoctées par le Chef Pâtissier du restaurant Le Céladon sont à discrétion. Et nous n’avons pas résisté au Millefeuille mangue jasmin, au sablé breton, crème citron et vert kumquat, sans parler des petits choux chocolat et poire de Sarawak.
Et le must : un cocktail à notre image, selon nos goûts proposé dès notre arrivée.
Finis Cosmo, Sex on the beach et autres Manhattan. Et si on poussait le luxe à baptiser notre propre cocktail de notre prénom ou de notre blog, pure folie !
Le Signature cocktail d’Alexandre !
Dans la chambre, un questionnaire cartonné – classe ! – recueille nos affinités en matière de cocktail (alcoolisé ou non), les alcools que l’on apprécie et ceux que l’on ne veut surtout pas retrouver dans son verre. Allergies, saveur (sec, doux, crémeux), préférence pour long ou short drink ainsi qu’herbes sont également sollicitées pour faire de ce cocktail le nôtre.
Le résultat est surprenant, délicat, chargé de bonnes intentions et de saveur. Nous avions demandé doux, avec une préférence pour le côté sucré. Nos recommandations ont été suivies avec la pleine maîtrise de l’équipe du Duke’s Bar. Sa photogénie nous assurant un plein succès sur Instagram.
Une expérience originale que nous n’avons pas manqué d’évoquer à nos amis étrangers de passage à Paris.
Hôtel Westminster
(4 étoiles)
13, rue de la Paix
75002 PARIS
L’Hôtel Westminster est membre de la Collection Warwick International Hotels
Irrésistible ! Après avoir enchanté notre Pâques, la Maison Henri Le Roux nous offre un dépaysement à petites bouchées, direction la Bretagne et ses spécialités dont son incomparable caramel au beurre salé et ses crêpes dentelle.
Le coffret Bretagne est composé de 6 chocolats, 6 petites merveilles aux goûts bien distincts et aux saveurs qui donneraient envie de prendre un aller simple pour aller voir la mer.
En attendant notre prochain séjour du côté de Dinard, Saint-Malo ou Quiberon (fief de la Maison Henri Le Roux), les propositions délicates de ce coffret nous comble !
Un CBS (Caramel au Beurre Salé) au chocolat noir, fondant, Yannick duo gianduja et crêpes dentelle croustillant, Soizig avec sa praliné et crumble blé noir, à la fleur de sel de Guérande, délicat à souhait.
Sans oublier Sarrasine, ganache d’infusion de blé noir, le P’tit déj lait (praliné feuilleté au café et crêpes dentelle) ou encore le Ganaka et sa ganache au caramel.
C’est aussi surprenant qu’addictif. La boite n’a pas résisté bien longtemps à notre curiosité.
Rajoutez la dégustation de quelques Caramels au Beurre Salé et le bonheur n’est plus une utopie, mais une douce réalité.
#CONCOURS
La crew #USofParis est composée à 100% de gourmands. Et ce qu’aime par-dessus tout un gourmand c’est : partager !
Et surprise : nous avons 5 coffrets Bretagne (avec un ptit plus en bonus à découvrir quand vous recevrez votre lot) à vous faire gagner et à envoyer à travers la France.
Pour participer, c’ est super simple. Il suffit de compléter le formulaire ci-dessous pour participer au tirage au sort, en précisant bien votre adresse postale.
Vous avez jusqu’au jeudi 9 juin 2016 à 23h59 pour jouer (après les bonnes choses auront été englouties).
Et n’hésitez pas à nous laisser un commentaire sympathique (on adore !).
Il y a des propositions artistiques qui en imposent forcément plus que d’autres par leur taille, leur budget et la frénésie qui emporte aussi bien presse, grand public que réseaux sociaux. C’est le cas de Monumenta 2016 à la Nef du Grand Palais. Empires de l’artiste Huang Yong Ping captive, intrigue et étonne.
“Regarde bien parce que tu ne le verras plus jamais”
Ce n’est pas de nous mais d’une visiteuse se retournant pour voir la nef en son entier avant de la quitter.
La durée limitée d’accès à une œuvre est une raison suffisante pour assister à son sacre. Empires est une incroyable installation, par sa conception, ses proportions et le poids que l’on a peine à imaginer.
Le texte de présentation parle de “collines” ou îlots de containers, à vous de concevoir votre propre mythologie à la vue de cet ensemble.
Un conseil : prenez le temps de multiplier les points de vue. N’hésitez pas à reculer, à prendre de la hauteur même quand le soleil tape à plein régime sur le verre de la verrière, que des gouttes de sueur viennent à perler sur votre front.
Il n’y a pas que Daniel Buren qui a joué de la lumière avec son Monumenta en 2012.
Cette année, un rayon révélera les pleines couleurs d’une partie des containers et en dissimulera d’autres, les laissant dans l’ombre. Le squelette du serpent se réveillera aussi au soleil.
Ce voyage à travers cette mer immobile ne se fait pas en un coup de vent, histoire de dire : “je l’ai vue !”
Il faut prendre le temps de contempler, se laisser transporter, s’assurer du vertige de la pleine hauteur, imaginer les mille voyages que ces containers ont bien pu faire à travers les océans.
MONUMENTA 2016 Empires de Huang Yong Ping
jusqu’au 18 Juin 2016
Ouverture de 10h à 19h les lundis, mercredis et dimanches.
Nocturne de 10h à 22h tous les jeudis, vendredis et samedis. Fermé tous les mardis
Nuit européenne des musées samedi 21 mai : toutes les expositions sont ouvertes et gratuites à partir de 20h.
Entrée jusqu’à minuit, fermeture à 1h
Nous avons rencontré Élise Noiraud, auteure et interprète de Pour que tu m’aimes encore, à la sortie de son spectacle, joué jusqu’au 25 juin, à la Comédie de Paris. Chevelure bouclée et large sourire, la jeune femme a l’écriture fine et de l’énergie à revendre.
selfie exclu pour USofparis
INTERVIEW
USofParis : Dans ton spectacle, on est émus, parfois aux larmes, mais on rit également beaucoup. Dans quelle catégorie devons nous le mettre ? Élise Noiraud : C’est un seul en scène, avec un texte de théâtre. Ce n’est pas un one woman show comique, avec une blague à chaque réplique. Il jongle entre l’humour et l’émotion, avec parfois quelques répliques noires. C’est important de mêler les genres, je travaille sur comment l’intime rejoint l’universalité. Ça ne peut pas être que triste ou que comique. Je veux que le texte fasse effet de miroir à la réalité de tous.
Quelle est la part de vérité dans cette histoire ?
Tout est vrai et faux en même temps. Les personnages et les situations viennent de ma vie, mais tout est circonscrit pour qu’ils deviennent de la fiction. La prof de sport existe, par exemple, mais elle n’avait pas le même nom et n’avait pas réellement ce comportement. Je ne cherche pas à coller au réel, mais à donner une sensation de réel.
C’est jubilatoire de faire ce spectacle. Je m’amuse, ce n’est jamais douloureux pour moi. Les comédiens qui souffrent sur scène parce qu’ils parlent d’eux-mêmes de façon très introspective, c’est pénible à regarder.
Les femmes dans l’humour sont de plus en plus nombreuses. Elles osent se lancer sur scène. Que se passerait-il si elles devenaient majoritaires ?
Je ne sais pas. Je ne suis pas sûre que ça change quelque chose. C’est un texte et la façon de l’interpréter qui font le spectacle, plus que le sexe de la personne qui le joue.
Quel est ton entraînement pour avoir une telle forme sur scène ?
C’est effectivement très sportif. Au début, j’ai eu un peu de mal. J’étais épuisée. Mon sport, c’est le théâtre. Je bois beaucoup d’eau et je fais attention à ce que je mange. Je ne suis pas très sportive mais j’aimerais m’y remettre. Désolée, je n’ai pas d’autres conseils forme pour les lecteurs ! Mais on peut parler cheveux et maquillage si tu veux !
Que dit ta famille de se voir racontée dans tes spectacles ?
Elle sait que c’est du théâtre et de la fiction. Elle ne le prend pas mal du tout. Ce n’est pas violent, j’essaie de retranscrire l’expérience de grandir. Mais il évident qu’il faut passer des barrières quand on fait des trucs un peu autobiographiques, sinon, tu restes toujours un peu frileux. C’est compliqué d’être l’enfant de quelqu’un. Ici, l’ado ne critique pas sa mère, elle ne la juge jamais. Elle veut juste sortir de sa bulle familiale.
Ton spectacle est la suite de La Banane Américaine, il faut s’attendre à un troisième spectacle ? Pour que tu m’aimes encore ne succède pas exactement à La Banane Américaine. C’est une suite mais la démarche d’écriture est différente. On peut voir les deux spectacles indépendamment l’un de l’autre.
Cela dit, plus je joue, plus j’imagine une suite. Mais j’ai d’autres projets en parallèle. Je joue actuellement une adaptation des Comtes du chat perché, de Marcel Aymé, au Théâtre Lucernaire (jusqu’au 29 mai, NDLR) et j’ai envie de créer des spectacles, de faire de la mise en scène. Il faudra donc être un peu patient.