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Photo du mois #82 – Drôle(s) de machine(s)

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour d’Amartia de proposer le thème : Drôle(s) de machine(s).

C’est à la Monnaie de Paris que j’ai découverte une drôle de machine, une drôle de bécane. C’est l’oeuvre de l’artiste britannique Grayson Perry.
Il va à l’encontre de la démonstration virile toute puissante liée à l’univers de la moto. Il prône l’humilité, la patience, le doute et la douceur en promenant son ourson d’enfant dans la mini-chapelle à l’arrière.
Grayson Perry

D’autres belles machines à explorer :
Akaieric, Alexinparis, Amartia, Aude, Betty, Blogoth67, Brindille, Cara, Christophe, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dr. CaSo, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanie, Nanouk, Nicky, Pat, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Tambour Major, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente.

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Un rêve d’Italie – Collection Campana : l’ambition d’un homme passionné

Faut-il nécessairement choisir entre rêve et vie ? Au final, l’un et l’autre ne restent qu’une question de désir… Un rêve d’Italie au Musée du Louvre présente celui du Marquis Campana. Un homme dont la passion dévorante lui a permis de constituer une des plus importantes collections privées du XIXème siècle.
Dispersée aujourd’hui, cette collection a servi à étoffer de nombreux musées dont celui du Louvre ou de l’Ermitage de Saint-Saint-Pétersbourg. Comme un hommage, ils s’associent afin de nous livrer un rare et magnifique aperçu d’un héritage sans égal.

Collection CampanaCollection Campana

La volonté d’un homme

Le marquis Giampetro Campana a eu la chance de vivre dans une période de pleine effervescence, propice aux explorations archéologiques. Il est totalement fasciné par l’aspect pédagogique mais également par la mémoire intrinsèque de ces découvertes. C’est pourquoi il sillonne très tôt l’Italie afin de rassembler des œuvres en tout genre. Son désir est d’offrir une vision globale de l’art italien.

Il s’agit pour lui d’un vaste projet culturel mais également politique. En effet, dans une nation encore divisée, il cherche à unir ses habitants grâce au génie de leur patrimoine riche et foisonnant. Il finance alors ses propres fouilles archéologiques mais ce n’est pas suffisant. Profitant de son poste de directeur du mont-de-piété à Rome, il agrandit assez rapidement sa collection, de façon plus ou moins légale…

Attisant les jalousies, le marquis est arrêté et emprisonné en 1857. S’organise alors une vente historique de plus de 12 000 pièces ! De nombreux pays se portent acquéreurs dont la France, la Russie et la Grande-Bretagne.

Ironie du sort : c’est au même moment qu’a lieu l’unification italienne. Bien que la finalité n’était pas celle désirée, le rêve de Giampetro Campana se réalise d’une certaine façon…

Collection CampanaCollection Campana

Des goûts éclectiques

Vous l’aurez bien compris, le marquis est un collectionneur boulimique, que tout passionne. Ainsi, son immense collection se caractérise par sa diversité dont voici un petit aperçu…

Tout d’abord les vases antiques. À eux seuls, ils fournissent une encyclopédie de la céramique et de la peinture sur vase. Ensuite, de nombreuses terres cuites avec statues, urnes funéraires ou plaques à décor figuré. D’ailleurs, Giampetro Campana en était tellement friand qu’il les a rebaptisées les «plaques Campana» !

Les bronzes honorent les objets du quotidien tels que miroirs ou figurines, mais aussi de nombreuses armes. Elles évoquent au marquis les exploits des guerriers italiens. Quant aux sculptures antiques et de la renaissance, nombreuses et variées, elles tentent de rivaliser avec les grandes collections romaines des Borghèse ou des Ludovisi.

Les peintures sont particulièrement représentées. Se mêlent alors toutes les époques, techniques, formats ainsi que l’évocation des différentes écoles régionales (toscane, florentine, Italie du nord…).

Les bijoux et monnaies montrent à l’Europe la virtuosité des orfèvres de la péninsule. Les verres ne sont pas en reste avec des vases à parfum, des coupelles… Autant d’objets préfigurant les plus belles créations de Murano. Nous sommes également surpris par de magnifiques majoliques, faïences typiques de la renaissance italienne.

Et, enfin, les objets de curiosité. Totalement inclassables et surprenants ! Fragments de mobiliers, épingles, instruments de musique mais également de plaisir…

En arrivant, une citation un peu présomptueuse attise la curiosité. Pour autant, après avoir visité cette exposition, nous ne pouvons que la partager…

« C’est une histoire belle comme une légende que celle de la collection Campana et pourtant une histoire vraie… »

by Jean-Philippe

Collection CampanaCollection Campana

Un rêve d’Italie. La collection du marquis Campana

Jusqu’au 18 février 2019

Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 18 h.
21h45 les mercredis et vendredis.
Nocturne gratuite le premier samedi du mois
de 18h à 21h45.

Au Musée du Louvre
Rue de Rivoli
75001 Paris

Collection Campana

Collection Campana

Collection Campana

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Dorothea Lange au Jeu de Paume : une oeuvre magnifique et puissante

L’exposition Politiques du visible proposée par le Jeu de Paume est la première exposition sur Dorothea Lange organisée en France depuis 20 ans. Elle mêle à la fois les images iconiques réalisées par la photographe ainsi que des images inédites tout autant puissantes.

Dorothea Lange

 Dorothea Lange, une photographe humaniste engagée

Qui ne connait pas Dorothea Lange (1895-1965), photographe américaine emblématique connue pour son oeuvre humaniste ? 

Tout d’abord portraitiste, Dorothea décide, dés 1932, de se concentrer sur des scènes de rue à San Francisco. Elle témoigne ainsi des conséquences de la terrible crise sociale que connurent les États-Unis pendant les années de la Grande dépression.

Dorothea Lange
Damaged Child, Shacktown, Elm Grove, Oklahoma 1936 Dorothea Lange © The Dorothea Lange Collection, the Oakland Museum of California

C’est à cette période qu’elle rencontrera celui qui deviendra son deuxième mari, Paul Schuster Taylor, professeur d’économie à l’université de Californie à Berkeley. Spécialiste des conflits agricoles des années 1930, Taylor utilise les photographies de Dorothea pour illustrer ses articles.
A partir de 1935, ils travailleront ensemble au profit des agences fédérales dans le cadre du New Deal.

Dorothea Lange

Leur collaboration durera plus de trente ans. Dorothea Lange ne cessera jamais, par sa pratique documentaire, de vouloir témoigner des injustices sociales.

Une exposition inédite et fascinante

L’exposition s’articule autour de cinq chapitres bien distincts qui soulignent, des années 30 jusqu’à la fin des années 50, le contexte des images réalisées par la photographe mais aussi la puissance émotionnelle qui s’en dégage. 

Dorothea Lange
Manzanar Relocation Center, Manzanar, California 1942
© The Dorothea Lange Collection, the Oakland Museum of California, City of Oakland

Plus d’une centaine de photographies est exposée : œuvres majeures de la photographe dont la célèbre et controversée Migrant Mother, réalisée en 1936.

Dorothea Lange
Migrant Mother, Nipomo, California 1936
© The Dorothea Lange Collection, the Oakland Museum of California

Mais également des photographies inédites en France comme celles, magnifiques d’humanité, retraçant l’histoire des citoyens américains d’origine japonaise internés durant la Seconde Guerre mondiale.

Dorothea Lange
Japanese Children with Tags, Hayward, California, May 8 1942
© The Dorothea Lange Collection, the Oakland Museum of California

Les photographies de Dorothea Lange sont sensibles, émouvantes, sans artifice. Accompagnées de légendes détaillées, nous sommes profondément touchés par l’empathie de la photographe avec ses sujets et par son engagement social sans limite.

On ne s’en lasse pas. A voir absolument !

by Caroline

Exposition Dorothea Lange : Politiques du visible

jusqu’au 27 janvier 2019

au Jeu de Paume 
1, place de la Concorde
75008 Paris

tous les mardis de 11h à 21h
du mercredi au dimanche de 11h à 19h
fermé le lundi et les jours féries

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La Goulue magistralement incarnée par Delphine Grandsart

Elle a été croquée par l’un des plus grands artistes du XIXe siècle, Toulouse-Lautrec. Elle a eu une vie aussi folle que dure, un tempérament enflammé et un cœur écorché.
Delphine Grandsart nous fait rencontrer une femme, artiste de scène, allumeuse, provocante : Louise Weber dite La Goulue.
La comédienne a chaque parcelle de son corps habitée par cette personnalité d’un autre siècle. Fascinant !

Louise Weber

La salle voûtée avec pierres apparentes de l’Essaïon Théâtre se prête idéalement à l’évocation de la vie de La Goulue.
Le spectacle débute par la fin, la misère, l’oubli, la vieillesse de ce personnage incontournable de la vie de Montmartre. Une figure effacée qui apparaît dans une sorte de clair-obscur, la voix éraillée, mais l’esprit toujours aussi vif.
Et l’on remonte le temps avec La Goulue brillamment incarnée par Delphine Grandsart qui pousse aussi la chanson, accompagnée à l’accordéon.

Les changements d’époque sont fluides, on comprend vite les fêlures, les douces illusions mais aussi le force qui irriguaient le corps entier de La Goulue.

On se laisse emporter dans cette évocation intense et rythmée de la vie d’une artiste, d’une muse qui a brillé et que Paris ne peut oublier.
Un portrait aussi touchant, joyeux qu’original.

Delphine Grandsart a reçu le Prix de la meilleure interprète féminine aux Trophées de la Comédie Musicale 2018.

Louise Weber

Louise Weber dite La Goulue

un spectacle musical avec Delphine Grandsart
avec Matthieu Michard à l’accordéon
auteure : Delphine Gustau

à l’Essaïon Théâtre
6, rue Pierre au Lard
75004 Paris

les vendredis et samedis à 21h30

du 9 novembre au 19 janvier 2019

Prolongations pour cause de succès :
du 1er février au 30 mars les vendredi et samedi à 21h30
du 15 avril au 25 juin les lundi et mardi à 21h30

FB officiel du spectacle : louiseweberditelagoulue

Image de prévisualisation YouTube
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Giacometti au Musée Maillol : la sculpture en majesté

Éblouissement au Musée Maillol avec une présentation inédite de sculptures de Giacometti, en dialogue avec celles de ses pairs et amis.
La salle dédiée aux têtes réalisées par l’artiste est absolument grandiose, la scénographie donnant plein éclat à ses créations. Un nombre conséquent de plâtres rarement montrés est dévoilé à cette occasion par la Fondation Giacometti. 

Giacometti

Giacometti Le Couple, 1927

Giacometti, sculpteur et artiste libre 

Après la rétrospective de Pompidou en 2008, gros plan sur la création sculpturale de Giacometti.
Les évolutions se déploient sous nos yeux, dès notre entrée, dans l’exposition.
D’abord figuratif, fidèle à son modèle (son frère Diego, vers 1914-1915, par exemple) et de ses pairs, l’artiste embrasse ensuite l’avant-garde.
Le Couple de 1927 ou encore l’accordéoniste témoignent de cette recherche constante de nouvelles manières de concevoir l’humain.
L’une des pièces les plus surprenantes est sans aucun doute la Tête crâne de 1934 qui efface la rondeur du crâne pour adopter des angles droits synthétiques brillants. C’est aussi déstabilisant qu’audacieux.
Son sujet d’exploration exclusif restera, tout au long de son travail, l’humain, même si l’artiste tend vers l’abstraction.

Giacometti Tête crâne, vers 1934

Giacometti

Une obsession pour les têtes 

La troisième salle de l’exposition déploie une série de sculptures de formats raisonnables qui émeuvent, surprennent, comblent.
Comme l’indique Catherine Grenier, la commissaire, “Giacometti est un artiste qui valorise l’incertain, le doute, l’échec.” Il n’aura jamais fini, toute sa vie durant, d’explorer une tête.

Le bronze Petit buste de Silvio sur double socle (1943-1944) qui trône au centre de la salle surprend par son jeu d’échelles. Les œuvres réalisées en plâtre confirment l’attrait de l’artiste pour ce matériau qu’il retouchera à coup de canif et qu’il peindra aussi.
L’homme qu’il montre est fragile”, insiste Catherine Grenier et c’est sans doute aussi cela qui permet cette proximité avec les oeuvres, il n’y a pas de filtre. “Giacometti est un artiste qui valorise l’incertain, le doute, l’échec.” Il se gardera bien d’appartenir à un mouvement. Il restera un artiste libre.

Giacometti Diego, tête sur socle cubique, 1958

Bonus 1 : ouvrez l’oeil et laissez vous charmer par les jeux d’ombres des sculptures sur les murs et le sol du Musée Maillol.

Bonus 2 : “Mais l’aventure, la grande aventure, c’est de voir surgir quelque chose d’inconnu chaque jour, dans le même visage. Ça vaut tous les voyages autour du monde.” Alberto Giacometti, 1963.

Giacometti Tête de femme (Rita), vers 1937-1938

Exposition Giacometti, entre tradition et avant-garde

au Musée Maillol
59/61 rue de Grenelle
75007 PARIS

Prolongation jusqu’au 03 février 2018

Horaires :
ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
nocturne le vendredi jusqu’à 20h30

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Exposition Louis-Philippe et Versailles : l’insoupçonné destin croisé

Le château de Versailles n’a pas toujours bénéficié du rayonnement que nous lui connaissons aujourd’hui. En effet, après la révolution française s’est posée la question du devenir de l’ancienne demeure royale, dont la symbolique divisait l’opinion publique.
Avec l’exposition Louis-Philippe et Versailles, nous découvrons le projet du monarque afin d’assurer la transition tant désirée : édifier un musée « À toutes les gloires de la France » au sein de son emblème le plus fort. Aujourd’hui oubliée, cette histoire dans l’Histoire a pourtant largement contribué au mythe de Versailles !

5000 m2 de nouveaux espaces à découvrir, des salles restaurées pour l’occasion, des œuvres variées, l’exposition est à l’image du lieu : fastueuse, élégante et captivante. L’occasion pour Versailles de nous présenter un de ses visages méconnus pour un moment intime et stimulant…

Louis-Philippe et Versailles

L’impulsion d’un homme

Au début de son règne, Louis-Philippe doit faire face à un pays épuisé et divisé par des années de conflits et d’instabilité politique. En fin stratège, il sait que le secret d’une nation forte, c’est l’union. Dans ce dessein, il va miser sur ce qui relie les Français : l’histoire nationale.

Lui vient alors l’idée de créer un musée, ouvert à tous, afin de faire revivre les héros de l’histoire de France. Le choix de décor s’est dirigé vers le château de Versailles, longtemps délaissé du fait de son lourd passé.

Louis-Philippe et Versailles

Le corps central du château conserve ses attributs palatiaux avec les appartements du Roi et de la Reine. Pour le reste, l’architecte Frédéric Nepveu associe à merveille l’héritage décoratif de l’ancien régime avec les nouvelles techniques de son époque.

Louis-Philippe et Versailles

Ce qui devait initialement être une adaptation s’est en réalité transformée en une véritable appropriation du lieu ! Grâce à cette initiative, le dialogue entre passé et présent est enfin rétabli. Comme Louis XIV en son temps, Louis-Philippe désire faire de Versailles l’image de son règne.

Louis-Philippe et Versailles

Un superbe écrin retrouvé

L’atout de l’exposition est l’ouverture de salles habituellement fermées au public. Dans les salles d’Afrique et de Crimée, des structures métalliques permettent un éclairage zénithal des plus intéressants. Ainsi, notre vision de l’esprit souhaité par Louis-Philippe s’affine.

Nous y découvrons ses goûts personnels, son ouverture au monde et son esprit révolutionnaire. Aidé par la sensibilité romantique de l’époque et passionné des Arts, son attirance pour l’éclectisme s’illustre également par des toiles monumentales, du mobilier ou des porcelaines.

Louis-Philippe et Versailles

S’ensuivent les salles des Croisades, richement ornées. Avant d’observer la galerie des Batailles et la salle du Sacre de Napoléon d’un nouvel angle, une surprise nous attend…

Louis-Philippe et Versailles

Louis-Philippe et Versailles

Direction le théâtre royal ! Sa beauté seule vous transporte directement au cœur du XIXème siècle… Vous ajoutez alors un des décors ayant servi pour la soirée inaugurale du 10 juin 1837 et l’immersion est totale… Son état est exceptionnel. À ce jour, il reste au monde l’unique décor de théâtre de cette époque.

Louis-Philippe et Versailles Louis-Philippe et Versailles

Le domaine de Versailles n’en finit donc pas de nous livrer ses secrets… Bien que peu connu de nos jours, l’impact de Louis-Philippe sur le château a eu un effet extraordinaire : il l’a rendu éternel…

by Jean-Philippe 

Louis-Philippe et Versailles

Exposition Louis-Philippe et Versailles

Jusqu’au 3 février 2019

du mardi au dimanche
de 9h à 18h30 jusqu’au 31 octobre
puis de 9h à 17h  à partir du 1er novembre

Le décor du théâtre est visible uniquement jusqu’au 4 novembre.

au Château de Versailles
Place d’Armes
78000 Versailles

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Photo du mois #79 : les formes géométriques

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Danièle.B de proposer le thème : les formes géométriques.

C’est à la Chapelle Expiatoire dans le 8e arrondissement que nous avons été enchantés par les oeuvres de l’artiste Le Diamantaire.
Une série d’installations faites d’acier et de miroirs.
A chaque fois, une géométrie parfaite qui offre un regard inédit sur le monument qui se réfléchit dans les oeuvres. 

Beaucoup d’autres formes sont à découvrir sur les autres blogs participants :
Akaieric, Amartia, Angélique, Aude, Betty, Blogoth67, Brindille, Christophe, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanie, Nanouk, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sandrin, Sous mon arbre, Tambour Major, Ventsetvoyages, Weeteweete, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente

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Nuit Blanche 2018 – les immanquables : geyser, nuit au zoo, danse, bonbons…

La Nuit Blanche 2018 se déploie en 4 belles constellations : Ile-Saint-Louis, Invalides, La Villette et Porte Dorée. 
Il sera possible de voir un geyser urbain, de redécouvrir la Géode magnifiée par un jeu de lumière et de fumée, de vibrer avec des danseurs sous un préau de lycée, de passer une nuit au zoo ou encore de manger des bonbons bio. Une démonstration de roller-derby est prévue entre les Petit et Grand Palais. 
Il ne sera pas possible de tout faire, de tout voir.
Mais ce qui est certain c’est qu’en accueillant des artistes émergents, la Nuit Blanche 2018 va être encore une fois surprendre et décevoir sans doute par endroit, enchanter, déconcerter et repenser l’art contemporain. 

Nuit Blanche 2018

Nuit Blanche 2018

Geyser urbain, boule à facettes à la Villette

Geysa de Fabien Léaustic nous fait faire un bon direct en Islande. L’artiste arrive à nous émerveiller en reproduisant ce que l’une des choses les plus fascinantes que la nature produise.
Il s’agit bien d’un immense geyser en pleine zone urbaine, à deux pas de la Cité des Sciences et de l’Industrie. Le spectacle de ce lâcher d’eau mélangée à de l’argile rouge est fascinant. Petits et grands ne peuvent quitter cette installation des yeux – elle aura demandé plusieurs mois de conception. Il y a l’attente, plus ou moins longue selon son degré d’impatience et la révélation sonore et visuelle.

Nuit Blanche 2018
Juste à côté, la Géode se transforme en boule à facette magnifique avec faisceaux de lumière démoniaques, brouillard de fumée et fond sonore qui ferait penser à une rave party. Là aussi la fascination est totale face à l’installation de Tremess nommée Wardenclyffe.

La Villette est en fête avec des derviches tourneurs, des concerts dans l’ensemble des salles : Théâtre Paris-Villette, Trabendo, Zénith, Folie et même piscine Rouvet.

Nuit Blanche 2018

Nuit au Zoo, tournée de bonbons bio, danse sous un préau

Le commissaire de la Nuit Blanche 2018, Gaël Charbeau parle avec passion de ce qui va se passer au Parc Zoologique de Paris, ce samedi et des œuvres de Philippe Duesne et Laurent Le Deunff.
Il pensait qu’il serait difficile d’ouvrir ce lieu aux visiteurs. La réponse du vétérinaire a été pour le moins inhabituelle.
Les pensionnaires qui dorment ne seront pas déranger. Et les animaux nocturnes s’ennuient. Ils ne voient personne, “ça va les stimuler !

Nuit Blanche 2018
Attendez-vous à une déambulation sonore, lumineuse, intrigante, qui vous conduira à une révélation en fin de parcours, si vous en avez la curiosité.

A quelques mètres, le Palais de la Porte Dorée accueille le travail de Benjamin Loyauté qui avec L’Expérience de l’ordinaire nous invite à un voyage assez intriguant. Il est question de “machine à dispersion à la manière de moulins de prières”, de confiserie bio reproduisant une petite idole. Il sera possible d’emporter une boite de bonbons, après s’être frotté à ses différentes propositions.
Nuit Blanche 2018
Toute autre expérience au Lycée Élisa Lemonnier. Ici, ce sont les corps qui se révèlent. Danseurs pro et amateurs se mélangent pour une chorégraphie de Eric Minh Cuong Castaing. La proximité des danseurs crée une vraie puissance, on se sent porté par cette énergie. On aurait presque envie de participer à ce mouvement collectif.

Nuit Blanche 2018

Soulèvement, ping-pong sur une voiture et danse bug

Dans la constellation de l’Ile Saint-Louis, le Soulèvement d’Ugo Schiavi joue sur l’anachronisme entre la reproduction d’éléments de sculptures relevé sur la Place de la nation et des figures contemporaines. On ne sait pas si nous sommes face à un chantier ou une ruine sur le Parvis de l’Hôtel de ville. La proposition de ce jeune artiste, 31 ans, fait sens dans le contexte actuel.

Dans l’Hôtel de Ville, il sera possible d’assister à un défilé, celui orchestré par Maroussia Rebecq. Ça nous changera de Saint Laurent et Chanel !

La Cité internationale des arts accueille plusieurs propositions artistiques. Une table de ping-pong pour trouver enfin une vraie utilité à sa voiture, une sculpture énigmatique qui interroge le rapport entre l’animalité et l’humanité.

Nuit Blanche 2018

Et une compagnie qui fête son premier anniversaire. Les membres de Suzanne se sont rencontrés lors de la Nuit Blanche 2017 en dansant pour le chorégraphe Olivier Dubois.

La Bibliothèque Forney ouvre exceptionnellement ses portes en pleine nuit pour inviter l’artiste Ugo l’Ahelec à une composition particulière interrogeant aussi bien le rituel lié à la mort que le spectacle. Theatrum Doloris, A burning stage est une sorte de scène vidée de toute présence humaine. Nuit Blanche 2018
Enfin, 18 trombonistes vont faire résonner le Collège des Bernardins qui fête ses 10 ans. Ils seront en dialogue avec la création d’Abdelkader Benchamma qui a dessiné à même le sol.

Nuit Blanche 2018

Nuit Blanche 2018
PARIS

samedi 6 octobre 2018 

site officiel : quefaire.paris.fr/nuitblanche

Nuit Blanche 2018

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Alphonse Mucha au Musée du Luxembourg : étonnante rétrospective

La rétrospective émouvante de l’œuvre d’Alphonse Mucha au Musée du Luxembourg nous donne de nouvelles raisons d’être fou amoureux de son style. L’artiste connu pour ses affiches sublimant la comédienne Sarah Bernhardt émerveille aussi bien par ses dessins, ses autoportraits, (quel regard !), ses pastels que ses toiles qui vibrent toutes.
La force des détails pourra faire perdre la raison à plus d’un visiteur qui aspire à une plongée ardente et complète dans l’œuvre de l’artiste.

Alphonse Mucha

Alphonse Mucha
Lorenzaccio, 1986

Sarah Bernhardt immortalisée par Alphonse Mucha

Il y a des rencontres artistiques qui font des étincelles. Sarah Bernhardt se découvrant sublimée sur l’affiche du spectacle Gismonda réalisée par Alphonse Mucha, ne manquera pas de signer un contrat pour sceller sans tarder sa collaboration avec le peintre. Six autres affiches seront conçues, toutes ayant pour unique sujet la comédienne incarnant tour à tour, La Dame aux Camélias, Lorenzaccio ou encore Médée – la force du regard est assez incroyable.
Plus d’un siècle après, les affiches impressionnent, magnétisent. Impossible de totalement les quitter des yeux.
Pourtant d’autres femmes, d’autres incarnations de la beauté viennent nous émerveiller par la suite.

Alphonse MuchaAlphonse MuchaAlphonse Mucha

Gourmandises, saisons et arts 

Mucha arrive à nous émerveiller avec une boite pour des gaufrettes, des flacons ou des boites pour des parfums. Les contenus ne nous importent peu. C’est l’emballage qui nous a plus de valeur pour nous. On se prend à imaginer pareilles œuvres dans notre salle à manger ou notre salle de bain.
Un peu plus loin, les saisons incarnées par des modèles de choix viennent nous faire autant aimer l’hiver glacial que l’été caniculaire.
Les arts (peinture, danse, musique, poésie) trouvent aussi de sublimes illustrations, tout est dans la délicatesse, les arrondis merveilleux.

Alphonse Mucha
autoportrait, 1907

Face-à-face avec l’artiste

Il y a beaucoup d’aspects peu connus du public. En premier, les autoportraits peints ou dessinés de l’artiste. Celui qui ouvre l’exposition est une invitation complice à découvrir ce que cache l’homme.
S’en suit l’autoportrait de 1907 au crayon bleu et blanc sur papier. Le regard incroyable, on pourrait échanger avec l’artiste sans limite.
Ce qui suit dans les salles suivantes du Musée du Luxembourg est une vraie révélation. L’attachement de l’artiste pour des thèmes moins connus (la franc-maçonnerie, l’attrait de la nuit et de ses étoiles…) et l’œuvre d’une vie L’Épopée slave qui a elle-seule méritait un aller-retour à Prague pour admirer les 20 toiles qui la constituent.

Alphonse Mucha

Exposition Alphonse Mucha

au Musée du Luxembourg 
19 rue de Vaugirard
75006 Paris
Tél. : 01 40 13 62 00

du 12 septembre 2018 au 27 janvier 2019 

Horaires :
tous les jours de 10h30 à 19h
nocturne jusqu’à 22h tous les vendredis
nocturnes supplémentaires les lundis du 12 novembre au 17 décembre 2018

les 24 et 31 décembre de 10h30 à 18h
fermeture le 25 décembre

Alphonse Mucha

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Picasso Chefs-d’œuvre, des toiles pour la 1ère fois à Paris

La notion de chefs-d’œuvre est toujours relative. Mais avec Picasso. Chefs-d’œuvre !, le musée Picasso Paris propose une nouvelle manière d’aborder le travail du maitre.
Peintures de jeunesse, dessins, sculptures, moulages, création d’objets, rien ne fait défaut dans cette exposition qui frôle parfois l’agglutination murale (notamment la collection de photos).
Malgré tout, on trouve des pépites. Voici un focus de quatre d’entre elles.
Un choix partial totalement assumé. 😉

Science et charité, 1897

Ce qui surprend avec Science et charité c’est que ce tableau a été peint par un Picasso ado, à 16 ans, encore étudiant en art à Barcelone. Il prend un thème de réalisme social mais le sujet fait écho à la mort de sa sœur en 1895. Et son père pose pour la figure du docteur.

chefs-d'oeuvre
Esquisse, huile sur bois

Sa présentation, pour la première fois à Paris, fait suite à sa restauration entreprit en novembre 2017.
En prémisse,  la radiographie a mis au jour les procédés créatifs du jeune Picasso comme les retouches au fur et à mesure de l’élaboration de la toile.

chefs-d'oeuvre
Image rayons X augmentée de parties de la toile

Comme cette toile est la première à ouvrir l’exposition, on découvre aussi le parti pris formel de l’installation, avec ces ouvertures qui permettent d’observer partiellement les tableaux avant de les découvrir en entier.
chefs-d'oeuvre

La chèvre, 1946

En 1946, Pablo Picasso prend villégiature à Golfe-Juan, pas loin d’Antibes. Sur proposition de Romuald Dor de la Souchère, il installe son atelier dans le Musée Grimaldi.

Entre septembre et novembre 1946, il crée 23 peintures et 44 dessins. C’est là que  la chèvre devient un animal clef du bestiaire de Picasso.
Si le texte dans la pièce penche pour le dessin, on a eu un coup de cœur pour cette chèvre sculptée.

chefs-d'oeuvreL’animal est brut mais la matière est vivante.  Cette chèvre mélange des feuilles palmes, du métal et du plâtre. Ses yeux sont imparfaits mais la bête a une âme, que l’on aime contempler.
De cette sculpture émane une belle énergie.

Les Baigneuses, 1937

Cette année-là, Malaga, la ville natale de Picasso, est prise par les troupes franquistes. En l’espace de 8 jours, entre le 10 et le 18 février, Picasso peint ces 3 scènes de plage.

chefs-d'oeuvre
Esquisse

Des baigneuses aux corps déformés, avec des teintes minérales et froides. Des figures construites lors d’échanges avec Man Ray, Dora Maar ou Paul Éluard.

chefs-d'oeuvreRéunies pour les premières fois en France, et peu exposées, ces baigneuses tristes et hors norme permettent de capter l’état d’esprit de Picasso.

Et ce qui est frappant c’est l’emploi de techniques mixtes pour chaque toiles : aquarelle, huile, pastel, crayon….chefs-d'oeuvre

Lithographies, 1948

Ce qui est un chef d’œuvre ici,  ce n’est pas le résultat mais bien de voir la technique de base.

chefs-d'oeuvre

Il est rare de pouvoir admirer les pierres qui ont servi à créer des lithographies.
Dans cette salle, il y a quelques exemplaires de dalles qui montrent certaines étapes de la gravure. Et on a envie de les effleurer…
Pure, alcaline et magique.
Et les compositions en noir et blanc de cette salle en ressortent magnifiées.

chefs-d'oeuvre

Avec cet ensemble, le Musée Picasso Paris offre aux visiteurs une nouvelle palette de découvertes des œuvres du Maître.

On a toujours un pan de création by Pablo à découvrir…

Exposition Picasso. Chefs-d’œuvre !

du 04 septembre 2018 au 13 janvier 2019

Musée national Picasso-Paris
5 rue de Thorigny
75003 Paris

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