Le Diner Bedford, 3e du nom, a installé sa carte de burgers, fish and chips, tuna BBQ et autres smoothies barrés au Wanderlust.
Exit la console de jeux vidéo Nintendo de notre enfance (de trentenaires), les toilettes avec Star Wars en bande-son, les cadres photos avec tous nos héros 80’s de la rue du Bourg Tibourg. Place à une large terrasse de chaises en bois dépareillées autour de tables à 2 ou 4, une playlist electro et des serveurs en majorité tatoués à la Cité de la Mode et du Design. Décor simple et efficace pour profiter un max de la terrasse couverte.
C’est finalement le seul hôte vierge de toute marque encrée sur le bras qui nous accueille ce mercredi soir. A 20 h, les tables n’ont pas toutes encore trouvé preneurs. Plus de potes que de couples d’amoureux autour de nous.
On trinque avec un apéro smoothies aux mélanges plutôt originaux comme le Laguna Beach. Un joyeux mix banane, myrtille, épinards et lait d’amande… C’est vert, frais et bon ! Sur la carte, on trouve aussi un petit rosé bio Côtes de Provence baptisé Minuty Presqu’Ile. Qui a dit que Diner Bedford était 100% US ?
Viennent burger et autre poisson. Brooklyn Burger VS Shrimps BBQ.
Bonne tenue du sandwich avec son bun sésame qu’on love à mort. A l’intérieur : cheddar, chicken, oeuf et oignon, tomates en couches équilibrées avec une dose raisonnable de mayo. Pas de frites maison pour l’accompagnement mais des chips cuites. Plutôt inhabituel et donc assez surpris, on n’en laissera pas une miette pour autant.
De l’autre côté, crevettes, ananas, citron vert jouent collé-serré avec la salade d’épinards. La carte From The Grill offre une alternative pour celles et ceux qui ne fondent plus du tout devant les burgers avec le Chicken et le Tuna BBQ.
Pour finir, un peu de sucré avec un télégénique et classique cheesecake et son coulis fruits rouges (best-seller de l’enseigne) et une tarte au citron haute de meringue.
Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.
Et cette fois le thème du mois choisi par Carole en Australie est : renversant !
Et exceptionnellement, nous apportons une légère correction au thème proposé. Pour nous, ce sera définitivement renversante, comme cette vue unique sur Paris depuis le dôme du Sacré-Coeur à Montmartre. Après une ascension de 300 marches (aucun ascenseur ne dessert ce rooftop !), le regard comme l’objectif a du mal à saisir tous les détails de ces toits et autres monuments vus d’en haut.
Les touristes ont une furieuse tendance à faire fuir les Parisiens qui ratent une perspective à 360 degrés inégalable.
Alors qu’il suffit parfois d’une petite visite en fin d’après-midi pour éviter la grosse affluence des week-ends.
Avec Aimons-nous les uns les autres, Anne Roumanoff repart pour un tour. L’humoriste de près de 50 ans s’adapte encore et encore, au gré de l’évolution de la société. Entre sujets légers et réflexions plus profondes, Anne Roumanoff fédère et parle au plus grand nombre.
On a déjà tout lu, tout entendu sur Anne Roumanoff. Ça fait vingt-cinq ans qu’elle fait ce métier et elle est loin de s’essouffler. Dans son nouveau spectacle, Aimons-nous les uns les autres, jusqu’au 31 décembre, à l’Alhambra, l’humoriste reprend les formules qui font sa notoriété : des personnages écrasés par l’administration, des mères de famille qui peinent à rester dans le coup, des ados complètement incultes et le fameux radio bistrot, où l’analyse politique se fait autour d’un verre de vin (ou plus). Et dans ce domaine, l’actualité l’aide beaucoup. Le taux élevé de chômage, la télévision et le spectacle lamentable de nos « élites » sont des sources presqu’intarissables de blagues et de réflexions avisées. Pour le plus grand bonheur d’un public plutôt hétéroclite.
Bienveillance et vitriol
Il faut dire que son observation de la population française est fine et bienveillante. Même quand elle se moque de la téléréalité ou de madame tout le monde, en prise à des doutes sur sa vie sexuelle ou sur l’avenir de ses économies, parties rembourser la dette grecque. Elle réveille notre côté un peu franchouillard, très critique et donneur de leçon. Les grognons lui reprocheront certainement de verser dans la facilité. C’est vrai qu’on trouve quelques lieux communs, et qu’elle confond l’accent britannique avec l’accent américain. Mais ce serait lui faire un très mauvais procès.
Ses textes sont subtils parce que derrière cette apparente simplicité et son large sourire, Anne Roumanoff sait également faire passer quelques émotions et se montrer acide. Le vitriol coule même à flot quand il s’agit de politique. Ses boucs émissaires du moment, François Hollande et le Front National, sont particulièrement éclaboussés. En 1h30, Anne Roumanoff nous a démontré que l’ordinaire peut être hilarant. Et nous voilà parés pour affronter les difficultés de la vie quotidienne.
Initiation visuelle et intense à l’art du vitrail conçu par des artistes contemporains majeurs : Matisse, Le Corbusier, Chagall, Soulages, Raysse… Tous ont insufflé une vision tout aussi personnelle que brillante. Chagall, Soulages, Benzaken, Le vitrail contemporain est l’exposition surprenante du moment à voir jusqu’au 21 septembre à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Et nul besoin d’être un connaisseur de cathédrales et d’églises pour apprécier ce parcours original.
Henri Matisse / Atelier Bony
Un seul nom a suscité toute notre convoitise : Pierre Soulages. Nous nous attendions à un face à face avec la création originale réalisée pour l’Abbaye de Conques et l’on découvre, non sans émotion, l’oeuvre réalisée en 1965 à la demande du Suermondt-Ludwig-Museum d’Aix-la-Chapelle.
Un dégradé de bleu captivant, jouant la rupture, le volume et les inclusions dans un accord parfait.
Pierre Soulages / Atelier Oidtamann
En face du bleu de Soulages, une autre proposition, celle de Gabriel Loire, artiste et maître-verrier qui a conçu une double paroi en dialogue constant avec la lumière. L’expérience est aussi assez spectaculaire et est, à l’origine, l’idée de l’architecte allemand Egon Eiermann. Ce dernier conçu ce projet de couches de vitraux comme isolateur possible des nuisances sonores extérieures. Au total 2 200 m² de dalles de verre seront installées à l’Eglise du Souvenir du Kaiser Wilhelm à Berlin, pour cette reconstruction d’après-guerre.
Gabriel Loire / Ateliers LoireGabriel Loire / Atelier Loire
Aucune proposition dans ce parcours ne ressemble à une autre. Formes figuratives avec Jean-Michel Alberola ou Georg Ettl, abstractions (vitrail Modulor de Le Corbusier, les compositions de Jacques Le Chevallier) ou monochromes dialoguent en permanence.
Pour illustrer ce dernier ensemble, Aurélie Nemours a créé une sensation forte visuellement et osée avec des monochromes rouge vif pourfendus de lignes de plomb noir intense pour l’Eglise Notre-Dame du Prieuré de Salagon (Mane). Le seul exemplaire de vitrail exposé et les quelques photos illustrant ce projet datant de 1998 donnent une furieuse envie de prendre un train direct pour les Alpes de Haute-Provence afin de voir le résultat sur place, pour vraiment pouvoir y croire.
Troublant aussi l’Enfant de cristal de l’Abbatiale Saint-Gildas-des-Bois (Loire-Atlantique) dont le portrait est comme prisonnier du verre. Ce travail remarquable associa les savoir-faire de quatre artisans : deux sculpteurs (Pascal Convert et Claus Velt) et deux verriers (Jean-Dominique Fleury et Olivier Juteau) à partir de photographies d’enfants pris au XIXe siècle dans un contexte particulier, que vous découvrirez lors de votre visite.
“Tant qu’à faire une dépression, autant la faire à Paris, c’est plus glamour !“Pierre Lapointe
Pierre Lapointe est un garçon charmant et un chanteur à l’humour bien trempé surtout quand il est dans son élément : la scène. Il n’hésite pas à annoncer d’entrée de jeu (cf son dernier concert à Paris, au Fnac Live 2015) : “ce sera très certainement le meilleur spectacle que vous aurez vu dans votre vie !” ou d’avertir un peu plus tard que : “souvent après mes concerts, les couples se déchirent.” Côté coulisses, le trentenaire à la crinière maitrisée est plus sage et plus posé, exit le bermuda choisi pour son concert et place à un pantalon vert aux boutons légèrement décentrés. Original !
Revue de détails sur sa vie d’artiste trépidante, ses belles rencontres et son rapport à la scène. Interview.
Usofparis : Comment gardes-tu le rythme de la création, de l’écriture ? Parce que tu es très sollicité : participation à des shows télé au Canada, la promo de l’album, la tournée sur les deux continents.
Comment fait-on quand on est un artiste du XXIe siècle ?
Pierre Lapointe : Je ne sais pas trop …
Déjà, ce qui arrive, c’est que je travaille avec quelqu’un qui s’occupe des trucs de base, donc déjà ça aide. Et puis, en ce moment, je ne crée pas beaucoup. Je crée pour des trucs un peu étranges. Je fais une émission à la télévision nationale canadienne Stéréo Pop, un spectacle dédié à la musique. Je fais la direction artistique. J’ai co-signé le concept avec ma meilleure amie Claudine Prévost. Donc je finis par faire de la création mais c’est plus sur la direction, c’est plus de la discussion. En fait, je suis en train de créer un show qui n’existait pas il y a encore 6 mois. Donc c’est une création qui est plus proche d’un job de fonctionnaire (rires). C’est plus structuré que ce que je fais normalement, mais ça me va aussi de faire ça. C’est une super expérience.
Sinon, je n’ai pas écrit de chansons depuis un an. Non, ce n’est pas vrai. J’ai écrit depuis mais je n’ai pas eu le temps de vraiment figer les choses.
As-tu besoin de t’isoler, une fois que toute activité est passée pour pouvoir créer ?
Non, je me laisse aller en fait et puis j’ai écrit beaucoup de nouvelles chansons assez rapidement, il y a déjà un petit bout de temps. Donc ça ne me dérange pas de ne pas créer en ce moment.
C’est par période de toute façon. Et puis je pense que plus tu travailles, plus tu es dans l’action, plus tu as des idées qui sortent. Et puis j’essaye de me garder dans cette optique-là.
Aussi, j’ai des projets qui vont m’obliger à créer. Je commence une collaboration avec Matali Crasset, designer française. Mais je ne peux pas en parler plus que ça pour le moment.
Qui a approché l’autre ?
C’est moi qui suis allé vers elle. Et puis, comme j’ai travaillé avec David Altmejd il y a 3 ou 4 ans, j’essaie de trouver des gens pour lesquels j’ai une grande admiration. Puis je me fais des stages d’observation de luxe avec des gens qui sont extraordinaires et qui sont des références dans leur propre domaine. Je le faisais déjà il y a 10 ans quand j’ai travaillé avec le collectif BGL qui aujourd’hui représente le Canada à la Biennale de Venise de cette année. A l’époque, ils étaient déjà connus, mais pas comme aujourd’hui.
Je me suis toujours appliqué à trouver des collaborations pour apprendre, pour pas m’endormir, puis me trouver des contextes où je suis obligé de créer des objets sans préjugé par rapport à mes propres objets.
Mais ce sont des vrais challenges de collaborer avec des designers ? C’est une mise en danger ?
Non. Personne n’est dangereux ! (rires)
Je veux dire d’être dans quelque chose d’un peu plus instable, plus improbable. C’est que j’aime aussi. Et puis je pense au spectacle Mutantès que j’ai fait en 2008, ça a donné naissance à des albums. Quand je pense aux clips que j’ai faits pour Punkt, ça a donné naissance à des chansons, les voyages que j’ai faits aussi. Faut juste se garder dans l’action.
Je n’ai pas pris le temps de me poser sur ce que je voulais dire dans les prochaines années. Mais je sais que je ne manquerai pas d’inspiration.
Quels sont les mots de journalistes ou de blogueurs français qui t’ont touché pour décrire ton dernier album ou qui ont tapé juste sur l’esprit que tu voulais…. ?
C’est toujours délicat parce que j’ai lu de très belles choses, comme j’ai lu des choses très tristes à mon sujet. Je suis toujours dans la dynamique : si tu crois les gens quand ils te disent que tu es merveilleux, tu es obligé de les croire quand ils te disent que tu fais de la merde. Donc j’essaie de ne jamais lire les trucs et puis jamais rien prendre au sérieux.
Quel trait de ta personnalité ou de ton caractère est mis en évidence pour cette tournée ?
C’est les mêmes que d’habitude. Sauf qu’en apparence… J’ai joué un peu… Punkt, ça a été une drôle d’opération aussi. Parce que c’est sur Punkt qu’il y a les chansons les plus tristes, les plus sombres que j’ai faites de ma vie. Les gens n’en ont jamais pris vraiment conscience parce que ce que j’ai fait, c’est foutre de la couleur. Et donc le public a enregistré que c’était un album joyeux, que j’étais plus lumineux qu’avant, que j’avais l’air mieux dans ma peau. Mais, en fait, il y a quand même une chanson sur l’infanticide, une chanson où une femme meurt car on est dans un trip sado-maso. Quand même des trucs assez sombres. Puis même dans Les remords ont faim, je veux mourir parce que je regrette trop. C’est quand même hyper dark ce que j’ai fait !
Et puis là, c’est un peu la même chose. Je reste exactement le même gars qui est toujours dans l’autodérision, qui déconne autant sauf que le disque ne laisse aucunement transparaître ça. Et donc ce qu’on va voir durant la tournée de Paris tristesse, c’est le même gars qui est sur scène quand il fait Punkt, c’est le même personnage. Une personne qui est dans l’autodérision, dans la légèreté après avoir été dans quelque chose de très introspectif et de très lucide. Parce que je pense que c’est une des choses qui qualifie bien mon travail, c’est que je suis extrêmement lucide. Et j’ai une façon de décrire les situations et la vie autour : beaucoup de gens n’oseraient pas se dire ces choses-là.
Ça ne veut pas dire que je ne suis pas capable de déconner et puis d’avoir du plaisir. Ça fait du bien de désamorcer aussi tout ça aussi. J’ai pris cette habitude-là quand j’ai commencé à faire ce métier, quand j’étais enfant dans la vie personnelle. Et là ça continue.
Qu’est-ce qui plaît autant au public français dans ta musique ou dans ton personnage ? Tu as eu des indices dans les contacts que tu as eus ?
Je fais la même chose au Québec. Ici, je n’ai jamais adapté.
Il y a un petit peu d’exotisme, quand même ?
Il n’y en a pas tellement quand je chante, car mon accent n’est presque pas là. Je pense qu’il y a une approche peut-être nord-américaine de la scène qui est très décoincée, très décomplexée. Je l’ai vu chez les gens qui étaient dans la génération juste au-dessus de moi : chez Daniel Bélanger, chez Jean Leloup et chez Dédé Fortin avec Les Colocs. On est sur scène et on essaie de faire de ce moment-là un moment naturel. Et puis, on a une façon nord-américaine aussi d’arriver sur scène.
Maintenant, je suis peut-être le plus français des chanteurs québécois. Donc je ne sais pas trop ce qui plaît, ce qui ne plaît pas.
Justement peut-être que je suis trop français pour aller chercher les grandes masses en France. Et puis d’un autre côté, je pense que je réponds à un certain besoin parce qu’il y a des gens dans les salles et que les gens sont intrigués par mon travail.
Quelle est la leçon de musique ou de scène que tu aurais pu apprendre au contact d’un autre artiste ?
J’ai vu énormément de spectacles. Ce que j’ai aimé en voyant ces spectacles, et avant même de savoir que j’allais faire ça de ma vie, c’était de voir des moments. Justement, un show trop placé, il n’y a pas de moment. D’être comme quand on est à table avec des amis. Il y a quelque chose de vivant, puis à un moment donné y’a une surprise qui arrive, y’a un malaise qui fait chier et la soirée tombe à l’eau. Puis, en contrepartie, il y a aussi des moments où la soirée peut être grandiose. Il ne faut pas penser à la soirée qui s’en vient avant de la faire, naturellement.
Et puis, il y a une chose que j’ai dû accepter : c’est qu’on ne peut absolument rien contrôler sur scène. Il y a des fois où on est totalement en possession de nos moyens et il n’y a rien qui marche. D’autres fois, on est totalement démoli et puis c’est le meilleur spectacle de notre vie. Ou encore, on pense qu’on a été merveilleusement bon et puis les gens dans la salle disent « il n’a pas été super ». Et des fois c’est le contraire.
Il ne faut jamais s’arrêter à ce que l’on vit sur le moment. Faut juste vivre le moment et accepter qu’on ne sera pas bon, qu’on ne sera pas beau et qu’on sera peut-être pas super attirant. Et puis ça s’est intéressant aussi de vivre comme ça aussi. Mais pour moi c’est aussi une façon de voir la vie. Point.
Mais tu n’as pas répondu à ma question…
Ah oui ! Eh bien à côtoyer des artistes comme David Altmejd, par exemple, qui est un sculpteur, avec qui j’ai fait un show à la Galerie de l’Université du Québec à Montréal, l’UQAM. 24h avant le début du spectacle, les billets s’étaient vendus (il claque des doigts) en 1 heure. J’avais fait plein de promo, parce que médiatiquement, c’est moi qui portais un peu le projet sur mes épaules, même si c’était vraiment un projet d’équipe.
Et puis 24 heures avant le spectacle, David ne savait toujours pas s’il y allait avoir un monolithe en plein milieu de la scène ou pas. On s’en foutait un peu ! Cet exercice-là était très formateur pour moi car je travaillais avec un sculpteur pour ne justement pas faire du spectacle conventionnel.
Je me suis mis un peu à paniquer en me disant « Merde, les gens qu’est-ce qu’ils vont en penser ? ». Et puis je me suis dit : « C’est ça le projet, ta gueule. Profites-en. On verra sur scène ce qui se passe.»
Voir des artistes qui sont dans d’autres disciplines qui sont aussi dégagés des codes, car il y a beaucoup de codes dans la musique, pour moi ça a été formateur. Et oui, juste de regarder des gens d’autres disciplines travailler, ça nous oblige à une remise en question par rapport à notre propre discipline. Je pense que c’est là que j’apprends le plus. Parce que des shows, je ne vais plus en voir tellement. J’en ai tellement vus que je me fais chier, en fait, la majorité du temps. Parce que je vois la référence, je vois à quoi les gens vont ressembler, je vois d’où ils sont partis. Et à un moment donné je finis par juste faire « bof !… ». J’ai une attention assez courte.
La chanson la plus triste que tu aimes toujours écouter ?
Il y a une chanson que j’écoute beaucoup en ce moment, mais ce n’est pas une chanson triste, c’est plus une chanson mélancolique : J’ai eu trente ans de Julien Clerc. J’écoute ça à répétition depuis une semaine. J’ai redécouvert cette chanson-là parce que je l’avais entendue pour la première fois quand j’étais adolescent. Je suis obsédé par la ligne mélodique très raffinée. Je trouve ça magnifique. Et puis ce qu’il dit… Il parle de son enfance, qu’il fait la paix avec son passé et puis qu’il passe à autre chose parce qu’il a 30 ans. Pour moi, cette chanson vient de tomber dans mon top 5 du moment. En fait, elle est en 1ère position !
Nantes, Reims, Londres, Zurich, Felice Varini aime faire voyager ses compositions géométriques aux couleurs accrocheuses et se frotter chaque année à de nouveaux lieux, de nouvelles contraintes spatiales. Cette année, deux sites en France ont les honneurs de toute son attention : le Domaine de Trévarez (Saint-Goazec) et la Villette à Paris.
L’artiste suisse avenant avec celles et ceux avec qui il dialogue a, de son propre aveu, cherché un peu plus l’inspiration pourla Villette qu’habituellement : “j’ai beaucoup trainé pour ce projet“. Il a dit oui sans difficulté mais il lui a fallu 2-3 visites pour le convaincre alors qu’il n’y voyait qu’un parc avec “des arbres et des feuilles.”
Arcs de cercle sur diagonale
La Grande Halle a laissé son charme opérer : “elle s’est imposée” nous confirme Varini qui est sorti définitivement de son atelier en 1978 pour faire déborder son art sur tout type d’architectures, sans limite de frontière.
Rouge jaune noir bleu entre les disques et les trapèzes
Ses idées ont ensuite mis du temps à trouver leur chemin, “elles arrivent toujoursle plus tard possible“. Sa technique ? “Je prends des bains chauds, je ferme les yeux ; je peux être inspiré en faisant mes courses“, confie-t-il non sans humour.
Quatorze triangles percés/penchés
Et des défauts apparents de ce Pavillon Paul-Delouvrier avec ses lumières contradictoires et ses nombreuses colonnes, l’artiste a tiré une nouvelle fois pleine inspiration. Son attente le soir du vernissage était de découvrir ses oeuvres à la lumière du soleil de 20h.
Il faut dire que les formes jouent à merveille avec le soleil et cet espace original. Il est aussi passionnant de se placer dans l’axe parfait pour découvrir l’anamorphose que de voir ces structures se disloquer à mesure de nos déplacements.
Sept carrés pour sept colonnes
Bien sûr, toutes ces pièces peuvent trouver une nouvelle vie dans un autre espace. Mais si tel est le cas, le rapport aux visiteurs change irrémédiablement à chaque fois.
Il ne faut donc pas tarder à profiter de ces jeux visuels qui amusent aussi bien petits et grands dont l’accès est entièrement gratuit.
Après Nantes et le Grand Palais, nous ne nous lassons toujours pas de retrouver l’art de Varini sur notre route.
Catalogue de l’exposition disponible depuis le 2 juillet
édition originale sous forme de coffret avec photographies et textes de 16 personnalités du monde de l’art et de la recherche
(25 euros) Editions Dilecta
Le San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) et la collection Fisher font une halte remarquée en France pour faire partager une sélection de chef d’oeuvres américains avant fixation définitive sur les cimaises de Californie au printemps 2016. Après le Grand Palais, c’est au tour du Musée Granet à Aix-en-Provence de jouir de cette collection pour quelques mois seulement.
Icônes Américaines, c’est l’expo express du moment ! Pas de long discours, de remontée chronologique d’un mouvement, ni de relecture d’un courant. Un panneau de présentation révèle les enjeux de cette présentation : faire le plein d’icônes artistiques américaines. Parfait pendant votre pause déj, entre deux rendez-vous ou en sortant du boulot.
Les œuvres se suffisent à elles-mêmes. Vous prendrez bien une dose de Warhol, un peu de Litchtenstein, du Dan Flavin ou du Cy Twombly ?
Liz #6 (Early Colored Liz), 1963, Andy Warhol
Un tête-à-tête avec l’iconique Elizabeth Taylor est toujours exceptionnel et rare, d’autant plus quand il est signé Warhol. Le portrait de 1963 est d’un rouge intense et ce regard intemporel hypnotisant. Le dialogue avec l’image de l’actrice dans ses jeunes années, rieuse, (innocente avant le rouleau compresseur hollywoodien) est suffisamment troublant pour laisser interrogateur. D’autres visages de légende jouent des coudes comme Jackie Kennedy et Marlon Brando.
Copper-Zinc Plan, 1969, by Carl Andre
Vous marcherez bien sur une œuvre ?
Il est aussi inhabituel, surtout pour nous, frenchy, de marcher sur une œuvre. Le respect avant tout pour l’artiste, même si parfois ce n’est pas toujours évident de distinguer la portée artistique de certaines installations “foutoirs”.
Et la vision des visiteurs enjambant les damiers ou la croix (Parisite) de Carl Andre plantée en plein milieu d’une salle de l’expo peut être amusante. On avoue : on la fait aussi lors de notre première visite. La bonne parole de notre médiatrice a fini par nous convaincre du bien fondé de fouler l’oeuvre à notre tour.
Robert, 1996-1997, Chuck Close
On est toujours bouche-bée face aux portraits de Chuck Close. Peu présent dans les collections nationales, cet artiste aime créer des portraits mosaïques hommage à de grands noms de l’art (au-dessus Robert Rauschenberg) qui se révèlent avec plus de force par le prisme d’un écran (smartphone ou appareil photo). Faites l’expérience, vous ne serez pas déçus.
Spectrum, 1953 & Red White, 1962, Ellsworth Kelly
Cette exposition événement est aussi l’occasion de se familiariser à des noms moins courants comme Ellsworth Kelly et ses Red White (1962) et (rainbow) Spectrum I ou Philip Guston et son Black View qui nous interpellent toujours autant.
Cet ensemble d’oeuvres – références de l’histoire de l’art – qui ont fait plus de 9 000 kilomètres pour nous, mérite bien toute notre attention, non ?
Figues with Sunser (détail), 1978, Roy Lichtenstein
Exposition Icônes Américaines chefs-d’oeuvres du San Francisco Museum of Modern Art et de la collection Fisher
jusqu’au 18 octobre 2015
au Musée Granet
Place Saint Jean de Malte
13100 Aix-en-Provence
Horaires :
du mardi au dimanche de 10h à 19h
fermeture le lundi
Quoi de plus inspirant que Paris ? Ce n’est pas nous qui allons dire le contraire. Alors quand Waterman crée une série de stylos inspirée des lumières de Paris, difficile de ne pas vous en parler, quitte à même vous en faire gagner un…
Paris la nuit, Paris le jour : c’est le thème de cette collection élégante en noir et blanc. La marque Waterman rend hommage à la ville qui la vue naître, il y a plus de cent ans. Ligne haut de gamme et sophistiquée, chaque stylo est fini à la main, laqué par des artisans français. Aujourd’hui, nous vous offrons la possibilité de lâcher votre smartphone pour tenir cet accessoire chic parisien entre vos doigts grâce à un concours photo.
La collection Ombres & Lumières en édition limitée s’inspire des lumières de Paris la nuit. Montrez-nous comment les nuits d’été vous inspirent et partager avec nous, où que vous soyez, vos plus beaux clichés sur Instagram.
CONCOURS
Envie de participer à ce concours ? Rien de plus simple.
Prenez un, ou plusieurs clichés pour illustrer vos plus belles nuits d’été et partager les avec nous sur Instagram en mentionnant le hashtag #MesNuitsdEteWaterman et en nous taguant (@usofparis) sur la photo ou dans le commentaire.
Vous avez jusqu’au 9août 23h59 pour publier votre photo.
Nous sélectionnerons la photo gagnante. Son auteur recevra un stylo Waterman de la nouvelle collection Ombres et Lumières ainsi qu’une série de cartes postales customisées à l’effigie de ses plus beaux clichés Instagram !
Après le festival Fnac Live, et avec 120 000 spectateurs pour l’édition 2014, Rock en Seine est le deuxième gros festival d’été parisien. Depuis 13 ans, la programmation est éclectique : mastodontes, groupes en pleine ascension, talents émergents et aussi scène découvertes avec Pression Live égayent nos rentrées à Paris.
C’est sûr, il y a en a pour tous les goûts à Rock en Seine avec ses plus de 60 concerts sur 3 jours : électro, rock, pop, indé, rap…
Pour cette édition 2015, à nouveau du lourd. The Chemical Brothers qui te feront danser et trémousser sur la pelouse de Saint-Cloud. Fauve devrait passionner les foules et remplir le lieu d’ados en folie ! Benjamin Clémentine apportera sa douceur et Jeanne Added se révéler à un nouveau public avec sa musique qui emporte les sens.
Et pour toi, fan de rock, impossible de manquer Stereophonics,Kasabian, FFS – Frantz Ferdinand & Sparks -, The Libertines et The offspringqui mettront le feu au public. Etienne Daho sera la touche French pop de ce cru 2015.
L’intérêt d’un festival, c’est aussi la découverte. Pour dénicher les jeunes talents, il faudra s’installer devant la scène Pression Live.
Et là aussi c’est la diversité qui est de mise. 15 concerts pour émoustiller vos sens : Years & Years dont le chanteur Olly Alexander compte déjà de nombreux fans, Kate Tempest, Wolf Alice, Catfish & The Bottlemen, Wand, les New-yorkais Son Lux, Cardikhox, Mini Mansions, Glass Animals, Shamir, Pond, Nathalie Prass, Here We Go Magic, Parquet Courts.
Mais Rock en Seine ce n’est pas que de la musique pour les grands.
Les bambins sont aussi les bienvenus pour qui un max d’activités au Mini Rock en Seine, (mais attention, inscription obligatoire en amont).
Le festival a toujours tenu à mettre en avant tous les arts. Depuis 2007, l’association LE M.U.R. spécialiste street art accueillera cette année : JBC, No Rules Corp et Jo di Bona.
Et en accord avec le visuel de cette édition 2015, tu pourras partir à la découverte du Parc zoologique de Paris en photos, avec des jeux sensoriels ou en prenant des crayons pour la fresque collective.
Et si tu souhaites retrouver tes potes et te rouler dans l’herbe, te prendre un bon bain de zic, voir tes groupes préférés et tomber sur la prochaine pépite qui bouleversera ton lecteur mp3 ? On t’invite pour une journée.
CONCOURS
Parce qu’on aime finir l’été avec Rock en Seine, nous t’offrons la possibilité de gagner, avec Pression Live, un pass (pour 1 personne) pour la journée du vendredi 28 Août 2015.
Pour cela, rien de plus simple, remplis le formulaire ci-dessous avant le 23août 23h59, en nous précisant en commentaire quel artiste ou groupe de la scène Pression Live tu voudrais absolument voir.
Le/la gagnant(e) sera tiré(e) au sort parmi les inscrits. Il recevra un mail lui confirmant son lot : 1 billet journée pour Rock en Seine le vendredi 28 août !
Avant de t’inscrire, vérifie bien que tu es libre le 28 août ! 😉
Bonne chance à toutes et tous !
ROCK EN SEINE Vendredi 28, samedi 29 et dimanche 30 Août 2015
Domaine national de Saint-Cloud – Saint-Cloud, 92
Informations pratique (accès, camping, stationnements, horaires ) sur le site du festival
Vendredi 28 août 2015
Ouverture des portes : 14h KASABIAN • FFS (FRANZ FERDINAND & SPARKS) • THE OFFSPRING • FAUVE • JOHN BUTLER TRIO • RODRIGO Y GABRIELA • HANDBRAEKES (BOYS NOIZE & MR OIZO) • BENJAMIN CLEMENTINE • GHOST • JACCO GARDNER • KATE TEMPEST • SON LUX • MIOSSEC •CATFISH & THE BOTTLEMEN • WAND • JEANNE ADDED • WOLF ALICE • THROES + THE SHINE • VKNG • LEWIS EVANS • CLEA VINCENT • INIGO MONTOYA Samedi 29 Aout 2015
Ouverture des portes : 14h THE LIBERTINES • INTERPOL • ETIENNE DAHO • GRAMATIK • STEREOPHONICS • MARINA & THE DIAMONDS • JAMIE XX • BEN HOWARD • BIANCA CASADY & THE C.I.A • BALTHAZAR • SHAMIR • YOUNG THUG • THE MACCABEES • FOREVER PAVOT • YEARS & YEARS • GLASS ANIMALS • DBFC
Dimanche 30 Août 2015
Ouverture des portes : 13h THE CHEMICAL BROTHERS • ALT-J• TAME IMPALA • HOT CHIP • JUNGLE • MARK LANEGAN BAND • NATALIE PRASS • PARQUET COURTS • RUN THE JEWELS • FUZZ • MY MORNING JACKET • POND • KADAVAR • JUAN WAUTERS • SEINABO SEY • WE ARE MATCH • LAST TRAIN •N’TO • HERE WE GO MAGIC • MARIETTA • MAESTRO • BILLIE BRELOK
Loin de l’overdose food, vintage et attrape-touristes de Camden Market et Portobello Road, notre marché food et vintage londonien chouchou est définitivement : Maltby Street Market on Ropewalk. Collé à une voie de train, ce rendez-vous gastro le samedi et dimanche n’est pas encore saturé de visiteurs. Alors ne répétez pas ce qui suit.
Aucune station de métro n’est suffisamment proche pour s’y aventurer par hasard.
Il faut être bien informé et avoir repéré la rue sur un plan. Si vous voulez suivre la voie depuis le Sharp (majestueux building qui tutoie les nuages) à la sortie de la station London Bridge, c’est râpé !
On a bien tenté mais une partie de la rue longeant la voie est fermée. Il vous faudra au moins une fois passer sous un pont.
A notre arrivée, pas de grappe entière de visiteurs, ni de bruit assourdissant, juste une fumée épaisse provenant d’une sorte de barbecue cuisant des morceaux généreux de poulet, des conversations entre connaisseurs, food addicts et producteurs.
S’en suit de la bière au miel, les gaufres salées ou aux fruits de saison d’Eddie et Bettina (Waffle On), des sandwiches au fromage grillé (The Cheese Truck), des scotch eggs (oeufs en croute) faits maison. La profusion de produits artisanaux et recettes conçues devant nos yeux donnerait le tournis. Il faut s’y prendre à deux fois avant de choisir le plat qui fera le plus saliver et le plus goûteux pour bien débuter le week-end.
D’une année à l’autre, voire selon les semaines, les stands changent. Cette fois, les sandwichs au bœuf de The BeefSteaksont fait leur entrée dans ce marché gourmand et à visage humain qui comptait le jour de notre visite aucune perche selfie dans son allée. Le pied !
Nouveau aussi la participation d’African Volcano conçu par le chef Grant Hawthorne autour de ces sauces pimentées Peri Peri et autre marinade pour des combinaisons tasty avec le porc effiloché, le poulet ou les crevettes. A chaque bouteille de sauce vendue, un don de 30 cents est reversé à des projets humanitaires à Cape Town.
Un mini food truck, celui de Milo and Hector, spécialisé ice cream sandwich vous bloque une boule de glace entre 2 cookies, comment refuser ?
Le must étant de trouver une place devant l’échoppe du bar à cocktails pour accompagner votre trouvaille food du meilleur élixir ou vous blottir dans le salon feutré de la seule boutique vintage (et vaste) : Lassco.
Et pour les Frenchies en mal du pays, le boulanger-pâtissier du quartier, Comptoir Gourmand, viendra vous réconforter avec ses quiches, macarons et autres petits délices… A tester, une recette audacieuse : la meringue brownie ou cookie !
Adresse : Maltby Street Bermondsey
London
SE1 2HQ
Métro : Bermondsey ou London Bridge
Ouvertures :
samedi de 9h à 16h
dimanche de 11h à 16h
L’actu du marché à suivre sur Twitter : @maltbystmkt