Archives de catégorie : Spectacles

CONSTANCE : flamboyante Partouze Sentimentale au Palais des Glaces !

Attention : émotion à tous les étages !
Constance reprend une dernière fois sa Partouze Sentimentale au Palais de Glaces, le 3 mai 2016. Un spectacle romantico-trash-enchanté comme on aime.

Affiche Partouze sentimentale spectacle Constance dernière au Palais des glaces Paris captation DVD humour one woman showConstance, véritable bulle d’énergie au visage d’ange, nous offre un spectacle doté d’un subtil mélange d’humour noir, de nouvelles pépites explosives et de poésie. Oui, parce qu’elle sait être aussi douce, mais ça peut être à double tranchant.

A travers un ascenseur émotionnel, Constance incarne littéralement nos sentiments avec un humour décapant. A chaque étage, la belle revêt les habits de la culpabilité, de la pudeur, de la tristesse (diablement attachante) ou de l’amour… Et à chaque sentiment une citation d’un des plus grands intellectuels de notre temps suivi illico d’un personnage barré, à la limite de la folie douce. Mais le grain de folie de l’un ne ressemble pas du tout à celle de l’autre.
Le plus fort, c’est qu’on se croirait sur scène à plusieurs reprises, soit en partenaire invisible et le plus grave en un personnage incarné par la diablesse. Shame !

Constance humoriste sur scene nouveau spectacle Partouze Sentimentale Comédie de paris humour photo by United States of Paris blog

Constance est charmante, énergique, provocante et drôle ! Elle est généreuse aussi avec le public et compose avec les réactions de celui-ci, appréciant, de son oeil moqueur – aucune simulation possible –  la blague qui fait mouche et celle qui a encore du mal à passer. Véritable petit diablotin, espiègle et démoniaque, elle possède cette candeur qui lui permet de dire les pires horreurs avec une aisance déconcertante.

L’humoriste appuie avec délicatesse là où ça fait mal. Comment ne pas rire face à la culpabilité qui a le visage d’une effrayante mère tyrannique qui rend son fils responsable de toutes les horreurs du monde ? Après tout, a-t-elle vraiment tort ?

Humour noir également quand l’ange blond se transforme cette fois en mère, bien sous tous rapports, dévastée par l’éducation ratée de son fils : rires horrifiés face à la liste de ses efforts sordides pour en faire quelqu’un de… mal.
Attendrissant le regard de cette poupée de porcelaine qui a trouvé son prince charmant – nous rappelant une certaine princesse des débuts – mais qui sait voir au fond du mec qu’elle a face à elle. Grinçant.

Constance partouze sentimentale nouveau spectacle Comédie de Paris humour humoriste scène photo by United States of Paris blogDans cette galerie de personnages – haut, milieu et bas de classe – d’un réalisme parfois confondant, n’oublions pas cette adorable religieuse qui prêche pour un dieu bien particulier. Nous tenons avec ce sketch pourtant court le 3e épisode tant attendu de la saga culte Sister Act, avec prières, chorégraphie et chanson originale. Le tout écrit par Constance qui s’est attelée à 100% à l’écriture de ce show.
La messe est dite !

Et puis, avouons-le, nous avons tous côtoyé de près ou de loin les sentiments joués par notre humoriste snipeuse de la vanne. Alors, si tu es adepte d’humour acidulé avec un zest d’immoralité (ça fait tellement du bien), Partouze sentimentale est fait pour toi, forcément, que tu viennes seul ou accompagné. Mais attention : chiffre impair obligatoire pour débuter le show. C’est bien connu, les parties fines sont impossibles avec un nombre de participants pair.

Constance t’attend, alors viens vite :
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Constance, Partouze Sentimentale
Spectacle écrit par Constance
Mis en scène : Patrick Chanfray
Musique originale : Marie Reno
Costume : Julia Allègre


Dernière exceptionnelle !!

Le mardi 3 mai 2016 à 21h

Au Palais des Glaces
37 rue Faubourg du Temple
75010 Paris
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Les Magic Tutos au Point Virgule : cours de magie avec Bonaf

Envie de passer un moment magique et ludique en famille ? Envie de devenir un grand magicien ? Envie d’épater tes amis avec des super tours de magie ? Alors fonce voir Les Magic Tutos au Point Virgule !

Numéro boite Les Magic Tutos spectacle de magie pour enfants avec Bonaf de Tfou et Jean-Sébastien Masset au point virgule rue Sainte Croix de la Bretonnerie paris marais photo scène

Tu vas pouvoir découvrir plein de tours de magie dispensés par la célèbre école « Magic Academy » et ainsi devenir un grand magicien !
Bonaf, animateur vedette de l’émission TFOU, véritable trublion débordant d’énergie, débarque sur scène en compagnie du grand professeur Panini, interprété par l’illusionniste, Jean-Sébastien Masset.
Avec interactivité, complicité, humour, le tout avec une énergie d’enfer, les deux compères vont te présenter plusieurs tours de magie, tous plus époustouflants les uns que les autres comme le croisement impossible de tes mains, la disparition d’un verre, des cerceaux qui se séparent… ou pas, une partie de qui-est-ce ? pour de vrai…

Numéro anneaux Les Magic Tutos spectacle de magie pour enfants avec Bonaf de Tfou et Jean-Sébastien Masset au point virgule rue Sainte Croix de la Bretonnerie paris marais photo scène

Bonaf, bout en train survitaminé et capables de magistrales bouffonneries, fait le bonheur de nos petites têtes blondes. A chaque interprétation du refrain de la mythique chanson « Libéré délivré », d’intenses éclats de rire sortent de la bouche des enfants complètement déchainés.
La complicité entre les deux comédiens fonctionne à merveille. Les tours de magie sont simples et efficaces. Les enfants sont conquis et participent avec joie au spectacle sous le regard amusé de leurs parents.

La preuve avec deux jeunes spectateurs témoins :
Andréa, 7 ans : “Ce que j’ai aimé le plus, c’était quand le magicien Panini faisait bouger la baguette avec ses mains. Je suis montée sur scène pour un tour de magie. C’était magique, je ne voyais pas comment il faisait.
Je riais beaucoup quand Bonaf faisait des bêtises devant le magicien qui n’était pas content.
Léo, 10 ans : “C’est bien pour apprendre à faire des tours de magie très simples à réaliser. Monsieur Panini et Bonaf sont très sympathiques.”

by Caroline

Affiche Les Magic Tutos spectacle de magie pour enfants avec Bonaf de Tfou et Jean-Sébastien Masset au point virgule rue Sainte Croix de la Bretonnerie paris marais

Les Magic Tutos
avec Bonaf (de TFOU) et Jean-Sébastien Masset 

au Théâtre Le Point-Virgule
7, rue Saint-Croix de la Bretonnerie
75004 PARIS

les samedis à 14h et dimanches à 11h

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NEXT THING YOU KNOW : le musical off Broadway caché dans un bar écossais à Paris ! #exciting

Tout est possible à Paris ! Même une comédie musicale américaine dans la cave d’un bar écossais.
La troupe franco-américaine American Musical Theatre Live! Paris (AMT) réjouit les expats, anglophiles et autres spectateurs en manque de dépaysement et d’histoire d’amour avec Next thing you know. Bonne nouvelle : reprise en mars à Paris et avril à Poissy !!

Et il en faut peu pour vous croire ailleurs, à plusieurs miles de Paris. Un soir, voire deux par semaine, les initiés se donnent rendez-vous au Pub Highlander dans le 6e. Discrétion assurée, juste un panneau écrit à la craie fait mention du spectacle qui se joue dans ces murs.

Next thing you know american musical theatre live paris american Pub Highlander Bar écossais rue de Nevers 6e photo by United states of paris usofparis
Next thing you know
de Joshua Salzman et Ryan Cunningham est un joyeux mélange de Friends, Quand Harry rencontre Sally (la scène d’orgasme en moins) et quelques pépites de la comédie romantique made in New York.

photo Christine Coquilleau - Naït Sidnas
photo Christine Coquilleau – Naït Sidnas

Sur scène : une aspirante comédienne qui peine à briller, un jeune premier auteur de théâtre qui tente de réussir, une chanteuse lesbienne sur le départ pour LA et un serial lover. 4 personnages pour un spectacle fin, relevé, sensible et réjouissant.

Alors que le jeune couple file le parfait amour, la question de l’avenir, de l’engagement, des compromis vient bouleverser son quotidien. Est-ce que la belle Waverly doit accepter ce poste dans un cabinet d’avocats au risque de contrarier ses aspirations artistiques ? Darren a-t-il seulement le temps d’un peu d’attention pour sa compagne alors qu’il est pris entre les impératifs de son job (alimentaire), et son écriture effrénée ?

Autre point fort le casting est international. Nous avons du Franco-Américain avec Quentin Bruno (Luke), un mix Belgique-Brésil pour le jeune premier Vinicius Timmerman (Darren), le charme à la française avec la piquante Marion Préïté (Waverly), du 100% US avec l’intrépide Miranda Crispin (Lisa) ou Lauren Berkman (Waverly – original cast).

Next thing you know musical by AMT Live Paris Marion Preite Vinicius Timmerman Quentin Bruno MIranda Crispin Tolgay Pekin Mathieu Becquerelle Pub Highlander Bar photo usofparis
Les partitions et les airs sont entraînants, et nous font oublier l’étroitesse des lieux. On aurait presque envie de reprendre le refrain d’un des airs en rappel pour finir en apothéose.

La mise en scène de Tolgay Pekin est inventive et joue à merveille des contraintes du bar et la proximité avec les spectateurs. Les 4 artistes chantent à votre oreille et n’hésitent pas à vous titiller un peu au cours de la soirée.
On est loin de la démesure de la superprod de Singin in the Rain qui se joue au Théâtre du Châtelet. Ici, on s’envole du côté du off Broadway, on parle à son voisin, on sirote une bière avant, pendant et après le show, et ça nous fait vibrer un max.

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NEXT THING YOU KNOW

Musique : Joshua Salzman
Livret et Paroles : Ryan Cunningham
Mise en scène : Tolgay Pekin
Direction musicale : Mathieu Becquerelle

lundi 14, mardi 15 mars à 20h
dimanche 20 (18h) et lundi 21 mars (20h)

au Pub Highlander Paris
8 Rue de Nevers
75006 Paris

Et les 16 et 17 avril au
Théâtre Blanche de Castille
Place de la République
78300 Poissy

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IN THE WORLD BOX au Théâtre Aktéon : expérimentons !

Prémisse d’une création théâtrale originale, In the World Box est à observer au Théâtre Aktéon. Expérience d’une immersion dans le monde des Machumans – moitié Hommes, moitié Machines !
C’est aussi l’occasion de découvrir une auteure en devenir, Madame AF – Anne Falcon.

Au commencement, la voix Off nous donne la place. Nous, public, humains, sommes observateurs. Durée d’observation 56 minutes.

“Mesdames et Messieurs, nous sommes heureux de vous accueillir dans le centre d’observation de la World Box !

Photo © Philippe Denis
Photo © Philippe Denis

Le centre d’observation, cube exigu se situe dans le Théâtre Aktéon. Madame AF, n’aurait pas pu mieux choisir. Selon la mythologie grecque, Aktéon symbolise l’hubris de la curiosité humaine. On raconte qu’Aktéon surprend au cours d’une chasse, la déesse Artémis prendre son bain. Furieuse, elle le transforme en un majestueux cerf. Impuissant, Aktéon meurt déchiré par ses propres chiens enragés par la déesse qui ne le reconnaissent pas.

L’auteure nous expose le monde des Love Box, House Box, Work Box, … A l’origine de ce monde un certain Monsieur On. Il a créé un monde parfait « The World Box ». Ses habitants sont les Machumans, des êtres parfaits. C’est une espèce hybride : mi-biologique et mi-technologie de pointe. Pour survivre dans la World Box, chaque individu doit obéir aux règles. A défaut, il sera envoyé dans la Off Box.

Dans ce monde étrange, Mademoiselle C – Eve Saint Louis va rencontrer Monsieur A – Geert Van Herwijnen dans la Love Box. Ils ont un seul choix : se choisir en tant que couple amoureux.

Photo © Philippe Denis
Photo © Philippe Denis

Monsieur A : Vous savez ce que je déteste le plus au monde ?
Mademoiselle C : Les premières fois ?
Monsieur A : Non.
Mademoiselle C : Alors, je ne sais pas !
Monsieur A : Le silence !
Mademoiselle C : Le silence ?
Monsieur A : Oui
Mademoiselle C : Pourtant la parole est d’argent et le silence est d’or.
Monsieur A : Eh bien moi, voyez-vous, je préfère quand le silence dort.
Mademoiselle C : Je suis comme vous. Je trouve, en effet, que certains silences sont angoissants. Ils nous mettent trop souvent dans l’embarras.
Monsieur A : Ça ne devrait pas exister.
Mademoiselle C : Ou alors ce qui devrait exister, c’est une box à secours en cas de silence prolongé. A l’intérieur, on y mettrait pleins de sujets de conversation… »

Le couple AC se choisit. S’embrasser, faire l’amour – chut : je vous laisse découvrir dans le centre d’observation. Comme tout couple Machumans, ils intègrent une House Box. Pour ce faire, Mademoiselle C et Monsieur A doivent travailler. Mais Mademoiselle C n’arrive pas à trouver un travail.

Photo © Philippe Denis
Photo © Philippe Denis

Mademoiselle C : Nous n’étions plus que 3 candidats et ils nous ont demandé à chacun de mimer un souvenir d’enfance, celui qu’on voulait !
Monsieur A : Ok
Mademoiselle C : Chacun alors a mimé son souvenir d’enfance.
Monsieur A : Et après ?
Mademoiselle C : La world box n’a pas su nous départager estimant qu’il s’agissait de trois expériences intéressantes. Du coup, on nous a demandé de procéder à l’auto-élimination les deux autres candidats ont voté contre moi !

Le couperet tombe. Elle n’a plus que deux jours pour trouver un travail, sinon expédition à la Off Box. Elle rencontre le terrible Monsieur H – Germain Boissy, patron de la Work Box, tyran espiègle.

Photo © Philippe Denis
Photo © Philippe Denis

Mademoiselle C réussira à obtenir ce poste in extremis.

Le monde de la World Box distille subtilement les angoisses de notre société, vivre ou ne pas vivre ses émotions, la peur du silence et du vide, le travail, l’emprise de l’autre dans l’intimité.
Le quotidien du couple se résume à Travel box, Work box, et House Box – métro – boulot – dodo. La voix off conditionne leurs faits et gestes dans la House Box.

Photo © Philippe Denis
Photo © Philippe Denis

Je me suis surprise à effectuer la même chorégraphie gestuelle que les Machumans. Je me suis surprise à aimer cette Mademoiselle C et à moins aimer Monsieur A. Le jeu des comédiens participe sans doute à mon identification émotionnelle, au-delà des personnages qu’ils incarnent.

Mademoiselle C atteint le Burn Out professionnel. La cadence l’a épuisée. Elle s’empiffre de pop-corn. L’auteure, Madame AF nous invite alors à nous questionner sur les imaginaires de l’évolution et de l’humanité.

Monsieur A : Tu sais c’est important d’évoluer.
Mademoiselle C : C’est violent d’évoluer.
Monsieur A : On ne peut pas toujours rester au même stade.
Mademoiselle C : Et si, moi, j’ai envie de rester au même stade !

C’est à cet instant, que je sens le miroir opérer en moi. Qu’est-ce que je pense de la société qui prône la compétitivité et l’évolution comme figures de proue de la réussite ? Je la rejette en m’empiffrant comme Mademoiselle C parfois.

Photo © Philippe Denis
Photo © Philippe Denis

Scotchée dans mon fauteuil d’observatrice, j’ai eu de la compassion pour ces Machumans qui considèrent que l’évolution est une affaire de cadence de travail. Et j’ai gardé au coin de mon hippocampe (mémoire) cervical, cette scène qui je l’espère me rappellera dans un futur proche de redéfinir mon sens de l’évolution et du travail.

Mademoiselle C à l’intelligence émotionnelle développée n’aura de cesse de rejeter la World Box. Pour s’en sauver, elle nous interpelle. Et c’est le point fort de la pièce.

Dans le centre d’observation, qu’avons-nous fait, nous le public pour aider Mademoiselle C ?
Madame AF, nous a mis devant un choix : intervenir ou ne pas intervenir ?
J’aurais aimé me lever, aller prendre par la main Mademoiselle C et la sortir de la World Box.

Je ne l’ai pas fait. Pourquoi ? Parce que le silence dormait dans la salle. Parce que l’instant d’après la raison m’a rappelé que ce n’était qu’une pièce de théâtre. Parce que j’avais peur ? J’ai quitté le théâtre en me demandant : Et si je l’avais fait ?

Comme Artémis, Madame Anne Falcon m’a transformée en un animal. J’ai été dévorée par mes propres chiens de garde, comme Aktéon. Ainsi l’observateur est forcément transformé par ce qu’il observe.

In the World Box est une pièce qui nous observe et qui donne du choix. A vous de choisir d’aller vivre cette expérience jusqu’au 10 mars 2016.

By la Baleine Quantique

In the world box théâtre aktéon spectacle avis critique Anne Falcon blog United States of Paris

In the World Box
Jusqu’au 10 mars 2016 – Mercredi & Jeudi à 20h

Compagnie des Lueurs
Texte et mise en scène :  Anne Falcon
Avec : Germain Boissy, Geert Van Herwijnen, Eve Saint Louis, Mathilde Cessinas et Etienne Tho.
Voix off : Frédéric Courraud

Musique : ELEKTRO GUZZI
Création musicale : Alexandre Fergui
Lumières : Matthieu Barani & Olivier Ryder
Costumes : Donatella Franco

Aktéon Théâtre
11, rue du Général Blaise
75011 PARIS
Métro Saint-Ambroise

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100 % : Le nouveau festival global et explosif @ La Villette

Exposition, théâtre, danse, cirque, performance et balade à travers le parc : c’est toutes les promesses du festival 100 % imaginé par La Villette. Ce nouvel évènement a la volonté d’englober tous les lieux du site afin de mettre en avant des arts pluridisciplinaires.

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100 % Expo

16 artistes, 17 œuvres, installations, ou performances, 3 lieux.
La pièce maîtresse de 100 % Expo sera bien évidement la Grande Halle de la Villette. Charles Carpopino a créé un parcours parmi des œuvres interactives, plus ou moins technologiques. Petit tour d’horizon.

Une sphère de 3 mètres de diamètre implantée de fusains dans une pièce blanche, voilà ADA de Karina Smigla-Bobinki. Le visiteur est invité à pousser, faire rouler ou simplement jouer avec l’œuvre pour laisser la trace de son passage sur les murs de la pièce : totalement interactif et poétique.

Photo © DR
Photo © DR

Mettez votre casque et plongez dans le virtuel avec The Nail Polish Infern “Born Digital” : immersion totale dans l’univers psychédélique de Geoffrey Lillemon. Déambulez dans l’espace d’exposition transfiguré par les yeux de l’artiste à la rencontre de créatures grotesques ou effrayantes.

Photo © Geoffrey Lillemon
Photo © Geoffrey Lillemon


A Two Dogs Company / Kris Verdonck
propose deux installations dans des styles opposés.
Les neuf boites d’Isos renferment des vidéos 3D, des détails d’une même scène, pensées comme des sculptures virtuelles. Et c’est à vous de réaliser le montage, suivant votre ordre de visionnage, de ces différentes scènes pour réaliser votre propre court-métrage.

Photo © atwodogscompany.org
Photo © atwodogscompany.org

Avec Bogus, c’est le gigantisme qui envahit la Grande Halle. Titillant le faîte du lieu, ces structures gonflables sont des totems symboliques qui sortent avec répétitions de leur boîte. Elles figurent une ville renaissant de ses cendres.

Photo © Anna Scholiers
Photo © Anna Scholiers

Toujours à la Grande halle, Le Fresnoy (Studio National des Arts Contemporain) met en avant cinq artistes pour 100 % Expo.

Lukas Truniger pose ses écrans et haut-parleurs avec Déjà Entendu, une création effectuée à partir de mélodies d’opéra autour du mythe de Faust. Les 102 écrans forment un espace immersif permettant d’explorer la nature rythmique et mélodique du langage.

Photo © Le Fresnoy
Photo © Le Fresnoy

La dernière révolution technologique, l’impression 3D, entre dans l’art. Mais Ludivine Sibelle en inverse le processus. De manière imprévisible l’imprimante de Burn out creuse un bloc de sel pour façonner une sculpture unique et propre au lieu d’exposition.

Photo © Le Fresnoy - Cyprien Quairiat
Photo © Le Fresnoy – Cyprien Quairiat

Après la Grande Halle, poussez les portes du WIP et la Folie L5, plus orientés vers les performances, pour terminer votre exploration de 100 % Expo.

100 % festival Focus sur la danse, le théâtre, et les performances

Le spectacle vivant a une place majeure dans la programmation de la Villette tout au long de l’année.
Voici une petite sélection des spectacles qui nous ont tapés dans l’œil.

Speak Low if you speak Love
Wim Vandekeybus/ Ultima Vez reviennent à La Villette avec un spectacle de danse autour de l’amour. Parmi les clins d’œil et les séquences décalées, on plonge dans tous les états de l’amour.
Mais dans l’amour il n’y a pas que des choses tendres. Le chorégraphe propulse sur scène un ballet passionné, en explorant les tréfonds de ce sentiment.

 Photo © Danny Willems
Photo © Danny Willems

Horror
Méliès, Hitchcock, Kubrick, Carpenter ou Polanski sont convoqués sur scène. Dans cette maison hantée, les objets s’animent, les souvenirs refont surface et l’ambiance s’alourdit. Entre illusion,  humour noir et effets visuels, la compagnie Stichting Pels / Jacob Ahlbom joue de l’épouvante et du gore (parfois) : un spectacle garanti 100 % frissons !
Attention : spectacle déconseillé au moins de 15 ans

Photo © Sanne Peper
Photo © Sanne Peper

Retrouvez toute la programmation, les horaires et tarifs des spectacles sur le site de La Villette.

100 festival la villette grande halle expo exposition danse théâtre cirque paris Blog United States of Paris

100 % Festival

du 22 mars au 10 avril 2016

100 % Expo
Tarif : 8 €  en plein tarif
Accès gratuit pour les détenteurs d’un billet spectacle

La Villette
211, Avenue Jean Jaurès
75019 PARIS

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DUEL Opus 2 : brillant et décalé ! @ Théâtre du Palais Royal – INTERVIEW

Laurent, le violoncelliste et Paul, le pianiste, reviennent à la scène avec le 2e round de leur Duel musical au Théâtre du Palais Royal. Toujours avec la même passion, l’esprit rebelle et les doigts agiles pour faire rire le public et lui rappeler le plaisir de la musique classique.
Duel opus 2 est un spectacle intelligent, mélomane et décalé à mort, pour tous.

Laurent Cirade violoncelliste et Paul Staïcu pianiste spectacle musical Duel Opus 2 Théâtre du Palais Royal Paris photo de scène by Usofparis

Bien sûr les compositeurs sollicités et interprétés par les deux complices ne sont pas de première jeunesse. Que de soit Mozart, Ravel, Bach mais aussi Deep Purple, The Beatles ou Lou Reed, Beeges. Qu’importe si ces deux musicos à bretelles ne reprennent pas un titre bien actuel de Beyoncé, Rihanna, Coldplay ou U2, – bien que la simple idée pourrait nous enthousiasmer tout autant.
Le talent de ce nouveau Duel est de nous surprendre à chaque numéro.
On croit comprendre la mécanique du show, dès le départ, avec un running gag autour du violoncelle qui ne tient pas au sol.
On rit mais on se prend à anticiper ce qui va arriver. Après le violoncelle, le piano récalcitrant.
Et puis rien de tout cela. De multiples accessoires aussi instrumentaux qu’inhabituels vont venir servir le grain de folie des deux interprètes.
Aucun numéro, aucune interprétation ne ressemble à une autre.
Le “duel” est sans temps mort, tout en humour, sensibilité et inventivité.

Duel Opus 2 c’est de l’humour, l’amour à la plage sans les tongs, un club de jazz enfumé, un Rocky bien habillé, des clowns mélomanes et des morceaux de classiques euphorisants !
Après notre enthousiasme, place aux artistes qui se sont prêtés au jeu du selfie en coulisses juste avant leur entrée sur scène et ont répondu à nos questions existentielles.

INTERVIEW SELFIE

selfie de Laurent et Vincent exclu blog UsofParis
selfie de Laurent et Vincent exclu blog UsofParis

A part vous, est-ce que les musiciens classiques ne se prennent pas un peu trop au sérieux ?
Paul Staïcu : L’image du musicien classique est sérieuse en effet. Au fil du temps le côté savant s’est imposé dans l’imaginaire collectif pour une myriade de raisons difficilement analysable dans cet espace. Ce qui nous semble clair c’est que ceci s’est fait en réalité au détriment, et non à l’avantage, de la perception du grand public nous concernant. Alors, l’un de nos ressorts est aussi celui de re- dimensionner l’image, la ramener plus proche d’une forme de « normalité » – après tout, c’est bien de la musique…
Laurent Cirade : Oui, je le pense. Les musiciens classiques se prennent au sérieux car le parcours, la sélection très compétitive qu’il faut surmonter pour devenir un musicien classique professionnel est tellement ardue (à peine 1% y arrive) qu’il faut se rendre compte de l’évidence, faut du sérieux pour y arriver… Et c’est un formidable ressort comique pour nous ! De même qu’on détourne les musiques, les instruments et certains objets, on détourne aussi l’image même du musicien classique dans toute son entité. Du coup on le démocratise, on le rend accessible.

Auriez-vous une anecdote d’un concert raté, d’une catastrophe scénique drôle ?
Paul : Pas d’un ratage, mais la fois au Théâtre National du Kosovo ou un technicien de plateau, visiblement mal informé des horaires de spectacle, est rentré sur le plateau avec son sceau d’eau et ses balais pile lorsqu’on … commençait à jouer : unique ! (rire) Voyant la salle comble, il s’est vite retiré ; à mon avis, il en entend encore parler aujourd’hui. L’hilarité de la salle et l’invraisemblable de la situation placent ce moment dans notre top … 1 !
Laurent
On en a beaucoup. Je m’en souviens d’une particulièrement : On jouait un théâtre National de Luanda en Angola dans un beau théâtre rococo du 19e siècle. En plein milieu du spectacle, la salle plongée dans le noir était attentive et silencieuse et moi sur scène, éclairé par une simple « découpe », je jouais un morceau très lent au violoncelle et en même temps au Didjeridoo. Soudain, surgissant du noir en se plaçant juste sous le projecteur en face de moi au bord de scène : un énorme rat ! Je me suis arrêté de jouer et on s’est regardé, lui et moi, quelques secondes sans bouger… C’était totalement surréaliste. En un instant, un énorme brouhaha est monté du public. Le rat réalisant, tout d’un coup, la présence massive d’êtres humains tout autour de lui s’est sauvé comme une fusée ! Entre rires et consternations, le public a applaudi longuement le départ du rat.

3 adjectifs pour décrire votre partenaire de scène ?
Paul : Grand, costaud, sympa.
Laurent : Petit, fluet et rigolo.

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Combien de temps vous a-t-il fallu pour concevoir ce spectacle ? Pour le répéter ? Quelle(s) étai(en)t les difficultés ?
Paul : Il nous a fallu presque 6 mois de répétitions intensives avant de commencer à jouer. Nous avons à la fois inventé de la matière, repris quelques sketchs de la 1ère mouture américaine (réalisée par Laurent avec un autre pianiste) et répété et mis en forme le tout. C’est un gros travail dont les gens n’ont souvent pas conscience, puisque tout semble véloce, aisé, spontané : pour y arriver, attachez vos ceintures !
L’une des principales difficultés est l’absence de dialogue, qui vous prive d’emblée de tout un pan de créativité basé sur l’actualité, les blagues du moment, les modes passantes etc. – tout ce dont se servent les stand-up par exemple. Alors il faut creuser ailleurs, dans un imaginaire général humain plus élargi, avec un choix de musiques adéquat etc. C’est tout un exercice, en fait.
Laurent : C’est très long de concevoir un spectacle comme « Duel ». Je dirai qu’entre le début de la conception, les répétitions et la fin du rodage il faut compter un an à temps plein. Les difficultés sont successives, la première c’est d’avoir beaucoup de matière, beaucoup des choses à raconter. Les suivantes sont de ne pas tomber ni dans la facilité ni dans le discours pour initiés, mais trouver le juste milieu, l’équilibre qui consiste à mettre le curseur au bon endroit. Et une autre difficulté consiste à travailler intensément pour rendre les choses fluides et que tout paraisse facile.

Quel morceau classique a pu vraiment vous ennuyer à interpréter, au cours de votre carrière ?
Paul : Personnellement, dans ma jeunesse d’apprenti pianiste, un morceau de F. Liszt : Saint François de Paule marchant sur les flots. Il m’a paru à l’époque (je devais avoir dans les 15 ans) à la fois d’une grande difficulté et d’un pompeux un peu kitsch. Comme si je me disais, tout ça pour ça ? autant de travail pour des effets un peu creux – oh pardon, j’étais encore jeune … – mais vraiment, c’est ce que j’ai ressenti. Je l’ai appris naturellement, et je l’ai même joué au Concours International de Piano de Catanzaro en Italie (j’ai obtenu le Primo Premio Assoluto). Mais le morceau m’a toujours paru, comme on dit aujourd’hui : « over inflated ».
Laurent :
Avant de faire de la scène j’étais (entre autres) musicien d’orchestre « tuttiste » pendant 4/5 ans. Je passais d’un orchestre à l’autre au gré des engagements. Un jour dans un orchestre en province, je me suis retrouvé à jouer la 9ème de Beethoven avec un chef tellement mauvais que l’orchestre ne le suivait plus. À la fin de la symphonie, le chef qui était probablement sourd avait une mesure de retard sur l’orchestre. Il a fini tout seul pendant quelques secondes à battre dans le vide devant un orchestre stupéfait et un public gêné. Grand moment de solitude…

Avez-vous, toujours au cours de votre carrière, appréhendé plus particulièrement un morceau avant de le jouer ? A cause de sa difficulté, de son rythme… ?
Paul : Avec Duel, opus 1, ce serait la Toccata de Prokofiev ; autre gros morceau pianistique, dont la technique poussée fait que les dernières années de Conservatoire le passaient pour obtenir leur diplôme. Le jouer tous les soirs dans le numéro du Vol du bourdon – dans lequel Laurent vole littéralement au-dessus du piano dans un harnais avec son violoncelle – est un exploit à la fois décalé, drôle mais toujours réellement difficile : il faut tenir cette musique et en plus lui adjoindre le jeu de scène. Essayez, vous verrez.
Laurent : J’ai toujours de la difficulté à jouer les morceaux virtuoses en faisant un jeu de scène. C’est toujours compliqué de faire le clown quand les doigts bougent à 100 à l’heure.. Le moment où je fais le « guitar hero » avec mon violoncelle me prend beaucoup d’énergie pour tenir mon violoncelle en l’air tout en jouant un solo de guitare, c’est toujours un moment que j’appréhende dans le spectacle.

Quel morceau vous rend le plus heureux et le plus souvent quand vous le jouez ou l’écoutez ?
Paul : N’importe lequel, quand il sort enfin comme je le souhaite ! Plus il a été dur à atteindre, plus il vous rendra heureux lorsque vous le maîtrisez.
Laurent
Ça dépend des jours.. Certains jours je suis plus « classique » et d’autre je me sens plus heureux et inspiré en faisant du rock.

Une chanson inavouable que vous aimez écouter ?
Paul : Comment l’avouer, si elle est inavouable ? J’avoue avoir été fan de toutes sortes de trucs comme – dans le désordre – Al Jarreau, Kenny Rodgers, Boney M, Michael Jackson, sans compter les idoles pianistiques en jazz, comme Oscar Peterson, Bill Evans ou Keith Jarret. Mais le fond de l’apprentissage a toujours été classique.
Laurent : J’adore chanté du Delpech sous la douche.. mais Delpech n’a rien d’inavouable. En fait je n’ai rien d’inavouable car j’assume tout ce que j’aime !

Après les Bee Ges, Deep Purple, seriez-vous prêts à réinterpréter un titre actuel : Rihanna, Beyoncé ou Colplday ?
Paul : Ce n’est pas tellement l’actualité immédiate d’un titre qui le rend éligible, mais plutôt la motivation dans l’action scénique et le rôle qu’il va y jouer. Le sens que donne la musique est essentiel. Parfois, un morceau trop à la mode obscurcit le sens, comme une étoile qui empêche de voir le ciel dans son ensemble en brillant trop fort. Il faut veiller à maintenir un bon équilibre entre tous les éléments. En principe sinon, il n’y a aucun interdit – heureusement !
Laurent
Comme on joue nos spectacles longtemps, il faut être sûr que les titres actuels resteront dans l’inconscient collectif. C’est seulement après 10, 15 voire 20 ans qu’on voit ce qui reste.

Pourquoi ne pas oser, alors ?
Paul : Aucun problème, on ose tout. Un refus viendrait uniquement de l’inadéquation avec l’action en cours.
Quand une idée est bonne on la creuse. Ensuite, on voit ce qui fonctionne et ce qui est moins convaincant.
Laurent : 
L’opus 3 est en gestation mais ce n’est pas pour tout de suite car la demande actuelle pour ce spectacle (Opus 2) est encore très importante.

Duel opus 2 affiche spectacle musical et comique de Laurent Cirade et Paul Staïcu mise en scène Agnès Boury Théâtre du Palais-Royal Paris

DUEL Opus 2
spectacle musical et humoristique de et avec :
Laurent Cirade et Paul Staïcu 

du mercredi au samedi à 19h

au Théâtre du Palais-Royal
38, rue de Montpensier
75001 PARIS

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Le Fusible : Stéphane Plaza & Arnaud Gidoin sont explosifs aux Bouffes Parisiens !

Après les 230 représentations de la pièce A gauche en sortant de l’ascenseur, Stéphane Plaza s’offre un nouveau rôle, à nouveau taillé pour lui. Il revient dans la création Le Fusible, aux Bouffes Parisiens, qui est déjà un succès. Rires et retournements de situation garantis.

Le fusible Stéphane Plaza théâtre Bouffes parisiens avis critique comédie arnaud gidoin photo by blog United States of Paris
Paul, un homme d’affaire, est à la veille de vendre sa société à une acheteuse russe et de quitter sa femme. Une fois le contrat de cession signé, il doit s’envoler pour Bali avec sa maîtresse. Il met dans la confidence son ami et associé Michel, un gros gaffeur. Mais le soir précédent ce jour fatidique : tout bascule ! Un accident domestique et Paul perd la mémoire…

Le fusible : ce petit truc qui pète et qui fout le bordel

Ici, le fusible c’est véritablement Paul (Stéphane Plaza). Son accident tombe pile au bon moment pour dynamiter sa vie, la remettre à plat et l’obliger à choisir entre Valérie (sa femme) et Valérie (sa maîtresse).Le fusible Stéphane Plaza théâtre Bouffes parisiens avis critique arnaud gidoin photo by blog United States of Paris
Dès la petite scène d’intro, qui casse quelque peu les codes du théâtre de boulevard, on sait que l’on ne va pas avoir une minute de répit. Et comme dans la pièce précédente, Stéphane Plaza fait le show en se donnant sans retenue, pour le plaisir du public, des premiers rangs au tout dernier.
Il saute d’un bout à l’autre du plateau, s’effondre sur scène, descend dans le public mais tout en jouant de la pédale douce quand il le faut.
Soulignons qu’il se retrouve encore torse nu et termine l’histoire avec un costume extravagant : il doit adorer ça !
Arnaud Gidoin est juste dans le rôle de l’ami un poil idiot et toujours en retard d’un wagon. Philippe Dusseau (le médecin) s’avère être un vrai Diafoirus facilement manipulable.

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Du plaisir sur scène et dans la salle

Sans trop cabotiner, les acteurs s’amusent sur scène avec leur personnage et le texte. On soupçonne que quelques actions, jeux de mots ou répliques n’étaient pas prévus ce soir-là, vu les débuts de fou-rires difficilement contenus.
Le fusible Stéphane Plaza théâtre Bouffes parisiens avis critique arnaud gidoin humour comédie photo by blog United States of Paris

Tirons aussi notre chapeau à Gaëlle Gauthier, Juliette Meyniac et Irina Ninova qui pourraient presque voler la vedette à leurs partenaires masculin.
Mention particulière à Gaëlle Gauthier qui est une véritable garce piquante et glamour dans son rôle de la maîtresse/avocate. Ses tenues très proches du corps nous font penser aux grandes heures d’Eva Longoria dans Desperate Housewives.

Chaque personnage possède donc son extravagance : la femme trompée rigide à souhait, l’avocate (maîtresse de Paul) au caractère bien trempée, l’ami foutraque toujours à côté, le médecin mal dans sa peau (et pas forcément compétent), l’acheteuse russe très caricaturale mais délicieuse et bien sûr Paul totalement paumé dans l’histoire de sa vie.

Cette pièce de Sylvain Meyniac est un vrai (bon) boulevard moderne, rythmé et sans temps mort.
Et c’est principalement ce que l’on demande à ce genre de théâtre et à ses acteurs : passer un bon moment, se plier en deux sur son siège et alléger l’humeur du temps.

Le fusible Stéphane Plaza avis critique comédie théâtre Bouffes parisiens arnaud gidoin arthur jugnot affiche

Le Fusible

de Sylvain MEYNIAC
Mise en scène : Arthur JUGNOT
avec la collaboration artistique de Catherine LOMBARD

Avec :
Stéphane PLAZA, Arnaud GIDOIN, Philippe DUSSEAU, Gaëlle GAUTHIER, Juliette MEYNIAC et Irina NINOVA

REPRISE : du au

Du mercredi au samedi à 21h
Matinées le samedi à 16h30 et dimanche à 15h00, jusqu’au 30 avril 2017

Théâtre des Bouffes Parisiens
4 rue Monsigny
75 002 Paris

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TRACES : Les 7 doigts se surpassent à Bobino !

#Bonheur de retrouver la fougue, la poésie et la maîtrise sans accros du collectif de cirque survitaminé et génial Les 7 doigts avec le retour de Traces à Paris.
L’occasion d’une rencontre scénique avec sept personnalités aussi fortes qu’attachantes.

Ces 6 garçons et cette fille (Anne-Marie) viennent de Québec, de Chine, de France, d’Australie et des États-Unis.
L’un est drôle, l’autre jaloux, un autre beau…
Comment on le sait ?

Traces
photo Alexandre Galliez

Simplement parce que ces jeunes gens se présentent après une entrée sur scène, tonitruante. Ce n’est pas grand-chose sur le papier, mais en live, sans filet, ça fait vraiment la différence.
A la fin du spectacle, les uns et les autres ne seront plus tout à fait des inconnus, à la différence d’autres spectacles qui préfèrent le collectif à l’individuel.

Traces

Kevin, Song, Lucas et les autres sont multi-talents : acrobates, athlètes, musiciens, chanteurs, dessinateurs, polyglottes (anglais, français, chinois…). Ils sont capables de se remplacer au piano en plein milieu d’un morceau, de se jeter sur les épaules de l’un, de s’envoyer en l’air à la force des bras d’un autre.

Traces n’enchaîne pas les numéros à couper le souffle à un rythme effréné, quitte à tout oublier à la fin. Le spectacle ménage ses effets, passant de la sophistication d’un numéro de trapèze avec Kevin, l’américain hipster (barbu) – les autres solos de trapèze que vous avez vus, vous paraitront bien fades à côté de celui-ci –  de la scène comique autour de la lecture sur un fauteuil qui ne tient pas en place avec Anne-Marie, à la déconnade entre potes en veste sur sweat blanc (#classe) armés de leur skateboard ou patin à roulettes (#décalé).

photo Alexandre Galliez
photo Alexandre Galliez

Dans ce spectacle, le mât chinois voit exceptionnellement double, et ça nous plait encore plus ! Lucas, le frenchy de la bande, saute d’un mât à un autre avec une agilité déconcertante. On se sent tout petit face à autant de force dans les bras.
Les sangles aériennes sont démoniaques, la main à main insurpassable et les jongleries étourdissantes.
10 ans de succès pour Traces, ça se fête, non ?

Traces

TracesTraces
spectacle du collectif de cirque Les 7 doigts

avec Kevin Beverley, Lucas Boutin, Anne-Marie Godin, Kai Johnson-Peady, Yann Leblanc, Harley McLeish, Enmeng Song

du mercredi au samedi à 21h
matinée le samedi à 16h30

jusqu’au 23 avril 2016

à Bobino
14-20, rue de la Gaité
75014 PARIS

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Alex Ramirès fait sa crise à la Comédie des Boulevards : le pied !

Alex Ramirès a la fougue de la jeunesse, la distorsion de la mâchoire facile, le visage mobile et les excès de voix qui ne permettent pas de s’endormir sur son siège, aussi confortable soit-il.
Il court, hurle, parodie, grimace sur la scène de la Comédie des Boulevards pour nous montrer la réalité des aberrations de notre quotidien et nous amuse avec un réel bonheur !

Alex Ramires humoriste one man show théâtre les blancs manteaux paris portrait photo by Robin Gervais
Garçon sage qui nous parle volontiers d’un léger stress à son arrivée sur scène, la tornade Taz (souvenez-vous Beep Beep et le diable de Tasmanie) va s’emparer du corps d’Alex Ramirès pour ne plus le lâcher de la soirée.

Alex est un jeune homme au regard pétillant et à l’énergie débordante. Soirée entre potes, cours de récré, belle romance : les situations sont variées et sources des plus belles parodies. Le jeune humoriste n’a pas peur de mouiller la chemise, ni de faire péter le débardeur quand il le faut.

A la fois attachant et cynique, il est capable de jouer avec candeur et justesse un jeune homme (Fabrice 26 ans) rêvant de télé-réalité, le meilleur des stagiaires, une vieille assistante maternelle (Tati) à la vie dépravée avec un, voire plusieurs coups dans le nez.
On a tous connu, de loin ou de près, les personnages interprétés par Alex Ramires : enfant à la fois chahuteur, rêveur ou fayot d’une cour d’école, le bourré paranoïaque, le bourré scotché ou pire le collant mais aussi
 la mère angoissée qui apprends que son fils est un super héros. Sans oublier les victimes de cette terrible maladie contagieuse VDST (Vieux dans sa tête) qui nous guette tous et toutes. Tout y passe.

Alex Ramires humoriste one man show théâtre les blancs manteaux paris portrait photomaton par Robin Gervais photographe

Et rarement un humoriste nous aura aussi bien parlé d’amour. Alors que l’on ne s’y attend pas : un de ses personnages nous prend par surprise pour nous causer sentiments. Ça accroche d’autant plus que tout ce qui est dit est juste. Alors que deux minutes auparavant, la partie était beaucoup plus graveleuse. Surprise totale, applau sans limite !

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Alex Ramirès joue chaque personnage avec une fraicheur et une spontanéité stupéfiante. Ses mimiques sont parfaites et sa gestuelle époustouflante. Rires et longue carrière assurés !

by Alex et Caro

Alex Ramires fait sa crise à la comédie des boulevards paris spectacle humour one man show mise en scène Stéphane Casez

Alex Ramirès fait sa crise !
mise en scène : Stéphane Casez

du jeudi au samedi à 20h10

à la Comédie des Boulevards
39, rue du Sentier
75002

depuis le 5 février 2016

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Ah ! Le grand homme : pièce barrée au Théâtre de l’Atelier

Copieuse fantaisie sur la création artistique au Théâtre de l’Atelier, à Paris. Ah ! Le grand homme nous rappelle le souvenir de Jean Vilar avec une irrévérence folle, nous révèle l’aisance d’un Yvan Le Bolloc’h, tout en renouant avec le talent de Jean-Jacques Vannier et le pétillant de Serena Reinaldi.

photo Christophe Vootz
photo Christophe Vootz

Y’a toujours un lourdo dans les parages, un comédien qui force le trait, un autre qui a la meilleure technique pour s’échauffer, un metteur en scène pour vous conduire dans une voie de garage.
Le texte de Pierre et Simon Pradinas joue le plein effet d’accumulation ; difficile, en effet, de croire qu’il soit possible d’associer autant de bras cassés dans une seule et même production.
Dans la salle, certains rires, généreux – des pros du théâtre privé ou public ? – nous donnent la troublante sensation que certaines situations sont très légèrement accentuées.

Ici, il est question de concevoir une pure folie : un spectacle original en une seule journée de répétitions et à produire le soir même. Comédiens, metteur en scène et assistant vont s’affairer à donner un semblant de cohérence à un projet qui semble perdu d’avance.

photo Christophe-Vootz
photo Christophe-Vootz

Il est évident qu’il y a du vécu, et qu’il y a forcément un administrateur de théâtre à Paris (l’excellent Stéphan Wojtowicz)  cabot comme pas deux, relou plus qu’il n’en faut et dragueur raté devant l’éternel.
Le metteur en scène de la pièce (l’impossible Jean-Luc Porraz) est une figure hystérique par excellence, inspiré de beaucoup d’autres ayant vécu ou encore en train de sévir actuellement sur des scènes de Paris ou province. L’assistant (Aurélien Chaussade) est fayot, attentionné, éponge, comme il le faut.

Le rire est régulier tant les scènes sont barrées. Parfois, certaines sont un poil too much et partent vraiment en vrille mais l’excès est assumé pour être mieux digeste.

Bref, un spectacle pas facile à résumer mais suffisamment original pour recevoir notre pleine adhésion.

Affiche pièce Ah le grand homme de Pierre et imon Pradinas au Théâtre de l atelier paris avec Yvan le Bolloc h Jean Jacques Vannier Serena Reinaldi Jean Luc Porraz

Ah ! Le grand homme

Texte de Pierre et Simon PRADINAS
Mise en scène de Panchika VELEZ

Avec Yvan Le BOLLOC’H, Jean-Jacques VANIERJean-Luc PORRAZ, Stéphan WOJTOWICZ,
Aurélien CHAUSSADE, Jean-Pierre MALIGNON et Serena REINALDI

au Théâtre de l’Atelier
1 Place Charles Dullin
75018 Paris

du mardi au samedi à 21h
matinée le dimanche à 15h

#Bonplan : tarif unique à 20 € jusqu’au 14 février 2016 !

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