Figure d’artiste au Musée du Louvre : un concentré de chefs-d’œuvre

Dans la Petite galerie Musée du Louvre, plongeon dans le génie de la création. Figure d’artiste, à voir jusqu’au 29 juin 2020, invite visiteurs à découvrir l’évolution du statut de l’artiste au fil des siècles.
De l’antiquité au XIX siècle, ce sont 36 œuvres, issues des collections permanentes, qui nous entrainent dans l’histoire de l’art.

De l’aveu même de Jean-Luc Martinez, le président du Musée du Louvre, l’exposition Figure d’artiste a pour but d’être une tête de pont des collections permanentes, d’accrocher le visiteur pour lui donner envie de parcourir le musée.
Elle est aussi un parcours initiatique et historique sur les traces des créateurs, anonymes et célèbres.

La signature, première reconnaissance

Figure d’artiste s’ouvre sur l’importance de la signature. Ce qui fait qu’un artisan/artiste, depuis les temps anciens, sort du lot. Une signature donnait, dans l’antiquité, une valeur type AOP aux œuvres exportées, sur tout le pourtour méditerranéen.
Comme pour ce chandelier venu tout droit de Mossul, en Irak. La capitale de l’orfèvrerie du Moyen-Orient.

Figure d'artiste

Et aussi ce ciboire de Limoges, signé dans le fond : “Maitre G. Alpais“. Limoges était, au Moyen Age, le centre de création d’objets de luxe en Europe.

Figure d'artisteFigure d'artiste

L’autoportrait en majesté

C’est incontestablement avec cette thématique et dans ses deux alcôves que le visiteur aura le plus de frissons.

Figure d'artiste
Autoportrait de Jean Fouquet

De l’autoportrait de Jean Fouquet de 1452, considéré comme le premier de l’histoire de l’art, à celui d’Eugène Delacroix en 1837, les 8 toiles de cette section montrent de véritables joyaux.

Delacroix

Entre Rembrandt, Poussin ou Élisabeth Louise Vigée Le brun, notre cœur balance. Celui d’Albrecht Dürer, habituellement isolé dans l’aile Richelieu, est une pièce de toute beauté.

Figure d'artiste

L’Académie Royale : l’artiste en liberté

Fondée par Louis XIV, elle sert d’écrin à la création. L’Académie Royale faisait partie du le palais royal du Louvre : les artistes y étaient logés. Et c’est en son sein qu’ils créent abondamment peintures, sculptures et même mobiliers.
Et si le terme “Salon” est utilisé actuellement, c’est que les oeuvres étaient à l’origine exposées dans le Salon carré du Roi.

Figure d'artiste

Figure d’artiste est aussi l’occasion de faire un focus sur les femmes peintres qui ont trouvé, avec l’Académie Royale, un premier moyen de s’émanciper.

Marie-Guillemine Benoist
by Mari-Guillemine Benoist

Vigée Le Brun ou  Marie-Guillemine Benoist ont transgressé les règles établies pour obtenir leur blanc-seing. Les modèles vivants n’étant autorisés qu’aux hommes.

Vigée Le brun
By Elisabeth Louise Vigée Le Brun

L’exposition Figure d’artiste, présentée dans la Petite galerie du Musée du Louvre, offre un panorama complet sur la création au fil du temps. C’est beau et instructif !

Et une fois visitée, vous n’aurez qu’une envie, parcourir toutes les galeries du Louvre pour découvrir encore bien d’autres trésors cachés !

Exposition Figure d’artiste

du  25 septembre 2019 au 29 juin 2020

La Petite Galerie du Louvre

Musée du Louvre
Rue de Rivoli
75001 Paris

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Biche, le groupe qui fait encore l’amour après 6 ans de mariage #interview

5 garçons composent le groupe BICHE porté par la voix d’Alexis Fugain. Le tout premier album, La Nuit des Perséides, est le fruit de nombreuses années passées sur les routes de France. Car Biche a fait ses classes sur scène avant d’entrer en studio. Le résultat est une pépite de songwriting à la française. Rencontre lors du passage remarqué du groupe à Rock en Seine 2019.


INTERVIEW groupe BICHE 

Groupe Biche
Selfie exclu usofparis

UsofParis : C’est votre look qui m’a tapé dans l’œil avant d’écouter votre musique. L’imagerie de vos clips est-elle réfléchie ? Vous piquez vos fringues à quelqu’un ?

Alexis Fugain : C’est marrant, nous avons eu ce sujet de discussion un peu plus tôt dans la journée.
Non, pas franchement. Sur les photos de presse, on essaie de s’accorder, on trouve des vieux pulls.
Brice : On s’est inspiré des imageries 60’s, cosy, avec des gens dans des intérieurs très designés qui font des jeux de société le dimanche.
Thomas : Il y a un effet de groupe. On aime tous cette esthétique 60’s-70’s. Il y a une émulsion de groupe très naturellement.

Les critiques sont super élogieuses pour votre 1er album. Est-ce mérité ?

Carol : C’est difficile à dire.
Mais nous sommes hyper heureux de la réception de l’album. Surtout qu’il a mis un peu de temps à maturé. On était un peu à poil. Et on est super touchés !

Une phrase, des mots qui ont touchés juste pour décrire votre musique ?

Alexis Fugain : Ce qui m’a fait plaisir c’est qu’il a souvent été question de quelque chose « à la française »
Ça me tient particulièrement à cœur. Car je chante en français. Et le projet a vraiment été pensé comme une création française.
Brice : On a eu aussi « pop giscardienne » ! 🙂 Ça nous a interpelés ! Je ne sais pas comment le prendre.
Carol : C’est mon préféré !

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Pensez-vous comme moi que le titre L’Essor est votre chef-d’œuvre ?

Merci déjà !
Thomas : En tout cas, les chefs-d’œuvre ne sont que des tentatives heureuses !
Carol : Frédéric Nietzsche ! 🙂
Alexis Fugain : C’est le morceau qui a été fait le plus instinctivement, le plus rapidement. Et c’est celui qui à terme me donne envie de continuer à procéder comme ça.
Thomas : Généralement les derniers morceaux composés sont généralement les plus naïfs. Pour Phoenix, dans Wolfgang Amadeus Phoenix, Girlfriend a été composé en dernier. C’est l’un des plus directs. C’est une belle porte d’entrée en tout cas pour nous.
Brice : On se sent aussi plus relâchés quand on a fait tout un album. Il manque quelques titres. On est alors un peu plus légers.

L’Essor a été écrit en groupe ?

Alexis Fougain : C’est le seul morceau que j’ai écrit tout seul. Enregistré seul avec l’aide de Vincent, notre ingé son. En live, on se l’est réinterprété d’une façon vraiment différente. Ça c’est un travail de groupe.
Et sur scène, il a la patte de tout le monde.

Quelles sont vos 1ères impressions de live ?

Carol : L’histoire de Biche est un peu particulière. Ça fait 6 ans qu’on joue ensemble.
On a fait beaucoup de lives. On se connait très bien. Pour nous, c’est la manière dont on s’exprime le plus justement. Et dont on rend compte de la cohésion de groupe. C’est toujours un exercice le live, mais c’est du plaisir.
Alexis Fougain : On fait en sorte qu’il n’y est pas tant de contrôle que ça sur scène. C’est beaucoup plus sauvage qu’en enregistrement. Ça cogne un peu plus. Car on aime ce genre de concert. C’est un vrai lâcher-prise.

Des titres sont-ils vraiment différents en live ?

Alexis Fougain : Des morceaux ont vraiment changé. L’Essor ou As-tu peur du matin ont beaucoup changé.
Il y a des choses qui marchent très bien sur un album. Mais quand on les joue en live, il faut les réarranger.
Thomas : C’est toujours un peu compliqué. Il y a toujours un risque de proposer un recueil de chansons. Et de passer un peu à côté d’un effet vraiment live où il y a de la vie. Le contre-pied à tout ça, c’est proposer quelque chose de plus fourni, qui s’évade du format de chansons.

Groupe Biche

Pensez-vous que vous deviendrez fous un jour ?

Alexis Fougain : J’en suis persuadé. Devenir un peu névrosé, y’a moyen. Mais j’aime bien, je me laisse aller.
Thomas : J’espère que je tendrai vers la sagesse plutôt que la folie.
Alexis : Mais la folie peut être une forme de sagesse ! Jean-Michel Nietzsche !

Qu’est-ce qui vous fait le plus rire collectivement ?

Alexis Fougain : Les situations du quotidien que l’on prend en photo parfois.
Carol : En fait, on a un grand album photo secret qui compte près de 600 photos. Elles sont toutes issues du quotidien. Mais on ne poste que des photos du groupe qui sont potentiellement drôles.
Brice : Cocasses !
Alexis Fougain : C’est très cocasse. 🙂 Mais qui ne font rire que nous !
Carol : Et un jour nous en ferons peut-être un grand album à un seul exemplaire que l’on vendra très cher.
Quand on est un peu tristes ou déprimés, on regarde ça.

Un groupe c’est une histoire d’amour. Quel couple êtes-vous au sein du groupe Biche ?

Carol : On est un couple très fusionnel, sensuel. Au niveau des câlins.
Alexis Fugain : Très tactiles !
Carol : On est aussi un vieux couple, avec ses petites habitudes. On se comprend, on se parle beaucoup. Et qui fait encore l’amour après 6 ans de mariage.
Alexis : Et c’est vrai !

Interview by Alexandre

groupe biche

BICHE 
album La nuit des Perséides 
(Banquise Records)

Tournée en France : 
4 oct : Lille
24 oct : Bordeaux
19 décembre : Amiens

CONCERT à Paris, le 26 février 2020 à La Maroquinerie

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Les Beaux : Elodie Navarre et Emmanuel Noblet, un couple choc

  • Ça calme un peu.
  • Ça décape !
  • Faut digérer.

Échange spontané entre 3 spectateurs à la sortie de la pièce Les Beaux.
Le texte de Léonore est percutant. Forcément, il renvoie à notre conception même du couple dans ce qu’il peut avoir de plus beau mais aussi de plus dramatique, de plus destructeur parfois pour ses membres.
La partition servie avec une intensité rare par Elodie Navarre et Emmanuel Noblet nous capte, interroge et bouleverse.
Un grand moment de théâtre sur la scène du Petit Théâtre Saint-Martin.

Radiographie d’un couple 

Ça commence plutôt mal. Un couple qui baigne dans l’amour niais, dont les membres sont inconditionnellement dans la surenchère de la guimauve. Une caricature !
Est-ce le début d’une histoire ? La naissance de sentiments amoureux cause certains dommages dans la mièvrerie.
Ou est-ce une pure invention ?

Ce couple parfait, beau est confronté à son double orageux, violent. Ce double commence à émerger par le son et ensuite prend corps sur scène.
Ce sont les parents d’Alice, une petite fille qui se trouve malgré elle au cœur de la souffrance psychologique de son père et sa mère et source d’un conflit qui semble ne plus pouvoir s’arrêter.

L’écriture de Léonore est fine, intelligente, surprenante. Le nouveau couple que nous allons suivre est dramatiquement en guerre et pourtant il y a des pointes d’humour qui jaillissent. Et c’est absolument brillant.
Nous ne sommes pas dans la moquerie mais certaines saillies sont tellement justes qu’elles poussent à rire.
Et c’est ce mélange de genres qui nous capte. J’ai ressenti l’énergie de Trainsporting à un moment. Cru voir quelques instants clés de ma vie amoureuse aussi.

Élodie Navarre et Emmanuel sont parfaits.
Elle, au bord du précipice, amorphe mais résistante, lui pantin désarticulé qui gesticule sans raison.

A travers cette histoire de couple émerge aussi une plaidoirie touchante sur l’enfance. Heureux celles et ceux qui la saisiront.

Les Beaux

de Léonore Confino 
mise en scène : Côme de Bellescize 

avec Élodie Navarre et Emmanuel Noblet 

du mardi au samedi à 21h

au Petit Théâtre Saint-Martin
17 rue René Boulanger
75010 PARIS

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La Dame de chez Maxim de Zabou Breitman : Léa Drucker est extra !!

Zabou Breitman rajeunit Georges Feydeau avec sa mise en scène de La Dame de chez Maxim.
Le Théâtre de la Porte Saint-Martin accueille ses audaces, sa délicieuse irrévérence et ses traits de génie pour emporter le public chaque soir.

Et dans le rôle de la Môme Crevette, immense joie de retrouver la truculente Léa Drucker. Elle est une vraie tornade sur la scène qui emporte tout.
Cette pièce est déjà un must-see de cette nouvelle saison théâtrale.

La dame de chez Maxim

Farandoles de génies

Georges Feydeau n’a pas le monopole du génie. Il faut compter sur celui de la metteure en scène, des comédiens, des costumiers, perruquiers et décorateurs.

Dès le début de La Dame de chez Maxim, j’ai flashé sur l’incroyable folie capillaire de Monsieur Petypon, sa hauteur, sa mèche qui batifole à chaque mouvement. Elle est suivie de près par celle de madame son épouse, une incroyable choucroute. Brillant !

Et puis l’apparition. Son entrée serait digne d’une meneuse de revue si l’escalier comptait plus de marches. La Môme Crevette est belle, légère, piquante et elle gouaille avec panache.
Notre cœur n’en peut déjà plus de l’observer. Celui du général en visite chez son neveu non plus.
Seul l’homme qui a invité cette danseuse du Moulin-Rouge dans son lit lui refuse toute forme d’attirance. Ne voulant absolument pas célébrer son charme. Il passera son temps à la cacher, la brider, la faire taire.

Mais la Môme est rebelle, une punk avant l’heure et dégomme absolument tout.

La dame de chez maximLa dame de chez Maxim

Casting en or !

Léa Drucker est extra, vive et donne une nouvelle fois à voir son incroyable aisance à se métamorphoser.

Micha Lescot est absolument incroyable aussi. Sa silhouette longiligne m’a fait penser à Mister Jack (héros de Tim Burton). Ses bras, ses jambes, longs et fins, sont dans la surenchère de gestes. Et c’est fascinant à observer.

Des idées brillantes de mise en scène fusent comme ces hommes (aussi bien imberbes que barbus ou moustachus) interprétant des femmes. Ce pompon qui traîne depuis le début sur scène et qui sera enfin tirer à un moment clé de la pièce.

La Dame de chez Maxim n’a pas fini de faire chavirer les cœurs des spectateurs et d’emporter les vagues d’applaudissements.

La dame de chez maxim

La Dame de chez Maxim

de Georges Feydeau
Mise en scène : Zabou Breitman

avec Léa Drucker, Micha Lescot, André Marcon, Christophe Paou, Eric Prat, Anne Rotger, Valérian Béhar-Bonnet, Philippe Caulier, Ghislain Decléty, Solal Forte, Constance Guiouillier, Pierre-Antoine Lenfant, Damien Sobieraff, Pier-Niccolò Sassetti


au Théâtre de la Porte Saint-Martin 
18, boulevard Saint-Martin
75010 PARIS

du mardi au vendredi à 20h
samedi à 20h30
matinée le dimanche à 16h

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La Joconde nue : épopée artistique irrésistible au Domaine de Chantilly

La Joconde nue est une épopée artistique au même titre que d’autres œuvres célèbres de l’histoire de l’art, aux côtés de L’Origine du Monde ou Salvatore Mundi de Vinci.

La joconde nue

Ce carton issu de la collection du Musée de Condé et présenté au Domaine de Chantilly est-il né de la main de Léonard de Vinci ?
Analyses scientifiques et experts ont permis de révéler quelques-uns de ses secrets.
L’exposition qui prend fin le 6 octobre les révèle et met en dialogue la Joconde nue avec ses jumelles et ses descendantes.

La joconde nue

Mona Lisa est unique et le restera !
La Joconde nue n’est donc pas son double, seule leur pose respective suggère une gémellité.

Ce carton a suscité de nombreuses interrogations au fil des siècles.
Le maître de Vinci l’aurait-il exécuté ? Ou serait-ce son atelier ?
Quid de son modèle ? Homme ou femme ?
Et ce léger strabisme, est-ce volontaire ?

La joconde nue

Les indices sont nombreux pour faire penser à un de Vinci. Mais le carton a subi quelques dommages qui faussent son entière authenticité.

Reste le voile du doute qui ne retire aucune valeur à l’œuvre présentée.
Surtout, elle a été source d’influences pour des artistes comme François Clouet et sa Dame au bain, le Titien et de nombreux anonymes.

La joconde nue

La joconde nue

L’exposition nous permet aussi d’admirer le portrait insoutenable de  beauté de Simonetta Vespucci peinte par Botticelli. Cette œuvre a quitté, pour quelques mois seulement, son collectionneur particulier. La chance ! Et quelle beauté !

Exposition La Joconde nue
Le mystère enfin dévoilé

jusqu’au 6 octobre 2019

au Domaine de Chantilly
60500 Chantilly

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Asa : retour flamboyant de la chanteuse avec Lucid

Nous avions laissé Asa (à prononcer Asha) sur les rythmes entêtants de Fire on the Mountain ou Jailer, de ces hits qui résonnent encore douze ans plus tard. Quelle ne fût notre surprise d’être conviés à la retrouver en session live privée aux Studios Ferber pour écouter en exclusivité les titres de son nouvel album, Lucid.

Asa Lucid

Entourée de ses quatre musiciens et de sa choriste, Asa apparaît et commence à parler. Du temps qui passe (d’ailleurs c’est son anniversaire le lendemain), de la feminity et de l’empowerment des femmes… Dans le public, ça échange, ça participe : ce lundi, le cercle de la chanteuse est là pour soutenir la sortie prochaine de Lucid, son quatrième album. Dans l’ambiance intimiste et feutrée du studio, on se sent privilégiés de pouvoir assister à une session comme celle-ci.

Dès les premières notes, on plonge dans l’univers sincère et généreux de la chanteuse. Il y a du vrai dans tout : de la joie à la tristesse, de l’amour au désespoir. Asa explore la palette des sentiments qui nous font vibrer chaque jour, avec une justesse textuelle rare. En quelques minutes : nous sommes conquis.

Asa Lucid

Asa – Lucid : -folk, reggae et soul

Entre sonorités folk, reggae et soul, l’album se dévoile peu à peu alors que de temps en temps, Asa salue un visage ami dans la salle. Ne manquant pas de raconter une anecdote, comme ce jour de désespoir caniculaire à Paris où elle a écrit et enregistré cette chanson dans son appartement. Prise imprévue d’un titre qui sera présent sur cet album.

C’est déjà la fin de ce beau moment qui se termine comme il avait commencé, dans le partage avec son public. La chanteuse vient à la rencontre de chacun. Un mot, un geste, il n’en fallait pas plus.

Asa Lucid

Ce lundi à Paris, Asa était là pour nous donner l’envie avec un petit quelque chose – “Not too much, just something” comme elle le dit si bien. Et c’est réussi car on a déjà hâte de la retrouver en concert le 16 décembre au Trianon. Mais en attendant, on va scruter avec attention son Youtube, dans l’espoir d’y découvrir une nouvelle pépite : deux titres sont déjà sortis The Beginning et Good Thing et on ne peut que vous inviter à (re)découvrir cette fantastique artiste qui nous avait manquée.

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by Sarah and Joan

Asa
nouvel album Lucid
(Wagram Music, Chapter Two) 

 

En concert le 16 décembre au Trianon, Paris 

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Photo du mois : Objet(s) de votre enfance

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Blogoth67 de proposer le thème :  Objet(s) de votre enfance.

Le héros de mon enfance est devenu un objet.
Tout petit, j’étais fasciné par les clips de David Bowie. Tour à tour dandy, clown, icône de la pop, personnage fascinant et au charisme de dingue.
Cette semaine, j’ai croisé par hasard son double en version Barbie. J’ai passé l’âge de jouer avec. Je suis pourtant reparti avec, en souvenir de cet artiste qui a bercé ma jeunesse et qui continue à m’accompagner.

Barbie David Bowie

Plongez dans l’enfance d’autres bloggueurs  :
DelphineF, Frédéric, Christophe, Gine, El Padawan, Mirovinben, Josette, Renepaulhenry, Giselle 43, écri’turbulente, Travelparenthesis, Brindille, Danièle.B, Cara, Marine D, Blogoth67, Jakline, Céline in Paris, J’habite à Waterford, Lavandine, La Tribu de Chacha, magda627, Krn, Philisine Cave, Lilousoleil, Escribouillages, Gilsoub, Laurent Nicolas, Morgane Byloos Photography, Mamysoren, Pilisi, Josiane, FerdyPainD’épice, Betty, Julia, Amartia, Tambour Major, Xoliv’, Sous mon arbre, Alexinparis, Pink Turtle, Akaieric

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Groupe JOSEPH, album road movie sur les routes de la vie #Interview

Le groupe JOSEPH est notre coup de cœur de cette rentrée ! Un groupe formé en 2014 par Natalie Schepman et ses deux sœurs jumelles Allison et Meegan Closner. Le nom du trio est un hommage à leur grand-père Jo et à la ville de Joseph dont il est originaire dans l’Oregon. Les 3 sœurs nous présentent leur 3ème album Good Luck, Kid, un disque voulu comme un road movie à la fois intime et intense.


Et c’est vrai que les 13 titres nous emportent sur les routes de la vie tout en nous questionnant sur les choix qu’il est indispensable de faire adulte. Un album résolument plus pop mais qui ne perd pas l’essentiel du groupe : les voix. Le trio les maîtrise à la perfection, les harmonies sont juste parfaites et nous emporte complètement. On a qu’une hâte, découvrir le groupe en live !
Et ça tombe bien JOSEPH sera en concert à la Boule Noire à Paris le 9 novembre 2019.

#CONCOURS Inside

Interview groupe JOSEPH

Joseph band
selfie
USofParis :  Aviez-vous l’habitude de chanter toutes les 3 ensemble lorsque vous étiez enfant ?

Natalie : Étonnamment non ! Je suis la plus âgée et j’ai toujours été celle qui voulait chanter et être au centre de l’attention. Ce n’est que lorsque nous avons eu la vingtaine et que je jouais de la musique en solo que je me suis rendu compte que mes sœurs pouvaient chanter aussi. Et combien nous serions mieux ensemble que moi toute seule. Un ami m’a dit : « Tu ne sembles pas aimer ta propre musique. Qu’est-ce que tu devrais faire pour vouloir la mettre entre les mains des gens ? » J’ai donc envoyé un texto à Allison et Meegan en revenant de Chicago : « Voulez-vous faire un groupe avec moi ? »

Quel est le meilleur conseil de votre grand-père ?

« Dans les années 80, j’ai arrêté de fumer, de boire et les femmes sauvages. Depuis ma vie a été ennuyeuse ! » Jo Hallam

Qui écrit la musique ? Les paroles ? Comment travaillez-vous ensemble ?

Nous écrivons presque tout ensemble et avec d’autres auteurs. Parfois, cela commence par une mélodie que Meegan a chantée lors d’un sound-check et que nous avons en mémo vocal. Parfois, c’est juste un sentiment dont Allie commence à parler et je vais commencer à jouer de la guitare pendant qu’elle chante les mots et la mélodie qui lui viennent à l’esprit. Mais d’autres fois, nous allons dans une pièce avec un auteur et partons complètement de zéro. Dans ce cas, cela pourrait commencer par : « Qu’est-ce qui est dans ton esprit aujourd’hui ? »

Votre son a évolué. On entend moins les guitares, c’est moins acoustique que votre précédent album. D’où vient le changement de votre son ?

Après avoir tourné avec un groupe pour l’album précédent, nous avons compris à quel point les choses peuvent bien sonner lorsque vous avez la batterie, la basse et la guitare électrique derrière vous. Nous voulions écrire des chansons qui sonneraient incroyablement bien en live. Nous voulions que les parties les plus fortes soient encore plus fortes et nous savions que cela rendrait les moments de silence encore plus puissants.

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On adore énormément Fighter. Quel est le secret de cette belle chanson ?

Merci ! Je pense que le secret est que c’est honnête. C’est une chanson que nous chantons les uns aux autres pour rester dans la bataille quand c’est difficile. Et puis Meegan est une « dynamite singer » et elle m’épate ! 🙂

Vous venez de sortir le titre Good Luck, Kid. Comment l’avez-vous écrit, quelle est la signification de cette chanson ?

Cette chanson est la seule chanson de l’album que j’ai écrite en grande partie seule. C’est l’une de celles qui déboulent comme ça. Quand je suis entrée dans la trentaine, j’ai eu l’impression que tout changeait et que j’étais moins sûre de ce que je pensais savoir. C’est comme si on disait : « Plus tu en apprends, moins tu en sais. »
Le monde a l’air si différent maintenant qu’il ne l’a jamais été de toute ma vie et, alors que j’expliquais tout cela à mon mari Chris, il a dit : « C’est comme si l’univers arrêtait la voiture, te jetait les clés et disait : “Bonne chance, gamin !” » Et je savais que c’était le titre.

J’ai adoré parce que cela me rappelait une technique que ma meilleure amie Julie utilise dans son travail de thérapeute. C’est ce qu’on appelle la thérapie d’intégration de la durée de vie et c’est un processus qui permet de connecter l’adulte à l’enfant qui existe encore en vous. J’imagine que cette chanson est pour moi un adulte réconfortant cette petite fille, reconnaissant combien les choses sont difficiles, mais croyant en elle et lui rappelant qu’elle peut le faire.

Quelle est votre chanson la plus personnelle de ce nouvel album ?

Nous avons chacune dirigé quatre chansons sur cet album, donc je pense que nous en avons chacune une qui nous semble la plus personnelle. Mais je pense que la chanson la plus intime et la plus brute de tout l’album est une chanson que Meegan chante, intitulée Revolving Door. Cette chanson ne cherche pas à offrir une fin heureuse. C’est un aperçu de la confusion et du chagrin que vous ressentez lorsque vous êtes trahi par quelqu’un que vous aimez.

Est-il encore difficile pour un groupe de femmes d’évoluer dans l’industrie musicale aujourd’hui ?

À certains égards, oui ! Naturellement, dans une société fondée sur l’écoute des hommes, il y a parfois un obstacle supplémentaire à surmonter pour être entendu. Cela dit, nous travaillons avec une équipe d’hommes et de femmes incroyables, qui travaille sans relâche pour mettre notre musique entre les mains des gens. Et nous avons un public fantastique qui nous écoute à la fois parce que nous sommes des femmes et aussi indépendamment de ce fait.

Quel pays êtes-vous le plus enthousiasmé de visiter pendant votre tournée ?

Oh wow ! Eh bien, puisque je vous parle, je vous dirai que nous sommes TRÈS excitées de revenir en France. Notre oncle, Jeff Hallam, vit là-bas depuis des années (NDR il est également musicien, Brisa Roche, Dominique A. etc.), et lui et son partenaire ont un petit garçon âgé de quelques années à peine. Donc, depuis que j’ai un cousin français, j’apprends le français et j’ai hâte de pratiquer !

Quel genre de musique écoutez-vous lorsque vous êtes en tournée, dans le tour bus ?

Lizzo ! Toujours Lizzo. Et Muna.

Quelle est ta chanson préférée ?

Fix You de Coldplay parce que cela me fait pleurer à chaque fois et résume le sens de la vie : être ensemble !

Qu’est-ce qui te fait le plus rire ?

Les unes, les autres.

Interview by Joan et Alexandre

Groupe Joseph

JOSEPH
Nouvel album : Good Luck, Kid

(ATO Records / [PIAS])

 

CONCERT à la Boule Noire, Paris, le 9 novembre 2019

 

CONCOURS

Des album promo sont à gagner ici !! Pour en gagner un et le recevoir chez soi, rien de plus simple. Il suffit de remplir le formulaire en ligne.

Bonne chance à tous et toutes !

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Deux moi : Cédric Klapisch, l’éternel amoureux #critique

Cédric Klapisch ne cesse de célébrer son amour de Paris, de ses contemporains, des choses de la vie. La preuve avec son dernier film Deux moi.
Son cinéma regorge de clins d’œil, de moments de grâce, de petits bonheurs, de douceurs et d’émotions.
Il est bon de se laisser emporter dans cette histoire en bord de voies ferrées.

François Civil
Avant-première à Paris

Ce n’est pas parce qu’Ana Girardot et François Civil campent des paumés qu’ils n’en sont pas moins séduisants.
Les yeux de Mélanie et Rémy sont un peu fatigués, les corps manquent d’élan, les cheveux pourraient être plus éclatants. Il y a bien un mal qui couve en eux mais lequel ?
Solitude ? Burn-out ? Lassitude ? Un mal de notre monde qui ne tourne pas génialement rond ?
Ils ne savent pas trop et nous non plus.

Alors ils vont se faire aider. Rémy d’un psy sur sièges au bout de sa carrière (pétillant François Berléand), Mélanie d’une psy sur canapé (irrésistible Camille Cottin).

Deux moiDeux moi
Palpitations de la vie sur fond de comédie romantique

Cédric Klapisch nous embarque dans son Paris où les solitudes se croisent sans se remarquer. Le réflexe pour la majorité : le portable (tel ou ordi). Il est censé tout résoudre et nous faire rencontrer l’être aimé. Regardez autour de vous quand le générique de fin est lancé ; combien de tel s’éclairent. Leur propriétaire ne prenant même plus le temps de savourer ce qu’ils ont vu, de céder à la légèreté.

deux moi François Civil

Et Deux moi mérite la déconnexion, pendant bien sûr mais aussi avant et après. Pas de perturbation, ce film est un cocon. Il mérite même le recueillement dans les minutes qui suivent la fin de l’histoire.
Ne pas forcément parler, ni échanger tout de suite. Juste aimer cet instant, ces moments de peines et rires passés avec Mélanie, Rémy et tous les autres.
Et nous retrouver forcément en eux.

Bien sûr, il y aura quelques frustrations : ne pas être du bon côté de la paroi de douche avec François Civil.
Ne pas pouvoir se blottir contre Ana Girardot pour la réconforter.
Ne pas ressentir la douceur des poils de ce petit chat sous la main.

deux moi

Deux moi

de Cédric Klapisch
avec François Civil, Ana Girardot, Camille Cottin, François Berléand, Simon Abkarian, Eye Haïdara

Sortie en salle le 11 septembre 2019

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Peinture Anglaise au Musée du Luxembourg : les bogosses de la Tate Britain

L’Age d’or de la Peinture anglaise au Musée du Luxembourg offre une plongée dans une période phare de l’art en Angleterre et méconnue en France.
Pour l’occasion, une sélection de chefs-d’œuvre de la Tate Britain à Londres a traversé la Manche pour nous en mettre plein les yeux. 
Nous avons pris le parti de vous présenter quelques bogosses du XVIIIe siècle qui viennent de débarquer à Paris.

peinture anglaise
Thomas Gainsborough, Gainsborough Dupont, vers 1770 1775

Gainsborough Dupont par Thomas Gainsborough

Le premier portrait à nous avoir impressionnés est celui de Gainsborough Dupont, neveu, élève et assistant du peintre Thomas Gainsborough. Le regard du jeune homme est perçant. Ça en deviendrait presque gênant de l’observer trop longtemps. Et pourtant, nous avons marqué un temps d’arrêt pour apprécier cet échange. L’impression d’inachevé du vêtement et du fond contribue à apporter encore plus d’intensité à cette rencontre.

peinture anglaise musée du luxembourg
Joshua Reynolds, Frederick Howard 5e compte de Carlisle, 1769

Frederick Howard par Joshua Reynolds 

Cette toile fait face à l’entrée et se trouve immanquablement à jouer avec la lumière naturelle, ce qui n’est absolument pas déplaisant malgré les reflets que cela cause pour les photos.  Les atours de Frederick Howard impressionnent, son léger dédain pour les visiteurs intriguent.

peinture anglaise musée du luxembourg
Joshua Reynolds Les archers 1769

Les Archers de Joshua Reynolds 

C’est la pièce maitresse de cette exposition. Un duo d’archers magistralement exécuté. Des dimensions impressionnantes pour cette toile réalisée en 1769.
Joshua Reynols a saisi le Colonel Acland et Lord Sydney en pleine action. Mais il ne faut pas nous tromper. Ces deux nobles messieurs sont déguisés en chasseurs.

Peinture anglaise musée du luxembourg
Philippe Jacques de Loutherbourg, La vision du cheval blanc, 1798

La Vision du Cheval Blanc de Philippe-Jacques de Loutherbourg 

Un valeureux archer lancé sur son cheval blanc. Quelle est sa cible ?  Elle est hors-champs pour garder toute notre attention sur le mouvement de ce preux cavalier et sa monture qui ne touchent plus Terre.

Avertissement : la parité est de mise dans cette exposition célébrant la peinture anglaise au Musée du Luxembourg. A vous de découvrir les visages féminins.

Peinture anglaise musée du luxembourg
Joshua Reynolds, Les archers (détail), 1769

Exposition L’Age d’or de la peinture anglaise
De Reynolds à Turner
Chefs-d’œuvre de la Tate Britain

du 11 septembre 2019 au 10 février 2020

au Musée du Luxembourg
19, rue Vaugirard
75006 PARIS

Horaires :
Ouvert tous les jours de 10h30 à 19h
Nocturnes jusqu’à 22h le lundi

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