Yassine Belattar Ingérable : spectacle engagé et pertinent !

Yassine Belattar de retour sur scène à Paris avec Ingérable. Un spectacle engagé, pertinent et dynamique !

Confortablement assis à une table du superbe cabaret parisien La Nouvelle Eve, nous attendons avec impatience et autour d’un verre l’arrivée de l’artiste.
La mise en bouche commence par deux chansons délicatement interprétées par le chanteur et musicien Léyn. Complètement transportée par sa voix et ses mélodies, Léyn fait désormais partie de ma playlist.
Puis arrive Yassine. Quel personnage ! Mon ami et moi sommes immédiatement séduits par ce jeune homme généreux et élégant, vêtu d’un costume cravate impeccable.
Il commence par un tonitruant « Il y a des blancs ici ? Il y a des noirs ici ? Y a des arabes ce soir ? » On est bien loin des artistes du Jamel Comédy Club qu’il ne peut s’empêcher de tacler.
A un enfant de 9 ans accompagné de son père, les spectateurs s’esclaffent quand il déclame « Ton père, il n’a pas assez d’argent pour te payer Kev Adams ? »

Le ton est donné. Durant deux heures, il aborde un max de sujets de société avec un humour acéré. Tout y passe : les Français, les étrangers, sa famille, les footballeurs, les journalistes, les djihadistes, Nabila, les politiques et la déchéance de nationalité… Il s’attaque également aux derniers attentats, obligé de faire l’amer constat qu’on nous envoie les pires djihadistes de la terre (« même pour ça, on est mauvais« ).
De par sa longue expérience d’humoriste, d’animateur de télévision et de radio (de Génération, Beur FM, Ouie FM et maintenant Nova), Yassine maîtrise l’art de la répartie. Il connait aussi bien les lascars de banlieue que les bobos vegan. Il est une incarnation de la France multiculturelle d’aujourd’hui. Il refuse d’être le porte-parole de qui que ce soit.
Drôle, touchant, critique et généreux, nous remercions avec sincérité Yassine qui prend le temps de saluer et de remercier son public à la sortie du spectacle.
Yassine est un artiste unique et Ingérable le spectacle à ne pas manquer.

by Caroline

Yassine Belattar, Ingérable

mise en scène : Thomas Barbazan

Tous les vendredis et samedis à 21h00

La Nouvelle Eve

25, rue Pierre Fontaine
75009 Paris

Contact :
Tél. +33 (0)1 53 89 08 43

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French Waves : doc et websérie sur l’électro française #interview

A la seule lecture des quelques lignes du projet French Waves, notre cœur a bondi. Julian Starke, réalisateur de 25 ans, a fait le pari fou de faire dialoguer les générations de créateurs qui ont réinventé la musique électro en France. Laurent Garnier, Cerrone, Justice, Bob Sinclar, Breakbot, Rone, Jacques, Fakear et beaucoup d’autres partagent leur parcours, éclairent sur leurs influences et leurs succès à travers un documentaire événement et une websérie de 10 épisodes.
SAVE THE DATE : soirée de ouf au Grand Rex le 23 février avec projection, DJ Sets et lancement de la tournée mondiale.

INTERVIEW / JULIAN STARKE

UsofParis : Comment a débuté ta culture électro ?
Julian Starke : J’ai découvert la musique électro, adolescent, avec les Justice. Ça m’a rendu complètement fou. J’étais du rock et eux faisaient un truc plus énervé qui correspondait à cette énergie que j’avais, l’envie de se rebeller. J’ai adhéré à leur univers. Ils disaient à l’époque ce que j’avais envie d’exprimer. J’ai découvert Daft Punk après Justice.
En arrivant à Paris, j’ai commencé à m’immerger dans la jeune scène électro.

Quel a été le déclic pour ce projet French Waves ?
Un ami,  Félix,  a été choisi pour jouer le rôle de Sven Love, un DJ des années 90, dans le film Even. En lisant le scénario, j’ai senti ce lien entre l’énergie collective de la French Touch des années 90 et ce que je vivais avec mon collectif en organisant des fêtes, je réalisais des clips, des courts-métrages.

http://www.dailymotion.com/video/x5a6zbo

Quel est ton point de vue sur la scène électro française pour ce film ?
Ce n’est pas un point de vue de journaliste mais vraiment mon regard sur l’histoire de transmission entre les différentes générations, les 20-30-40. Comment les jeunes se sont inspirés des anciens et qui se nourrissent de plein d’influences glanées sur le net.
Sur toute la première partie du film ou les premiers épisodes de la websérie, je partage le point d’un jeune mec qui n’a pas vécu cette époque fantasmée, que j’aurais aimé vivre : rave party…
Dans la deuxième partie du film, je capte la scène de l’intérieur, je suis dans le présent et le témoin des débuts de ces jeunes artistes.
L’énergie est commune pour toutes les générations.

Qu’est-ce qui t’a surpris en cours de tournage ?
Un truc surprenant. J’appréhendais la rencontre avec Bob Sinclar. J’aime beaucoup ses 2 premiers albums. Après, c’est moins ma came.

Lors de l’interview, j’ai trouvé qu’il était hyper sincère dans ses réponses. Love Generation était un titre spontané, fait dans un studio. Il veut toucher les DJ commerciaux, pour être joué dans les clubs commerciaux pour toucher un max de monde. Tout en étant honnête. Ça le rend touchant.

Un titre qui t’a mis une grosse claque au cours de ton projet ?
Un titre complétement underground : Cuartero de Dioneli. Je l’ai découvert lors d’un DJ-set de Carl Craig quand on tournait au Rex. Je ne sais pas qui c’est. Mais ça m’a traumatisé.
J’aime aussi Valentin Stip, un jeune mec inconnu. Il est assez fou et on a fait un épisode de la websérie sur lui. Il est capable de casser une branche dans la forêt de l’enregistrer avec son Iphone. A partir du son, il est capable de faire de la musique.

Il a une vision de la techno hyper poussée, proche de la transe.

Tu t’étais préparé à interviewer Jean-Michel Jarre ?
C’est justement en me documentant que je me suis rendu compte vraiment de son impact. Il est recordman des plus grands concerts dans le monde. On a parlé avec des Chinois pour des events là-bas et ils s’en souviennent comme le premier artiste a joué de la musique occidentale sous Mao.
Ensemble, on a beaucoup parlé de la jeune génération. Il a débuté à l’époque du GRM (Groupe de recherches musicales), de Pierre Henry, donc une autre sphère. Il a finalement été hyper bienveillant quand a débuté la French Touch.

Il adore la musique de Rone. On a beaucoup de points communs malgré la différence d’âge.

Quel artiste a le plus de références musicales parmi tous ceux que tu as rencontrés ?

Dans les jeunes artistes avec qui j’ai noué un rapport fort avec le projet : Superpoze. Il a une culture musicale incroyable en electro, house, hip-hop, rap, toutes sortes de niches et sous-niches, en jazz. Tout ça a nourri sa musique. Il a déjà fait 2 albums C’est aussi un super producteur de musique.

Celui qui a le plus d’humour ?
Jacques ! D’humour, de second degré…
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Le plus modeste ?

Rone dans les « jeunes ». Et Laurent Garnier. Il est d’une sincérité incroyable, surtout avec lui-même. Il vieillit mais son public a toujours le même âge. Il joue toujours devant des gens de 20 ans. Il continue de faire la musique qui lui plait mais quand ça ne marchera plus, il n’en fera pas une autre pour plaire.

Celui qui dort le moins ?
Ils ne sont pas nombreux à dormir beaucoup. Les tournées sont longues. Je dirai Jacques qui tourne pas mal ou Superpoze.
Celui qui fait des phrases trop longues, difficiles à couper en montage ?

Jean-Michel Jarre ou Bambounou. Je ne peux pas tout garder. 😉

Le plus classe ?

Philippe Cerboneschi de Cassius. Il est bogosse, bien sapé. Tous les détails sont maitrisés. Le studio est beau en plus.

Ça parle musique classique chez les artistes électro ?
Superpoze a étudié au conservatoire. Et Valentin Stipe était pianiste. Il a hésité à être concertiste. Il jouait 7-8 heures de piano par jour pendant une dizaine d’années. Il maîtrise !

FRENCH WAVES

documentaire, web-série et site immersif de Julian Strake associé au producteur Guillaume de la Boulaye
et tournée internationale avec masterclass, live et DJ Set

Rdv chaque jeudi pour un nouvel épisode de la websérie

Jeudi 23 février à partir de 21h
projection du documentaire au Grand Rex suivi de DJ sets au Rex Club !

Site officiel : french-waves.com
FB officiel : Frenchwavesexperience


BONUS !
Anecdote de tournage

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Photo du mois #59 : sauvage

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Le thème de ce mois choisi par La châtaigne sauvage est : sauvage.

Born to be wild! C’est ce que m’a fait l’effet la vue de cette Porsche sur la place de la Concorde un soir d’hiver. Elle a parcouru le monde l’année dernière avec une équipe originale : un père et ses deux fils.
Pourquoi sauvage ? Parce que la 928 GT n’est pas une voiture tout terrain comme un bon 4×4 et elle accuse un certain nombre d’années de route. L’aventure aurait pu s’arrêter à tout moment, avant d’atteindre les 30 000 de kilomètres de périple. Ça c’est sauvage !

Tour d’horizon des envolées sauvages :
Princessepepette
, Alban, Christophe, Tambour Major, Brindille, Cécile, Julie, Gilsoub, Chat bleu, J’habite à Waterford, Morgane Byloos Photography, Gine, Carole en Australie, El Padawan, écri’turbulente, Jess_TravelPicsAndTips, Wolverine, magda627, DelphineF, Lilousoleil, Natpiment, La World Coolture, Pilisi, Aude, Noz & ‘Lo, Philae, Danièle.B, Koalisa, Krn, Xoliv’, The Beauty is in the Walking, La Tribu de Chacha, Lavandine, Angélique, François le Niçois, Escribouillages, Je suis partie voyager, Lau* des montagnes, Nanouk, CécileP, Renepaulhenry, KK-huète En Bretannie, Frédéric, Kenza, Lavandine83, Dr. CaSo, Laurent Nicolas, Josette, Amartia, Pat, Giselle 43, Nicky, Calamonique, MauriceMonAmour, Estelle, Akaieric, Céline in Paris, Lyonelk, Josiane, Autour de Cia, Who cares?, Paul Marguerite, Chiffons and Co, Blogoth67, BiGBuGS, Eurydice, Luckasetmoi, Tuxana, E, Kellya, Pichipichi Japon, Lair_co, Philisine Cave, Sous mon arbre, Chloé, Mirovinben, Mamysoren, Evasion Conseil, La Fille de l’Air

Si vous souhaitez rejoindre la communauté de la Photo du mois, rendez-vous sur la page FB du groupe, si ce n’est pas déjà fait.

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Le P’tit Monde de Renaud : sensible, drôle & toujours anticonformiste

Que vous soyez une jeune femme écoutant Renaud tous les matins en fumant dans votre cuisine ou un jeune homme pour qui Renaud c’est uniquement Mistral Gagnant, le spectacle Le P’tit Monde de Renaud au Théâtre du Palais Royal est fait pour vous. Explication !

Nathalie Robin

La genèse de ce spectacle c’est déjà une troupe, la Troupe du Phénix, une bande de potes rencontrés il y a longtemps désirant fuir les conditions habituelles de création afin de se retrouver dans une aventure humaine avec un réel échange entre le spectateur et l’artiste. Et ça se sent, la troupe s’éclate à jouer cette « pièce-concert-hommage » à Renaud.

Du coup, le spectateur se sent pris dans le jeu de ces comédiens motivés et se laisse porter. Nous plongeons dans l’univers de Renaud en retraçant de façon chronologique les rencontres et les chansons qui ont pu forger sa personnalité artistique. On retrouve les personnages cultes de ses chansons, Manu, Gérard Lambert, Pépette, la Doudou, Lucien,  le Beauf, la Teigne qui se donnent la réplique avec un humour vraiment fou.

Les scènes s’enchaînent avec des décors invraisemblables, une auto-tamponneuse, une HLM, un terrain vague… Les dialogues sont justes, subtils et fins. Le spectateur lambda n’y fait pas attention mais le Renaldien averti saura reconnaître ici et là les textes de Renaud non chantés. Ainsi, même votre chanson préférée est présente comme un clin d’œil !

En somme, cette bande de potes, c’est le portrait d’une génération qui rêve de changer la société. Des années 70 à aujourd’hui avec ses désillusions, ses convictions, ses révoltes et son optimisme sans nostalgie. Le but ici est de nous montrer qu’il existe encore et toujours l’espoir.

@ Anthony Klein

C’est un spectacle solaire avec tout ce qui est cher à Renaud et qu’il nous offre dans ses chansons : l’amitié, la révolte, les sentiments, la subversion, la tendresse, l’engagement et la sensibilité. Son arme est la poésie et nous sommes touchés.

Allez-y vite si vous voulez prendre une bouffée d’air frais, vous amuser et surtout rire car, après tout, comme le disait Herzen, «Le rire porte en lui quelque chose de révolutionnaire».

Merci Renaud !

by Jean-Philippe

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Le P’tit monde de Renaud

Livret de Jean-François Fontanel, Élise Roche, Guillaume Cramoisan
Chansons de Renaud Séchan
Mise en scène Élise Roche
Direction Musicale Fred Pallem
Chorégraphie Valérie Masset
Avec : Gérard Lambert, la Doudou, le Beauf, la pepette, Lucien, Manu, la Teigne

Jusqu’au 28 avril 2017

Jeudi, vendredi et samedi à 19h
Lundi à 20h30

Théâtre du Palais-Royal
38, rue de Montpensier
75001 PARIS

Tel : 01 42 97 59 76
mail : tpr@theatrepalaisroyal.com

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BenH : trublion aux chaussettes Marvel @ Théâtre du Marais

Ce samedi soir, l’équipe d’UsOfParis a rdv avec jeune talent comique, BenH, qui sévit actuellement au Théâtre du Marais.
Durant une heure, ce hobbit moderne partage avec le public les affres de sa vie d’adulte croisée avec les désillusions de ses rêves d’enfance.
Balancé comme cela, ça peut paraitre triste, mais BenH transforme ce mur qu’est le passage d’un monde adolescent à l’âge adulte en une fresque jouissive. Avec des salves de rires sans retenue, il est aussi touchant que trash, torpilleur que fin. Il a tout d’un grand !

En fait, dès les premières minutes de son one man, BenH accroche le gamin qui est resté au fond de nous, celui qui s’est laissé envahir par le quotidien mais que parfois nous avons envie de laisser exulter.

Oui, même adulte, on a envie de porter ce t-shirt Mickey, le même celui que BenH arbore sur scène.
Oui, on a encore envie de croire aux licornes qui transportent Michel Sardou sur leur dos, avec un fond de Connemara.
Oui, on aimerait retrouver cette innocence de l’enfance que l’on a perdue, parfois trop vite, parfois abruptement.

Et même si c’est ce que semble sous-tendre le spectacle de BenH, notre hobbit moderne propose de lui-même un autre chemin de réflexion.
En effet, avant de rejeter les autres, il faut s’accepter soi-même. Et c’est bien là le plus difficile.

Entre blagues potaches, humour noir, trash et beaux moments de poésie, BenH nous emporte dans son monde fantasmé de façon magistrale. Avec des pirouettes et des postures qui ne permettent pas concrètement de démêler le vrai du faux dans son conte humoristique. La seule réelle certitude : le garçon n’a pas froid aux yeux, ni de poils au torse.

Bon à savoir : si tu t’appelles Mathilde, tu auras droit à un supplément d’attentions. Chanceuse !

Et parents, lorsque que votre ado vous dira « Je veux aller voir la maison d’Anne Frank », ne pensez pas qu’il a été touché par une illumination humaniste… c’est simplement qu’il veut tester ses capacités d’imagination lors d’un voyage initiatique. BenH vous relèvera tous les détails en temps voulu.

BENH
Le monde des grands

Samedi à 20h
Dimanche à 17h30

au Théâtre du Marais
37, rue Volta
75003 PARIS
tél. 01 71 73 97 83

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Irma Rose : rire généreux & contagieux A La Folie Théâtre

Elle est de retour ! Jusqu’au 1er juin, Irma Rose investit A la Folie Théâtre, avec son deuxième seul en scène, Irma rit Rose. Si vous ne la connaissez pas encore, c’est l’occasion de découvrir son humour grinçant, de humer l’air des plages du Nord et d’apprendre à écrire du slam.

irma rose Irma rit rose théâtre les déchargeurs critique Pièce humour United States of ParisUne fois n’est pas coutume, nous allons commencer cette critique par les points négatifs. Rassurez-vous, ils ne sont pas nombreux, parce que globalement Irma Rose tient son spectacle de bout en bout.
Son petit point faible, c’est cette impression, ça et là, de déjà-vu. Il faut dire que l’exercice est compliqué, elle aborde des thèmes récurrents sur les adolescents, la télé-réalité et la vie de couple. Et pourtant…

Rythme et dextérité
Il s’agit là d’une observation générale. Parce que dans le détail, cette Irma Rose nous fait bien marrer ! Son imitation de la vieille nordiste à la langue bien pendue et aux réflexions philosophiques ancrées dans un terroir profond, est aussi vraie qu’hilarante. Les Parisiens y apprendront même quelques expressions de là-bas. Irma Rose, c’est la bonne copine ! Elle est sympathique et intelligente ; on passerait volontiers la soirée avec.

irma rose Irma rit rose théâtre les déchargeurs critique Pièce humour spectacle United States of Paris.jpg
Elle nous plonge dans l’histoire de Stéphanie, peu épanouie ni dans son travail, ni dans sa vie privée. Point de départ un peu classique, certes.
Mais l’actrice enchaine sans aucun temps mort une ribambelle de personnages qui gravitent autour de cette célibataire un peu paumée. La performance est à souligner.

Nous nous laissons embarquer sur une plage du Nord, puis dans la cuisine d’une maman dépressive sans être lassés. Puis en un clin d’œil, nous voilà au beau milieu d’une fête de Noël un peu particulière, avec au programme : réflexions politiques, dépression et petites piques bien vachardes. Slam et chorégraphies en primes ! C’est là qu’on se dit qu’avec un peu de savoir-faire, Irma Rose accommode du réchauffé en un repas délicieux.

By Joël Clergiot

Irma rit Rose 
De et avec Irma Rose

Jusqu’au 1er juin 2017
tous les jeudis à 20h30

A La Folie Théâtre
6 Rue de la Folie Méricourt
75011 Paris

 

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Kaboul Kitchen saison 3 : Pool Party dans un loft !

Kaboul Kitchen revient dans tes écrans dès le 20 février pour une nouvelle saison, la 3, encore plus déjantée que les deux autres.
Pourquoi on dit ça ? Parce que Michel Coulaincourt, le nouveau personnage campé par Stéphane de Groodt, a une répartie d’enfer et il n’est pas prêt de dévoiler tous ses secrets dès le 1er épisode.
Pour l’occas, le Colonel Amanullah t’invite une Pool Party dans un loft !

Kaboul Kitchen Pool Party loft paris saison 3 avec Colonel Amanullah série canal plus

Fais partie des VIP

Ce mercredi 8 février à 11h, connecte-toi sans attendre (fin des inscriptions le vendredi 10 à 19h) sur : Kaboul-Kitchen-Party.com et fais en sorte de motiver le Colonel pour qu’il te file tes invits. Attention, pas d’entourloupes, sinon tu seras vite refoulé, comme beaucoup d’autres.
La soirée du 16 février s’annonce exceptionnelle car en plus de la projection privée avec l’équipe de la série, tu seras conduis à Kaboul dans un loft avec vue imprenable sur une piscine. N’oublies pas ton maillot ou une tenue de rechange.

Kaboul Kitchen – Nouvelle saison – Amanullah is back

 

Kaboul Kitchen saison 3 : la meilleure !

On te prévient tout de suite : on a eu la chance, en exclu mondiale, de visionner sur grand écran les 3 premiers épisodes de la nouvelle saison et on a qu’une envie c’est de voir la suite ! Alors que l’on n’avait pas vu la saison 2 en entier, c’est pour te donne une ptite idée de ce qui t’attend.
Donc no stress, que tu connaisses ou non Kaboul Kitchen, les prochaines aventures sont suffisamment loufoques et dépaysantes pour te procurer un max de plaisir. La série tournée à Casablanca, intègre cette fois de vraies images tournées en Afghanistan.

Et notre petit doigt vient de nous dire que nous connaissons les joyeux organisateurs de cette soirée ! Le succès est donc garanti, l’ami !

Kaboul Kitchen saison 3 avec Stéphane de Groodt Michel Coulaincourt et Simon Abkarian Colonel Amanullah série Canal PlusKaboul Kitchen
saison 3

création originale de Canal Plus

à partir du 20 février 2017

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Hôtel des deux mondes : surprenant et pertinent !

Hôtel des deux mondes ouvre un champ de questions métaphysiques, philosophiques, relationnelles, passionnant. Les spectateurs du Théâtre Rive Gauche sont emportés dans une situation improbable pour certains, surréaliste ou fantastique pour d’autres. Le récit nous réserve un suspense parfaitement maîtrisé doublé d’une interprétation lumineuse. 

© Fabienne Rappeneau
© Fabienne Rappeneau

Un ascenseur conduit des inconnus dans un lieu tout aussi méconnu. Les occupants se tournent autour. Les langues se délient pour connaître les quelques heures qui ont précédé l’arrivée de chacun. Ce décor dans lequel il n’est plus possible de sortir serait-il une salle d’attente, le purgatoire, le paradis ? 

© Fabienne Rappeneau

Pour cette nouvelle adaptation de l’œuvre d’Eric-Emmanuel Schmitt, la metteure en scène Anne Bourgeois s’est entourée d’un beau casting pour incarner les pensionnaires si particuliers de cet hôtel. Il y a Marie, la femme de ménage qui n’a pas eu une vie heureuse, le Président qui fait preuve d’une impatience – due à son rang – à toute épreuve, le mage, électron libre et espiègle malgré son âge, Julien le dandy qui a brisé des cœurs et Laura qui elle a le corps brisé. 

Cette équipe hétérogène a droit à l’accueil d’anges aussi silencieux qu’adorables et aux visites plus ou moins régulières du Docteur S. 

Le pouls de tous et toutes s’accélère quand l’ascenseur s’ouvre pour accueillir un des pensionnaires pour une direction que seul le destin connaît.

Hôtel des deux mondes est un récit épique passionnant avec des pointes d’humour, de fantaisie, de passion.

Affiche-Hôtel-des-deux-mondes-Théâtre-Rive-Gauche-Paris-Eric-Emmanuel-Schmitt-mise-en-scène-Anne-Bourgeois-critique-usofparis-blog

Hôtel des deux mondes
de Eric-Emmanuel SCHMITT
mise en scène Anne BOURGEOIS
avec : Davy SARDOU, Jean-Paul FARRE, Jean-Jacques MOREAU, Michèle GARCIA, Odile COHEN, Noémie ELBAZ, Günther VANSEVEREN, Roxane LE TEXIER

du mardi au samedi à 21h
matinée le dimanche à 15h

au Théâtre Rive Gauche
6, rue de la Gaîté
75014 PARIS

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Hôtel d’exception / 4 spots pour une love night originale

Il n’y a pas que l’Hôtel Amour ou le nouveau Grand Amour pour vous faire chavirer la nuit tombée. Grâce à MyRoomIn, on vous propose 4 adresses parisiennes plus originales où il fait bon être en couple ou jeunes amoureux pour en profiter un max. 4 spots parfaits pour une St Valentin unforgettable !
Faites votre choix : cabane, suite avec lit rond et jacuzzi ou barre pole dance, chambre double balcon côté rue et côté cour ou hôtel pétillant.

Attention : ces 4 bons plans peuvent ne pas vous inciter à sortir de votre hôtel.

9-Hotel-Montparnasse-Paris-14e-La-Cabane-chambre-en-bois-originale-pour-amoureux-saint-valentin-myroomin-photo-usofparis-blogLa cabane des amoureux

Le 9 Hôtel Montparnasse cache un petit joyau « au fond du jardin » : La Cabane !
Réalisée entièrement en bois en provenance directe d’Ile-de-France (cèdre pour l’extérieur et châtaigner pour l’intérieur) réserve un cocon idéal pour vivre d’amour, le temps d’une nuit. Il n’est pas nécessaire de rajouter plus, si ce n’est une love-box pour ceux qui ont. Espion d’une ptite impulsion.
Absence de vis-à-vis sauf quand on prend l’air dans le ptit jardin, douche chromothérapie, petit-déjeuner copieux avec vue sur votre cabane, cochons roses mascottes de l’hôtel, le cadre offre un vrai moment d’évasion. Et le quartier Pernety est bourré de charme.

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Suites Cabaret et Lovez-vous

Il y a un brin de kitsch quand on franchit l’accueil du Seven Hôtel (aucun rapport avec le film de Brad P). Toutefois, il ne faut surtout pas s’arrêter à quelques détails comme les filtres multicolores aux fenêtres des escaliers. La surprise que vous réservent certaines chambres est à la hauteur de ce que l’on imagine pour une nuit débridée.
La suite Cabaret est un sommet de décalage : tout en rouge, mise en scène. La barre de pole dance peut aiguiser la complicité d’amoureux désireux de d’essayer en toute discrétion à cette discipline. Le plus : le WC double, pour ne jamais se quitter pendant tout le séjour.
Autre décor, cette fois au rez-de-chaussée avec la suite Lovez-vous. Lit rond, baignoire sur pied et peau de vache, cheminée centrale et jacuzzi à l’extérieur. Y’a un ptit côté chalet de montagne qui nous a tapé dans l’œil.

Boutique-Hôtel-La-Lanterne-Quartier-Latin-paris-5e-Chambre-jardin-zen-myroomin-photo-usofparis-blogBoutique-Hôtel-La-Lanterne-Quartier-Latin-paris-5e-piscine-intérieure-voute-en-pierre-espace-bien-être-myroomin-photo-usofparis-blog

Boutique-Hôtel-La-Lanterne-paris-5e-vue-balcon-Chambre-mon-amour-myroomin-photo-usofparis-blog

Double balcon, piscine sous voûtes 

L’Hôtel la Lanterne dans le 5e a un charme fou. Sa cour-jardin intérieur est zen tout comme cette superbe piscine en sous-sol et sous voûte pour un moment de pure détente sans impression d’étouffement.
Il faut s’élever un peu dans les étages pour profiter d’un double confort : un balcon côté rue depuis la salle de bain pour une vue sur les architectures environnantes et un balcon côté chambre pour profiter du calme de la cour intérieure au petit-déj’, par ex. 

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Champagne à tous les étages

Kitsheries en pagaille aux Bulles de Paris ! Il faut accepter le deal dès le départ, sinon gros risque de succomber aux excès de la déco. Ça pétille de partout : des fausses bulles dans l’ascenseur aux tables bouchons en liège, des murs avec citations aux chambres au noms de prestigieuses maisons de champagne.
Un couple a osé le grand jeu dans la chambre Amélie Nothomb en appréciant l’accueil de la une baignoire sur pieds remplie de pures bulles (prévoir 70 bouteilles pour la remplir).
Les étrangers raffolent de cette adresse, d’autant le petit-déj’ leur réserve une coupe. Les Parisiens peuvent apprécier eux les joies du bar qui propose pas moins de 40 références pour un apéro dans le quartier.

 

Merci à l’équipe de Myroomin qui nous a fait découvrir ces adresses. Pour rappel, ce site permet de réserver une chambre originale dans Paris pour une surprise, une nuit hors du temps ou un special event. Le réseau de 600 chambres plait en premier aux Parisiens qui veulent changer de cadre une nuit par semaine ou par mois, puis aux étrangers qui veulent sortir des clichés.

 

Adresses :
9 Hôtel Montparnasse
– 76 rue Raymond Losserand – 75014 Paris
Seven Hôtel – 20 Rue Berthollet, 75005 Paris
Hôtel La Lanterne – 12 Rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005 Paris
Les Bulles de Paris – 32 Rue des Écoles, 75005 Paris

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Inna Modja : interview selfie et rayonnante pour Motel Bamako

Inna Modja marque son retour musical et son retour aux sources avec Motel Bamako. Un album qui invite au voyage dans le pays de la chanteuse : le Mali. On redécouvre l’artiste à travers des textes forts, engagés et une musique qui mélange les genres.
Rencontre avec la nouvelle Inna Modja, qui poursuit sa tournée en France et à l’international.

Le sourire de la chanteuse Inna Modja smile interview pour nouvel album Motel Bamako warner music 2015 photo originale united states of paris blog usofparis

INTERVIEW

UsofParis : Vendredi à la Cigale, j’ai découvert une nouvelle Inna Modja. Hip-hop, rap, world music, électro… La pop c’est fini ?
Inna Modja
: Non, la pop a influencé l’album précédent mais le premier qui était plus acoustique. Je ne sais pas si c’est fini, mais sur cet album j’avais envie de rentrer chez moi au Mali et de retourner là où j’ai commencé avec la langue et le genre aussi. Au Mali, après la musique traditionnelle, le hip-hop est la musique la plus importante et la plus populaire. Naturellement donc, j’en écoute et j’ai commencé à en faire quand j’avais 15 ans. Je ne me suis pas improvisée comme ça, c’est juste quelque chose que je n’avais pas eu l’occasion de faire sur les 2 albums précédents.
Je me dévoile plus sur celui-ci. Avant, je parlais beaucoup des autres, de ce qu’il y avait autour de moi, sur celui-ci je parle de moi, de ma vie, de ma culture donc naturellement c’est un genre qui s’est imposé avec la langue aussi.

Du coup, tu ne chantes pas en français sur l’album, ce sont les personnes avec qui tu es en duo qui l’utilise…
Pas sur celui-ci. Mais c’est parce que j’ai grandi en Afrique anglophone, notamment à Bamako, et je parlais anglais. L’anglais sur l’album n’était pas un choix, ça s’est fait naturellement, de façon cohérente. Peut-être que sur le prochain, il y aura du français à nouveau.

Inna Modja Marco Conti Siki The journey of wingsforfreedom in Bamako wingsforbamako photo Facebook

Tu es donc repartie au Mali pour faire cet album, c’était vital pour toi ?
J’habite en partie à Paris et en partie à Bamako, j’y suis très souvent. Au moment où la guerre a commencé, j’étais en tournée et je n’avais envie que d’une chose c’était de tout plaquer et partir auprès de ma famille pour être avec eux dans ce moment pas facile. Quand j’ai commencé à écrire l’album je suis donc partie, j’ai pris ma valise, je suis rentrée chez mes parents sans décider du moment où je reviendrais. Je me suis imprégnée du Mali encore plus. C’est une autre atmosphère, je peux mieux parler de là-bas quand j’y suis.

Cet album-là est très engagé, c’est important pour toi ?
Sur le précédent, il y avait pas mal de chansons engagées aussi comme EmilySpirit, … J’ai abordé beaucoup de thèmes mais quand on a une chanson qui prend le dessus comme French Cancan, les autres sont moins mises en lumière. French Cancan, c’est une chanson qui m’a tellement porté chance et ça m’a permis de faire un 3e album.
Sur cet album, je parle plus de moi, et je suis quelqu’un d’engagé. Ça fait plusieurs années que je milite contre l’excision, je suis ambassadrice de l’AMREF qui aide à former des sages-femmes en Afrique. Ça fait partie de ma vie et de mon quotidien, et donc forcément cela s’invite dans ma musique. En plus, mon pays est en guerre, je ne pouvais pas ne pas en parler car ça bouleverse tellement de choses dans nos vies.

Tu as co-réalisé le clip de Tombouctou, ton concert est très visuel, avec des vidéos magnifiques du Mali, est-ce toi aussi qui les as tournées ?
Oui, je les ai faites avec Marco Conti Sikic. On avait envie de montrer une Afrique différente. On a tendance à parler des guerres… j’avais envie de montrer quelque chose de plus juste, de plus réel. J’ai utilisé des codes africains comme la récup’, le studio de  Malick Sidibé, etc.
On est dans une période qui est un peu flippante, où l’on ne sait pas qui est l’autre et quelle est sa culture. Et je pense qu’en découvrant des cultures différentes et riches, les gens peuvent être amenés à s’intéresser. J’avais envie de montrer l’Afrique dans laquelle j’ai grandi, sans une vision misérabiliste car on n’est pas misérable !

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Qui sont les femmes qui apparaissent dans le clip de Tombouctou ?
Il y a ma mère, ma grand-mère, ma sœur et sa fille et ma petite-cousine. C’était une expérience familiale. Elles se sont prêtées au jeu car elles croient en ce que je fais et dis. Les engagements que j’ai, je ne les tire pas de nulle part. Mon père est le plus grand féministe que je connaisse, il pense que l’avenir de l’Afrique est entre les mains des femmes. Ma grand-mère aussi est ultra-moderne.

Je suis ultra fan de The Noisettes, tu as travaillé avec eux pour le titre The man accross the streets » comment est née cette collaboration ?
Ce sont des copains. On est parti à Brighton chez Dan Smith, on a passé une semaine là-bas à discuter, refaire le monde, faire de la musique… Avec Shingai Shoniwa, on partage beaucoup de choses, elle est originaire du Zimbabwe, on a beaucoup de choses en commun. Ça faisait un moment qu’on voulait faire quelque chose ensemble et pour cet album ça s’y prêtait bien.

Vous n’avez fait qu’une chanson ?
Non, on en a fait plusieurs mais on n’en a gardé qu’une. Pour le live, je pense qu’on fera des chansons qui ne sont pas sur l’album.

Quelle est ta chanson la plus personnelle sur cet album ?
Forgive yourself dans le texte est celle où je me dévoile le plus. Sambe et Tombouctou sont vraiment mon état d’esprit.

selfie original et exclu pour UsofParis
selfie original et exclu pour UsofParis

Dans une ancienne interview, tu disais que ton rêve était de faire un duo avec Baloji et Oxmo Puccino, tu l’as fait ! Une envie pour un nouveau duo ?
Oh non, quand je prie ça arrive… Je ne sais pas encore, je ne fais pas beaucoup de collaboration. Quand j’en fais, c’est parce que j’ai un coup de cœur artistique.
Je pense qu’avec Salif Keïta ce serait une belle chose. Mais ça se fera certainement.

Quel est le dernier concert que tu as vu ?
Asa
, mais c’était il y a un moment.

Ton dernier coup de cœur musical ?
Janet Jackson
. Je l’adore depuis que je suis enfant et son dernier album est très chouette.

Un concert inoubliable dans ta carrière ?
Celui de La Cigale, qui vient de passer, parce que 90% de la set-list était composée des nouveaux titres ou chansons moins connues. C’était quitte ou double. C’était un très beau moment. Les gens ont dansé tout le long. C’était génial !

Inna Modja smile lookée nappy interview pour nouvel album Motel Bamako warner music 2015 photo originale united states of paris blog usofparis

Pendant ce concert, tu as repris le titre Caroline de MC Soolar, pourquoi ce choix ?
J’adore MC Soolar, et il manque à la scène hip-hop actuelle. Il est venu au Mali quand j’étais toute petite, j’étais allée le voir en concert avec mes sœurs et Caroline était une chanson qui m’avait marqué. Je ne sais pas ce qu’il fait en ce moment mais « reviens ! ».

Une dernière question qui m’a été soufflée par une fille (elle rit) : le nappy est à la mode depuis 4-5 ans, tu es l’une des précurseurs, c’est une mode ou un réel black power ?
Je ne pense pas que ce soit black power, c’est juste la nature, qui on est.
J’ai commencé il y a un peu plus de dix ans, ce n’était absolument pas la mode. Je me souviens que je me faisais pointer du doigt dans la rue, on se moquait de moi, on m’appelait Jackson Five, etc.
Et je suis heureuse de voir de plus en plus de filles avoir leurs cheveux naturels parce que c’est qui l’on est. On ne peut pas toutes être des grandes blondes d’1m80, parfois on est brune, parfois on est rousse, parfois on a les cheveux crépus parce qu’on est métis, noire, asiatique, etc. On ne peut pas tous rentrer dans le même moule. Le fait d’accepter que chacun est unique est important. Si tout le monde se ressemble, il n’y a pas d’intérêt.

Interview by Joan
Photos by Emmanuel 

Cover Motel Bamako pochette nouvel album Inna Modja Warner Music France 2015

Inna Modja
nouvel album Motel Bamako
(Warner)

En concert à :
Briec – 25 mars
Viry-Chatillon – 31 mars
Piédran – 29 avril
Toulon – 4 mai

Institut du Monde Arabe (Paris), 13 mai 2017

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