Mama Khan, le chant berbère de l’eau : des femmes pour une destinée…

La genèse de ce récit initiatique provient des rencontres qui ont guidées Khadija El Mahdi dans le sud du Maroc sur les traces du peuple Berbère. Progressivement, la trame du second opus des aventures de Mama Khan, les 13 chemins de grand-mère terre se met en place. C’est au Théâtre La Croisée des Chemins que nous retrouvons une ode vibrante à la vallée des pierres de mémoire où se mêlent poésie, malice et force de coeur.

À l’origine, il y a une petite fille en manque de beauté et de lumière. Elle se met alors à rêver de Mama Khan. Un guide aux allures de grand-mère qui, depuis la nuit des temps, transmet la mémoire du monde aux générations à venir. L’histoire de chaque culture première qu’elle diffuse permet ainsi un ancrage profond de nos racines archaïques afin de vivre en harmonie avec notre monde moderne.

La comédienne entre en scène. Au fur et à mesure qu’elle s’habille et surtout lorsqu’elle met son masque, nous sentons l’âme du personnage s’immiscer en elle.

Mama Khan ouvre alors ses bras à Lalla Richa dont elle va nous conter l’histoire. Une femme vibrante qui va connaître le rêve, l’illusion de l’amour mais aussi la trahison. Suite à la perte d’un être plus que précieux et l’abandon des siens, elle décide de partir en quête de liberté et d’autonomie…

L’épopée de Lalla Richa est sensible et émouvante. Nous partons alors à la découverte de sa culture bordée de merveilles mais également de barrières… Tantôt drolatique, tantôt pesant mais toujours intense.

La vocation de ce conte est, bien entendu, la transmission mais aussi et surtout, le partage. Il prend forme sur scène entre la comédienne et le public. Une synergie se crée alors rendant chaque représentation unique.

À la fin, ce partage se poursuit autour d’échanges avec une Khadija El Mahdi accessible, fascinante et solaire. Se tisse alors un lien qui évoluera lors des onze autres aventures de Mama Khan que nous ne manquerons pas…

Tanmirt KhadiMama !

by Jean-Philippe Mama Khan, le chant Berbère de l’eau

second opus des treize chemins de Grand-Mère Terre

Metteur en scène et comédienne : Khadija El Mahdi
Compagnie Les Apicoles 

du 13 mai au 24 juin 2017
Tous les samedis à 19h30

au Théâtre La Croisée des Chemins

43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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Mes nuits à t’attendre : huis-clos sensible & déstabilisant à découvrir !

Tant de questions viennent à nous lorsque s’amorce le délitement d’une relation. Nous sombrons ainsi dans une espèce d’ « espace-temps » déconnecté de toute réalité où se mêlent les sentiments les plus intenses et ambivalents. Ce sont ces moments si particuliers que Fabien Bicheux retranscrit avec véhémence et délicatesse dans une pièce, Mes nuits à t’attendre, dont l’écho ne peut nous échapper…

Un homme entre en scène, seul. Il semble fragile, perdu et déchire une lettre où l’on aperçoit un « Adieu ». Sur une musique oppressante, il rassemble ses affaires de façon désordonnée tout en pleurant avant de sortir. Entre alors Lilly, jeune femme fraîche et sûre d’elle, que l’on devine indépendante et directive. Elle attend longuement Cédric qui ne vient pas.

La carapace dans laquelle se trouve Lilly semble se fissurer au fur et à mesure que le temps passe. Elle s’énerve, injurie, menace, s’inquiète, s’indigne, se résigne en obtenant comme unique réponse le silence et l’indifférence de l’homme qu’elle attend et qu’elle aime.

Le retour de Cédric va permettre alors aux deux protagonistes d’être emportés dans un tourbillon émotionnel contradictoire et intense. Il ne cessera qu’avec une ultime fracture libératrice et surprenante que nous vous laissons aller découvrir…

L’interprétation des comédiens est surprenante de justesse et de sensations. Le charisme intense de Julien Romano pour laisser en expectative le public par des émotions corporelles, n’a d’égal que la sensibilité d’une Coralline Lhermitte à fleur de peau, proche de la folie…

Une pièce subtilement dosée qui soulève en nous beaucoup de questions sur nos relations passées mais aussi à venir et la force que peuvent posséder les sentiments de l’amour. Comme le disait Jean Anouilh : « L’amour n’est pas toujours un sentiment uni. »

by Jean-Philippe

Mes nuits à t’attendre

Metteur en scène et auteur : Fabien Bicheux
avec : Coralline Lhermitte et Julien Romano

du 11 mai au 23 juin 2017
Tous les jeudis et vendredis  à 19h30

au Théâtre La Croisée des Chemins

43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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National Parks Adventure à la Géode : un voyage stupéfiant et éblouissant

National Parks Adventure  est un magnifique documentaire sur la relation homme/nature. Grâce à l’écran de la Géode – un des plus grands au monde qui recouvre la quasi-totalité de la salle – nous plongeons immédiatement au cœur de cette grande expédition dans laquelle nous allons découvrir la beauté et les secrets des parcs nationaux américains.

La technologie Imax prend toute son importance dans cette aventure. Nul besoin de s’équiper de lunettes 3D, nous survolons à grande vitesses des pics escarpés, des canyons aux roches sculptées par la glace, des déserts arides, des lacs immenses et bien d’autres splendeurs de ces grands parcs nationaux.

La découverte de ces lieux à couper le souffle nous est contée à travers l’expédition de trois aventuriers amoureux de la nature et sportifs invétérés : Conrad Anker, alpiniste, grimpeur et auteur américain célèbre pour ses ascensions difficiles dans les hautes montagnes de l’Himalaya et de l’Antarctique, Max Lowe, son beau-fils et Rachel Pohl, artiste, aventurière, humanitaire et écologiste. Attachants et captivants, nous suivons avec plaisir les exploits sportifs de ces trois passionnés.

Un périple unique et époustouflant 
45 minutes de voyage, 45 minutes d’images exceptionnelles, une bande-son soignée et percutante, une prouesse technologique indiscutable. Andréa, 8 ans, a l’impression de voler et s’accroche à son siège dès que nous approchons du sommet d’une montagne…

National Parks Adventure nous offre réellement la possibilité d’en prendre plein les yeux ! Toute la famille est conquise et nous repartons en nous disant que oui, nous aussi, nous irons un jour découvrir la beauté de ces grands parcs nationaux.

by Caroline 

National Parks Adventure
Amérique sauvage 

à La Géode 
26, avenue Corentin Cariou
75019 Paris 

Tous les jours jusqu’au 3 septembre 2017
Horaires : 10hh30, 12h30, 15h30, 18h30

film de 45 min
Réalisateur : Greg MacGillivray
Directeur musical : Steve Wood
Directeur de la photographie : Brad Ohlund
Scénario : Tim Cahill
Distribution : Robert Redford, Conrad Anker, Rachel Pohl, Max Lowe

Partenaires : Mac Gillivray freeman, USAvisit the usa.com, Expedia, Subaru

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Consumérisme à l’Espace Beaujon : Déjanté et contestataire

Le chaos de notre vie moderne, dicté par le désir de consommer encore et toujours plus au détriment de l’humain, a donné naissance à cette plaidoirie corrosive. Les textes de Rodrigo Garcia et Guillaume Antoniolli, à travers la pièce Consumérisme, viennent alors en réplique à ce système dans le but d’éveiller les consciences.

Comme préambule à la représentation, une vidéo nous retranscrit de façon édifiante les effets sur la planète de notre surconsommation liée à nos habitudes alimentaires. Déjà le malaise est palpable. Le spectateur se retrouve d’entrée de jeu confronté à la réalité de notre société qui prône le désir d’acheter de façon frénétique et dans des quantités toujours plus importantes.

Entrent alors en scène les différents comédiens qui vont interpréter tour à tour des monologues dans lesquels les pensées, émotions, jeux et réflexions caustiques sur le monde, eux-mêmes (et par conséquent nous-mêmes) seront représentés. Leur interprétation est juste et inquiétante. La quantité de produits de consommation et de services qui vomit sur scène entraînent en eux des comportements pathologiques qui nous heurtent. En effet, leurs cris, leurs danses effrénées ou leur agitation nous alertent sur notre propre dégradation…

Autant vous prévenir, vous n’allez pas être ménagés ! L’humour noir y est cinglant. Tout l’intérêt de cette pièce est là d’ailleurs : provoquer. C’est en maintenant une certaine tension que le metteur en scène souhaite indigner et choquer le public. Il veut nous permettre ainsi de devenir acteur en suscitant notre réflexion sur les mécanismes d’oppression dont nous sommes les «victimes/bourreaux».

Le message de Guillaume Antoniolli est pour autant porteur d’optimisme : «Questionner la réalité, être grossier et violent dans le théâtre est une attitude pleine d’espoir, une attitude de combat.»

A suivre donc…

by Jean-Philippe 

Consumérisme

Auteur : Rodrigo Garcia et Guillaume Antoniolli
Metteur en scène : Guillaume Antoniolli accompagné de Maëlle Salomon
Avec : Catherine Bietsas, Roch Debache, Camille Giry, Clément Lagouarde, Matthias Lefevre, Benjamin Lhommas, Fanny Lucet et Valentina Vandelli

le 19 mai 2017 à 20h

À l’Espace Beaujon
208, Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

tél. 01 42 89 17 32

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Nord en interview : on a parlé Grand Turn Over, concert & Elle voudrait

Depuis le Point FMR où nous l’avions rencontré, Xavier Feugray alias NORD a foulé les scènes des Francofolies de la Rochelle, du Granby au Canada, reçu le Prix Félix-Leclerc « une belle surprise » et a signé avec Columbia pour son premier album qui sortira à la rentrée.
En attendant, on savoure comme des fous son single Elle voudrait (avez-vous vu les graffs au sol de Paris à Rouen ?) et nous nous impatientons pour son concert aux Etoiles, à Paris, le 14 juin. 

INTERVIEW SELFIE

selfie original pour UsofParis !

UsofParis : Une émotion forte depuis notre dernière rencontre ?
Xavier : Les Francofolies de la Rochelle ! On jouait au Théâtre Verdière en plein après-midi et dès le premier morceau, il s’est passé un truc dans la salle. Il y avait plein de monde. Le public était déjà à fond avec L’Amour s’en va. Je n’en revenais pas. Une belle émotion.
Jouer aussi devant 10 000 personnes, à Granby, au Canada, c’était trippant !

Tu acquières de l’assurance à force de tourner ?
Non pas du tout 🙂
Je suis toujours en train de me remettre en question. C’est pénible !

Personne ne te rassure ?
J’ai toujours ce doute. Il va falloir que je vive avec et que je m’adapte.
C’est sûrement ce qui me fait avancer.

Image de prévisualisation YouTube

Qui est « elle » de ton titre Elle voudrait ?
Une femme qui a envie de vivre autrement, de s’évader de son quotidien qui n’est pas forcément glamour.

« Elle » existe ?
Elle peut exister. Je l’ai peut-être rencontrée via des témoignages. Et j’ai fait une chanson à partir de bribes entendues. J’ai un peu inventé. 😉

Elle a quand âge ?
Une petite trentaine passée. Mais elle est très jeune dans sa tête. 🙂

Quand l’as-tu écrite ?
Au tout début de l’aventure Nord. Elle a évolué avec le temps.
Elle s’est dessinée pendant ces deux ans. J’ai tenté de trouver un bel écrin à cette chanson.
J’ai refait toutes les prods avec Thierry Minaud qui m’accompagne aussi sur scène. Je lui ai confié la réalisation du disque.
Il a remis des synthés au titre. Sinon, elle aurait été plus folk.

Le clip a été tourné en Normandie ?
A Cherbourg. On avait envie avec Erwin et Camille, les réalisateurs, d’un décor qui fasse penser à l’Irlande. Que l’on n’est pas l’habitude de voir ces côtes-là.
Il y a un côté sauvage à Cherbourg, avec l’idée de fuguer, d’aller ailleurs. Une très bonne idée de leur part.

Tu me disais avoir une tendance au noir, à une certaine chanson française sombre. Va-t-il y avoir plus de lumière dans l’album ?
J’avais pas mal de titres plus lumineux, comme Elle voudrait.
Avec le premier EP, j’étais dans quelque chose de plus intime. Je parlais de moi, de mes petits malheurs.
Et là, j’ai envie d’élargir. Que ce soit le Grand Turn Over (titre de l’album), des émotions et des sentiments qui te traversent et te chamboulent… C’est « ma petite entreprise« .

Il y aura moins de « je » dans cet album ?
Oui. J’ai tenté d’écrire autrement après l’EP, à partir d’Elle voudrait. Il y a une autre chanson qui parle de l’autre « Tu n’as pas changé« ..
Je prépare l’album, j’ai quelques titres à terminer. J’ai encore un mois pour me décider s’ils feront ou pas partie de l’album. 95% des titres sont enregistrés. J’ai posé des voix témoin sur certaines chansons, je vais les réenregistrer. J’ai encore un peu de boulot.

Comment écris-tu ?
J’aime bien écrire isolé. J’ai besoin de moment de concentration, de doute Les chansons viennent, en fait, du doute. Tu remets en cause pas mal de choses et tu poses ce qui te fait avancer, ce qui te fait réfléchir, réagir.
Je pars souvent d’un constat pour écrire. J’aime me mettre des frissons tout seul.

Quand sais-tu que la chanson est bonne ?
Quand tu as le premier frisson justement, tu sais que tu tiens quelque chose. Mais après, c’est parfois dans l’habillage que tu peux te prendre la tête.
Tu peux vouloir mettre une chemise, alors que tu préfères être en t-shirt. Et c’est difficile car le temps est changeant.

Avec qui collabores-tu ?
Thierry Minaud et Ludwig, guitariste, bassiste, claviers. Il est venu nous filer un coup de main sur les guitares électriques.
Et une copine qui est venue pour les cuivres.

Tu es prêt à rencontrer ton public ? A la plein lumière ? 
Un album fait en huis clos. J’aime travailler dans le secret aussi.
J’ai envie de connaître la lumière. J’aimerais que ça aille plus vite. Je suis impatient parce que je commence à vieillir.
Mais « On n’est jamais vieux quand on a le cœur ardent » comme le dit Clark Gable dans le film The Misfits.

Interview by Alexandre

NORD
single Elle voudrait
(Columbia)

Grand Turn Over, premier album
Sortie prévue à la rentrée

CONCERT
le 14 juin @ Les Etoiles Paris 

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Photo du mois #62 : Lumière(s)

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Le thème de ce mois choisi par Eurydice est : Lumière(s).

Et c’est pas plus tard que vendredi dernier que de très bonnes conditions ont été réunis pour photographier Loïc, le chanteur du groupe Isaac Delusion.

D’autres beaux jeux de lumière à découvrir sur les autres blogs participants :
Eurydice, Pichipichi Japon, Natpiment, E, Chiffons and Co, Alexinparis, Evasion Conseil, Lilousoleil, J’habite à Waterford, Renepaulhenry, BiGBuGS, Lavandine, Danièle.B, La Tribu de Chacha, écri’turbulente, Paul Marguerite, Carole en Australie, CécileP, Amartia, Céline in Paris, François le Niçois, Lavandine83, Mirovinben, Philae, Calamonique, Angélique, Cricriyom from Paris, Blogoth67, Autour de Cia, Gilsoub, Brindille, Escribouillages, Tuxana, Lau* des montagnes, Morgane Byloos Photography, Who cares?, Josette, Pilisi, Frédéric, Krn, La Suryquoise, Nicky, Philisine Cave, Christophe, Lair_co, Aude, Ventsetvoyages, Mamysoren, Akaieric, El Padawan, Laulinea, Julie, Alban, Lyonelk, Pat, Chat bleu, Kellya, Sous mon arbre, Nanouk, Testinaute, Magouille, KK-huète En Bretannie, La Fille de l’Air, DelphineF, Josiane, Laurent Nicolas, Xoliv’, magda627.

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Sônge en interview : on a parlé Debussy, contes et synestésie

Sônge fait partie de ces filles qui la jouent en solo pour créer et performer sur scène, comme Christine and The Queens ou Jain. Ces deux références n’en sont pas forcément pour cette fille au sourire inaltérable – et bien qu’elle trouve géniale leur évolution à chacune. Découverte aux Transmusicales, nous la retrouvons aux Inouïs 2017 du Printemps de Bourges pour un face-à-face sans filtre avant qu’elle file à Brighton et aux Vieilles Charrues.

SELFIE-INTERVIEW

UsofParis : Quand tu entres sur scène, on n’a pas l’impression que tu es une jeune femme adorable. Tu apparais mystérieuse.
Sônge : Je ne suis pas gentille ! 🙂
Quand j’arrive, je suis éblouie, je ne vois personne. Je suis dans ma bulle.
Pour l’anecdote, j’ai du mal à dormir et j’ai consulté plusieurs spécialistes. L’un d’entre eux m’a conseillé les lunettes de luminothérapie. Je les mets le matin, ça soulage le cerveau : c’est bon pour le stress, le moral et le sommeil. Du coup, je les ai gardées pour le spectacle.

As-tu le trac avant d’entrée sur scène ?
J’ai surtout le trac un mois avant le concert. Je stresse, du coup je me mets au point. Et comme j’ai réglé les choses bien avant,  j’arrive en meilleure confiance qu’un mois avant.

Ta tenue de scène, tu l’as prévoie un mois avant aussi ?
C’est en constante évolution. Jeanne Friot m’a confectionné ce bombers iridescent.
J’ai eu plusieurs retours. Comme à la Gaité Lyrique, on m’a dit : « c’est poétique, on dirait que tu marches sur des feuilles, à l’automne ». J’ai aussi eu : »la pluie qui ruisselle dans les rues de Paris. » J’ai beaucoup aimé. Les gens sont partis dans un trip.

Mon ingé son n’a pas du tout dit ça. Il a transpiré. C’est le piment du live ! 🙂

As-tu le temps d’écrire en pleine tournée ?
Entre les concerts, je fais des compos. Mais ça va très vite..
Et je ne peux pas créer si je ne vis pas. Je ne peux pas m’enfermer 2 semaines couper du monde avec mon ordi et synthés. Ce que tu vis se stocke quelque part, dans ton patrimoine. Et ça peut ressortir 5 après.
Quand j’ai vécu à Amsterdam, pendant un an, j’ai vraiment vécu et rencontré des gens de ouf. Mais je n’ai rien créé. J’ai créé quelques sons. Et j’ai eu ensuite des remontées, mais bien plus tard. Je me laisse nourrir.
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Quand tu crées un titre, tu commences par la musique ou le texte ? 
C’est toujours la musique qui arrive en premier. Je commence par une trame harmonique. J’entends ensuite des couleurs (Colorblind), c’est le propre de la synesthésie.
Ensuite, je travaille comme un dessin, une peinture, avec les contrastes.

 

Qu’est-ce qui t’inspire ?
Je lis pas mal de contes. Enfin, je m’arrange pour que l’on me les lise, parce que je n’aime pas lire. 🙂
J’ai beaucoup de contes de Mongolie, Ethiopie, du Maghreb. C’est super inspirant.
J’aime les bêtes magiques, les forêts, les pleines lunes. Un de mes titres s’appelle Phacochère, ça évoque des phacochères magiques dans des savanes.
J’aime aussi les films de science-fiction magique, pas machine, robots.
Les rencontres.
Les oeuvres de tout sorte. Par exemple, I come from pain a été influencé par Claire de Lune de Debussy. Je suis partie d’une progression harmonique que j’aimais trop. J’ai tenté de la refaire avec mon synthé, en changeant des trucs. Et ça en a fait mon morceau. Bien sûr, ça n’a plus rien à avoir mais je connais le parcours.
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La prochaine étape c’est de jouer sur scène avec des musiciens ?
Non. Je préfère rester toute seule.
Je préfèrerai plus avoir des danseurs que des musiciens avec moi.
Je me sens super libre et je veux garder ça.
Mon projet Sônge me donne de l’air et je ne voudrais pas qu’il devienne complexe avec des contraintes.

C’est instantané aussi. Si je veux faire une répét à 5h du mat, si je dors pas, je suis libre. Même chose, si je voulais faire une résidence à l’étranger.

Quel artiste du Printemps de Bourges te fait battre le coeur ?
Tommy Genesis !

Interview by Alexandre 

Sônge 

EP éponyme
A télécharger ici

CONCERTS  :
19.05.17 / The Great Escape / BRIGHTON (UK)
14.07.17 / Les Vieilles Charrues / CARHAIX
28.07.17 / Cabourg Mon Amour / CABOURG

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Sugar Sammy serial dégommeur à l’Alhambra à partir du 9 novembre

Un Québecois qui fait 5 500 km pour venir se foutre de la gueule des Français avec son spectacle : pari risqué !
Sugar Sammy ne manque pas d’audace et de répartie. Et le public en redemande !
Après avoir tenu l’affiche de l’Européen en avril dernier, il revient pour finir l’année en beauté à l’Alhambra, avec nous.

Sugar Sammy maîtrise son Français !

Le Montréalais qu’on croirait sorti d’un film bollywoodien ne va pas tarder à vous agacer. En plus de sa belle gueule affichée sur les murs de Paris, son mètre 90 sur scène et à côté de votre petite amie au photocall de fin de spectacle, son succès au Canada et aux States, il maitrise parfaitement la culture française et nos beaux travers.

Ce n’est pas un comique dilettante qui adapte ses meilleurs succès inconnus en France, pourtant cultes dans son pays. On a déjà vu passer ce genre de super stars Outre-Atlantique et elles sont restées cantonner aux toutes petites salles parisiennes. Shame on them!

Sugar Sammy lui travaille son sujet ou, en tout cas, maitrise les fiches que des petites mains pourraient lui préparer. Rien ne lui échappe de l’actualité jusqu’aux références historiques bien pensées de notre pays.

Roi de l’impro 

Alors oui, il sera question de taille de b., de racisme, de préjugés en tout genre. Le tout emballé avec un sourire de charmeur. Le show est huilé à l’anglo-saxonne, sans perte de rythme, avec une répartie imparable et participation de la salle. A tout moment, il peut allumer un spectateur sur son simple prénom, ses origines, le couple qu’il force avec sa voisine et pas seulement au premier rang. Son regard est affuté et à 180 degrés.

Quelques révélations hilarantes comme les prénoms des hommes français qui manqueraient de virilité – à en juger avec Valentin ou Quentin, on ferait pale figure face à Rocky, Chris, Vin – des anecdotes savoureuses sur sa vie à la française et les différences de culture Québec-France font de ce spectacle un pur moment de déconne.

Sugar Sammy
prolongations

du 9 novembre au 31 décembre 2017

du jeudi au samedi à 21h30

à l’Alhambra
21 Rue Yves Toudic
75010 Paris

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Comtesse de Ségur au Studio Hébertot : destin croisé de deux femmes d’exception

Si le nom de la Comtesse de Ségur est connu, qu’en est-il de son histoire personnelle ? Son intense parcours de vie est pourtant étroitement lié à son œuvre. Il est l’essence même de son inspiration. Joëlle Fossier nous permet ainsi de découvrir cette facette confidentielle de la romancière au Studio Hébertot.

Le rideau se lève sur un décor intime et sobre : un canapé douillet, un samovar, une étole, beaucoup de livres et surtout Bérengère Dautun. Élégante, distinguée, elle nous attend. Nous apprenons alors qu’elle est la Comtesse de Ségur, venue ici nous faire le récit de sa vie : «Je serai moi et tous les personnages à la fois ». Le ton est donné. Elle semble amusée de nous observer et ne se prive pas de nous dispenser quelques critiques sur notre comportement contemporain tout au long de la pièce avec tact et délicatesse.

photo : Chantal Depagne

La précellence dont fait preuve la comédienne est telle que nous observons deux âmes réunies en un seul corps. Sincèrement, c’est un délice !

Née en Russie d’un père aimant, mais effacé, une mère maltraitante pour « l’endurcir », Sofaletta (comme on l’appelait) émigre pour la France où elle épouse le Comte de Ségur, un mari volage qui lui fera huit enfants. S’enchaîne une kyrielle d’anecdotes tantôt joyeuses et légères, tantôt sombres et graves.

Lorsqu’elle perd son neuvième enfant, la Comtesse de Ségur sombre dans une dépression qui durera treize années. À ce moment précis, l’interprétation de Bérengère Dautun est saisissante de justesse…

Sa reconstruction passera par l’écriture. D’abord de façon épistolaire, puis par le biais de contes qu’elle écrit pour ses enfants et petits-enfants. Elle met en scène ses souvenirs d’enfance, les personnages qui lui sont chers… S’ensuit alors une carrière tardive qui rencontrera le succès que nous lui connaissons.

C’est une découverte inattendue, brillante de sensibilité et de partage. Tant dans le personnage que dans l’être qui l’incarne.

C’est avec regret que nous quittons la salle…

by Jean-Philippe

Comtesse de Ségur, née Rostopchine

Auteur : Joëlle Fossier                                                                                   
Metteur en scène : Pascal Vitiello
Avec : Bérengère Dautun

du 25 avril au 2 juillet 2017

Du mardi au samedi à 19h et le dimanche à 17h

au Studio Hébertot
78, bis Boulevard des Batignolles
75017 Paris

tél. 01.42.93.13.04

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Veillée Foodstock 2017 : ton invit à gagner avec VRAI ! #concours

La Veillée Foodstock 2017 affiche complet pour fêter ses 10 ans. Dix ans de belles soirées en plein air avec de la musique, des bons petits plats, un coin de feu pour se réchauffer, le tout dans des décors feutrés et conviviaux.

Vrai, la laiterie familiale, tiendra pour l’occasion un spot crèmerie avec le chef 
Kahori Endo du Petit Keller pour des dégustations très yummy.
BONUS : elle t’invite à l’event !

#CONCOURS ! VIENS AVEC NOUS !! 

Ce vendredi 12 mai à partir de 19h, l’équipe du Fooding envahira le Grand Rivage pour une soirée totalement géniale en mode food, music and good vibes. Et on y sera !
Les places se sont arrachées. Les têtes d’affiche musicales : Isaac Delusion qui vient de sortir son nouvel album, Papooz et la sensation de la chanson française Cléa Vincent vont assurer la bande-son détente.
Côté food, un très beau casting : Jeffrey Howard de Melt, Thomas Brachet des Arlots, Frédéric Boucher du Gravity bar, Edward Delling-Williams du Grand bain et Kahori Endo du Petit Keller pour Vrai.

Pour gagner ton pass pour 1 personne (valeur 40 euros) qui t’assure de goûter à tous les spots food, des cocktails, de voir tous les concerts et nous rencontrer : envoie au plus vite ton mail à usofparis@gmail.com avec :
– tes  prénom + nom 
– la confirmation que tu es hyper motivé(e) pour participer à la soirée
– que tu seras bien à Paris le vendredi 12 mai

ATTENTION : c’est un pass pour une personne !
Si tu gagnes et tu ne viens pas à la soirée, ce ne sera plus la peine de jouer aux prochains jeux du blog. 😉

Plus de jeux concours
Concours Gratuits

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