Les Fils du Calvaire interview de Paris à Berlin en passant par Chauvet !

Ce n’est pas courant qu’un groupe, d’autant plus frenchy nous émoustille musicalement et visuellement. Avec Rester avec toi, les Fils du Calvaire ont donné le coup d’envoi de leur fantaisie. Fils de… le premier album surprend tout autant qu’il enthousiasme.
Plus étonnant encore, le groupe a Le Dernier Passage, documentaire unique sur la grotte de Chauvet.

Les Fils du Calvaire en concert au festival We Love Green samedi 4 juin 2016 Club Lalaland Badaboum album Fils de Clément Aichelbaum Jonathan Illel Damien Vandesande

INTERVIEW 

UsofParis : Est-ce qu’il y a une phrase à propos de votre album, que vous avez lu ou entendu, qui a fait mouche ?
Damien
 : Oui, le ??? a écrit que l’on était un peu le renouveau de la chanson française.
Clément : J’ai pas encore tout lu, tout vu et en plus je crois qu’il y a plein de journalistes qui reprennent des phrases issues du dossier de presse.

Oui, c’est comme la question « Pourquoi Fils du Calvaire ? » Ce n’est pas la peine ?
Clément : Oui, merci… J’aime cette question. Je m’appelle Clément ! 🙂

Si vous n’aviez pas fait de la musique qu’est-ce que vous auriez fait ?
Damien : Rien d’autre. Je ne me suis jamais posé la question de faire autre chose.
Clément : Entre clochard et surfeur 🙂

Tu n’es pas très blond pour être surfeur ! 
Clément : Parce que je suis né à Paris mais c’est mon vrai destin.
Damien : Jamais rien d’autre ne m’a traversé l’esprit. Depuis que j’ai six ans, je me dis que je serais musicien. Point barre.
Clément : C’est vrai qu’il s’intéresse à beaucoup de choses de façon très large, mais jamais au point d’un faire un métier. Damien n’a jamais eu cette tentation…
Damien : C’est comme une vocation ou un appel de foi.

selfie exclu pour #USofParis
selfie exclu pour #USofParis

Un appel de foi, carrément ?
Damien : Honnêtement, je le vis comme une religion. Je fais de la musique huit heures par jour, parfois même plus, même dans ma tête. C’est comme quelqu’un qui rejoint …
Clément : Les ordres 🙂
Damien : C’est pour ça que je ne me suis jamais posé la question. Jamais. Je ferais toujours de la musique. C’est un besoin vital.

Quel était ton premier dieu de la musique ?
Damien : Charly Parker ! J’ai vu Dieu quand j’ai écouté Charly Parker. Son son a guidé ma vie.

Quelle chanson est la plus déjantée de votre album, en termes de texte ou de production ?
Damien : Peut-être Angel Dark, le concept est assez marrant et assez déjanté.
Clément : C’est une lettre d’amour à une pornstar.
Damien : Une pornstar de Jo (Johnathan, le 3ème membre du groupe, NDLR), elle était sa préférée de toute son enfance.
Clément : Il a eu enfin l’opportunité de l’exprimer.
Damien : Les Fils du calvaire ce n’est pas très déjanté.

Mais vous êtes quand même originaux, un peu borderline ?
Damien : Pour nous, on avait fait un pas en arrière dans le « déjantage ».
Clément : C’était notre projet maturité (rires)
Damien : Qu’il n’y ait pas de mal entendu.

Vous n’allez pas me faire le coup de l’album de la maturité… 🙂 
Clément : Non, pas encore. On attend le prochain 🙂

Image de prévisualisation YouTube

Une chanson de votre album qui est parfaire pour bien pécho ?
Damien : Rester avec toi, elle est pas mal.
Clément : Et Aux toilettes pour être un peu plus trash. Ça dépend de l’heure à laquelle tu fais ta proposition. 🙂
Damien : Elles sont toutes pour pécho !
Clément : C’est un album de mec qui a envie de pécho en tout cas.
Damien : Il y a la chanson Single Boy dans notre album, je trouve que c’est clair. (Rires)

Image de prévisualisation YouTube

Et bien justement, est-ce qu’en réalisant un clip sur une cuvette de WC, ça change le regard des femmes ?
C : On ne sait pas encore. L’album est sorti depuis trop peu de temps pour avoir des conclusions. Et en plus, on est déjà marié.

Ah merde…
Damien : Faudra couper cette phrase… 🙂

Faut jamais dire qu’on est marié si on veut avoir du succès en musique !
Clément : Si tu veux avoir du succès en rentrant chez toi par contre… 🙂

Image de prévisualisation YouTube

Trois adjectifs pour décrire votre compère ?
Clément : Petit c’est un adjectif ? 🙂
Damien : Clanique, drôle et intelligent.
Clément : Musical, maigre, « insomnisant » : il entraine les autres dans ses insomnies. 🙂 Ça fait trente ans que ça dure !
Damien : Ça fait trente ans que je l’empêche de se reposer. 🙂
Clément : J’ai l’impression que j’ai 60 ans là. 🙂

Comment vous faites pour encore bien vous entendre ? Évoluer dans la même direction ?
Clément : En dehors de l’amour que l’on se porte, il y a l’amour de choses que l’on partage et l’amour de choses que l’on a envie de découvrir.
Damien : Et les choses que l’on a construite ensemble. Ça fait presque trente ans.

Il y a des histoires d’amour qui se finissent mal aussi ? Alors c’est quoi le secret ?
Clément : Mais tu viens de divorcer toi ou quoi ? 🙂
Damien : Tu ne connais pas cette phrase de Montaigne quand il parle de La Boétie ? Il dit « parce que c’était lui, parce que c’était moi ». Parce que tout le monde leur demandait, car ils étaient tout le temps ensemble. Et c’est ce qu’ils ont trouvé à répondre. Je pense que c’est la meilleure réponse.
Clément : Oui, c’est bien dit. C’est très validé !

Une émotion forte en live ?
Clément : Pour le moment comme c’est les premiers live, c’est intense à chaque fois. La musique est déjà très en place. Pour le son, on se cherche encore un peu. C’est un peu normal, c’est un nouveau projet, de nouvelles circonstances, une nouvelle musique, une nouvelle approche. Il n’y a rien de mieux que les heures sur scène pour valider un travail. On est encore un peu dans ces moments-là.
Donc, l’émotion la plus forte vécue pour l’instant sur scène c’est le trac ! 🙂

Qu’est-ce qui vous a pris de faire une musique pour une grotte ? (La Grotte de Chauvet NDR)
Damien : On a eu la chance d’être sollicité pour ce projet extraordinaire. Clément et moi, on est passionné d’histoire, de civilisation et de connaissances en général. Et là, c’est les premières œuvres artistiques humaines, les plus vieilles sur Terre.
Clément : Deux fois plus vieilles que Lascaux.
Damien : Et l’impact que ça a sur nous en tant qu’artistes de participer à faire revivre cette œuvre, c’est extraordinaire.

Et comment s’est passée l’écriture ?
Damien : C’était dur.
Clément : Mais le plus dur ça a été d’être obligé d’artistiquement s’effacer car l’œuvre que l’on met en avant ce n’est pas le film, ni la musique, c’est cette grotte. C’est le travail de ces hommes-là, qui sont en fait les mêmes que nous aujourd’hui, en tant qu’homme et en tant qu’artiste. Et c’est cela qu’il fallait mettre en lumière. Faire que le voyage soit agréable pour les gens sans que l’on soit prenant.
Damien : Sans jamais aussi donner une émotion trop triste ou trop joyeuse, pour ne pas trop guider le spectateur et lui laisser sa sensibilité.

Au final, l’expérience est réussie ?
Damien : C’est un des plus beaux projets sur lesquels on ait travaillé de notre vie. On a intégré une superbe équipe faite de scientifiques, de réalisateurs, d’archéologues…
Clément : Des mecs qui ont une technique de fou pour filmer, une technique qui n’existe même pas encore à Hollywood. Le Français qui a inventé cette technique pour filmer, et qui habite à Londres, la NASA lui emprunte maintenant pour les prochaines représentations de Mars. T’imagines ?
On a la chance d’être en contact avec ces gens-là, skyper avec eux au quotidien pour échanger. C’est fabuleux pour nous.
Damien : Un musicien n’est pas censé discuter avec toute l’équipe.
Clément : Justement, comme on te disait, cette soif de curiosité, de civilisation, là on l’embrasse. Hier, on était encore avec le chef de ce projet Jean-Michel Geneste, qui est le plus grand spécialiste de l’art pariétal au monde.

Votre dernière claque musicale ?
Damien : Spooky Black, un artiste qui devient connu. C’est une espèce de rap électronique, lent. C’est des petits blancs du Minnesota, de la campagne.
Clément : Tu croises une voiture par jour. Ils font tout eux-mêmes, super ghetto. Mais pas ghetto urbain du tout. Leurs conditions sont ghetto dans le sens qu’ils n’ont pas de grand studio. Mais la musique est pure. Ils en ont rien à foutre d’un format, ils n’espèrent pas plaire, ils n’espèrent pas passer en radio. Ils s’expriment et ça c’est beau. Comme les mecs de la grotte d’ailleurs : c’est une expression qui est pure, qui n’est pas conditionnée, qui n’est pas que produit-produit-produit.

Image de prévisualisation YouTube

Quel est votre meilleur spot à Berlin ?
Damien : Salon zur Wilden Renate, un club, c’est là où on a nos studios.
Clément : C’est notre maison… C’est deux anciens immeubles berlinois où toutes les pièces sont reliées les unes aux autres. Il n’y a aucun dancefloor commercial de plus de 200/300 personnes. C’est comme des apparts en fait, tu passes de pièce en pièce avec des décos de plus en plus folles.
D : On a un étage dans ce club où sont nos studios. C’est notre lieu de vie.

Un spot à Paris ?
C : Le Parc des Princes 🙂
D : Le restaurant L’Amarée de notre ami Nicolas Sfintescu, 5 rue de la Fontaine au Roy.

Et à Barcelone ?
D : Chez Cañete ! Tu manges… (Sifflement).
On est plutôt bouffe…

Est-ce que vous avez eu une rencontre artistique un peu folle  récemment ?
Damien : Julien Quentin, un musicien avec qui on travaille actuellement. C’est un pianiste classique de renommée mondiale. Là, on part le rejoindre. On collabore ensemble.
Clément : Maintenant, dès qu’il n’est pas en tournée, il est chez nous au studio. Il arrive avant nous et il part après nous.
Damien : On se nourrit mutuellement. C’est une des dernières rencontres fortes de notre vie musicale.
Clément : Même humainement, il c’est passé quelque chose.

Qu’est-ce qu’il vous apporte ?
Clément : C’est un virtuose du piano classique.
Damien : Mais il ne te fera jamais sentir qu’il est meilleur que toi. Il est très humble. Il est à l’écoute de tout ce que tu peux lui apporter plutôt que de donner une leçon à quelqu’un.
Clément : Et il a soif de découvrir d’autres musiques.
Damien : On lui ouvre des portes.

Et vous allez le faire monter sur scène ?
Damien : Oui, c’est déjà fait. On l’invite quand c’est possible, il a sa propre carrière.

Interview menée par Alexandre

Fils de... Les Fils du Calvaire prochette premier album avec Rester avec toi feat Miss Kittin Gin Fizz avec des Si Clément Aichelbaum Jonathan Illel Damien Vandesande Because Circus Company

FILS DU CALVAIRE
premier album : Fils de…
(Because / Circus Company)

Concert le 4 juin au We Love Green festival

Share

Glaces La Laitière #Concours plaisir & gourmandise !

Même si les températures peinent à grimper ces derniers jours, pour nous c’est déjà l’été ! Pas de temps, aucune excuse pour retarder la dégustation des nouveautés glacées by La Laitière que vous pourrez savourer tout au long de vos moments de farniente, entre amis, en famille ou en solo.
C’est parti pour un bain de saveurs douces et sucrées !

La-Laitière-Glaces-saveur-yaourt-sauce-fruits-rouges-nouveau-pot-bac-nestlé-avec-cuillère-portionneuse-boule-de-glace-manche-eutectique-photo-usofparis-blog
Ce n’est pas moins de 17 nouvelles recettes que La laitière vous propose de découvrir en magasins. Parmi les classiques : vanille, chocolat, menthe fraîche-chocolat, rhum-raisin, café ou pistache. Et pour les nouveautés, des goûts plus recherchés comme la glace yaourt sauce fruits rouges (on l’a goutée et c’est un concentré d’onctuosité en boite !) vanille-amandes, citron-meringué ou vacherin fruits rouges. De la gourmandise à profusion, pas de saturation de goût sucré comme on peut le ressentir avec certaines autres crèmes glacées.

En plus des nouvelles saveurs, les recettes de cet été 2016 s’agrémentent d’un nouveau look. Un packaging  plus compact qui arbore un carré : plus facile à ranger dans votre congel, et plus pratique pour les déguster en mode cocooning TV.  Du coup, plus malin aussi : on peut prendre mélanger les saveurs en plusieurs pots sans investir sur du long terme (quand le pot est trop volumineux).
Seul inconvénient : résister pour ne pas finir le pot quand on est en mode solo, après le boulot ou un dimanche après-midi de pure chaleur.

La-Laitière-Glace-au-yaourt-sauce-fruits-rouges-nouveauté-printemps-été-2016-nestlé-bol-de-dégustation-glaces-concours-united-states-of-paris-blog

Concours #glacelalaitiere

 

Envie de douceurs glacées pour bien entamer l’été ? Alors ce concours est pour vous. Nous vous proposons de gagner un kit « Instants Dégustations » by La Laitière : bols exclusifs, cuillère à boules, goodies et trois bacs de glace sous forme de bons d’achat.

Alors pour participer, rien de plus simple, répondez à la question dans le formulaire ci-dessous, avant le mercredi 8 juin 2016 à 23h59.
Le/la gagnant(e) sera sélectionné(e) parmi les bonnes réponses et recevra son lot directement chez elle/lui.

Concours Glace la laitière
Sending

Plus de jeux concours
Concours Gratuits

Share

Hôtel Westminster : Cocktail Signature, du sur-mesure dans sa chambre

Il y a des hôtels parisiens qui soignent plus l’accueil de leurs hôtes que d’autres, l’Hôtel Westminster à deux pas de l’Opéra Garnier et de la Place Vendôme est de ceux-ci. Il suffit parfois, d’un petit plus, d’une petite attention originale comme le Signature Cocktail pour faire de notre séjour un moment unique, un souvenir qui n’est pas prêt d’être effacé par le nombre de miles que nous parcourrons chaque année.

Hôtel Westminster Paris 4 étoiles façade de nuit rue de la Paix collection Warwick International Hotels place vendôme photo usofparis blog

Après avoir succombé aux joies culinaires du restaurant W et à la terrasse d’été du Warwick Champs-Elysées, un autre établissement de la collection internationale a retenu toute notre attention.

Hôtel Westminster Paris 4 étoiles rue de la Paix chambre Signature Room et Suite collection Warwick International Hotels place vendôme photo usofparis blog

Les 28 nouvelles chambres nommées Signature Rooms et Suites réservent un confort hors pair associé à des services exclusifs. L’accueil VIP nous assure une efficacité qui ne nous fait même plus craindre la circulation extérieure ou la horde de touristes passant devant l’hôtel. Le stress est en mode pédale douce. Le Concierge aux Clefs d’Or – ça impressionne toujours – peut nous combler de conseils et d’attentions.

Hôtel Westminster Paris mille feuille mangue jasmin chantilly dessert restaurant Le Céladon Christophe Moisand Signature Room et Suite Warwick international hotels photo usofparis blog

Hôtel Westminster Paris dessert crémeux nougat mousse marron perle lavande restaurant Le Céladon Christophe Moisand Signature Room et Suite Warwick international hotels photo usofparis blog

Le haut débit n’est pas en option, mais systématique et sans surcoût. Des saveurs sucrées concoctées par le Chef Pâtissier du restaurant Le Céladon sont à discrétion. Et nous n’avons pas résisté au Millefeuille mangue jasmin, au sablé breton, crème citron et vert kumquat, sans parler des petits choux chocolat et poire de Sarawak.

Hôtel Westminster Paris Cocktail signature exclusif chambre Signature Room et Suite réalisé par équipe Duke s Bar Gérard chef barman Warwick Iinternational Hotels photo usofparis blog

Et le must : un cocktail à notre image, selon nos goûts proposé dès notre arrivée.
Finis Cosmo, Sex on the beach et autres Manhattan. Et si on poussait le luxe à baptiser notre propre cocktail de notre prénom ou de notre blog, pure folie !

Le Signature cocktail d'Alexandre !
Le Signature cocktail d’Alexandre !

Dans la chambre, un questionnaire cartonné – classe ! – recueille nos affinités en matière de cocktail (alcoolisé ou non), les alcools que l’on apprécie et ceux que l’on ne veut surtout pas retrouver dans son verre. Allergies, saveur (sec, doux, crémeux), préférence pour long ou short drink ainsi qu’herbes sont également sollicitées pour faire de ce cocktail le nôtre.

Le résultat est surprenant, délicat, chargé de bonnes intentions et de saveur. Nous avions demandé doux, avec une préférence pour le côté sucré. Nos recommandations ont été suivies avec la pleine maîtrise de l’équipe du Duke’s Bar. Sa photogénie nous assurant un plein succès sur Instagram.

Une expérience originale que nous n’avons pas manqué d’évoquer à nos amis étrangers de passage à Paris.

Hôtel Westminster
(4 étoiles)
13, rue de la Paix
75002 PARIS

L’Hôtel Westminster est membre de la Collection Warwick International Hotels

Share

Ladislas Chollat & Nicolas Motet selfie-interview pour Oliver Twist, le musical

Il y a quelques semaines, nous partagions nos premières impressions de Oliver Twist, le musical, lors de la conférence de presse. Cette semaine sort le clip du titre Fastoche, l’occasion pour nous de vous faire rencontrer Ladislas Chollat, le metteur en scène et de Nicolas Motet qui joue le rôle-titre.

Image de prévisualisation YouTube

INTERVIEW Ladislas Chollat

Selfie polaroid exclu de Ladislas Chollat pour #UsofParis
Selfie polaroid exclu de Ladislas Chollat pour #UsofParis


UsofParis /Joan : Nous étions invités aux répétitions. De voir tout ce travail prendre vie sur scène c’est assez magique. Surtout la scène finale…
Ladislas Chollat : …qui n’est pas encore au point, mais ça va ça s’améliore.
Pour moi, c’est très imparfait, c’est toujours étonnant de montrer un travail comme ça, qui est en cours. Mais c’est un exercice.

C’est un peu le comble du metteur en scène, de ne jamais être totalement satisfait et de toujours trouver quelque chose à revoir ?
Il y a quand même des fois où je suis satisfait, où je suis ravi et c’est d’ailleurs les soirs les moins fatigants pour moi puisque je n’ai rien à noter. Je ne suis pas toujours insatisfait, au contraire. Il y a même un moment donné où je dis « Ça y est, je l’ai vu le spectacle aujourd’hui, maintenant il est à vous, il faut qu’il vous appartienne et que je disparaisse ». La mise en scène c’est quelque chose de soluble, ce n’est pas fait pour exister, pour moi c’est fait pour disparaître. Je préfère qu’on me dise « Quel beau spectacle ! » plutôt que « Quelle belle mise en scène ! ». La mise en scène n’est pas là pour exister, elle est là pour porter le texte, les artistes, etc. Elle n’est pas là pour être en avant, elle est là pour être digérée.

Pourquoi avoir choisi de travailler sur Oliver Twist, le musical ?
En fait, vraiment parce que les musiques de Shay Alon m’ont séduites et les paroles écrites par Christopher Delarue également.
Quand j’ai découvert l’œuvre je n’avais pas lu le roman, je l’ai lu récemment. L’œuvre est importante, écrite par épisode pour des journaux. Et, à vrai dire, je ne me serais pas dit : « je vais monter Oliver Twist au théâtre. »
C’est vraiment leurs musiques et ce que la poésie de leurs musiques amènent à l’œuvre. C’est ça un bon musical finalement, c’est quand la musique apporte au livret et que le livret apporte à la musique. Il y a des personnages géniaux, très complexes, psychologiquement très intéressants. Il y a beaucoup de méchants dans cette œuvre, et les méchants c’est génial à travailler.
Quand je me lance dans des projets j’essaie à chaque fois de faire les choses les plus diverses possibles.

On le voit avec vos différents projets comme Momo, Résiste, …
C’est le propre du metteur en scène de se fondre dans des univers. Je suis quelqu’un d’assez ouvert, je crois que mes choix me ressemblent car je suis quelqu’un qui aime aussi bien La Callas que France Gall. J’essaie de faire le spectacle qui me ressemble.

Avez-vous vu Oliver!, le musical de Londres ?
Non. Quand je monte une œuvre, je ne cherche pas trop à voir les autres. Je peux aller voir une œuvre au cinéma car c’est différent. Par exemple, j’ai vu Oliver Twist de Polanski. J’ai peur des influences négatives et à vrai dire si je vois que c’est très bien, ça va m’enlever de l’envie. J’ai peur que ça imprime des images et que je me mette à recopier. D’ailleurs, quand je vais voir une grande œuvre extrêmement bien montée au théâtre, je sais que je ne la monterai pas. Parce que si ça a été bien, je me dis : « Qu’est-ce que je pourrais faire de plus ? J’ai été satisfait de ça. »En revanche, quand je vais voir des œuvres et que cela ne me plait pas du tout, là ça me donne envie de créer.

C’est la première fois que la Salle Gaveau va accueillir une telle production. Est-ce que cela limite votre mise en scène ?
En fait, il y a plein de choses qui sont impossibles à faire, dès que j’ai vu la salle j’ai su. Du coup je me suis dit « qu’est-ce qu’on peut ? » et c’est ça qui est intéressant. Dans ma façon de penser je suis plutôt très positif, je pense toujours à « Qu’est-ce qui est possible ? », « Comment on réalise le rêve ? » Je regarde toujours le verre plein et pas le verre vide. Et, à Gaveau, j’ai vu la hauteur, je me suis dit qu’il y avait des dessous de scène et qu’on pourrait faire des trappes. Donc on va faire des trappes pour faire venir des choses du sol. Ce qu’elle ne peut pas faire, le deuil en a été fait le premier jour où j’ai ouvert la porte.

La présentation était sur une scène centrale, ce sera le cas à la Salle Gaveau également ?
Pas du tout. C’est moi qui ai voulu une scène centrale ici. J’ai voulu montrer exactement ce qui ne sera pas à Gaveau. Je voulais montrer l’esprit, je ne voulais pas montrer le spectacle. Ce n’est pas ça que vous allez voir, on vous donne une idée de ce que vous allez voir. Je voulais générer l’envie.

Quel est votre dernier coup de cœur musical ?
Benjamin Clementine que j’adore. C’est celui dont la voix récemment m’a le plus « Wow », ça me fait partir.
Il y a aussi Selah Sue.

La comédie musicale que vous préférez ?
Billy Elliot, The Musical et Hamilton que j’ai vus récemment à New York et que j’ai adoré. Avant c’était Billy Elliot. Je répondais toujours Billy Elliot. Maintenant je dis Billy Elliot et Hamilton.

En français ?
La dernière que j’ai vu et que j’ai beaucoup aimé, mais ce n’était pas en Français, c’est Singin’ in the rain au Châtelet. Je préfère, en fait, ce qui est anglo-saxon.

INTERVIEW Nicolas Motet

 

Selfie polaroid de Nicolas Motet exclu #UsofParis
Selfie polaroid de Nicolas Motet exclu #UsofParis

 

USofParis/Joan : Tu as été découvert dans The Voice Kids, tu as eu beaucoup de propositions après ?
Nicolas Motet : Après The Voice Kids, j’ai eu la chance de faire une émission sur Disney Channel, Disney Talents, qui était chorégraphiée par Kamel Ouali. C’était une très bonne expérience et après cette émission c’est là qu’il y a eu Oliver Twist.

Pourquoi as-tu dit oui ?
Quand j’ai entendu la toute première chanson Ce qu’il faut faire, c’était juste au piano, il y avait les paroles écrites sur un post-it que j’ai appris comme ça. On m’avait demandé de l’apprendre très rapidement, sur le coup. Et tout de suite, quand je suis sorti je me suis dit « Wow ! ». En fait, la première fois que j’ai entendu la chanson, Shay le compositeur m’a appelé et m’a demandé de venir pour chanter. On était juste tous les deux. Il m’a filmé en train de la chanter mais je ne savais pas du tout pour quoi c’était. C’est après qu’on m’a demandé de revenir pour la chanter devant les casteurs. Par la suite, quand j’ai découvert le projet en intégralité je n’ai pas regretté une seconde.

Tu as le rôle-titre, c’est ton premier grand rôle, ce n’est pas trop stressant ?
Sachant que je suis le plus jeune, j’ai encore tout à apprendre. Je suis entouré d’une troupe qui a un talent incroyable et qui a beaucoup d’expérience. Ils sont vraiment là pour moi, m’aident beaucoup et s’assurent que je ne stresse pas trop. Il y a le stress du rôle-titre, mais entouré d’une troupe comme ça je sais que tout ira bien.

D’où te vient cette envie de chanter ?
A partir du moment où j’ai su marcher, j’étais déjà en train de danser. On a des vidéos de moi prises avec une vieille caméra où je chante et  danse dans le salon. Ma mère pensait que c’était juste quelque chose comme ça. On m’a inscrit à un club de sport, car on pensait que c’est ce qu’il me fallait. Mais ça ne collait pas. Je leur ai dit qu’il ne m’avait pas demandé ce que moi je voulais faire, et c’est là qu’une amie a proposé à ma mère une école de comédie musicale. Je me suis inscrit, j’ai fait mon tout premier stage à 8 ans et j’ai tout de suite accroché, j’ai adoré et j’ai continué.

Quand le spectacle va commencer en septembre, tu vas être pas mal exposé, tu appréhendes ce moment ?
Ca va me faire bizarre ! Mais bon dans la rue je suis enveloppé dans des dizaines de couches pour ne pas tomber malade. Pour le moment, cela m’est arrivé une fois.

Quel est ton dernier coup de cœur musical ?
L’album de Troye Sivan que j’ai beaucoup aimé.

La comédie musicale que tu préfères ?
J’ai toujours toujours aimé Cats.

Tu joues avec Prisca Demarez, qui tient le premier rôle à Mogador…
Oui ! Je l’ai vue en plus et c’était génial !

Et si je te demande une comédie musicale française ?
Starmania.

Interviews by Joan

Affiche-spectacle-Oliver-Twist-le-musical-Salle-Gaveau-Paris-à-partir-du-23-septembre-2016-création-française-de-Shay-Alon-Christophe-Delarue-mise-en-scène-Ladislas-Cholat-Charles-Dickens

OLIVER TWIST, le musical 

à partir du 23 septembre 2016

à la Salle Gaveau
45-47 Rue La Boétie
75008 Paris

Mise en scène par Ladislas Chollat

Produit par Sistabro Production

Pour plus d’infos et réserver vos places : www.olivertwist-lemusical.fr

Share

Monumenta 2016 : Huang Yong Ping exalte le Grand Palais !

Il y a des propositions artistiques qui en imposent forcément plus que d’autres par leur taille, leur budget et la frénésie qui emporte aussi bien presse, grand public que réseaux sociaux.
C’est le cas de Monumenta 2016 à la Nef du Grand Palais. Empires de l’artiste Huang Yong Ping captive, intrigue et étonne.

 Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-containers-sous-verrière-coupole-Nef-kamel-Mennour-photo-usofparis-blog
« Regarde bien parce que tu ne le verras plus jamais »
Ce n’est pas de nous mais d’une visiteuse se retournant pour voir la nef en son entier avant de la quitter.
La durée limitée d’accès à une œuvre est une raison suffisante pour assister à son sacre. Empires est une incroyable installation, par sa conception, ses proportions et le poids que l’on a peine à imaginer.

Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-vue-générale-en-hauteur-sur-serpent-et-containers-Nef-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blogLe texte de présentation parle de « collines » ou ilots de containers, à vous de concevoir votre propre mythologie à la vue de cet ensemble.
Un conseil : prenez le temps de multiplier les points de vue. N’hésitez pas à reculer, à prendre de la hauteur même quand le soleil tape à plein régime sur le verre de la verrière, que des gouttes de sueur viennent à perler sur votre front.

Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-visiteurs-visitors-Nef-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blog Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-Nef-photographe-du-squelette-serpent-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blog
Il n’y a pas que Daniel Buren qui a joué de la lumière avec son Monumenta en 2012.
Cette année, un rayon révélera les pleines couleurs d’une partie des containers et en dissimulera d’autres, les laissant dans l’ombre. Le squelette du serpent se réveillera aussi au soleil.

Ce voyage à travers cette mer immobile ne se fait pas en un coup de vent, histoire de dire : « je l’ai vue ! »
Il faut prendre le temps de contempler, se laisser transporter, s’assurer du vertige de la pleine hauteur, imaginer les mille voyages que ces containers ont bien pu faire à travers les océans.

Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-affiche-entrée-Nef-Kamel-Mennour-photo-usofparis-blog

MONUMENTA 2016
Empires de Huang Yong Ping

jusqu’au 18 Juin 2016

Ouverture de 10h à 19h les lundis, mercredis et dimanches.
Nocturne de 10h à 22h tous les jeudis, vendredis et samedis.
Fermé tous les mardis

Nuit européenne des musées samedi 21 mai : toutes les expositions sont ouvertes et gratuites à partir de 20h.
Entrée jusqu’à minuit, fermeture à 1h

Monumenta-2016-Empires-Huang-Yong-Ping-Grand-Palais-Paris-Nef-visiteurs-lecteurs-visitors-photo-usofparis-blog

Share

Elise Noiraud : faire de sa propre expérience une réalité pour tous #interview

Nous avons rencontré Élise Noiraud, auteure et interprète de Pour que tu m’aimes encore, à la sortie de son spectacle, joué jusqu’au 25 juin, à la Comédie de Paris. Chevelure bouclée et large sourire, la jeune femme a l’écriture fine et de l’énergie à revendre.

selfie exclu pour USofparis
selfie exclu pour USofparis

INTERVIEW

USofParis : Dans ton spectacle, on est émus, parfois aux larmes, mais on rit également beaucoup. Dans quelle catégorie devons nous le mettre ?
Élise Noiraud : C’est un seul en scène, avec un texte de théâtre. Ce n’est pas un one woman show comique, avec une blague à chaque réplique. Il jongle entre l’humour et l’émotion, avec parfois quelques répliques noires. C’est important de mêler les genres, je travaille sur comment l’intime rejoint l’universalité. Ça ne peut pas être que triste ou que comique. Je veux que le texte fasse effet de miroir à la réalité de tous.

Quelle est la part de vérité dans cette histoire ?
Tout est vrai et faux en même temps. Les personnages et les situations viennent de ma vie, mais tout est circonscrit pour qu’ils deviennent de la fiction. La prof de sport existe, par exemple, mais elle n’avait pas le même nom et n’avait pas réellement ce comportement. Je ne cherche pas à coller au réel, mais à donner une sensation de réel.
C’est jubilatoire de faire ce spectacle. Je m’amuse, ce n’est jamais douloureux pour moi. Les comédiens qui souffrent sur scène parce qu’ils parlent d’eux-mêmes de façon très introspective, c’est pénible à regarder.

Les femmes dans l’humour sont de plus en plus nombreuses. Elles osent se lancer sur scène. Que se passerait-il si elles devenaient majoritaires ?
Je ne sais pas. Je ne suis pas sûre que ça change quelque chose. C’est un texte et la façon de l’interpréter qui font le spectacle, plus que le sexe de la personne qui le joue.

Elise Noiraud comédienne auteure metteure en scène spectacle Pour que tu m aimes encore seule en scène comédie de paris interview humour photo exclu usofparis blog

Quel est ton entraînement pour avoir une telle forme sur scène ?
C’est effectivement très sportif. Au début, j’ai eu un peu de mal. J’étais épuisée. Mon sport, c’est le théâtre. Je bois beaucoup d’eau et je fais attention à ce que je mange. Je ne suis pas très sportive mais j’aimerais m’y remettre. Désolée, je n’ai pas d’autres conseils forme pour les lecteurs ! Mais on peut parler cheveux et maquillage si tu veux !

Que dit ta famille de se voir racontée dans tes spectacles ?
Elle sait que c’est du théâtre et de la fiction. Elle ne le prend pas mal du tout. Ce n’est pas violent, j’essaie de retranscrire l’expérience de grandir. Mais il évident qu’il faut passer des barrières quand on fait des trucs un peu autobiographiques, sinon, tu restes toujours un peu frileux. C’est compliqué d’être l’enfant de quelqu’un. Ici, l’ado ne critique pas sa mère, elle ne la juge jamais. Elle veut juste sortir de sa bulle familiale.

Ton spectacle est la suite de La Banane Américaine, il faut s’attendre à un troisième spectacle ?
Pour que tu m’aimes encore ne succède pas exactement à La Banane Américaine. C’est une suite mais la démarche d’écriture est différente. On peut voir les deux spectacles indépendamment l’un de l’autre.
Cela dit, plus je joue, plus j’imagine une suite. Mais j’ai d’autres projets en parallèle. Je joue actuellement une adaptation des Comtes du chat perché, de Marcel Aymé, au Théâtre Lucernaire (jusqu’au 29 mai, NDLR) et j’ai envie de créer des spectacles, de faire de la mise en scène. Il faudra donc être un peu patient.

Interview réalisée par Joël

Pour que tu m'aimes encore Elise Noiraud Comédie de paris avis critique théâtre spectacle humour seul en scène affihe Blog United States of paris
Pour que tu m’aimes encore
de et par Élise Noiraud

Du mardi au samedi à 19h30

à la Comédie de Paris
42, rue Pierre Fontaine
75009 Paris

Share

Festival Perspectives 2016 : un week-end culturel à Sarrebruck

Pour un bain de spectacles vivants (théâtre, danse, musique) la destination de Sarrebruck (Allemagne) n’est, à première vue, pas une évidence, y compris pour nous.
Et pourtant, on s’est frotté ce week-end à la programmation attrayante, l’ambiance décontractée et l’accueil hors pair du festival (transfrontalier franco-allemand) Perspectives.

Eglise Ludwigskirche
Eglise Ludwigskirche

A moins de 2 heures de Paris
Marre de l’agitation urbaine ?
Envie de prendre l’air mais sans forcément sacrifier une part plus ou moins large de culture ?
La liaison directe TGV Paris/Sarrebruck offre un plein confort pour participer à ce rendez-vous à visage humain.
On a été séduit dès notre descente de train. !

May all your dreams come true street art graffiti Saarbrücken Sarrebruck tourisme festival Perspectives photo usofparis blog

Aucun spectateur exclu
La programmation de ce festival qui se tient le mois de mai à Sarrebruck, capitale du Land Sarre, accueille aussi bien Allemands que Français et pour cause : les formes sans parole sont privilégiées et, dans les autres cas, la traduction est intégrée au spectacle sinon, les sous-titrages sont nos meilleurs alliés.
Pas besoin de pratiquer l’allemand pour s’en sortir que ce soit dans la ville et encore mieux sur les sites du festival : les équipes d’accueil sont bilingues.

Preljocaj, Housse de Racket, cirque miniature…
L’intérêt de ce rendez-vous est d’offrir une série des spectacles variés, réjouissants et festifs.

LEO
LEO

De l’acrobatie pure : on a aimé Il n’est pas encore minuit… de la Compagnie XY, vu à la Villette et présenté ici. L’artiste Tobias Wegner nous a impressionnés par son jeu d’illusions et de perspectives dans son solo LEO qui a fait le tour du monde.
L’œil s’amuse tour à tour de la réalité du plateau et de la fiction vidéo. Le solo ne sombre pas pour autant pendant cette heure intense au cours de laquelle : danse, contorsions, dessins, vidéo animée viennent enthousiasmer petits et grands. Un spectacle qui nous a fait retraverser la frontière, car se jouant à Sarreguemines.

Roméo et Juliette par le Ballet Angelin Preljocaj création en 1996 salut des 23 danseurs festival Perspectives 2016 Sarrebruck Saarbrücken photo usofparis blog

Roméo et Juliette par le Ballet Angelin Preljocaj création en 1996 salut danseurs Redi Shtylla Viriginie Caussin festival Perspectives 2016 Sarrebruck Saarbrücken photo usofparis blog

Du spectacle culte : Angelin Preljocaj qui fête ses 30 ans de créations cette année et les 20 ans du ballet Roméo et Juliette présenté pour la première fois en Allemagne. Émerveillement avec cette histoire d’amour folle d’une sensualité inouïe. Marion Brando comme ressuscité sur scène par la carrure de l’interprète de Roméo et son débardeur qui dissimule peu de sa musculature.
23 interprètes composent les tableaux narratifs de cette fiction qui a retrouvé une pleine intensité grâce au talent du chorégraphe.

Etienne Manceau spectacle VU compagnie Sacékripa solo pour un manipulateur d objets usuels Festival Perspectives 2016 Sarrebruck Saarbrücken allemagne photo usofparis blog

Du grand bluff : VU nous emporte dans un théâtre de petits riens en nous captant l’attention de manière incroyable. Le résumé ne laisse pas percevoir ce qui va se tramer sous chapiteau. L’arrivée même d’Etienne Manceau est inhabituelle. Un couple d’amoureux se prend à sursauter à la vue de l’artiste arrivé discrètement derrière eux.
Ce personnage silencieux et qui compte une gamme très limitée de sourires nous emporte avec son univers d’une minutie décomplexée. Et qu’il est long le temps pour cet homme de se servir un thé, d’y plonger un sucre. Tout simplement parce qu’il ne fait rien comme les autres. Il tape du poing sur la table pour faire tomber une cuillère dans une tasse et que dire de la catapulte pince-ongle pour sucrer son breuvage ? On pourrait devenir fou. On rit avec délice.
Plus maniaque que ce garçon c’est impossible. Plus reconnaissant aussi. Il fait appel à la participation d’un(e) spectateur-trice qui a bien du mérite à répondre aux exigences du manipulateur.

E Werk
E Werk

Décors originaux
Perspectives réserve aussi de vraies surprises en terme de lieux de spectacles, aux côtés des salles de spectacle et autres chapiteaux.
Roméo et Juliette a eu comme écrin pendant 3 jours une ancienne usine électrique, E Werk.

Housse de Racket live
Housse de Racket live

Housse de Racket, Minuit et les autres artistes musicaux se succèdent à quelques mètres de là, dans un ancien magasin de cette zone commerciale : surprenant et spacieux avec sa terrasse cachée (prenez le long couloir à côté du bar).

Mais l’un des cadres les plus déroutants sera sans nul doute un ancien garage Citroën. Il accueillera la Hate Radio, cette reconstruction d’un studio radio à l’époque du génocide rwandais. Les contraintes de tournée du spectacle ont fait que, par manque de temps pour la réception des décors, l’alternative était de trouver un lieu qui pourrait s’adapter à la proposition théâtrale du metteur en scène et auteur Milo Rau.
La partie vitrée de l’ancien bureau-accueil du garage accueillera le studio d’enregistrement alors que les voitures laisseront place au gradin des spectateurs.

De bonnes raisons pour sortir du centre-ville, de filer avec son vélo et découvrir les alentours.

http://www.unitedstatesofparis.com/rainforest-festival-2016-fontainebleau-concert-ibeyi-concours-musique/

le festival Perspectives 2016 se poursuit jusqu’au 21 mai !
Toutes les infos sur le site : www.festival-perspectives.de

Merci à Marion, Hannah pour leur disponibilité et à leur accueil et merci aux Inrocks de nous avoir fait connaître le festival !

Share

PHOTO DU MOIS #50 : Infini

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, le thème du mois a été choisi par Christophe : Infini.

Thème casse-tête mais passionnant à relever. Alors que je pensais aux temples chinois qui résistent à travers les siècles aux grandes transformations à leurs portes, j’ai retrouvé une vue impressionnante de tours dans le quartier du Pudong.
L’infini n’est pas la tentative de l’homme à vouloir s’élever, encore que… mais bien ce qu’il y a au-dessus. Les yeux levés sur ces géants d’acier, on tente d’imaginer ce qu’il y a tout au-dessus. La perspective est sans limite.

Jin Mao Tower and Shanghai Tower Pudong District China gratte ciel chine photo usofparis blog

Poursuivez le voyage dans l’infini, en visitant les autres blogs :
AF News
, Akaieric, Alban, Alexinparis, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Champagne, Chat bleu, Chiffons and Co, Chloé, Christophe, Claire’s Blog, Cricriyom from Paris, Cécile, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, Dom-Aufildesvues, E, El Padawan, Estelle, Eurydice, Eva INside-EXpat, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Giselle 43, Guillaume, Homeos-tasie, J’habite à Waterford, Je suis partie voyager, Josette, Julie, KK-huète En Bretannie, Koalisa, Krn, La Fille de l’Air, Lair_co, Lau* des montagnes, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Les Bazos en Goguette, Loulou, Luckasetmoi, Lyonelk, magda627, Mamysoren, MauriceMonAmour, Milla la galerie, Mimireliton, Mireille, Mirovinben, Mon Album Photo, Morgane Byloos Photography, Nanouk, Nicky, Noz & ‘Lo, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Pixeline, Renepaulhenry, Rythme Indigo, Sinuaisons, Sous mon arbre, Tambour Major, Testinaute, Tuxana, Voyager en photo, Woocares, Xoliv’.

Si vous souhaitez rejoindre la communauté de la Photo du mois, rendez-vous sur la page FB du groupe, si ce n’est pas déjà fait

Share

#Concours Vanessa Carlton en concert à la Flèche d’Or le 17 mai

La chanteuse américaine, Vanessa Carlton, de retour en France, pour un concert unique à la Flèche d’Or, le mardi 17 mai 2016. Vos invits à gagner ici même !!

Vanessa Carlton Liberman cover nouvel album single Matter of Time Dine Alone Records music singer chanteuse

Vanessa Carlton ? Ce nom ne vous dit rien ?
Mais si ! Souvenez-vous de ce tube : A thousand miles, avec son clip mettant en scène la chanteuse, traversant différents paysages américains, sur son piano roulant !

Image de prévisualisation YouTube

Ça y est ? Ça vous revient ?
Après ce tube mondial, Vanessa Carlton a sorti plusieurs albums qui sont plutôt passés inaperçus en France, mais qui lui ont permis d’avoir une carrière aux USA.

En octobre dernier, est sorti outre-atlantique son nouvel album Liberman. Il a été très bien accueilli par la critique.
Vanessa n’a pas quitté son instrument fétiche : le piano ; mais c’est clairement la voix qui a été mise en avant. Une voix qui nous transporte au fil des titres entre pop, rock et folk, avec un petit côté rétro qu’on adore. Cet opus est l’occasion pour la chanteuse d’entamer une tournée américaine et canadienne.

Image de prévisualisation YouTube

Fort de ce succès, Liberman est sorti en France et en Europe, il y a quelques jours. La New-yorkaise en profitera pour donner quelques concerts, notamment à Paris le 17 mai à la Flèche d’Or.

Bonus : visite le site officiel de Vanessa, laisse ton mail et reçois un EP 3 titres en exclu !

Affiche Vanessa Carlton en concert La Flèche d Or Paris mardi 17 mai 2016 nouvel album Liberman alias production

#CONCOURS

Envie de découvrir ou re-découvrir Vanessa Carlton sur scène ? #USofParis vous propose  de gagner 2 invitations pour son concert le mardi 17 mai 2016 à 20h à la Flèche d’Or à Paris ?

C’est super simple. Il suffit de compléter le formulaire ci-dessous pour participer au tirage au sort.
Vous avez jusqu’au samedi 14 mai à 23h59 pour participer !
Et n’hésitez pas à nous laisser un commentaire sympathique (on adore !).

Vanessa Carlton
nouvel album, Liberman
(Dine Alone Records)

en concert le mardi 17 mai à 20h
à la Flèche d’Or, Paris
(Alias Prod)

Concours Vanessa Carlton
Sending

Share

Partouche en mode VR : Grand huit & innovations faits maison !

C’est parti ! La révolution VR – Réalité Virtuelle – commence à envahir notre quotidien. Et comme pour le cinéma à ses débuts, c’est l’entertainment qui prend de l’avance avec cette technologie.
Alors, il est normal que le groupe Partouche, leader des casinos en France, investisse dans cette technologie pour attirer de nouveaux clients.
On a testé deux de leurs nouveautés, et on a plutôt été séduits par leurs propositions.

Rendez-vous pris au Partouche Lab avec une inconnue : qu’allons-nous bien découvrir ?
La Réalité Virtuelle dans un casino, oui mais à quoi bon ?
On avance dans les couloirs, on découvre un wagonnet de grand huit… Plutôt intriguant.

Le Roller Baster VR by Partouche

Avec une légère pointe d’appréhension, on prend place dans la nacelle de l’attraction. D’un coup d’œil, on repère les vérins hydrauliques fixés à l’embarcation et le ventilateur qui lui fait face. Ça promet.
L’équipe d’USofParis n’est pas forcément volontaire pour les sensations fortes style grand huit. Mais on est là pour tester ce que cette nouveauté à dans le ventre. On chausse le casque Oculus Rift, les écouteurs. Et c’est parti pour 4 minutes de périple.Partouche vr roller blaster Virtual reality Réalité virtuelle pasino casino oculus rift expérience divertissement shamboultoo photo by blog United states of Paris

Et à la première descente, ce qui surprend c’est cette sensation d’accélération. On se prend des G comme si on était dans un vrai manège. Le cerveau humain est bluffant : un ventilo bien placé et un peu de mouvements et on s’y croit !
Mais ici aucune peur de rester coincé en l’air suite à un incident ou erreur technique.

L’inventivité des équipes de Partouche a été de mélanger sensation forte et jeu d’arcade : il faut dégommer des envahisseurs en espérant faire mieux que notre voisin de nacelle.
Résultats à l’arrivée avec cris et musique, comme un concert.

Partouche vr roller blaster Réalité virtuelle pasino casino oculus rift score jeu game expérience diverstissement photo by blog United states of Paris

L’autre performance de ce Roller Blaster réside dans sa conception :
parti d’une idée folle et comme un pari. Julien Van de Rosieren, le chef de ce projet interne à Partouche, nous confie que l’équipe créatrice n’était composée que de 3 personnes : lui, un développeur (Gwendol Martin) et un graphiste (Aurélien Martino). Tout a été réalisé de A à Z par cette équipe réduite avec un peu de bidouille, de débrouille et « leur bite et leur couteau« . Et tout cela pour un budget dérisoire de 100 000 € pour le prototype !
Les affres du marketing aidant, on douterait presque de ce story-telling vu la qualité de rendu.

Partouche vr roller blaster Réalité virtuelle pasino casino oculus rift htc vive grand huit photo by blog United states of Paris

En tout cas, au bout de neuf mois de travail, l’équipe du Partouche Lab offre un produit qui rend jaloux les leaders de la VR.
Présent lors de la dernière Paris Game Week, les équipes du Partouche Lab ont rencontré un succès inattendu : 5 heures d’attente pour tester leur Roller Blaster VR, des visiteurs qui « hurlaient et levaient les bras » comme dans un vrai grand huit et des contacts inattendus de concurrents/clients. Le patron du Parc Astérix est passé sur le stand, l’équipe d’Ubisoft est venue à plusieurs reprises voir la création. Des rencontres que Julien juge très gratifiantes pour le travail de développement.

Partouche vr roller blaster Réalité virtuelle pasino casino oculus rift htc vive shamboultoo photo by blog United states of Paris
Shamboultoo : l’adresse version 2.0
L’autre dispositif à découvrir ce soir-là est un classique de la fête foraine : le chamboultou.
Avant de revêtir le casque HTC Vive et en voyant le journaliste-testeur s’escrimer à lancer ses balles sur les piles de boites de conserve, on pense direct : « Ça va être chiant !« . Mais on ne recule pas pour autant.

Partouche vr roller blaster Réalité virtuelle pasino casino htc vive chamboultou jeu divertissement photo by blog United states of Paris

Alors le cobaye de l’équipe se pare du casque VR HTC Vive et du casque audio. On plonge dans le décor, à 360°, et il faut bien reconnaître que ce dispositif est aussi plutôt addictif.
On avoue, on est peut-être un peu impartiaux car nous avons fait un score de haut niveau !

Partouche vr roller blaster Réalité virtuelle pasino casino htc vive jeu chamboultou photo by blog United states of Paris

Un point technologique
Après notre test du casque VR HTC lors de l’évènement Virtually Dead, on avait le béguin fou pour la VR.
Cette soirée chez Partouche nous a permis d’évaluer deux technologies : l’Oculus Rift et le HTC Vive.
Il faut bien dire que les performances visuelles du casque HTC sont un poil au-dessus, surtout au niveau du rendu image. Il y a moins de pixellisation visible. L’ergonomie est aussi plus agréable, notamment si vous portez des lunettes. Bref un rapport confort/vision plus marqué que chez son concurrent l’Oculus Rift.

L’expérience Partouche VR

Actuellement déployé dans 9 établissements du groupe (notamment à Lyon et Aix en Provence), le Roller Blaster effectuera une tournée des plages cet été !
Un moyen pour vous de croiser son chemin si vous n’avez pas l’habitude de franchir les portes des casinos.

Si vous le croisez en bord de mer, n’hésitez pas à sauter dans sa nacelle ! Sensations garanties !

Share

Blog Paris – La capitale autrement WITH TIPS IN ENGLISH !

Translate »