En Liberté ! de Salvadori : Pio Marmaï est une bombe

Pierre Salvadori s’offre un film cure de jouvence avec En Liberté ! Le réalisateur semble avoir l’âge de ses personnages, une petite trentaine. Il mélange les genres avec une malice déconcertante, de quoi filer des sueurs à de jeunes réal un peu trop précieux et autocentrés.
En liberté ! est un vrai film d’auteurs avec un s. C’est inventif, déconnant et sensible à la fois.

En liberté

Pio Marmai une vraie bombe !

Sorti de prison après avoir été jugé coupable d’un braquage de bijouterie qu’il n’a pas commis, Paul a un rapport au monde quelque peu décalé.

Il parle tout seul, sans être plus fou qu’un autre. Sa douceur d’avant prison a pris un coup. Maintenant, il sait se défendre avec un certain éclat et ne manque pas de créativité quand il s’agit de faire quelques menues larcins.

Pio Marmai est une bombe qui peut exploser à tout moment, dégageant des déflagrations hilarantes.

Physiquement il en impose aussi !
Pendant la rencontre d’après projection, le comédien a confirmé qu’il avait pris du muscle pour le rôle et notamment pour la scène culte où il arbore une combinaison en latex.
Nul doute qu’il va encore être la source de fantasmes à la fois pour les femmes et les hommes.
Pierre Salvadori, lors de la rencontre sur la question du charisme érotique de son comédien : « Pio ne m’a pas attendu pour être une icône gay ! 🙂 ».

En liberté

Angèle Haenel la nouvelle reine du comique

Ses « Oh Putain ! » qui ponctuent quelques séquences mémorables sont poilants. Angèle Haenel dégage une vraie empathie malgré la vie bancale de son personnage. L’obsession de vérité la mène dans des situations hilarantes.
Le duo de cinéma Angèle et Pio fonctionne à merveille. Deux personnalités borderlines.

Le réalisateur confie qu’Adèle Haenel a eu du mal à être juste. « Au début, elle en faisait des caisses. Il lui a fallu 4-5 jours. Passé le week-end, revenue le lundi, elle est devenue une vraie actrice de comédie ! »

En liberté ! envoie un souffle incroyable qui donne envie de se décharger de toutes nos contraintes pour révéler enfin ce que nous sommes.

En Liberté

En Liberté !

un film de Pierre Salvadori
scénario de : Pierre Salvadori, Benoit Graffin, Benjamin Charbit

Avec Adèle Haenel, Pio Marmaï, Damien Bonnard, Vincent Elbaz, Audrey Tautou

Sortie le 31 octobre 2018

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Le pire contre-attaque avec Airnadette @ Le Grand Rex #CONCOURS

Costumes de dingos, répliques imparables,et toujours une énergie de grands malades : Airnadette débarque au Grand Rex avec Le pire contre-attaque.
Une date unique, le jeudi 25 octobre, pour kiffer à mot le air-jeu de cette bande de doux-dingue.
Moche Pitt, Jean-Françoise, Château Brutal , Scotch Brit,  M-Rodz, sous la coupe de Philippe Risotto te feront hurler, chanter et poiler comme jamais. 
Et du coup, on t’offre tes places !
#TROPCOOL BABY 

Airnadette

Un spectacle foutraque réglé au cordeau

C’est  à chaque fois un putain bonheur de retrouver la bande plus apprêtée que jamais.
Cette fois, Gunther Love n’est pas de la partie car il a été enlevé par des aliens. Alors ses acolytes vont déployer toute leur énergie pour le retrouver en nous faisant hurler de rire et surtout chanter.

Les 5 inséparables ou 5 fantastiques vont partir pour un voyage dans le temps et l’espace pour récupérer leur poto. Il y a aura des épreuves, des doutes et des révélations poilantes.

Les effets visuels sont de la partie avec un écran, au système super ingénieux, pour assurer décors, paroles type karaoké et autres inventions du cru Airnadette.

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Dans Le pire contre-attaque, Airnadette assure comme des dieux du stade de baby-foot, avec un calage labial et physique quasi parfaits.
Aucun temps mort, des montages ingénieux, du suspense.
On surlike !

Airnadette
Le pire contre-attaque 

le jeudi 25 octobre 2018 à 20h
Date unique

au Grand Rex
1 boulevard Poissonnière
75002 PARIS

Le pire contre-attaque

#Concours

Envie de passer une soirée de dingos avec les Airnadette ?
On t’offre des invitations pour le jeudi 25 octobre au Grand Rex.

Pour tenter de gagner tes invitations, remplis vite le formulaire ci-dessous.
Les gagnants, tirés au sort, seront contactés par mail.

Bonne chance à tous et toutes !

Airnadette - Grand Rex 251018
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Plus de jeux concours

Concours Gratuits

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Photo du mois #79 : les formes géométriques

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Danièle.B de proposer le thème : les formes géométriques.

C’est à la Chapelle Expiatoire dans le 8e arrondissement que nous avons été enchantés par les oeuvres de l’artiste Le Diamantaire.
Une série d’installations faites d’acier et de miroirs.
A chaque fois, une géométrie parfaite qui offre un regard inédit sur le monument qui se réfléchit dans les oeuvres. 

Beaucoup d’autres formes sont à découvrir sur les autres blogs participants :
Akaieric, Amartia, Angélique, Aude, Betty, Blogoth67, Brindille, Christophe, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, FerdyPainD’épice, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jakline, Josette, Josiane, Julia, Krn, La Tribu de Chacha, Laurent Nicolas, Lavandine, Lilousoleil, magda627, Mamysoren, Marie-Paule, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Nanie, Nanouk, Nicky, Philisine Cave, Pilisi, Pink Turtle, Renepaulhenry, Sandrin, Sous mon arbre, Tambour Major, Ventsetvoyages, Weeteweete, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente

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La Légende d’une vie : Natalie Dessay, Macha Méril vibrantes

L’amour peut faire aussi bien des ravages qu’être la source de profonds bonheurs. Et c’est encore plus vrai sur la scène du Théâtre Montparnasse.
La Légende d’une vie conte de manière admirable l’impossible héritage, la folie de la filiation, les ravages d’un secret de famille, la vie dans ce qu’elle a de plus beau et de plus tragique à la fois.
La distribution est remarquable : Natalie Dessay, Macha Méril, Gaël Giraudeau, Bernard Alane et Valentine Galey.

la légende d'une vie

Un douloureux héritage

On croirait à un caprice ! Frederich, jeune auteur de poésie, ne veut pas assister à la lecture de son texte par un comédien pourtant connu. La tradition de la mise en scène de son œuvre est héritée de son père, illustre écrivain.
La mère Frederich se débat pour le faire réagir, prendre conscience de ses obligations. L’ami de famille, éditeur, essaie d’apaiser à la fois la mère et le fils.
La tension est palpable, le désarroi aussi.
La cohésion familiale ne tient qu’à un fil. Une visiteuse vient définitivement bousculer la maison et tout ce qu’elle contient. Le choc est violent et révélateur pour chaque personnage.
S’ensuit une quête de sens et de vérité palpitante.
Le texte de Stefan Zweig est fort. Il porte en lui des vérités sur l’amour, la fidélité, l’idéalisation, la famille…
Et ça fait brillamment écho en nous, en moi.

La légende d'une vie

la légende d'une vie

Natalie Dessay, Macha Méril

L’incarnation de ces personnages tiraillés par les non-dits, le poids du passé, le jeu de la représentation en Autriche, en 1919 est virtuose.
Natalie Dessay et Macha Méril sont dans une rivalité incroyable qui atteint son apothéose à la toute fin de la pièce rendant palpable les liens qui les ont unies, par le passé.
Gaël Giraudeau incarne avec excellence le tiraillement, l’envie d’émancipation de la figure paternelle et la quête de sens.
Bernard Alane est d’une classe folle. A la fois complice d’un terrible secret, à l’écoute de tous et toutes, mu par son besoin de sincérité.
Quant à Valentine Galey est dans la bienveillance et la discrétion.

PS : Et quel bonheur de pouvoir voir Natalie Dessay à une telle distance alors qu’il était quasi impossible de l’admirer dans ces conditions dans son autre vie, celle d’interprète d’opéras.

La légende d’une vie

de Stefan ZWEIG
Traduction Jean-Yves GUILLAUME
Adaptation Michael STAMPE
Mise en scène Christophe LIDON

Décor Catherine BLUWAL
Costumes Chouchane ABELLO-TCHERPACHIAN
Musique Cyril GIROUX
Lumières Marie-Hélène PINON

Avec Natalie DESSAY, Macha MÉRIL, Bernard ALANE, Gaël GIRAUDEAU et Valentine GALEY

au Théâtre Montparnasse
31 Rue de la Gaîté
75014 Paris

du mardi au samedi à 20h30
Matinées : samedi à 17h et dimanche à 15h30

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Misery au Théâtre Hébertot : Myriam Boyer – Francis Lombrail percutants

Œuvre culte de Stephen King, Misery est portée à la scène Daniel Benoin.
Il faut du cran pour oser s’attaquer à une histoire connue de beaucoup.
Myriam Boyer campe une infirmière double face, implacable et manipulatrice, mais aussi groupie et légère. Face à elle, Francis Lombrail est cet écrivain accidenté qui tente tant bien que mal de survivre au pire.
Tensions garanties tous les soirs au Théâtre Hébertot.

Misery

Misery, film culte et pièce

Qui ne connaît pas le film ? La tension, l’insoutenable scène où cette infirmière « fan numéro 1 » d’un écrivain célèbre va faire preuve d’une terrible inhumanité sur cet homme qu’elle garde séquestré chez elle.
L’intérêt de retrouver ce récit aussi brillant que dérangeant, insoutenable que révélateur, est son duo de comédiens.
Myriam Boyer que l’on sait douce et souriante en dehors de la scène, se révèle implacable et tordue. Elle fait vraiment peur car on sent bien qu’elle est capable de tout. La transformation de la comédienne est à elle seule une raison de voir la pièce. Avec sa banane autour du ventre, sa robe des grands soirs, elle tranche avec la classe de l’écrivain célèbre qu’elle héberge.
Le jeu de Francis Lombrail tient aussi de la performance. Une partie du temps, il joue alité, l’autre partie, en fauteuil roulant. Le handicap qui peut paraître contraignant donne aussi de l’épaisseur au personnage. Il est à la merci d’une femme. Il doit aussi être capable de jouer sur plusieurs registres pour garder la vie sauve.

Misery

Mise en scène inventive

Daniel Benoin, le metteur en scène de Misery, est à l’origine de belles trouvailles pour maintenir cet état de tension dans les rangées du Théâtre Hébertot, chaque soir. D’abord, les transitions faites de montages vidéo clipés à mort et d’une bande musicale forte. Enfin, le décor qui joue de sa relative transparente, l’infirmière menaçante est toujours présente derrière la chambre-cellule de l’écrivain.
Enfin, le hors-champ est exceptionnellement montré, avec des caméras placées de manière à ce que l’on puisse voir l’action en dehors de la chambre.

A la sortie, certains spectateurs vérifient le nom de l’un des deux interprètes du film, « Comment elle s’appelle déjà la comédienne ? » Contre toute attente, Myriam Boyer et Francis Lombrail sont à la hauteur de nos attentes.

Misery

Misery

Une pièce de William Goldman d’après le roman de Stephen King
Adaptation française : Viktor Lazlo
Mise en scène : Daniel Benoin
Avec Myriam Boyer et Francis Lombrail

 

au Théâtre Hébertot
78 bis bld des Batignolles
75017 PARIS

du mardi au samedi à 21h
matinée dimanche à 15h

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Nuit Blanche 2018 – les immanquables : geyser, nuit au zoo, danse, bonbons…

La Nuit Blanche 2018 se déploie en 4 belles constellations : Ile-Saint-Louis, Invalides, La Villette et Porte Dorée. 
Il sera possible de voir un geyser urbain, de redécouvrir la Géode magnifiée par un jeu de lumière et de fumée, de vibrer avec des danseurs sous un préau de lycée, de passer une nuit au zoo ou encore de manger des bonbons bio. Une démonstration de roller-derby est prévue entre les Petit et Grand Palais. 
Il ne sera pas possible de tout faire, de tout voir.
Mais ce qui est certain c’est qu’en accueillant des artistes émergents, la Nuit Blanche 2018 va être encore une fois surprendre et décevoir sans doute par endroit, enchanter, déconcerter et repenser l’art contemporain. 

Nuit Blanche 2018

Nuit Blanche 2018

Geyser urbain, boule à facettes à la Villette

Geysa de Fabien Léaustic nous fait faire un bon direct en Islande. L’artiste arrive à nous émerveiller en reproduisant ce que l’une des choses les plus fascinantes que la nature produise.
Il s’agit bien d’un immense geyser en pleine zone urbaine, à deux pas de la Cité des Sciences et de l’Industrie. Le spectacle de ce lâcher d’eau mélangée à de l’argile rouge est fascinant. Petits et grands ne peuvent quitter cette installation des yeux – elle aura demandé plusieurs mois de conception. Il y a l’attente, plus ou moins longue selon son degré d’impatience et la révélation sonore et visuelle.

Nuit Blanche 2018
Juste à côté, la Géode se transforme en boule à facette magnifique avec faisceaux de lumière démoniaques, brouillard de fumée et fond sonore qui ferait penser à une rave party. Là aussi la fascination est totale face à l’installation de Tremess nommée Wardenclyffe.

La Villette est en fête avec des derviches tourneurs, des concerts dans l’ensemble des salles : Théâtre Paris-Villette, Trabendo, Zénith, Folie et même piscine Rouvet.

Nuit Blanche 2018

Nuit au Zoo, tournée de bonbons bio, danse sous un préau

Le commissaire de la Nuit Blanche 2018, Gaël Charbeau parle avec passion de ce qui va se passer au Parc Zoologique de Paris, ce samedi et des œuvres de Philippe Duesne et Laurent Le Deunff.
Il pensait qu’il serait difficile d’ouvrir ce lieu aux visiteurs. La réponse du vétérinaire a été pour le moins inhabituelle.
Les pensionnaires qui dorment ne seront pas déranger. Et les animaux nocturnes s’ennuient. Ils ne voient personne, « ça va les stimuler ! »

Nuit Blanche 2018
Attendez-vous à une déambulation sonore, lumineuse, intrigante, qui vous conduira à une révélation en fin de parcours, si vous en avez la curiosité.

A quelques mètres, le Palais de la Porte Dorée accueille le travail de Benjamin Loyauté qui avec L’Expérience de l’ordinaire nous invite à un voyage assez intriguant. Il est question de « machine à dispersion à la manière de moulins de prières », de confiserie bio reproduisant une petite idole. Il sera possible d’emporter une boite de bonbons, après s’être frotté à ses différentes propositions.
Nuit Blanche 2018
Toute autre expérience au Lycée Élisa Lemonnier. Ici, ce sont les corps qui se révèlent. Danseurs pro et amateurs se mélangent pour une chorégraphie de Eric Minh Cuong Castaing. La proximité des danseurs crée une vraie puissance, on se sent porté par cette énergie. On aurait presque envie de participer à ce mouvement collectif.

Nuit Blanche 2018

Soulèvement, ping-pong sur une voiture et danse bug

Dans la constellation de l’Ile Saint-Louis, le Soulèvement d’Ugo Schiavi joue sur l’anachronisme entre la reproduction d’éléments de sculptures relevé sur la Place de la nation et des figures contemporaines. On ne sait pas si nous sommes face à un chantier ou une ruine sur le Parvis de l’Hôtel de ville. La proposition de ce jeune artiste, 31 ans, fait sens dans le contexte actuel.

Dans l’Hôtel de Ville, il sera possible d’assister à un défilé, celui orchestré par Maroussia Rebecq. Ça nous changera de Saint Laurent et Chanel !

La Cité internationale des arts accueille plusieurs propositions artistiques. Une table de ping-pong pour trouver enfin une vraie utilité à sa voiture, une sculpture énigmatique qui interroge le rapport entre l’animalité et l’humanité.

Nuit Blanche 2018

Et une compagnie qui fête son premier anniversaire. Les membres de Suzanne se sont rencontrés lors de la Nuit Blanche 2017 en dansant pour le chorégraphe Olivier Dubois.

La Bibliothèque Forney ouvre exceptionnellement ses portes en pleine nuit pour inviter l’artiste Ugo l’Ahelec à une composition particulière interrogeant aussi bien le rituel lié à la mort que le spectacle. Theatrum Doloris, A burning stage est une sorte de scène vidée de toute présence humaine. Nuit Blanche 2018
Enfin, 18 trombonistes vont faire résonner le Collège des Bernardins qui fête ses 10 ans. Ils seront en dialogue avec la création d’Abdelkader Benchamma qui a dessiné à même le sol.

Nuit Blanche 2018

Nuit Blanche 2018
PARIS

samedi 6 octobre 2018 

site officiel : quefaire.paris.fr/nuitblanche

Nuit Blanche 2018

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Pourvu qu’il soit heureux : l’audace de Laurent Ruquier au Théâtre Antoine

Pourvu qu’il soit heureux est l’histoire d’un outing, un coming out forcé en une d’un magazine people.
Un parti-pris et une écriture originaux pour une pièce de théâtre qui aborde un thème et ses répercussions toujours bien d’actualité.
Une comédie écrite en contrepoint textuel pour deux comédiens : Francis Huster et Fanny Cottençon.

Durant leurs vacances en Bretagne, Maxime et Claudine découvrent en une de Voici leur fils Camille au bras d’un autre homme.
De quoi déstabiliser le couple. Surtout que leur fils est étudiant en médecine et qu’il n’est que le compagnon de la star outée.
Pourvu qu'il soit heureux

Un sujet difficile, un texte en demi-teinte

Pourvu qu’il soit heureux de Laurent Ruquier questionne le fait d’être parents d’un fils homo en 2018. L’angle de l’outing est plutôt novateur pour ce sujet.
Le texte pourrait facilement basculer dans le lourd, surtout avec l’habituelle propension de l’auteur à aimer les jeux de mots.
Et si on n’échappe pas à certains effets faciles, pour ce texte, Laurent Ruquier a mis la pédale douce dans la globalité. Certaines répliques sont bien amenées, voire même percutantes.

La construction du récit, en quatre actes, est audacieuse. Malgré tout, il n’y a pas d’équilibre formel entre eux. Les deux premiers montrent la réception de la nouvelle par les parents. Chacun prenant, tour à tour, le rôle de celui ou celle qui n’accepte pas cette nouvelle.
Un parti-pris qui peut déstabiliser.

Et si ces deux premiers actes laissent une bonne place à la comédie, les deux derniers sont plus dramatiques. Un tournant d’auteur à saluer pour Laurent Ruquier.
Et passer du rire à l’émotion n’est pas une mauvaise chose au théâtre.
Mais le tout manque d’une certaine homogénéité.Pourvu qu'il soit heureux

Une direction d’acteurs contrastée 

Francis Huster (Maxime) & Fanny Cottençon (Claudine) jouent une palette de réactions aussi contradictoires que touchantes face au coming out.
Mais la colère de Maxime, dans le premier acte, est déstabilisante car intermittente. Ce qui donne un Huster éteint lorsqu’il est silencieux et excessif dans la colère verbale. Un mode binaire qui finit par lasser d’autant que cette première scène est un peu longue.
La partition que joue Fanny Cottençon (Claudine) dans le deuxième acte, en mère choquée, est plus nuancée et maitrisée.
Quant à Louis Le Barazer (Camille), difficile de comprendre pourquoi son personnage apparaît si hautain et un peu antipathique au début du troisième acte. Son texte parfois trop moralisateur renforce aussi ce sentiment.

Pourvu qu’il soit heureux reste une rencontre touchante avec une famille ordinaire qui se trouve déstabilisée par une annonce, en apparence simple.
Mais en sortant du théâtre, se formalise le sentiment que la pièce n’est pas inaboutie. Elle aurait mérité d’être plus travaillée, plus subtile encore, surtout dans la partie dramatique.

Pourvu qu'il soit heureux

Pourvu qu’il soit heureux

de Laurent Ruquier
Mise en scène Steve Suissa
Avec Francis Huster, Fanny Cottençon et Louis Le Barazer

au Théâtre Antoine
14 boulevard de Strasbourg
75010 Paris

du mardi au samedi à 21h
matinées : le samedi et dimanche à 16h

Jusqu’au 30 décembre 2018

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Une Actrice au Théâtre Poche-Montparnasse : Judith Magre formidable !

Judith Magre est Une Actrice formidable ! Elle se fond avec allégresse dans les mots de Philippe Minyana pour donner à entendre les charmes, les contradictions, la folie d’une artiste ; pas tout à fait elle, mais pas totalement une autre.
Le texte semble cousu à même la bouche rouge passion de la grande interprète.
Une très belle rencontre au Théâtre de Poche-Montparnasse.

Judith Magre

« Elle est belle ! »

Un silence. Un spectateur a juste le temps de souffler 3 mots à sa voisine. La voix est suffisamment puissante pour l’entendre : « Elle est belle ! »
Il a tout à fait raison. L’actrice l’aurait-elle remarqué ?
Cette Judith esquissée par l’auteur Philippe Minyana est espiègle, « vivante », drôle, tragiquement réaliste aussi sur le monde et l’humanité.

La pièce débute par le portrait d’une femme qui n’a eu qu’un homme dans sa vie. Un homme dont on ne perçoit pas l’attachement réciproque. Un homme qui a traversé une vie, comme l’impression d’une incompréhension en continu. On rit, on se prend d’affection pour cette femme cabossée mais à la personnalité bien tranchée.

Suit une interview en loge avec un journaliste – ce mercredi, l’excellent Christophe Barbier.
Il y a des pépites à chaque réponse accordée à cet homme qui veut en découdre. Quels sont donc les secrets de cette longévité scénique et personnelle ?
Les thèmes abordés fusent : le chagrin qui n’a aucune limite, la connerie, Paris qui peut manquer quand on s’en éloigne trop, la solitude pas si insurmontable que ça, la mort de ses parents qui bouleversent…
Et tant de rencontres : de Beauvoir, Sartre, Picasso, Giacometti… La chance !

Une Actrice est belle car elle reste insaisissable, parce qu’elle se découvre suffisamment pour charmer, mais pas assez pour que l’on puisse percevoir son intimité. Philippe Minyana signe un brillant hommage à toutes ces femmes que l’on a vues sur scène et aimées.
Elles s’appellent Judith, Isabelle, Camille ou encore Manon.

Judith Magre

Une Actrice

de Philippe Minyana
mise en scène Thierry Harcourt
Avec Judith Magre et Thierry Harcourt

au Théâtre de Poche-Montparnasse
75 boulevard de Montparnasse
75014 Paris
tél. 01 45 44 50 21

Reprise du 1er octobre au 17 décembre 2018

dimanche à 17h30 et lundi à 21h

Relâches exceptionnelles les 22, 29 octobre,  les 5, 11, 18, 19 et 25 novembre puis les 2, 9, 16 décembre

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Intra Muros d’Alexis Michalik : un enchantement @ La Pépinière Théâtre

Intra Muros nous emporte dans une histoire folle qui a pourtant pour décor une prison. Alexis Michalik arrive à pousser avec brio les murs de cet espace, clos sur lui-même, pour nous faire vivre un récit à la force stupéfiante. Un souffle ardent dans chaque scène et de l’émotion dans la révélation des parcours de vie singuliers.

Intra Muros

Intra Muros : « A un moment, on se sait plus où l’on est ! » (un spectateur) 

Le talent d’Alexis Michalik est de savoir tisser brillamment plusieurs histoires entre elles.
Intra Muros débute pourtant mal : un cours de théâtre en prison avec seulement deux participants. Pour concevoir une pièce, Richard, le metteur en scène qui est venu à la rencontre des détenus va avoir quelques difficultés.
Très vite, des bribes de vie de chaque personnage viennent révéler leurs liens, les chaos d’une vie, les moments heureux, les échecs… Ces flashbacks nous donnent matière pour reconstituer le puzzle captivant qui s’est déployé devant nous.

Intra Muros

Il faut être éveillé, à l’écoute, disponible afin de savourer tout ce que nous offre à la fois le récit d’Alexis Michalik et l’interprétation des comédiens. Car chacun se glisse avec aisance dans plusieurs personnages. Une spectatrice à côté de moi : « Quelle générosité quand même de la part des comédiens ! »

Intra Muros est un formidable tourbillon de la vie. Une pièce qui nous emporte, nous transporte avec une économie de moyens mais avec l’ingéniosité de tout instant. Une pièce qui bouleverse, avec bonheur.

Intra Muros

Intra Muros

Texte et mise en scène : Alexis Michalik
Avec en alternance : Jeanne Arènes, Christopher Bayemi, Bernard Blancan, Sophie de Fürst, Alice de Lencquesaing, Paul Jeanson, Élisabeth Ventura, Nicolas Martinez, Fayçal Safi, Joël Zaffarano
et les musiciens Raphaël Bancou, Sylvain Briat, Raphäel Charpentier et Mathias Louis

Du mardi au samedi à 21h
En matinée le samedi à 16h

à la Pépinière Théâtre
7 Rue Louis le Grand
75002 Paris

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Charlie Winston en interview : on a parlé succès-échecs, engagement & Square 1

Après The Weekend, un premier single dansant, léger et pop sorti en juin dernier, Charlie Winston nous présente son quatrième album Square 1 qui sort le 28 septembre.
Un disque plus profond qui aborde des sujets d’actualité mais aussi plus personnel.  On y retrouve des sons pop, folk, mais aussi de tabla, de kora, de marimba chers à l’artiste qui nous emporte instantanément dans son univers.
Joie, légèreté, mais aussi larmes d’émotions, les sentiments sont mélangés à la première écoute et c’est ce qu’on aime lorsqu’on écoute de la musique. De la bonne musique.
Entretien passionnant avec un passionné.
#CONCOURS tout en bas !

Selfie exclu pour USofParis

Interview-selfie Charlie Winston

USofParis : Quel est le sujet de la chanson Here I Am ?

Charlie Winston : C’est à propos des échecs et du succès. Comment le succès n’existe pas réellement sans échec. Le problème avec la réussite c’est que t’as peur d’échouer.

C’est quelque chose que tu as vécu ?

A certains niveaux oui, mais je pense que chacun d’entre nous l’a vécu. Ce n’est pas nécessairement à propos de moi, c’est à propos du monde. La façon dont il est conçu.
On vit dans un monde où l’on va à l’école dans laquelle on nous enseigne à être au plus haut niveau, à réussir. Si tu réussis tes examens, tu réussiras ta vie, mais ce n’est pas la réalité.
C’est vrai pour certaines professions mais ce n’est pas pour la vie. La vie ce n’est pas avoir réussi chaque jour. C’est comme sur Facebook, tout le monde y montre la plus belle partie de sa vie. Ils ne montrent pas les mauvais moments. On aime donner aux autres de fausses impressions.

Tu étais un élève doué ? 

Je n’ai pas vraiment réussi à l’école, je n’ai pas eu de bonnes notes là où je devais en avoir. J’étais lent, je faisais le clown. C’était ma façon d’aller contre ce système.
J’ai choisi d’être musicien. Même si c’était facile de l’être. Les choses sont devenues complexes et j’ai eu ce monde, cette machine construite autour de moi, j’ai eu beaucoup de conversations avec des gens qui sont dans l’attente de ce que tu dois faire ensuite. Et je continue de me battre contre ces attentes.
Maintenant, encore plus que jamais dans ma vie, je vois et je comprends que c’est très important d’échouer. Cet album pourrait être un échec dans les yeux du monde, mais pour moi ce n’en est pas un.

Pourquoi ?

Parce que chaque album que j’ai fait, c’est comme avoir une nouvelle famille, toutes les chansons sont mes enfants. Elles ne seront peut-être pas aussi populaires que d’autres chansons comme Like a hobo mais ça ne veut pas dire que c’est un échec pour moi. Parce que l’échec ce serait de vouloir les faire et de ne pas les enregistrer.

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Here I am est peut-être ta chanson la plus personnelle ?

Oui, je pense que c’est la plus personnelle de l’album. Ça raconte une histoire au sujet de ma vie, à propos de qui je suis. Mais je pense que beaucoup de personnes peuvent se sentir proches de ce sentiment. Ne pas être très bon à l’école, ce n’est pas unique. Nous avons tous ce problème, tu peux avoir 16 ans et te sentir en échec parce que tu as de mauvaises notes mais ce n’est pas comme si nous allions tous avoir des jobs très importants. Il n’y a pas assez de jobs comme ça.

Tu devais faire un break avant de réaliser cet album, tes plans ont changé, que s’est-il passé ?

J’avais prévu un voyage avec ma famille pour partir vivre au Malawi. Quelques jours avant j’ai eu un gros problème au dos et j’ai dû annuler le jour du départ. Je n’ai pas pu marcher pendant deux mois. C’était une période assez difficile pour ma famille.
La belle chose avec l’art c’est que quand tu en as besoin il vient à toi. C’est pourquoi c’est assez dur de trouver du bon art de nos jours. Les gens sont plutôt heureux, on a probablement la meilleure économie que l’humanité n’a jamais expérimenté. On a de la chaleur quand on en a besoin grâce à l’air conditionné, de l’eau fraîche, de la nourriture dans un frigo. Tout est plutôt cool et les gens continuent de se plaindre. L’art n’est pas vraiment nécessaire comme il a pu l’être après la seconde guerre mondiale quand on a eu tous ces extraordinaires groupes dont on parle encore aujourd’hui. L’art ça vient quand tu en as besoin et j’en ai eu besoin donc c’est revenu à moi.

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En juin, on a pu écouter The Weekend, une chanson catchy, pop. Je trouve que ce n’est pas très représentatif du reste de l’album. Pourquoi avoir choisi ce morceau comme premier single ?

Charlie Winston : J’ai eu cette conversation avec quelques fans, sur Facebook notamment. Je suis complètement à l’aise avec ce que tu dis. Ce que les gens ne voient pas – et c’est naturel – quand avec ma famille on a dû traverser ce moment difficile, ça a été si lourd qu’on avait vraiment envie de légèreté.
Quand tu vois tes enfants quand tu mets de la musique et qu’ils se mettent à danser, ils apportent cette légèreté dans tout. J’adore l’idée que danser c’est en quelque sorte une façon d’oublier.
C’est comme ça que la chanson est née. Cette chanson qui est très légère et lumineuse vient de quelque chose qui était beaucoup plus sombre, mais ce n’est pas expliqué et je ne voulais pas l’expliquer dans la chanson.
 Et après ça, il y a toujours les discussions avec le label. C’était la plus catchy, la plus radio friendly, ils pensaient que c’étaient le meilleur choix. Je voulais que ce soit Feeling stop en premier single, mais ils ont poussé fort, c’était presque une bataille 🙂

Charlie Winston

Contrairement à tes précédents albums, tu as travaillé avec une équipe sur Square 1. C’était difficile de lâcher prise ?

C’était génial ! C’est très représentatif de ma vie. J’ai lâché prise sur plein de choses. Je n’ai jamais mis de mots là-dessus. J’ai lâché prise sur le fait de penser à savoir où je vais. Je n’ai aucune idée d’où je vais. Ni si ma vie va aller quelque part, ailleurs.
Je suis rentré dans le studio, j’ai dit au groupe et à l’équipe que je voulais répéter pendant deux jours, juste jouer, pas enregistrer. A chaque fois que l’on jouait les morceaux du début à la fin, que ça s’arrêtait, quelqu’un me disait : « Qu’est-ce que tu veux faire ? » et je répondais « Je ne veux donner à personne la réponse »,

Un challenge ! 🙂 

C’est devenu difficile pour moi. Après deux jours sans donner de directions, j’ai dit qu’on n’enregistrerait pas pendant encore une semaine, qu’on allait improviser et voir ce qui allait sortir de tout cela. Ce n’est pas moi qui ai dit comment faire, c’est la musique qui nous a dit comment faire à chacun de nous. La musique est née d’après de la musique que j’ai designé . Après tout ça je n’ai pas eu besoin de dire quoi que ce soit, chacun savait à propos de quoi l’album était, où il allait et je pouvais aller cuisiner le lunch pour tout le monde je savais que ce serait la même organisation.
Je travaille avec de bonnes personnes, mes musiciens sont extraordinaires, mes ingénieurs sont des ingénieurs haut de gamme qui ont travaillé avec beaucoup d’artistes. Je n’avais pas besoin d’être là et de leur dire comment être meilleur, ils font tous ça depuis des années. A partir du moment où ils ont compris la vision/conception tout était cool.

Que cela signifie Square 1 ?

C’est une expression qui veut dire : revenir au début. C’est lié à l’échec et au succès comme je t’ai dit au début. Il faut avoir une bonne relation avec l’échec, parce que si tu veux apprendre le piano, à jouer au tennis, une langue ou n’importe quoi d’autre, tu dois échouer. Chaque fois que tu fais une erreur, tu t’améliores un peu plus parce que tu t’en rappelles.
Ce qui est difficile c’est d’appliquer ça dans ta vie, dans une société où on te dit qu’un échec c’est une mauvaise chose et une réussite c’est une bonne chose. Tout le monde adore me demander : « Comment le succès a été pour moi ? » Mais personne ne me pose de question sur mes échecs. Parfois, avoir du succès c’est avoir eu un énorme échec personnel. Tu travailles si dur pour arriver à ce point, tu y arrives et ensuite tu vas où ? Tu dois retourner en bas et recommencer d’une manière ou d’une autre.

C’est ce que tu as fait avec cet album ?

Oui ! Enfin non. Ce n’est pas ce que je fais avec cet album, j’essaie d’avoir une meilleure relation avec cette notion, cette idée.

Charlie Winston

Tu as plusieurs chansons à propos de sujets d’actualité, es-tu un artiste engagé ?

… Je n’aime pas vraiment le mot engagé… Je ne me qualifierai même pas de musicien. 🙂

Mais tu l’es !

Bien sûr, parce qu’on doit mettre des noms. Je me qualifie d’artiste, parce que je dois créer, je dois faire de l’art, exprimer quelque chose à travers les sens. C’est ce que je fais, je travaille les sens. Il arrive que ce soit plutôt en musique, mais je peins aussi, j’ai passé une partie de l’été à peindre.
Si tu me qualifies d’engagé c’est comme si les gens avaient l’impression que je réfléchis sérieusement à comment sauver le monde. Mais je m’en fiche ! Le monde est foutu, admettons-le, on est tous foutus. On est en train de créer notre propre cercueil en étouffant la Terre. Je suis un optimiste mais je n’ai pas d’illusions. L’Histoire nous démontre que les humains font des erreurs massives.
Mais je suis juste un gars !

Peux-tu me parler un peu de la chanson Airport, elle m’a beaucoup émue ?

Juste après mon deuxième album, j’ai acheté une maison à Londres, je jouais beaucoup au piano et j’ai commencé à écrire cette chanson, mais seulement la mélodie. Je la jouais beaucoup. Ma femme était enceinte et elle n’arrêtait pas de me dire :  « Il faut écrire cette chanson, il faut écrire cette chanson ! ». Puis j’ai complètement oublié cette mélodie.
En 2016, j’allais au studio tous les jours, j’y allais pour écrire, composer, trouver des idées et un matin j’ai dit : « Je vais écrire une chanson aujourd’hui et je ne partirais pas du studio avant qu’elle ne soit finie » et ma femme de me rappeler « Et cette chanson que tu avais l’habitude de jouer dans notre maison à Londres ? » J’ai pris un taxi, j’ai mis la radio BBC 4 et il y avait un programme à propos de la révolution libyenne. L’homme dans ce programme avait écrit un livre dans lequel il parlait du début de la révolution quand son père a dû quitter le pays. Il ne savait pas où son père était allé, il a commencé à le chercher. Le livre est à propos de son voyage et on lui a demandé de lire un extrait.
La première phrase qu’il a lu, je m’en rappelle, j’allais au studio et j’avais sa voix vraiment forte et il a dit : « My seat is bolted to the floor of the airport » et je me suis dit que c’était une si bonne phrase. Cette phrase dit tout ! Et j’ai beaucoup beaucoup été dans des aéroports, donc je connais ce sentiment.

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C’est lié à une autre expérience ? 

Oui avec les réfugiés quelques mois auparavant (voir le clip de Say Something), j’ai compris l’émotion en parlant avec eux, quand ils me montraient des photos de leurs maisons maintenant détruites. Tu ne sais pas vraiment si tu dois y retourner ou aller de l’avant. On a toujours ce moment dans les aéroports, même nous les Européens, on arrive à l’aéroport on a notre passeport, tout ce qu’il faut. Mais on n’est jamais certain de pouvoir partir car il y a des contrôles et on ne sait jamais ce qu’il peut arriver.
 C’est à propos de tout ça Airport, mais aussi à propos du sentiment d’être perdu.

Ton dernier concert ?

Massive Attack et Stanley Jordan, un grand joueur de guitare.

La chanson que tu aurais aimé avoir écrite ?

La chanson la plus moderne que j’aurais aimé avoir écrite est Human de Rag’n’Bone Man. Et une ancienne chanson ce serait It Ain’t Me Babe de Bob Dylan.

Es-tu toujours en contact avec Peter Gabriel ?

C’est marrant que tu me demandes ça ! Je viens juste de lui écrire un mail pour lui dire que ça faisait longtemps qu’on n’avait pas discuté. Mais je vois sa fille samedi, c’est une amie.

By Joan

Charlie Winston

Charlie Winston
nouvel album Square 1
(BMG)

sortie le 28 septembre

En concert le 5 décembre à L’Élysée Montmartre (Paris)

en tournée :

7 novembre – Caen
8 novembre – La Rochelle
9 novembre – Nantes
15 novembre – Nîmes
16 novembre – Bordeaux
17 novembre – Biarritz

6 décembre – Reims


#CONCOURS

Nous vous offrons des exemplaires de Square 1, le nouvel album de Charlie Winston, à recevoir chez vous directement !!

Pour participer, il suffit de remplir le formulaire ci-dessous.
Bonne chance à tous et toutes !

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