Les Inséparables @ Théâtre Hébertot : généalogie des sentiments

Les apparences sont trompeuses, aussi bien dans la vie qu’au théâtre. Nous n’attendions pas grand-chose de cette pièce, Les Inséparables, exceptée l’excitation de retrouver nos deux chouchous Valérie Karsenti et Thierry Frémont sur scène. Nous avons été happés par le double rôle de Didier Bourdon et cette histoire qui touche au cœur.

Deux hommes entrent dans un atelier d’artiste à la large verrière pour faire entrer la lumière. Ils attentent un troisième homme, sujet de leur conversation. Il est question d’un artiste mondialement connu : Gabriel Orsini (Didier Bourdon), de l’héritage de cet appartement et de son manque d’inspiration depuis 3 ans.
Arrive un homme aigri, peu affable et cassant vis-à-vis de son fils et de son galeriste.

Les Inséparables
photo © Bernard Richebé

Le décor tournoie et offre une nouvelle histoire. Celle d’un banquier amoureux d’une peintre russe. La vie de bohème en plein Paris.
La vraie trouvaille de cette mise en scène est le décor, qui en pivotant, permet de changer d’époque.

Très vite, on s’attache à ces personnages qui ont tous des fêlures, des contradictions. On se prend à sourire face à ce banquier attentionné, à cette peintre pas si légère que cela et à ce peintre qui se révèle à nouveau à lui-même.

Les Inséparables
photo © Bernard Richebé

Didier Bourdon surprend par son jeu et sa capacité à changer de rôle tout au long de la soirée, jusque dans l’émotion.
Valérie Karsenti est divine en artiste espiègle et provocante.
Thierry Frémont touche aussi. Le cynisme de son personnage cachant une instabilité affective.

Les Inséparables

Les Inséparables est une pièce sur l’amour, la filiation, l’attachement, la mémoire.
Elle parle aussi des non-dits familiaux qui peuvent gangrener les relations et la mémoire.

Quelques larmes couleront sans doute sur les joues d’hommes et de femmes sensibles, comme nous. Sans doute aussi, vous penserez à votre propre histoire et à la nécessité de vivre intensément chaque jour.

Les Inséparables

Les Inséparables

Une pièce de Stephan Archinard et François Prévôt-Leygonie
Adaptation et mise en scène Ladislas Chollat
Avec Didier Bourdon, Valérie Karsenti, Thierry Frémont, Pierre-Yves Bon, Élise Diamant

Du mercredi au samedi à 21h
Samedi à 16h30
et dimanche à 16h

au Théâtre Hébertot
78 bis Boulevard des Batignolles
75017 Paris

Tel. 01 43 87 23 23

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Madilyn Bailey #interview à Paris : nouveau single, 1er concert et secret

Madilyn Bailey est un véritable phénomène sur YouTube. Depuis 10 ans, elle reprend chaque semaine un tube. Sa reprise de Titanium totalise plus de 90 millions de vues.
Elle est suivie par presque 5 millions de fans. Après un premier EP de chansons originales sorti en 2016, elle revient avec un nouveau titre Tetris avant-goût d’un album à venir. Nous l’avons rencontrée lors de son séjour à Paris, juste avant son tout premier concert.

Interview Selfie

Madilyn Bailey
Selfie exclu pour UsofParis

USofParis : Il y a 10 ans, tu postais ta première vidéo sur Youtube. Aujourd’hui, tes vidéos font des millions de vues. Est-ce que tu rêvais de tout cela ?

Madilyn Bailey : Ma première vidéo a été mise en ligne en 2009, ça fait presque 10 ans. Ça me fait me sentir très vieille 😉
C’était une cover de Mad World de Tears For Fears.

J’en ai rêvé. Mais je n’avais aucune idée de ce que cela allait devenir. Quand j’ai atteint 10 000 abonnés, j’étais très excitée. Et d’arriver à 5 millions, c’est juste fou !

Ce n’est pas trop flippant de savoir qu’il y a autant de gens qui te suivent ?
Je trouve que c’est une preuve que ce que tu fais à un sens et plaît à un large public. Tout ce que j’ai toujours voulu faire c’est de la musique que les gens aiment. En la postant sur YouTube, c’est la mettre à disposition du monde, ce qui est cool.

Ta communauté connaît beaucoup de choses sur toi, sur ta vie personnelle…

Je pense que je fais un bon travail en gérant ce que je montre à ma communauté. Je montre beaucoup de moi mais il y aussi beaucoup de choses que je ne montre pas.

Il y a une vidéo de tes vœux, de ton mariage…

C’est le joli côté d’une relation amoureuse, je ne montre pas lorsqu’on se fâche avec Jim. 🙂
Par exemple, les deux derniers jours à cause du jet-lag c’était insensé. En arrivant, j’ai fait une sieste et lorsque je me suis réveillée j’avais l’impression d’être piétinée par des animaux ou d’avoir été percutée par un bus. Ça, je ne le partage pas 🙂

Comment choisis-tu les chansons que tu reprends ?

Stratégiquement, je checke le Billboard, iTunes ou Spotify et je regarde les chansons qui sont populaires à ce moment-là. Après ça, je me demande : « Quelle chanson me correspond le mieux ? » puis « Oh sur cette chanson je changerais l’arrangement ou je changerais cette guitare, … ». Dès que j’écoute une chanson et que des idées me viennent tout de suite sur l’arrangement, ça me donne envie de les faire.

Comment travailles-tu sur tes covers ?
J’ai un producteur qui travaille avec moi. C’est génial d’avoir une personne qui connais ma voix, mes arrangements, ma tonalité, il sait ce que j’ai fait et ce que j’aime faire. Je suis très spontanée, généralement j’arrive avec la chanson en studio, on l’arrange, je la chante. Cela prend à peu près 3h pour une cover. Et Jim, mon mari, filme les vidéos.

Quelles ont été les réactions lorsque tu as mis en ligne de ta première chanson originale Wiser ?
J’étais choquée par les réactions. Je ne faisais que des covers depuis des années. Il y a 2 ans j’ai mis en ligne Wiser et il y a eu 7 millions de vues ce qui est génial !

Dans une de tes anciennes interviews tu disais « ma musique ressemble à la musique de Sia, une pop mélancolique », est-ce toujours vrai pour l’album qui arrive ?
Sia est définitivement une de mes premières inspirations. J’aime décrire ma nouvelle musique qui arrive comme « understated pop production ». C’est toujours des chansons pop, des mélodies pop c’est juste un peu plus sobre. Ce n’est pas seulement acoustique, il y a de la production, mais tu peux compter les instruments sur une main. La voix est mise en avant, ce qui est important pour moi.

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Peux-tu nous en dire un peu plus sur Tetris ?

Madilyn Bailey : Cette chanson c’est 2 personnes qui ont un background différent, qui n’ont pas forcément quelque chose à voir l’un avec l’autre, mais parfois 2 personnes aussi opposées arrivent à faire quelque chose de beau, ensemble. C’est le concept derrière Tetris.

Dimanche tu as demandé sur Instagram « Quelle est la première chose que je dois faire à Paris ? », alors qu’as-tu fais ?
On a passé 6 heures entre la descente d’avion, l’attente des bagages (j’en avais beaucoup) et le check-in à l’hôtel. Donc, la première chose qu’on a faite : c’est manger une pizza. 🙂

Es-tu excitée à l’idée de te produire en concert à Paris ?
Bien sûr ! C’est aussi le jour où Tetris sort donc c’est encore plus excitant. C’est aussi la toute première fois que je serai en concert toute seule, première fois au monde. J’ai joué dans des festivals, j’ai fait des premières parties mais c’est la première fois que le public va payer sa place pour m’entendre moi. En plus, c’est très spécial que ce soit à Paris, c’est un peu comme une deuxième maison pour moi.

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Ce sera la première fois que tu chanteras Tetris ?
Oui et ce sera la première fois que je chanterai d’autres chansons originales, que personne n’a entendues. Ce sera comme un aperçu de ce qui va arriver dans l’année. Je vais aussi jouer des chansons que mes fans connaissent, ce sera cool de voir le public chanter avec moi.

Est-ce qu’il y a une chanson que tu n’as jamais sorti en cover ?
J’ai une cover de Someone Like You d’Adele mais qui n’a pas encore de vidéo. On va essayer de faire un tournage ici à Paris.

Quelle est la chose la plus folle que tu aies envie de faire à Paris ?
Ça va être très cliché mais je veux monter en haut de la Tour Eiffel et embrasser mon mari.

Si je pouvais te donner la chance de faire un duo, ce serait ?

Eminem ! j’aimerais faire quelque chose avec lui qui rap et moi qui chante les refrains.

Quelle est ta chanson préférée ?
Titanium est ma chanson préférée, définitivement. Ça a vraiment tout changé pour moi. C’est ma première cover qui a été virale sur YouTube et mon premier single en France. Titanium a vraiment une place particulière dans mon cœur.

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Quelle chanson te représente le mieux ?
Je vais vous avouer un petit secret, je ne sais pas si c’est la chanson qui me représente mais avant chaque show je joue la chanson Who Let The Dogs Out (Baha Men), ça me permet de relâcher la pression 🙂

Le dernier concert que tu as vu ?
Dua Lipa à LA. Je vais aller voir Kygo au Zénith de Paris dans la semaine.

Interview by Joan et Alexandre

Madilyn Bailey

Madilyn Bailey

Nouveau single Tetris
(The Orchard)

En concert aux Étoiles à Paris
le vendredi 16 février (sold out)

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Photo du mois #71 : Contraste(s)

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Jemelivre de choisir le sujet : Contraste(s).

C’est à la Seine Musicale vendredi dernier, lors des Victoires de la Musique 2018 qu’un contraste est apparu dans mon objectif.
Eddy de Pretto seul en scène, a fendu la pénombre de la scène pour emporter le public avec sa Fête de trop. Une performance remarquée qui nous a rappelé celle d’une autre révélation, il y a quelques années : Christine and The Queens.

Cette photo a été appréciée par le jeune chanteur qui l’a postée sur son Instagram.

Eddy de Pretto

 

D’autres beaux contrastes sont à découvrir ici :
BiGBuGS, Renepaulhenry, Lilousoleil, Gilsoub, Cara, Chiffons and Co, Escribouillages, Angélique, Betty, Amartia, magda627, DelphineF, Frédéric, Aude, Julia, Mirovinben, Who cares?, Kellya, Nicky, La Tribu de Chacha, Philisine Cave, La Fille de l’Air, écri’turbulente, Marie-Paule, Lau* des montagnes, Lavandine, Christophe, Tambour Major, Jakline, Philae, Laurent Nicolas, Danièle.B, Alexinparis, Giselle 43, François le Niçois, Morgane Byloos Photography, Xoliv’, Josette, Blogoth67, Nanouk, Sous mon arbre, Céline in Paris, Eurydice, Carolyne, J’habite à Waterford, Josiane, Magouille, Pat, Mamysoren, Chat bleu, Sandrin, El Padawan, Krn, Akaieric, Lavandine83, Lyonelk, Gine, Cricriyom from Paris.

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Coupables à la Croisée des Chemins : terrible et viscéral

L’érosion du temps sur une relation peut imposer des silences et des absences sans pour autant dissiper des sentiments forts. Coupables, ce sont les retrouvailles de deux hommes à la dérive de leur vie. Dans l’ivresse, les langues se lient, puis se délient. Chacun réalise l’impact qu’il a pu avoir sur la vie de l’autre. Le lien invisible les unissant apparaît peu à peu, sombre, lourd et culpabilisant. À travers l’amour, l’aversion, la violence et la trahison, découvrez au Théâtre la Croisée des Chemins un thriller psychologique intense, talentueux et saisissant.

Dans un lit, deux hommes s’étreignent, rient, se chahutent.

Coupables

Quentin est venu rendre visite à l’improviste à Alexandre. De passage, il a loupé son train et trouve l’occasion parfaite pour retrouver son ancien ami de faculté à l’attachement indéfini. C’est probablement un signe du destin, qui sait ?

Dans l’euphorie des retrouvailles, ils se racontent leur vie, en surface. Ils parlent de Théo, un ami commun aux rapports tout aussi confus pour chacun et de Xavier, un plan cul d’Alexandre.

Puis, Quentin va trouver une seringue dans les affaires d’Alexandre. Celui-ci tente d’éluder puis s’enfonce dans un mensonge que son ami ne croit pas. De fil en aiguille, chacun va révéler à l’autre la terrible descente aux enfers qu’il vit… S’ensuit alors une montagne russe émotionnelle juste et prenante dans laquelle nous sommes transportés…

Coupables

Bien que nous puissions deviner les liens entre les protagonistes au cours de la pièce, Alexis Bloch arrive à nous perdre, nous captiver, nous enivrer pour nous maintenir en expectative et ça marche… Son style à fleur de peau, mêlant subtilement sensibilité et impétuosité nous a une fois de plus conquis. Bien que furtive, l’apparition de Mahmoud Ktari est touchante, renforçant l’acuité du texte. Et l’interprétation de Benjamin Gourvez est si prenante et émouvante que, submergés, des larmes perlaient par moments sur nos joues…

Nous étions tellement emportés et sonnés par cette intimité partagée que lorsque le rideau est tombé, quelques instants nous furent nécessaires afin de nous reconnecter et applaudir comme il se doit…

by Jean-Philippe

Coupables

Coupables

De et mis en scène par : Alexis Bloch
Avec : Alexis Bloch, Benjamin Gourvez, Mahmoud Ktari

les vendredis et samedis à 21h30

jusqu’au 3 mars 2018

Au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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Faire semblant d’être normaux à la Croisée des chemins : mordant & spirituel

Que ce soit par protection, timidité ou vanité, chacun de nous est capable de donner le change face aux autres.
Au Théâtre la Croisée des chemins, un duo insolite composé d’un comédien et d’un pianiste fa craqueler le vernis de nos apparences afin de nous montrer ce qu’il peut y avoir de merveilleux en dessous. Et autant vous prévenir tout de suite : Faire semblant d’être normaux est un pur délice de l’esprit. 😉

Faire semblant d etre normaux

Deux jeunes hommes en combinaison d’ouvrier entrouvrent le rideau rouge et entament un dialogue. L’un est un peu prétentieux, presque outrecuidant tandis que l’autre est plutôt maladroit et timide. Les échanges sont fins, drôles et décalés. Immédiatement, un sourire apparaît sur nos visages. Le ton est donné pour la suite du spectacle !

S’enchaînent alors onze des plus grands textes de Giorgio Gaber et Sandro Luporini. Quel plaisir de découvrir pour la première fois en français les créations de ces précurseurs du genre « teatro-canzone » (théâtre-chanson).

Faire semblant d etre normaux

En effet, la particularité de ce spectacle est une subtile combinaison entre théâtre, musique et chant. Lorsque Benoît Valliccioni s’emporte avec exaltation dans une tentative de séduction, Mattia Pastore le suit par concomitance au piano. Tant et si bien que nous ne distinguons plus si c’est le piano qui accompagne le récit ou l’inverse !

Ainsi, nous suivons avec ferveur Monsieur tout le monde dans sa mise en scène du quotidien à travers la politique, la religion, l’amour, l’argent… Avec brio, énergie et dynamisme, nos deux comparses utilisent l’humour et toutes ses subtilités. Entre poésie et satire, chaque situation nous prête à rire mais également à réfléchir. C’est une excellente stimulation m’ayant rappelé cette citation d’Alexandre Herzen : «Le rire de Voltaire a détruit davantage que les pleurs de Rousseau».

En ce dimanche après-midi, la douce chaleur irradiante du feu de cheminée crépitant que je venais de quitter s’est insufflée en moi d’une autre manière, plus surprenante, mais tout aussi agréable…

by Jean-Philippe 

Faire semblant d etre normaux
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Faire semblant d’être normaux

de : Giorgio Gaber, Sandro Luporini
avec : Mattia Pastore, Benoît Valliccioni
mise en scène : Stéphane Miglierina

Tous les dimanches à 17h30

Jusqu’au 4 mars 2018

Au Théâtre La Croisée des Chemins
43, Rue Mathurin Régnier
75015 Paris

Réservations : 01 42 19 93 63

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La Tragédie du Dossard 512 de Yohann Métay : rire à en perdre haleine

Sur scène, il apparaît en trottinant, Yohann Métay, la quarantaine est un sportif repenti. Son ancienne prédilection : la course à pied. Au cours d’une soirée « souvenirs sportifs » entre potes, le quadra, à l’époque un poil bedonnant à cause de la bière du nord, se voit lancer un « T’es cap’ ou t’es pas cap ? » Rien de tel pour froisser l’égo de notre homme.
Et c’est parti pour une passionnante course de fond intitulée : La tragédie du dossard 512 qui a rempli les salles de Paris et de France.
Attention : d
ate exceptionnelle le 7 avril au Cirque d’Hiver Bouglione, la veille du Marathon de Paris.

Sur le papier, un spectacle comique sur un trail de 160 km réalisé en 40 heures, qui part de Chamonix pour arriver à Chamonix, ça n’a rien de palpitant. « Deux jours deux nuits sans dormir… de Chamonix… à Chamonix ! Avant, j’étais normal. » comme l’intéressé le dit lui-même.
C’est sans compter la manière si particulière pour un accro au sport de tourner en dérision sa propre passion. Sportif ou non sportif, vous trouverez votre compte de rire dans ce spectacle.

Photo de Yohann en action
Photo de Yohann en action

La tragédie du dossard 512 : l’effort en mode comique

Yohann, affiné après quelques mois de préparation, nous embarque avec lui sur ce trail, qui pour beaucoup peut paraître inhumain. C’est un show particulier car l’homme, acteur et athlète, arrive à nous faire frissonner à travers cette expérience peu commune.
Des anecdotes de préparation avec la précieuse crème NOK – un must chez les coureurs – aux amitiés éphémères du peloton sur la ligne de départ, ce dossard 512 ne nous épargne rien des sacrifices et de la douleur de l’effort, mais toujours avec un second degré assumé.
La sélection des musiques d’illustration est parfaite. On a tous connu ce moment où Vangelis a été poussé à plein régime pour transcender la force du sportif. Un cliché qui a la vie dure.

Mais l’acteur-auteur-sportif, a aussi le sens de la rupture, laissant le silence envahir la salle. Un moment vraiment unique qui doit être différent chaque soir suivant les réactions, plus ou moins gênées du public, face au coureur en action.

Tragédie du dossard 512 avis critique Yohann Métay Comédie des boulevards spectacle humour paris sport one man show photo © Olivier SagotL’une des bonnes idées de ce spectacle est de laisser littéralement la parole à son corps durant l’effort. Les dialogues entre l’orgueil, la raison, les muscles et autres organes du corps du sportif soumis à la douleur intense de l’effort sont réellement virevoltants.
Il faut mettre l’accent sur la très belle tirade du foie qui résume en 3 minutes les sacrifices imposés par le coureur pour parvenir à terminer cette course de 160 km.

On mettrait un petit carton jaune sur quelques petites longueurs de jeu à certains moments. Mais rien qui ne nous fasse perdre le plaisir comique de ce spectacle. Surtout quand on est capable de faire un teaser comme celui-ci :

Image de prévisualisation YouTube

Sous l’œil des pratiquants…

Dans la salle, les sportifs viennent en nombre. Ça se sent dans les rires et dans l’ambiance plus festive que d’habitude. La complicité est bien présente dans les rangs.
Nous avions convié un ami coureur à nous accompagner.  Et il est affirmatif : « Yohann décrit parfaitement les différentes phases par lesquelles passe un sportif dans ce genre de course. Le spectacle est vraiment drôle, on peut s’y reconnaitre facilement« .
Et d’après les discussions entendues dans la file d’attente, il arrive à Yohann de jouer son spectacle lors des rendez-vous sportifs auxquels il participe. Plutôt incongru, non ?

La Tragédie du dossard 512 c’est 1h15 de rires garantis durant lesquels on souffre tout de même avec lui !

La Tragédie du dossard 512

one man (sport) show de et avec Yohann Métay

Date exceptionnelle !!

Le samedi 7 avril 2018 à 20h

au Cirque d’Hiver Bouglione
110 rue Amelot
75011 PARIS

site officiel : www.yohannmetay.com

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Bodyguard le musical : « sentir la chaleur ! »

Bodyguard le musical fait battre le cœur avec sa romance imparable, des voix grandioses, des costumes à strass et des jeux de lumière ambiance concert.
Le spectacle est l’occasion de replonger dans l’histoire culte qui a triomphé au cinéma dans les années 90 et surtout dans les succès de l’inoubliable Whitney Houston, le temps d’une soirée.

Bodyguard le musical

Les tubes de Whitney

Bodyguard le musical offre les plus grands tubes de Whitney Houston (I’m every woman, So Emotional, Where do broken hearts goes…) en live avec des voix qui n’ont rien à envier à l’originale.
La présence d’un orchestre est essentielle pour la réussite du show. Une bande musicale n’aurait pas donné autant de puissance aux chanteuses.
Ce soir-là, c’est Sofia Mountassir qui tient le rôle de Rachel Marron. Et question charisme et cordes vocales, il n’y a rien à redire.
Sa partenaire Cylia (Nicky, la sœur de Rachel) offre également une belle performance, tout autant appréciée par le public.
Le point d’apothéose reste le titre I will you always love you qui sera chanté par 2 fois. La première étant un peu moins magistrale que la seconde. On vous laisse la surprise.
Et vraiment impossible de ne pas ressortir de la salle en chantonnant : I wanna dance with somebody.

Bodyguard le musical Bodyguard le musical

Les bogosses de ces dames

Ça commence avec 4 danseurs torses nus. Des abdos qui méritent le respect : on imagine les heures d’entraînement, de répétitions et de séances de sport.
Arrive très vite Benoit Maréchal, le bodyguard, à la chemise blanche qui cintre bien. Son visage anguleux impressionne et ferait presque des envieux.
Quant au harceleur de Rachel (Enzo Ambrosini), il est étonnamment loin d’être répulsif. Lui aussi affiche des abdos qui en imposent et troublent le public féminin.

Bodyguard le musical

Aucune retenue 

Il ne faut pas s’encombrer de retenue face à ce show. Bodyguard le musical est une histoire d’amour, une sucrerie douce, simple, mielleuse et connue de tous et toutes.
Une fois accepté le deal, rien ne choque plus : la perruque de Rachel et les flammes sur le premier titre, les robes « princesse Disney » des derniers titres, les décors qui font très 90’s, la projection flash-back sur grand écran pour le grand final.

« Ça parle beaucoup ! » c’est ce que lance une spectatrice à une de ses complices. C’est vrai que l’on aimerait que ça soit plus concis et surtout que ça danse un peu plus.

Mais le show reste efficace, plaira aux groupes de copines qui vont s’amuser à noter les différences avec le film, les couples de lovers, les amoureux.ses des comédies musicales et toutes celles et ceux à qui Whitney Houston manque.

Bodyguard le musical

Avec Valérie Daure, Benoît Maréchal, Cylia, Sofia Mountassir, Alain Azérot, Enzo Ambrosini, Rémi Creissels, Matyas Simon, Aliocha Itovich…

Au Dôme de Paris – Palais des Sports
Porte de Versailles
75015 PARIS

du mardi au vendredi à 20h00
samedi : 15h et 20h30
dimanche : 14h30

jusqu’au 11 mars 2018

et en tournée en France à partir de mai : Lyon, Saint-Herblain, Rouen, Toulouse, Dijon, Lille et Bordeaux

site officiel : the-bodyguard.fr 

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Black Panther : pour tout le vibranium du monde

Black Panther envoie du lourd pour la Saint-Valentin, jour de sortie du film en France. Exceptionnellement, les Français ont une longueur d’avance sur les Américains : ils vont découvrir en premiers (2 jours avant précisément) la bataille qui fait rage au Wakanda autour du précieux vibranium. Merci Marvel !

black panther

Combats à double effet

La première confrontation se fait dans un décor de cascades assez idyllique. Les deux adversaires sont torses nus et affichent chacun un gabarit impressionnant.
Le plus : c’est qu’ils ont les pieds dans l’eau. Et ce n’est pas un détail.
L’eau donne une dimension supplémentaire aux coups portés, accompagnent la chute des corps et intensifie le rapprochement final.
Très esthétique, ce combat ne laisse personne indifférent.

Black Panther
Chadwick Boseman (Black Panther)

Ça fight dans tous les sens et tous les styles !

Après le combat aux mains nues et couteaux, beaucoup d’autres déflagrations vont suivre. Et il va y en avoir pour tous les goûts. Tradition encore avec la lance associée aux armes à feu.
Débauche de moyens ensuite avec une course poursuite totalement surréaliste qui nous donne envie de revoir des films d’action sur le bitume.
Enfin, les effets spéciaux à plein régime pour les scènes avec Black Panther en costume. Toutes les acrobaties sont possibles : accroché au toit d’une voiture, seul contre une armée d’hommes et en même contre un autre black panther.

Black Panther
Lupita Nyong’o (Nakia) et Letitia Wright (Shuri)

Sapés comme jamais !

Les costumes du film sont tour à tour chatoyants, futuristes, réalistes, référencés.
En premier, la combinaison de Black Panther est attrayante et classe, comme une deuxième peau pour le roi T’Challa avec ce collier de griffes en vibranium.
A ses côtés, la tunique de la guerrière est sémillante.
Quant à la Reine de Wanaka (formidable Angela Bassett), elle a droit à de très beaux attributs.
Les autres tribus ont droit à des traitements tout aussi colorés et stylés.

Black Panther c’est de la démesure totale en nombre de personnages, scènes d’action, vues de folie d’un pays imaginaire (Wanaka).
C’est 2 heures d’action avec des pointes d’humour salvatrices.
C’est l’occasion de retrouver deux très bons acteurs de série : Sterling K. Brown (This is us) et Martin Freeman (Sherlock Holmes).

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Black Panther

Un film de Ryan Coogler
avec Chadwick Boseman, Michael B. Jordan, Lupita Nyong’o, Martin Freeman, Danai Gurira, Forest Whitaker, Andy Serkis, Angela Bassett, Daniel Kaluuya, Issac de Bankolé, Sterling K. Brown

sortie en salle le 14 février 2018

site officiel : disney.fr/films/black-panther

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Le Manoir de Paris : des légendes à couper le souffle !

Le Manoir de Paris c’est plus qu’un train fantôme, plus fort qu’un donjon avec automates !
Les légendes de Paris et le Royal Hotel Paradis sont un vrai spectacle qui joue sur l’interaction totale avec les monstres qui hantent les lieux.  Une sorte de théâtre immersif avec des histoires folles, des rencontres flippantes à souhait.
Les Américains qui ont pourtant leur haunted houses nous envient notre Manoir.
Moi, j’y suis allé en mode collègues de boulot.
Hilarant et jouissif !

Le Manoir de Paris

Une machine de frissons

La mécanique est bluffante, plus de 30 monstres et donc autant de comédiens.nes grimés, une maquilleuse et une costumière dans les coulisses pour les préparer.
La possibilité d’accueillir des visiteurs étrangers car toute l’équipe peut jouer en anglais, à la demande. Bluffant !

Des scènes spectaculaires dignes d’un film d’horreur, des personnages renouvelés, comme cette année : l’arrivée d’une adorable pestiférée et de la Reine Margot.
J’avoue que je n’ai pas fait le fier quand je me suis retrouvé sur le fauteuil du Barbier Sanguinaire. Seul homme du groupe, je n’ai pas eu le choix que d’accepter son invitation. La lame était très proche, le souffle du comédien tout autant.
L’hiver m’a aidé : j’ai pu me protéger avec mon écharpe. La tension est troublante, on finit par se demander si on ne va pas passer une autre dimension.

Les décors sont stupéfiants  me rappelant l’aventure de Sleep No More à New York. Il y a des images qui restent en mémoire comme une scène de cinéma.

Le Manoir de paris

Chacun.e à ses raisons 

Le profil des visiteurs consentants n’est pas le même d’un groupe à un autre.
A savoir : il y a ceux-celles qui veulent vraiment se foutre une trouille d’enfer, comme une de mes collègues de boulot qui a hurlé à gros poumons, se cachant les yeux et en criant en continu : « non, non, non ! » dès qu’un monstre s’approchait.

D’autres viennent pour se marrer et voir la réaction des autres ; j’avoue que j’ai plus souvent hurlé de rire que de peur, même si je me suis fait quelques frissons 2-3 fois.
C’est aussi pour ça que le Manoir de Paris est très apprécié des team buildings qui veulent tester le sang-froid et les réactions des salariés.

D’autres visiteurs encore voient la possibilité de soigner leur peur et viendront plusieurs fois, comme une thérapie, pour franchir les différentes étapes, d’abord l’entrée, puis le 1er étage, ensuite le 2e.
Car plus, on monte dans les étages du Manoir de Paris, plus la peur augmente.
Il y a aussi les grands-mères qui viennent sans savoir précisément ce qu’elles viennent voir, voulant avant tout faire plaisir à leurs petits-enfants. Adorable !

Et le plus trippant dans cette aventure, c’est qu’il est possible de revenir. Les Légendes de Paris se renouvèlent, changent de scénario.
Certains fans du Manoir viennent plusieurs fois dans une même journée, des  addicts du coup de flip’ !

Le Manoir de Paris

Le Manoir de Paris

Deux spectacles :
Les légendes de Paris et le Royal Hotel Paradis 

18 Rue de Paradis
75010 Paris
Tel. 06 70 89 35 87

Horaires :
vendredi de 18h à 21h30
samedi de 15h à 18h30
dimanche de 15h à 18h30

Le Manoir de Paris BONUS : les soirées spéciales pour redécouvrir les lieux : dans le noir total pour la Dark Night, en amoureux avec un bâtonnet de lumière pour la Dark Valentin Night ou dans un délire total pour Halloween.

Bad boy : il est arrivé qu’un Valentin ressorte sans leur Valentine du Manoir. Les monstres ont ramené la jeune femme, perdue, esseulée à la sortie, car abandonnée par son chevalier froussard.

Bon à savoir : préférer le vendredi et dimanche avec une influence raisonnable que le samedi.

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Blog Paris – La capitale autrement WITH TIPS IN ENGLISH !

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