Chantez maintenant Monsieur de La Fontaine – Aicom : invitations à gagner

L’AICOM, la première école de comédie musicale en France, fait chanter Jean de La Fontaine pour fêter le printemps. Les élèves de troisième année de la formation professionnelle vont braver le trac et montrer tous leurs talents le mardi 28 mars à la Mairie du 9e, à Paris. 

Eh bien ! Chanter Monsieur de la Fontaine est un spectacle pour enfants qui va plaire à leurs parents. La partition est composée par Isabelle Aboulker qui s’est illustré dans plusieurs productions d’opéras pour enfants comme Cendrillon, le Petit Poncet, Douce et Barbe-Bleue. Une gageure donc qui assure à ce spectacle les meilleurs vibrations pour un plein succès.

#CONCOURS

Envie d’emmener votre bambin voir un beau spectacle ?
Nous proposons de gagner 2 invitations pour voir Eh bien ! Chantez monsieur de La Fontaine.

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous pour participer.

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 places pour la représentation de la pièce.

Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes disponibles à la date proposée afin de laisser sa chance à tous et toutes !

Concours La Fontaine
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Faustin Linyekula – Dinozord à la Villette : invitations à gagner

Le Festival 100% Afriques débute le 23 mars avec un spectacle fort et intense : Sur les traces de Dinozord en provenance directe de la République Démocratique du Congo. Conçu par Faustin Linyekula, le Théâtre de la Villette offre 2 soirs à cette re-création exceptionnelle.

Le danseur et chorégraphe Faustin Linyekula redonne à voir son spectacle Dinozord : The Dialogue Series IV créé en 2006 à Vienne.
Il réunit l’ensemble de son équipe artistique cette année pour revisiter cette ville de Kisangani.

#CONCOURS

Envie de découvrir ce spectacle phare et de participer aux premières heures du festival 100% Afriques ?
Nous proposons de gagner des invitations pour 2, le soir de votre choix.

Pour tenter votre chance, exceptionnellement pas de formulaire, envoyez directemnet un mail de notre part à :  a.pourrey@villette.com
avec vos prénom, nom, en mentionnant « United States of Paris / Dinozord » et précisant la représentation de votre choix :
– jeudi 23 mars à 20h
– vendredi 24 mars à 20h

Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes disponibles aux dates proposées afin de laisser sa chance à tous et toutes !

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Les Fantômes de la rue Papillon : des invits à gagner !

Au Théâtre du Gymnase, un dialogue original, tendre et optimiste se joue chaque soir avec Les Fantômes de la rue Papillon. Deux destins que rien ne prédisposait à se rencontrer, se retrouvent à échanger sur leur vie, leurs origines… Drôle d’endroit pour une rencontre ou drôle de rencontre tout simplement. 

Les critiques sont dithyrambiques. Le sujet est d’actualité, en ce temps de laïcité, de revendication face vs effacement des signes distinctifs d’appartenance religieuse.
Un jeune rebeu face à un vieux juif. Samy Seghir et Michel Jonasz interprètent deux personnages que tout oppose mais qui se voient réunis par la force du destin. Va alors débuter un échange à la fois drôle, savoureux et universel.
Une leçon de tolérance autour d’un banc.
Ça pourrait être vous, nous. Mais seulement oserions-nous nous attarder pour mieux connaître l’autre alors que notre vie semble tourner à plus de 100 à l’heure ?
Dominique Coubes, auteur et metteur en scène de Fantômes de la rue Papillon, ouvre un champ des possibles avec cette pièce.

#CONCOURS

Envie de découvrir cette rencontre originale ? De voir Michel Jonasz le comédien ? Ce concours est pour vous ! Nous proposons de gagner 2 invitations pour voir la pièce Les Fantômes de la rue Papillon, en 1ère catégorie. 

Pour tenter votre chance, rien de plus simple, remplissez le formulaire ci-dessous en choisissant la représentation de votre choix :
– vendredi 24 mars à 20h
– vendredi 31 mars à 20h

Les gagnant(e)s seront tiré(e)s au sort parmi les inscrits. Ils recevront un mail leur confirmant leur lot : 2 places pour la représentation de la pièce.

Avant de participer, vérifiez bien que vous êtes disponibles aux dates proposées afin de laisser sa chance à tous et toutes !
En cas d’indisponibilité, il ne sera pas possible de reporter vos invitations sur une autre date, les places seront remises en jeu.

Les Fantômes de la Rue Papillon

au Théâtre du Gymnase 
38, boulevard Bonne Nouvelle
75010 PARIS

du mardi au samedi à 20h
dimanche à 18h

Concours Fantôme Rue Papillon
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Birdy Nam Nam en concert à l’Olympia : gagne tes places !

Le vendredi 31 mars, Birdy Nam Nam transformera l’Olympia en dance floor pour une fin de semaine débridée.
Alors que le trio nous a gonflé à bloc avec son puissant dernier album Dance or Die, il poursuit sa tournée folle avec passage par Paris pour un pur moment d’électro.

« Péter la gueule ! »

Birdy Nam Nam nous avait confié au dernier Printemps de Bourges : « On fait en sorte de péter la gueule au public avec nos concerts ! »
Preuve que le groupe est motivé pour envoyer du bon son, faire de ses lives des moments exceptionnels, inoubliables et inimitables.

Dance or Die en mode live te fait oublier la fatigue, tes emmerdes avec ton proprio et surtout que tu as toujours moins de 5 000 followers sur Insta. Le 31 mars prévois de lâcher ton phone, de de dégourdir tes articulations et de sentir les grosses gouttes de sueur perler sur ton body.

Tu peux te préparer en écoutant le tout dernier titre :
Uncivilised

Image de prévisualisation YouTube

#CONCOURS Dance or Die

Tu veux déhancher ton corps avec nous ?  On t’offre tes places pour le live du vendredi 31 mars à 20h30 à l’OLYMPIA (Paris).

Pour participer au tirage au sort, c’est super simple : il suffit de compléter le formulaire ci-dessous.
Il faut faire vite, le concours est en ligne que quelques jours.
Les gagnants seront prévenus par mail.

MULTIPLIE TES CHANCES DE GAGNER en likant et partageant le post du concours sur notre page FB !

Mais avant de t’inscrire, vérifie bien que tu es libre à cette date. 😉

Concours Birdy Nam Nam
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Photo du mois #60 : Sensuel(le)

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Le thème de ce mois choisi par Lau* des montagne est : Sensuel(le).

A la simple évocation de sensualité, la première image a été celle de Fauve shootée, il y a quelques jours, dans Saturday Night Fever, le spectacle disco à succès.

Tour d’horizons de la sensualité de la blogosphère :
Pat
, Pilisi, Nanouk, Lavandine83, Natpiment, Mirovinben, DelphineF, Tambour Major, El Padawan, magda627, Paul Marguerite, Carole en Australie, Madame Rêve, Josette, Danièle.B, Gine, Akaieric, François le Niçois, La Fille de l’Air, Sous mon arbre, Brindille, The Beauty is in the Walking, Amartia, Christophe, Luckasetmoi, Autour de Cia, Jess_TravelPicsAndTips, Blogoth67, Je suis partie voyager, Krn, Xoliv’, Alban, Josiane, CécileP, Koalisa, Laurent Nicolas, Mamysoren, Philisine Cave, Calamonique, Gilsoub, Eurydice, Céline in Paris, Estelle, Giselle 43, KK-huète En Bretannie, Renepaulhenry, Tuxana, Frédéric, Angélique, Evasion Conseil, Nicky, Chiffons and Co, Philae, Kellya, Morgane Byloos Photography, BiGBuGS, J’habite à Waterford, La Tribu de Chacha, écri’turbulente, Escribouillages, Lau* des montagnes, Lilousoleil, Chat bleu, Lavandine, Aude, Pichipichi Japon, Lyonelk.

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Les Misérables en Concert 2017 : retour réussi à Paris ! #interview

Les Misérables en concert se sont posés à Paris pour 5 représentations entre le 3 et le 5 mars 2017 au Palais des Congrès. Nous étions présents lors de la première qui a marqué le retour de ce musical mythique joué pour la première fois en langue française depuis 1992. Nous avons eu la chance de passer l’après-midi dans les coulisses à la rencontre des différents artistes, d’assister aux balances, de découvrir les costumes. C’était comme un rêve de gosse de pouvoir voir l’envers du décor et nous sommes très heureux de le partager sur le blog.

Il est 15h30, les musiciens et les artistes arrivent tout juste de Rennes où ils jouaient la veille. Paris est la 4e ville de cette tournée. La plupart des artistes nous confient leur stress de jouer la première à Paris, le public y étant assez exigeant. Il faut dire que jusque-là le succès a été au rendez-vous puisque chaque concert s’est terminé sur une standing ovation. Ils n’ont donc qu’une envie : avoir le public parisien debout ce soir !

Nous rencontrons Ita Graffin qui joue le rôle de Fantine dans sa loge.

USofParis : Jouer Fantine en français donne-t-il une dimension supplémentaire au rôle ?
Ita Graffin : Oui puisqu’elle est de retour dans son pays natal, Fantine. Elle est très contente 🙂 J’adore ses paroles. Ce sont des très belles paroles. C’est une Fantine qui m’habite.

Comment t’es-tu préparée pour ce rôle ?
En fait, on a été mis dans le bain tout de suite. On a passé les auditions 5 jours après les attentats du 13 novembre. On a tout de suite était baigné dedans. On a tous perdu quelque chose ce 13 novembre. On va dire que c’est comme ça que je l’ai préparé.
Fantine c’est une mère avant tout, pleine de désespoir, d’abnégation, abandonnée de tous et de la vie. Pendant la tournée elle s’est enrichie car j’ai vraiment tissé un lien avec les deux petites filles qui jouent Cosette.

As-tu le trac pour ce soir ?
Je vais vous avouer, j’ai 20 personnes proches qui viennent me voir ce soir. Mais particulièrement à Paris, on est tous un petit peu angoissé à l’idée de chanter ici, parce que Les Misérables on ne les a pas entendu à Paris depuis très très longtemps. On n’a pas de doute, on sait que c’est super ce spectacle, le public nous l’a très bien rendu ces 3 derniers jours : debout et en larmes.
On sent l’attente du public parisien, son exigence. C’est un mélange de stress et de hâte. Faire lever un public c’est quelque chose.

Ce n’est pas frustrant de ne jouer qu’une version concert ?
C’est une version concert mais habitée. Cette œuvre est magique car pour moi elle n’a pas besoin de mise en scène pour parler aux gens. Le texte parle de lui-même, les interprètes sont tellement investis dans leurs personnages.

Si tu pouvais jouer le rôle de tes rêves dans une comédie musicale lequel ce serait ?
Ce serait Maria de La Mélodie du Bonheur. J’ai été bercée par ce musical depuis toute petite. Si je chante aujourd’hui c’est grâce à La Mélodie du Bonheur, je rêverais de jouer ce rôle.

C’est au tour de sa fille Cosette, rôle tenue par June Van der Esch dans sa version adolescente, de nous rejoindre pour quelques questions.

USofParis : Comment es-tu venue sur le projet ?
June Van der Esch : J’ai passé le casting. Ils cherchaient des voix lyriques et semi-lyriques, ils n’avaient pas précisé que c’était pour Les Misérables (c’était le cas pour tous les chanteurs).  J’ai ensuite préparé le rôle consciencieusement, j’ai beaucoup travaillé la partition. Je me suis beaucoup préparée à être aussi nue sur scène que l’est Cosette, parce qu’elle est jeune et amoureuse, candide.

Ne la trouves-tu pas un peu nian-nian cette Cosette ? 😉 
Non ! En fait si ! Mais j’adore ça. Je m’étais dit justement : « Non ! Moi ma Cosette elle sera un peu plus caractériel. » Je m’étais dit qu’elle avait du caractère et en lisant l’œuvre de Victor Hugo, non elle est vraiment décrite comme étant pure, nue, douce. Dans Victor Hugo, il y a pleins de personnages qui représentent pleins de genre de personne. Il y a ces personnes qui pleurent vite, qui sont un peu des livres ouverts, qui ne peuvent pas cacher leurs sentiments. Et elle est un peu comme ça, à cause de son enfance. Elle a peur des gens, peur de l’amour. Je trouve ça beau dans ce personnage si fleur bleue.

As-tu une comédie musicale coup de cœur ?
Oh oui j’en ai plein. Je suis né dans le jazz. J’aime bien les musicals un peu jazzy, ceux avec Fred Astaire. J’aime aussi les plus classiques comme La Mélodie du Bonheur, West Side Story. Ce que j’aime beaucoup c’est jouer des rôles de méchantes, de folles, donc les comédies musicales un peu barrées qu’on trouve surtout à Broadway j’adore.

17h, petite pause dans les interviews, le temps de découvrir les costumes qui viennent juste d’arriver dans la loge des filles où l’on peut entendre Ita Graffin faire ses vocalises en chantant les notes que Mary Poppins se chante à elle-même dans la célèbre scène du miroir (elle est très fan de Julie Andrews). Les costumes ont été créés spécialement pour le spectacle par Antikcostume.

Ainsi que ceux des hommes.

Nous rencontrons finalement les Thénardier : Christina Koubbi et Ronan Debois.

USofParis : Ça vous fait quoi de jouer ces horribles méchants ?
Christina Koubbi :
Ça fait trop du bien et du mal pour les autres 🙂
Ronan Debois : C’est jubilatoire. C’est relevé, drôle, cruel. Le rôle des Thénardier ça embarque les gens.
Christina Koubbi : On pourrait leur trouver des circonstances atténuantes parce qu’ils ne sont pas issues du bon milieu, mal nés on va dire. Ils essaient de réussir et leur moyen de réussite c’est de voler les autres.

Même avec les enfants, même leurs propres enfants, ils sont odieux.
CK : À la base Mme Thénardier adore ses filles. Elle n’aime pas ses fils, enfin son fils Gavroche (on ne sait pas dans le musical qu’il est leur fils). Dans le roman, elle a d’autres fils qu’elle a dégagés aussi. Au deuxième acte on voit ce rapport avec Eponine qui est laissée pour contre, à la rue.
RN : En effet ils sont terribles avec Cosette. Avec Eponine, leur propre fille ils sont odieux. Monsieur Thénardier en a clairement rien à foutre de sa fille.

Ce sont des rôles très habités, très aimés du public. À Londres, ils sont très applaudis à la fin. Comment avez-vous fait pour vous approprier ces personnages emblématiques ?
RN : On a proposé quelque chose à l’audition, il se trouve que ça a plu. J’ai assez peu regardé d’autres choses, j’ai essayé de me l’approprier le plus possible. Je connaissais peu les Misérables, je connaissais quelques airs.
CK : Moi aussi je n’ai rien regardé de ce qui existait déjà. Je connaissais un peu Les Misérables, j’ai travaillé le rôle d’Eponine quand j’étais plus jeune au conservatoire.

En dehors des Misérables, quel autre rôle aimeriez-vous jouer ?
RN : J’aime beaucoup Sweeney Todd
CK : Sally Bowles dans Cabaret.

18h45, c’est l’heure des balances. La troupe est sur scène avec l’orchestre pour les derniers réglages micros et lumières.
20h30, l’orchestre entre sur scène sous les applaudissements du public. Victor Hugo à son pupitre commence son récit des Misérables.

Le spectacle est vraiment magnifique.
La présence de l’orchestre symphonique sur scène donne toute sa dimension à l’œuvre musicale. Les différents personnages sont parfaitement incarnés. Mention spéciale pour Pierre-Michel Dudan qui tient le rôle de Javert et à Ronan Debois dans le rôle de M. Thénardier qui tiennent leurs personnages à merveille. Les voix sont à couper le souffle et nous transmettent une réelle émotion. J’ai retrouvé ce que j’ai pu ressentir à Londres en entendant certains titres comme : Le grand jour, Sous les étoiles, Comme un homme, C’est pour demain qui donnent véritablement la chair de poule.
La scène dépourvue de décor peut surprendre mais les jeux de lumières magnifiques nous font vite oublier ce détail. Les lumières sont le décor et se suffisent à elles-mêmes tellement le travail de Roque Ségovia est superbe.

Sans surprise, le public est debout à la fin du concert, ému, certains ont les larmes aux yeux. Ces voix, cet orchestre, cette simplicité ont suffi pour transmettre au public parisien toute l’émotion de ce musical mythique.

Petit bonus, dernier rappel a capella sur C’est pour demain.

La tournée est un véritable succès, on espère vraiment un retour sur Paris pour en reprendre une seconde fois pleins les yeux et pleins les oreilles.

By Joan

Les Misérables en Concert
(production CITYPROD)

Producteur : Philippe Barreau
Directrice artistique : Magda Hadnagy
Directeur musical : Christian Cravero
Arrangeur et pianiste : Didier Mouret
Costumes : Yves Guilnhuit – Antikcostumes
Créateur lumières : Roque Ségovia

Tournée en France :
15/03 Galaxie d’Amnéville
16/03 Zénith de Nancy
17/03 Zénith de Rouen
18/03 Zénith de Caen
19/03 Zénith Lille

Site officiel : lesmiserablesenconcert.com

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Expo JARDINS au Grand Palais en 4 oeuvres

Le Grand Palais nous passionne, avec surprise, pour des fleurs séchées, des troncs d’arbres photographiés, des légumes en cire, des jardins peints.
L’exposition Jardins nous a cueillis plus d’une fois par la charge émotive, les moments de grâce, les petites notes florales.
Voici 4 œuvres comme 4 incontournables raisons de prendre un bol d’air dans les galeries nationales. Étourdissant ! 

Grotta Azzurra, 2017, Jean-Michel Othoniel


La fontaine bleue d’Othoniel

S’il ne fallait en retenir qu’une ce serait Grotta Azzurra. Au détour d’une longue galerie ponctuée de toiles, de plans de jardins et de photos, vient se nicher la dernière œuvre de Jean-Michel Othoniel. Elle date de 2017, c’est donc sa toute première sortie (présentation) publique. Cette fontaine composée de verre soufflée est vive, intense. Un écrin vivifiant en plein cœur de l’exposition. On aurait pu la contempler longtemps. Mais nous n’étions pas seuls.

Sommertag (Jour d’Eté), 1999, Gerhard Richter

Troublant flou de Gerhard Richter
On croit à une hallucination. Est-ce une photographie ?
Non, il s’agit bien d’une toile de Richter qui vient questionner notre regard. C’est osé, dérangeant, captivant. Un moment en suspension où la mise au point est altérée. Audacieux !

Le Jardin du peintre à Paris, vers 1886, Edouard Debat-Ponsan

Le Jardin du peintre à Paris
A l’entrée d’une salle, on se prend à aimer cette discrète huile sur toile. Sa simplicité, sa taille raisonnable tranche avec les grands formats qui les entourent, avant, après. Edouard Debat-Ponsan nous retient. L’arbre sur le cadre nous captive aussi. On aimerait attendre un peu qu’une personne entre dans ce jardin. Douce poésie.

Le Vieux Jardinier, 1885, Emile Claus

Le Vieux Jardinier
Emile Claus nous fait rencontrer un homme en plein contact avec la nature, pieds nus sur le seuil d’une porte. Cet échange de regards avec le visiteur ne peut qu’attendrir. Un banc face à cet inconnu permet une pause pour débuter une dialogue imaginaire avec cet homme que l’on imagine ayant vécu des aventures folles au fil des saisons, des fleuraisons et autres insectes butineurs.

Bien d’autres artistes sont convoqués pour cette immersion dans les jardins artistiques : Klimt, Picasso, Matisse, Monet, Bonnard, Cézanne, Redon

Jardins
exposition au Grand Palais

15 Mars 201724 Juillet 2017
Tous les jours de 10h à 20h

Nocturnes le mercredi, vendredi et samedi de 10h à 22h

Fermé le mardi
Fermeture anticipée à 18h les 15, 16, 20, 22, 23 mars et le 29 juin

Fermé le lundi 1er mai et le vendredi 14 juillet

#ExpoJardins

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Réversible par Les 7 doigts @ Bataclan : fougueux !

Claquements de portes à tout va, déplacement de cloisons au Bataclan, ce n’est pourtant pas un vaudeville. La géniale compagnie québécoise de cirque Les 7 doigts de la main nous revient avec Réversible. Un spectacle aussi beau, fougueux, poétique qu’aérien.

 

photo Alexandre Galliez

 

Magnifique duo sur mât chinois

Un numéro à la fois fort visuellement, romantique et saisissant. Un garçon à bretelles à la carrure de rugbyman, Julien et une fille frêle, vêtue d’une jupe légère, Emilie. Ils sont mariés, la confiance est totale. 
Il n’en faut pas plus pour former un duo qui allie grâce et tour de force, portée sans défaillir et chute avec retenue ultime.
Un numéro en suspend inoubliable. 

Murs mobiles 

La scénographie, comme à chaque spectacle créé par Les 7 doigts de la main, est propice à tous les possibles, à tous les débordements.
Le décor est littéralement un partenaire de jeu à part entière.
Tout tourne autour de trois pans de murs qui s’assemblent, se séparent au gré des numéros. Les circassiens sortent des fenêtres, grimpent les murs, disparaissent, dissimulent les agrès des numéros suivants. Ingénieux !

photo Cimon Parent

 

Multitudes d’accessoires

Il y en a pour tous les goûts. Éventail rouge passion, fouet qui claque pour apprivoiser le vide autour de soi, skateboard intrépide, casquettes folles, ballons et balles. Tout est matière à jeu, mouvement, accroche visuelle et tentative de s’extraire de l’apesanteur. 

Bande musicale à shazamer 

Les chansons et musiques sont des partitions très bien dosées pour accompagner les solos, duos et jeux collectifs. À chaque numéro, le titre tombe juste, un sans faute.
On a grave envie de laisser l’appli Shazam ouverte pendant tout le spectacle pour garder tout en mémoire et se souvenir des jolies choses que l’on a vu sur scène, une fois rentré chez soi.
Une fois reçu le programme par mail, on apprend que les titres ont été créés pour le spectacle par des artistes de Montréal. 

Image de prévisualisation YouTube

Réversible

par Les 7 doigts de la main 

Jusqu’au 1er avril 2017

du mercredi au samedi à 20h30
matinée le samedi à 16h30

Au Bataclan
50 boulevard Voltaire
75011 Paris

Et en tournée en France : Saint-Etienne (29 et 30 juin), Trappes (le 4 juillet), Ollioulles (7 et 8 juillet)

Avec : Maria del Mar Reyes Saez, Vincent Jutras, Jérémi Lévesque, Natasha Patterson, Hugo Ragetly, Émilie Siliau, Julien Silliau, Émi Vauthey
Mise en scène Gypsy Snider Assistance à la mise en scène  Isabelle Chassé 
Collaboration recherche sur le mouvement Phillip Chbeeb & Hokuto Konichi (AXYZM)
Assistante Chorégraphique Kyra Jean Green
Chorégraphie Mât Chinois Shana Carroll

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Exercices de style à la Comédie de Paris : un bonheur de l’esprit !

L’apprentissage de la langue française est assez difficile. Tout y est question de règles, de principes, de normes rigides et rébarbatives.
Tout l’art de Raymond Queneau est de se jouer de ces règles pour se mettre au service du plaisir de la langue. De par sa culture et son génie, il a réussi à détourner les conventions afin de nous montrer que nous pouvons apprendre tout en s’amusant. Ainsi est l’objectif d’Exercices de style à l’affiche de la Comédie de Paris

photos Fabienne Rappeneau

A l’origine, c’est une histoire banale :
L’autobus arrive.
Un zazou à chapeau monte.
Un heurt il y a.
Plus tard devant Saint-Lazare,
Il est question d’un bouton.

Cette histoire banale est récitée plus de 30 fois dans la pièce en étant toujours similaire dans le fond et totalement unique dans la forme selon le narrateur. Un régal ! Tout y passe : l’intellectuel, le badaud, le gourmet, le snob, le simple d’esprit et l’Esprit saint…

Ce pari un peu fou de Queneau, datant quand même de 1947, est toujours d’actualité avec une mise en scène de Michel Abécassis rendant hommage aux Frères Jacques.

L’interprétation des comédiens est tout simplement… incroyable !

Trois entités complémentaires qui prennent plaisir à faire ce qu’ils font. Ils s’amusent en nous transmettant tout l’amour de la langue française qu’ils possèdent. Et nous les remercions.

L’adaptation théâtrale semblait difficile mais elle est exécutée ici avec brio. Le décor simple, minimal centre tout sur le jeu d’acteur : trois pantins articulés qui, tour à tour ou ensemble, parlent, chantent, miment, pastichent ou parodient en se complétant mutuellement avec une répartie sans égale. Respect !

Nous avons ri. Toute la salle a ri. Des enfants à leurs grands-parents, les rires ne se retenaient pas, ni les larmes en découlant. Nous en sortons légers et stimulés au bout d’une heure d’un divertissement d’intelligence pétillante !

by Jean-Philippe

Exercices de style
de Raymond Queneau

Mise en scène : Michel Abécassis
Avec : Pierre Ollier, Guillaume Vant’Hoff, Michel Abécassis

Les mardis et mercredis à 19h15

jusqu’au 29 mars

à la Comédie de Paris
42, rue Pierre Fontaine
75009 Paris
Tél. : 01 42 81 00 11

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Priscilla folle du désert, la comédie musicale culte et barrée !

Embarquement immédiat dans le van rose bonbon à travers le désert australien. Priscilla folle du désert la comédie musicale se joue en version française dans les dialogues. Mais Finally, Pop MusicLike a Virgin, It’s raining men sont chantées en VO pour le plus grand bonheur des fêtards du Casino de Paris. 

photo Pascal Ito

Oh Bernadette !

La performance la plus fascinante est sans hésiter celle de David Alexis qui prend les traits de Bernadette, Bernie pour les intimes, la doyenne de la troupe.
Nous connaissions le Professeur Abronsius dans le Bal des Vampires et Fangin dans Oliver Twist. Depuis quelques soirs, le chanteur danseur incarne une des légendaires girls sans âge, quelque peu blasée de la life mais qui ne manque pas de repartie.
Il est capable de grand écart, de se faire respecter, de se déhancher avec grâce. Et puis avouons-le : le corset à la Jean Paul Gaultier lui va si bien !
Ses camarades de jeu (Laurent Ban, Jimmy Bourcereau) ne déméritent pas pour autant. 

photo Pascal Ito
photo Pascal Ito

Costumes, perruques et van

L’adaptation française ne souffre pas d’approximation même si le kitsch de certaines séquences peut piquer les yeux.
Le van n’est pas en carton, les costumes ne sont pas que des bouts de tissu.
Le véhicule est agrémenté d’un écran (et c’est superbement bien pensé). Des plumes, des paillettes, des froufrous sur les habits de lumière.
La production a repris tous les ingrédients qui font le succès de ce spectacle à travers le monde, depuis sa création à Londres. 

Les trois géniales chanteuses qui viennent en soutien aux protagonistes ont le droit de chanter dans les airs comme des anges et sont magnifiés des costumes endiablés et volumineux. 

Priscilla folle du désert c’est débridé, spectaculaire, surchargé comme un gros gâteau à la crème, culte, vitaminé. Bref, la bande-son de ton adolescence avec les costumes que tu n’aurais jamais imaginé porter.

Regret : les bandes musicales n’ont pas été réorchestrées ou remixées. Aucune surprise de ce côté-là. Il faudra se rabattre sur la folie des perruques et les boules à facettes. 

Priscilla folle du désert, la comédie musicale

jusqu’au 06 mai 2017

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h30 et dimanche à 18h

Casino de Paris
16, Rue de Clichy
75009 Paris

avec David Alexis, Laurent Ban, Jimmy Bourcereau, Amalya Delepierre, Kania Allard, Ana Ka, Sofia Mountassir, Stacey King
et Corinne Puget, Alice Lyn, Fabrice de la Villehervé
en alternance : Luka Quiin, Nino Magnier, Alexandre Furet, Aramis Delamare
mise en scène : Philippe Hersen
chorégraphie : Jaclyn Spencer

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