Tous les articles par United States Of Paris

L’homme cirque aux Nuits de Fourvière : coup de cœur #concours inside

Les Nuits de Fourvière battent leur plein depuis que Lamomali de -M- et Arcade Fire ont ouvert le festival début juin. La programmation folle nous réserve des moments intenses, physiques et poétiques du côté du Domaine de Lacroix-Laval. L’homme cirque de David Dimitri est notre coup de cœur 2017. Voici les 4 raisons !

Nous n’avons jamais vu de numéro d’homme-canon. C’est un numéro de cirque incontournable mais plutôt rare de nos jours. L’impatience est grande ! 

David Dimiti est multi-talents. Il n’a pas qu’une seule discipline à son actif. Il joue de la trompette, de l’accordéon, est capable de contorsions incroyables, de marcher sur un fil et de s’envoyer dans les airs.

David D a foulé les scènes du monde entier, en collaborant avec le Cirque du Soleil, le Metropolitan Opera House de New York, le cirque Knie. Des preuves évidentes de ses talents. 

L’homme cirque se produit au Domaine de Lacroix-Laval. C’est un cadre à la fois vert, de détente, éloigné des bruits de la ville. Un petit havre de paix, pas si loin non plus, qui surtout permet de poursuivre la soirée après le spectacle.

#CONCOURS Nuits de Fourvière

Nous vous faisons gagner des invitations pour notre coup de cœur Nuits de Fourrière 2017. Venez avec nous découvrir L’homme cirque le samedi 1er juillet à 20h30.

Pour participer il suffit d’être disponible le jour J, d’être dans la région et de remplir le formulaire juste en-dessous.

Concours L'homme cirque
Sending

L’homme cirque de David Dimitri
spectacle sous chapiteau

du 1er au 19 juillet 2017 à 20h30
tous les jours sauf le lundi

au Domaine de Lacroix-Laval
Route de Sain-Bel
69280 Marcy-L’Étoile

dans le cadre des Nuits de Fourvière – Lyon

Share

Fnac Live 2017 : il va faire chaud avec Julien Doré, Biolay, Møme, Calypso…

FNAC LIVE 2017 c’est 3 jours de concerts, un plein soleil, une programmation qui fait battre le cœur.
A l’affiche, un ultra beau gosse qui déplace les foules (Julien Doré), un regard de tombeur (Benjamin Biolay), une mamie que tout le monde voudrait avoir (Calypso Rose), des mecs poilus (Cassius), des labels inventifs (Microqlima, Vietnam, Beggars), un beau couple (The Pirouettes), deux brunettes ténébreuses (Fishbach, Juliette Armanet)Et un anniversaire : Julien Clerc fête ses 50 ans de carrière ! 

Cette année, le festival incontournable du début d’été est raccourci : 3 jours au lieu de 4. Mais le casting d’artistes n’en est pas moins euphorisant. La preuve !

Esperluette en mode festival, Calypso la divine doyenne 

Julien Doré va faire une halte remarquée de son Esperluette Tour. Le simple spectacle de sa belle chevelure blonde prenant le vent du soir va être inoubliable. La Seine coulant à proximité, ses ponts, le cadre est idéal pour une love affair avec le chanteur ou sa moitié.

Calypso Rose met le feu à chacune de ses apparitions, son sourire est rayonnant et son tempo fait vibrer tous les corps.
Benjamin Biolay, avec ses influences venues d’Argentine, va dérouler une bande-son parfaite pour des bisous dans le cou.

The Blaze, Les Inrocks les adorent, nous aussi ! Première scène pour le duo de frérots. Ecoute le titre Juvenile, c’est entêtant et ça te fera oublier définitivement le cloud rap de PNL.

Des talents à Fnac Live !!! 

Le Fnac Live offre une série de live d’artistes inconnus ou émergeants qui risquent fort de faire sensation. Les programmateurs ne nous ont jamais déçus. On peut parier que les rythmes des DJ belles gueules Polo & Pan ou encore de Témé Tan vont faire danser le parvis de l’hôtel de ville jeudi. Clara Luciani et Aliocha partageront une petite tranche de leur bel univers le samedi.

Du beau monde dans le salon

Avec une jauge aussi basse, c’est quasiment un tête-à-tête qui est offert au public privilégié. Ma mère serait folle de pouvoir assister au  concert de Julien Clerc. Et je suis sûr qu’elle tomberait sous le charme d’Albin de la Simone doux à souhait ou encore de François and The Atlas Moutains.

Grosse attente de notre côté pour Juliette Armanet et pour le Suédois Jay-Jay Johanson qui a une fidélité sans faille pour Paris.

Festival Fnac Live 2017

Du 6 au 8 juillet 2016 à partir de 17h00
Scène du p
arvis de l’Hôtel de Ville de Paris et Scène du salon

Scène principale : Julien Doré, Benjamin Biolay, Calypso Rose, Cassius, The Blaze, Valerie June, The Horrors, Fishbach, Camille, Mome…

Scène du salon : Julien Clerc, Juliette Armanet, Albin de la Simone, Rover, Tim-Dup, François and The Atlas Mountains, Jay-Jay Johanson

Place aux Indés ! à partir de 17h

INFO ESSENTIELLE ! Invitations à retirer pour la Scène du Salon à partir du jeudi 6 juillet à 12h dans les billetteries Fnac Paris et Ile-de-France (2 places par personne maximum).

Concerts gratuits !

Share

Cyril Mokaiesh : une chanson, c’est un petit volcan ! #Interview festivals d’été

Cyril Mokaiesh a la poésie qui fait sens dans ce contexte particulier de secousses politiques, d’incertitudes, de rêves empêchés, gâchés. Avec son nouvel album Clôture, il nous encourage à nous débattre, à savourer, à crier notre liberté.
La loi du marché en duo avec Bernard Lavilliers est un regard porté poignant et efficace sur le monde qui se dérobe tout autour de nous.
Dans ces temps troubles, l’attachement à la musique est plus fort que tout, un vrai réconfort, que ce soit pour nous, que ce soit pour un artiste. D’ailleurs, C
yril redevient collectionneur de vinyles depuis qu’il a reçu une platine disque à Noël et son album préféré de Bashung, Fantaisie Militaire.

Il sera à l’affiche de 3 festivals cet été : Les Francos de la Rochelle, le Paléo Festival et les Nuits de Fourvière à Lyon !

Image de prévisualisation YouTube

INTERVIEW

Selfie original pour UsofParis

UsofParis : Trois duos dans cet album. C’est pour partager un moment privilégié avec un artiste ou lui faire dire des mots qu’il n’a pas l’habitude de dire ?
Cyril : C’est un peu des deux. 🙂
Je n’avais jamais fait de duos. Je suis donc crédible en disant que je ne cours pas après cet exercice. Mais parfois, il y en a qui peuvent s’imposer dans un disque. C’était cohérent de chanter La loi du marché avec Bernard Lavilliers, un artiste avec lequel je peux revendiquer une espèce d’héritage. Je l’ai beaucoup écouté et je me fais encore cueillir par certaines chansons un peu confidentielles, d’une époque un peu révolue.
J’aime bien quand on prend la plume pour parler d’actualité de se mettre à deux pour le chanter. Ça peut avoir une résonance supplémentaire.
Le duo met de l’air aussi dans un album. Élodie Frégé amène une lumière. Je savais qu’il fallait une voix de femme. Il y a quelque chose qui plane dans ce titre. C’était naturel de faire appel à elle, parce que ça fait un moment qu’on se suit, qu’on s’aime, qu’on partage de la musique ensemble.
J’ai aussi pensé à Mélanie Doutey, mais la chanson n’est pas sur le disque.

Image de prévisualisation YouTube

Houleux avec Élodie Frégé est un très beau titre, comment l’as-tu conçu ?
Je l’ai écrit en pensant que j’allais le chanter tout seul. Et c’est en studio que j’ai pensé à elle.
C’est une des dernières chansons que j’ai écrites. Je voulais essayer de faire une chanson un tout petit plus fraîche même si je n’ai pas pu m’empêcher de parler de l’époque.
Ce mot houleux caractérise bien ce que l’on vit. Et il est peu utilisé.

C’est audacieux comme titre !
Je revenais d’Ostende aussi. Peut-être qu’à force de prendre du vent dans la gueule, ce mot est resté. ! 🙂

Il se passe de belles choses dans ces collaborations ? Ou c’est trop court pour en profiter ?
Il y a eu une petite correspondance par mail avec Stéphane Brizé, le réalisateur du clip La loi du marché, avant que l’on se rencontre. On avait la pudeur de se donner des nouvelles sans trop se dire que l’on aimerait bien faire quelque chose ensemble. J’ai aimé l’élégance de cet échange. Je me souviens du moment où je lui ai demandé de réaliser mon clip, il a dit oui. Je me suis dit : quelle chance !

L’écriture au fil des années est plus facile ?
J’aurais tendance à dire oui. Parce que j’ai commencé tard, et j’étais autodidacte. Parce qu’au début, je voulais mettre toute la poésie, la philosophie, la politique que je connaissais, dans une chanson. Ça passait en force.
Aujourd’hui, je m’autorise à penser qu’une chanson est une photo d’un moment qui dure 3 minutes, dans lequel on a le droit de se gourer, d’être maladroit. Une chanson c’est un petit volcan.
J’essaie d’écrire le plus possible et avec un peu plus de confiance qu’avant.

Image de prévisualisation YouTube

J’ai lu sur un site : « J’aime cet album, bien sûr, même s’il est très dur. »
Je suis conscient que c’est un disque sombre, qui ne mâche pas ses mots sur l’Europe, les hommes politiques, la confiance en l’avenir. Aujourd’hui, je suis très sceptique. J’ai l’impression d’avoir été trahi par un candidat à qui j’ai donné ma voix.
J’évoque mes doutes avec cet album.
J’ai lu un article dans Libé qui disait : « ça parle de l’époque et d’amour, les deux ne sont pas très en forme. » Et c’est vrai.
Je l’aime cet album car il n’a jamais été aussi vrai. Je ne pas être plus nu dans un disque, même s’il est âpre.

Image de prévisualisation YouTube

L’amour, c’est toujours l’espoir ?
Oui. C’est ce que l’on a inventé de mieux. Il n’y a pas de chanson qui ne soit pas d’amour. On peut parler de politique avec amour.
Quand on est romantique, on a envie que ça brûle sans cesse, que ça vibre.
Écrire, c’est poser des mots sur ce qu’on rate et sur ce qu’on aimerait réussir.

Image de prévisualisation YouTube

Quelle était ton intention avec le titre Clôture ?
On ne la connaît jamais avant de faire une chanson. C’est l’histoire d’un mec qui se balade dans Paris, avec les heures de la nuit, il fatigue un peu et fait le bilan de sa propre vie.
Il y a un lien avec le contexte actuel. Ça démarre sur l’Europe et ça finit par son fils. Il y a un côté à la fois désabusé et ironique car il est un peu bras cassé ce mec, mais il peut dire toutes les vérités du monde.

Quel est ton rapport aux réseaux sociaux ?
On se renifle un peu. On se regarde de loin, parfois on se rapproche un peu. Mais on ne passe pas nos journées ensemble.
C’est indispensable d’avoir une page Facebook pour un artiste. Et je m’aperçois que ça pourrait être un jour un outil si je n’ai plus de label. Si je décidais que j’avais suffisamment de personnes qui me suivent, que je ferai uniquement la promo avec. C’est peut-être l’avenir des labels.
Je le fais volontiers mais je ne suis pas très à l’aise.

Image de prévisualisation YouTube

by Alexandre

Cyril Mokaiesh
nouvel album Clôture
(Un Plan Simple / Sony Music)

CONCERTS

14 juillet – Francos de la Rochelle
20 juillet – Paléo Festival / Nyon
26 juillet – Nuits de Fourvière / Lyon

Share

Baywatch – Alerte à Malibu : abdos, maillots, dingo #cinéma

Si tu as besoin d’une nouvelle bonne raison de retourner faire du sport pour entrer dans ton joli maillot cet été : fonce voir Baywatch. Les abdos inouïs de Zac Efron (il a repris encore du muscle), les silhouettes gracieuses et sculpturales de Kelly Rohrbach et Alexandra Daddario peuvent être des maître-étalons pour fixer ton prochain programme sportif. L’adaptation de la série 90’s nous offre aussi une grosse dose d’action (avec feu, noyade, trafic de drogue…), de sketchs potaches poilants, le tout avec de belles vues sur la baie d’Emerald en Floride. 

Baywatch – Alerte à Malibu 1990/2017

Le torse poilu de David Hasselhoff fait place au corps gonflé à bloc de Dwayne Johnson, avec tatouages en supplément. Le « body » de Pamela Anderson – qui avait inspiré une bouteille de soda à l’époque – est dynamité par les mensurations de Summer et C.J. Parker. C’est démoniaque, il n’y a pas que les protagonistes qui sont troublés.

Mitch Buchannon est un héros pour la baie. Il est connu de tous et toutes, il a sauvé tellement de vies qu’il a droit au respect et à l’autorité quand on vient le titiller de près. Comme cet ancien champion olympique, Matt Brody, en reconversion et qui vient se redorer le blason suite à de gros écarts de conduite.

La complétion est rude pour faire partie de l’élite des sauveteurs ou lifeguards. Les surnoms que Mitch réserve au beau gosse sont jubilatoires et seront les guimmicks qui te suivront pendant toute l’aventure. 

Les scènes les plus poilantes sont sans au doute celles portées par Ronnie, le geek mou du ventre de l’équipe, dans la veine des films des frères Farrelly. Son trouble face à C.J lui occasionne une série de déconvenues complètement barrées.

Le second degré est totalement assumé avec les ralentis sur les filles plantureuses, les apparitions de David H et Pamela A en guest. 

Dommage que certains effets spéciaux soient approximatifs comme le feu sur un bateau, le feu d’artifice et certaines incrustations sur fond vert peu convaincantes.

Baywatch, c’est la série Alerte à Malibu qui a pris en muscles et en testostérone. Des personnages qui ne se prennent pas trop au sérieux alors qu’ils sauvent des vies. Une aventure bien menée avec une bande-originale entêtante (en tête : Easy de Lionel Ritchie !)

Baywatch, Alerte à Malibu 

de Seth Gordon 
Avec Dwayne Johnson, Zac Efron, Priyanka Chopra, Alexandra Daddario, Jon Bass, Kelly Rohrbach, Ilfenesh Hadera

Sortie le 20 juin 2017

Image de prévisualisation YouTube

Share

Oh my God! au Théâtre Tristan Bernard : déjanté et épatant !

Adaptation d’un succès de Broadway au Théâtre Tristan Bernard. Un jeu de marionnettes dans une paroisse qui part en vrille totale. Une performance d’acteurs exceptionnelle, un humour acéré, des chansons qui nous rappellent Un long fleuve tranquille. Oh my God! est taillé pour faire salle comble cet été. 

L’animatrice a bien du mérite à faire classe devant quelques jeunes brebis qui tentent tant bien que mal de préparer le spectacle de la paroisse. Mathias est plus récalcitrant que les autres, ado bad boy à casquette, sweat et TN : un cliché sur pattes musclées. Il est campé par Jérôme Alexandre que l’on avait apprécié en jeune premier dans La Poupée Sanglante. Cette fois, son faciès est limite flippant, à se contorsionner, se démonter le cou, et cracher. Difficile de le reconnaître. La performance vaudrait à elle seule de prendre son billet pour la pièce. 

À ses côtés, une jeune fille sans relief en apparence et un garçon réservé, doué de ses mains pour réaliser une marionnette qui dépote. Il forme un duo inséparable avec Raymond – plus excessif encore que Jean-Marc, le compagnon de Jeff Panacloc – et qui va générer une source de conflits inouïe. On salue le jeu physique de qui est pris dans une sorte de montagne russe avec retenue et moments très intenses. 

Le Père Alexandre suit ce joyeux bordel avec discernement, patience et raison. Il est aussi attachant que les autres personnages car il est un humain comme les autres. 

Ce qui est passionnant dans cette écriture c’est que le manichéisme est balayé. C’est un joyeux pétage de plomb généralisé avec du grand guignol, de l’amour, de la passion dévorante, des quiproquos en série. C’est surtout beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît. 

On se laisse happer sans résistance que l’on soit spectateur « grand public » ou un fin « théâtreux ». 

Bonus : le spectacle commence dès votre arrivée, dans le hall du théâtre. Pour une fois, n’hésitez pas à écourter vos discussions sur le trottoir et à venir plus tôt. 

Oh my God! 

de Robert Askins
adaptation : Sébastien Azzopardi et Sacha Danino
mise en scène : Sébastien Azzopardi

avec : Thomas Ronzeau, Patrice Latronche, Tadrina Hocking, Alexandre Jérôme, Marie-Camille Soyer

Théâtre Tristan Bernard
Rue du Rocher
64, rue du Rocher
75008 Paris

du mardi au samedi à 21h
matinée le samedi à 18h

Share

Ludo expose à la Magda Danysz Gallery : il nous avait manqué !

Après 5 ans de tour du monde, de projets fous, l’artiste revient enfin à Paris avec l’exposition I’ve been missing you à la Magda Danysz Gallery à partir du 17 juin. Un événement !
Le travail de Ludo aka Ludovic Vernhet s’est enrichi de ses expérimentations (peinture phosphorescente, broderie, nouveaux types fonds pour ses toiles) de ses rencontres, délaissant toujours autant l’ordinateur et s’inspirant des techniques des artistes qu’il aime. 

Ses collages géants sont célèbres, ils assurent à celles et ceux qui les partagent sur les réseaux sociaux, un nombre de likes tout à fait stimulant ! Ces images ont la particularité d’avoir toujours un élément « surligné de vert », « pas forcément l’élément le plus important du visuel ». Un vert conçu par l’artiste, en référence au bleu d’Yves Klein. Chaque image est un message, une critique, une référence comme ce serpent vu récemment dans un passage du 11e qui a un lien direct avec la Bible. A nous de trouver la clé de lecture à chaque nouvelle rencontre visuelle.
Son style a séduit la Chine, NYC, Radiohead qui l’a invité à performer à un de ses concerts à Berlin et même David Gilmour (du groupe Pink Floyd) lors d’une rencontre à Chantilly – le résultat sera à découvrir en septembre.

A la Magda Danysz Gallery, trois niveaux présentent les multiples talents de Ludo : dessinateur,-peintre avec des toiles faites de mine, fusain, peinture à l’huile et aérosol, photographe avec ses tirages d’installations spectaculaires dont ce navire dans les Caraïbes, de concepteur-sculpteur avec deux belles pièces dont cette rose célèbre qui aura demandé 6 mois de conception. Un musée allemand chercherait à exposer un modèle beaucoup plus grand.

Au sous-sol, l’artiste a conçu une installation avec une armée de lucioles phosphorescentes, plongées dans le noir. L’idée lui est venue de Chine où certains villages ne sont pas éclairés de nuit. Il en a conçu un collage phosphorescent représentant une luciole.
Ces « firefly » en vente individuellement sont au nombre de 100  et ont été réalisées avec une imprimante 3D et peinte à la main par Ludo lui-même. Il ne délègue pas les petites tâches à un assistant. Il assure aussi ses collages dans la rue, seul, sur les coups de 5h-6h du mat.

Il parle facilement de ses influences : « je suis fan de Basquiat, bien qu’il soit à l’opposé de tout ce que j’aime. Je peux mettre 3-4 mois pour une toile. Il est l’anti-thèse de tout ce que je fais. » Keith Haring, H.G Giger complètent le générique, aux côtés de Murakami dont il s’est inspiré pour la réalisation de ses sculptures. Des petites prouesses passant par l’étape de prototype, scan, rescan et retravail à la main.

Le Ludo tour va se poursuivre par une série d’expositions en Chine, Berlin, Amsterdam pour un projet fou. The Garage va accueillir un pop-tatouage proposant une série de visuels à se faire tatouer. « Via Instagram qui est le seul réseau que j’utilise, je reçois pas mal de photos de personnes qui se sont fait tatouer une de mes œuvres. J’aime l’idée que l’on ne puisse pas acquérir une œuvre mais qu’on ne puisse pas s’en séparer, une fois tatouée. »

LUDO aka Ludovic VERNHET
exposition I’ve been missing you

du 17 juin au 29 juillet 2017

Share

Photo du mois #63 : l’instant T

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Le thème de ce mois choisi par Aude est : l’instant T.

C’est au We Love Green que mon cœur a battu. En plein milieu d’un titre de Solange Knowles, les vigiles demandent aux photographes accrédités de quitter la fosse. Je marche lentement pour saisir une dernière pause tout en gardant un œil sur la chanteuse. Et là, « strike a pose » : juste le temps de relever l’appareil, de shooter et de repartir.

Tournée générale d’instants T via les autres blogs participants : Akaieric, Alban, Amartia, Angélique, Aude, Autour de Cia, BiGBuGS, Blogoth67, Brindille, Bubble gones, Calamonique, Chat bleu, Chiffons and Co, Christophe, Cricriyom from Paris, CécileP, Céline in Paris, Danièle.B, DelphineF, E, El Padawan, Escribouillages, Eurydice, Evasion Conseil, François le Niçois, Frédéric, Gilsoub, Gine, Giselle 43, J’habite à Waterford, Jess_TravelPicsAndTips, Josette, Josiane, Julie, Kellya, KK-huète En Bretannie, Krn, La Fille de l’Air, La Suryquoise, La Tribu de Chacha, Laulinea, Laurent Nicolas, Lavandine, Lavandine83, Lilousoleil, Lyonelk, magda627, Magouille, Mirovinben, Morgane Byloos Photography, Natpiment, Nicky, Pat, Philae, Philisine Cave, Pilisi, Renepaulhenry, Sous mon arbre, Tambour Major, The Beauty is in the Walking, Ventsetvoyages, Who cares?, Xoliv’, écri’turbulente

Share

Don Giovanni aux Nuits de Fourvière : surprenant renouveau d’un classique !

Grand habitué des Nuits de Fourvière, l’orchestre de Piazza Vittorio nous revient avec une adaptation actuelle et exaltée de Don Giovanni. Le plus grand des enjôleurs est ici androgyne, porté par une voix féminine. Cette résolution audacieuse permet à cet opéra de s’inscrire totalement dans notre époque contemporaine.

Le but premier de Mario Tronco et André Renzi dans cet opéra est de supprimer les barrières qui existent entre les genres. En faisant incarner le personnage par une femme, son approche et surtout son interaction avec les autres lui offre une dimension inédite. L’instinct de liberté et de perdition dans lequel se vautre Don Giovanni avec une splendeur inouïe pousse encore et toujours plus loin les limites de l’amour.

La mise en scène est inattendue, parfois déroutante mais ne manque aucunement de saveur. Dans un décor très années folles, les personnages progressent avec une énergie et un dynamisme sans égal. Très clairement, ils sont passionnés et savent le communiquer. Le final est tout simplement piquant et détonnant. Tout n’est que plaisir(s) !

L’orchestre de Piazza Vittorio se permet des extravagances réussies en mêlant des musiques du monde mais aussi de différentes époques dans l’ambition d’aborder de manière ludique la musique classique. Fort de son esprit cosmopolite (onze nationalités représentées sur seize membres), l’ensemble rayonne dans son entièreté par l’éclat unique, assumé et mis en valeur de chacun.

Mario Tronco fait parti de ceux qui anéantissent les frontières afin de rassembler les êtres humains. Il y parvient avec sa musique et nous ne pouvons que souligner avec quelle félicité il fait appel à l’imaginaire. Le Grand Théâtre de Fourvière est le terrain de jeu idéal pour cet homme qui possède toujours son sourire d’enfant…

by Jean-Philippe

Don Giovanni

Orchestra di Piazza Vittorio
d’après Wolfgang Amadeus Mozart
Direction artistique et musicale : Mario Tronco
Mise en scène : Andréa Renzi
Avec : Petra Magoni, Simona Boo, Hersi Matmuja, Mama Marjas, Evandro Dos Reis, Omar Lopez Valle et Houcine Ataa.
Musiciens : Pino Pecorelli, Ernesto Lopez Maturel, Emanuele Bultrini, Andrea Pesce

Les Nuits de Fourvière
17 Rue Cleberg
69005 Lyon

mercredi 14 et jeudi 15 juin à 22h

Share

Bac Sucré 2017 : sensations sucrées-salées avec pointe de poivre

Cette année de nouvelles adresses gourmandes et des saveurs inédites sont à découvrir avec Bac Sucré du 14 au 18 juin. 5 jours dédiés à des voyages gustatifs éloignés les uns des autres de quelques mètres seulement. En avant-première, on s’est laissé bercé par la Demoiselle Tatin, le baba abricot, le rôti de canard ou les asperges vertes toutes et tous rehaussés d’une note poivrée, irrésistible !

La collaboration surprend et fait saliver tout autant. Olivier Roellinger s’associe à des pâtissiers, chocolatiers et chefs pour des créations inédites, des recettes à tomber et des petites merveilles que l’on n’a pas du tout envie de partager.

Bac Sucré : menu des réjouissances

Dégustation à l’aveugle (Hugo et Victor), démonstration (le laboratoire de Jacques Genin partage ses secrets), ateliers (fabrication de chocolat chez Chapon), showroom exclusif du Chef Philippe Contichi, le programme des réjouissances est immanquable !

Angelina nous a fait chavirer avec sa Demoiselle Tatin, une délicieuse tarte tatin revisitée avec un crumble croustillant et du poivre de Java. Le Bab’Abricot Sechuan de La Grande Épicerie est une petite pépite délicate, moelleuse et photogénique.

Le chocolat en majesté

Jacques Genin nous émerveille toujours. Sa ganache chocolat noir au poivre de Sichuan est fondante à souhait, aux côtés de ses classiques au miel de châtaigner, romarin ou menthe fraiche.
Hugo et Victor nous ont fait gouter à leurs amandes enrobées de chocolat et poudre de fraise : saisissant !
Le bonbon de chocolat au poivre de Timut de la Pâtisserie des Rêves est d’une finesse intense.
Audace, la boulangerie Poilâne offre des tartines au pain poivré et chocolat noir, délicieuses !

Le cheesecake mangue passion et sa note poivrée de Kampot signé Dalloyau nous a échappé. Nous tiendrons la promesse de le savourer au cours ces 5 jours.

Salé-poivré

Nous conseillons deux expériences salées : le rôti de canard poivré de la Boucherie Varenne et les asperges vertes, chutney de pamplemousse au poivre de Timut du chef Alexandre Navarro au nouveau spot food : Racines des prés, rue de Gribeauval.

Bac Sucré
du 14 au 18 juin 2017

dans le 7e arrondissement

site officiel : www.bacsucre.com

Table ronde « Le poivre et le sucré, paradoxe ou sublimation »
avec la participation d’Olivier Roellinger

samedi 17 juin de 11h à 13h
à la Mairie du 7e
116, rue de Grenelle
75007 PARIS
Inscription : 01 53 58 75 60
mail : rachida.dati@paris.fr

Share

We Love Green 2017 : Camille émoustille, Nicolas Jaar et Action Bronson impressionnent #report

Deuxième jour de We Love Green 2017 intense en soleil et décibels au Bois de Vincennes avec le coffre d’Action Bronson, la musique métissée de François and The Atlas Moutains, la révélation Petit Fantôme, Camille en déesse de la nature, la carte postale d’Afrique d’Amadou et Mariam et Nicolas Jaar qui démonte la tête.

We Love Green c’est aussi rencontrer une chanteuse argentine croisée au hasard sur la route des VIP. Marina Cedro a sorti son EP 6 titres Buenos Aires 72, il y a quelques semaines. Elle me parle de Camille, Beyoncé vue aux Grammy Awards à LA, dans la salle et non devant son écran plat.

François and The Atlas Mountain entre sous le cagnard d’un dimanche après-midi de juin qui éprouve le public. Le set débute par Le grand dérèglement dansant, joyeux à souhait. Très à propos dans ce contexte climatique contrarié.
François joue avec sa guitare, le vent dans ses cheveux, ses complices de groupe. Sa musique est rafraîchissante : « Imaginez que chaque note est une eau fraîche à 5 degrés« .

Petit Fantôme venu du Pays Basque

Distribution de mains géantes en mousse griffées Petit Fantôme le projet de Pierre Loustaunau (ancien d de François and the Atlas…) pour amuser petits et grands. Il y a ceux qui ont la leur et les autres, forcément déçus.
Le chapiteau jaune Lalaland renvoie ses reflets par forcément très heureux sur les jeunes musiciens qui ne se laisse pas décontenancé pour autant. Stave sorti en digital ce mois-ci de déguste avec envi en live offrant des envolées électro, belles et légères.
Seul désagrément : « La chaleur a désaccordé le clavier ! »

Perfume Genius fascinant

Il est rare l’Américain sur le sol français. Chaque apparition est donc un événement, encore plus depuis qu’il a joué les guests d’un titre de Christine and The Queens. Souviens-toi de Jonathan.
Débardeur blanc, pantalon ample remontant au niveau du torse, impossible de ne pas être interloqué, charmé, captivé par cette présence de scène très particulière. Perfume Genius nous gratifie des titres de son nouvel album No Shape. Ça n’est pas d’une gaité folle mais c’est prenant, impossible de le lâcher du regard et de l’oreille de crainte de passer à côté d’une montée d’octave dont il a le secret.

Camille déesse espiègle

Le rouge passion de Solange de la vieille trouve son pendant avec le bleu ciel de Camille. Dress code de la même couleur pour tous et toutes, musiciens et choristes. On boit du petit lait avec les titres du dernier album Ouï. Camille est un miracle de la chanson française. Un univers singulier, expérimental mais non excluant comme pourrait l’être celui de Björk ces dernières années.
Comme au concert de Solange, les musiciens de Camille font le show en dansant, gesticulant, tambourinant. La lumière du jour n’exclue pas la poésie de ce set. Paris (que je te quitte) a droit à une nouvelle orchestration. On recouvre aussi Ta douleur mainte fois entendue et pourtant si douce à l’oreille.
Derrière moi, les vieux du Muppet Show version bobos trentenaires 2017.
Elle : – « Elle est chtarbée cette meuf ! »
Lui : – « Genre elle est couchée au sol ? Elle doit être sous substance ! »
No comment

Action Bronson fou furieux

Action Bronson, 33 ans, affole les foules avec son bagoue, ce dialogue permanent entre son public et lui. La surexcitation est exceptionnelle. Ma +1 quadra trouve enfin un son qui la motive : « ça c’est bien ! »

Tunique ouverte sur torse tatoué et coffre impressionnant, Action Bronson lance un flow continu. Beaucoup de « mother fucker » et « bitch ». Pas peur du ridicule pour le barbu qui va réaliser une très jolie danse butterfly pour inciter le public à en faire autant.

Nicolas Jaar

Une fille à une autre : « Franchement, je veux le voir ! » s’approchant le plus possible de la scène. Car Nicolas Jaar, en plus d’être talentueux, a un physique de bogosse.
Manque de bol, le show débute avec un minimum de lumière profitant du soleil couchant, le tout surchargé d’avalanche de fumée. Début de djset aussi progressif qu’inattendu. Les photographes attendront une bonne 1/2 heure avant de pouvoir shooter avec une lumière propice. Lente montée de décibels instrumentales jusqu’à une décharge amorcée par une prise de micro du beau DJ.
Les néons latéraux forment un cadre restreint pour tenter d’apercevoir les traits du jeune homme derrière les platines. La fumée et le néon horizontal descendant n’améliorant pas la visibilité. Bien au contraire.
Le show prend aux tripes. On ne s’en remet pas tout à fait.

Rendez-vous l’année prochaine pour We Love Green 2018 avec toujours autant de bonnes initiatives comme le compostage à vélo, recharger son smartphone en pédalant bien assis sur un transat, un spot food pour la bonne cause comme Ernest.

Share