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Between Yesterday & Tomorrow : l’histoire d’une vie par Natalie Dessay & Legrand

Natalie Dessay et Michel Legrand se retrouvent en douceur autour de Between Yesterday & Tomorrow.
Avec cette histoire musicale, ou concept-album, la soprano et le compositeur créent un conte d’une heure.
Un conte à la hauteur de la généalogie de ce disque.
En effet, un projet artistique (livre, film, disque) peut mettre des années à voir le jour. Between Yesterday & Tomorrow aura mis 40 ans !
On a eu le plaisir de découvrir l’album entier en présence de ces deux grands artistes dans un bel hôtel parisien.

 

Natalie dessay

Mais tout d’abord, retour à New York, dans les années 1970.

D’hier à Demain… et aujourd’hui

Michel Legrand travaille dans la Grande Pomme. Avec un couple ami, Alan et Marilyn Bergman, ils décident de créer un drame musical : un disque épopée intitulé Life Cycle of a Woman et de le proposer à Barbara Streisand. Michel Legrand s’occupera de la musique et les Bergman des paroles.

La chanteuse est emballée par le projet. Après cinq ans de travail, si quelques chansons ont bien été enregistrées, Barbara ne peut terminer les cessions de studio.
« Elle n’arrivait pas à chanter le premier et le dernier titre, Birth et Last Breath. Il y avait trop d’émotion pour elle dans ces titres, précise Michel Legrand. Alors, je lui ai dit que sans le début et la fin, la vie n’est pas une vie. Et que si elle ne les enregistrait pas, il n’y aurait pas d’album. »

Ce premier chapitre du conte s’arrête donc. Malgré tout, trois de ces chansons enregistrées par Barbara Streisand en 1973, sont éditées par la suite : Between Yesterday & Tomorrow and Can You Tell The Moment? sur l’album Just for the Record (1991) et Mother & Child sur Release Me (2012).

Années 2000, Michel Legrand travaille avec Natalie Dessay. Un jour il lui joue les chansons de Life Cycle of a Woman.
« – Et là elle me dit : « C‘est ça que je veux faire, rien d’autre ! » confie Michel Legrand
Ce qu’il ne dit pas c’est que je l’ai poursuivi tous les mois pendant 5 ans, pour faire ce projet », ajoute-t-elle.

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On sent la cantatrice heureuse de pouvoir présenter son travail, d’avoir réussi cette collaboration.
« Michel a beaucoup évolué dans son travail. Et ce que vous allez entendre sont des orchestrations actuelles. Il n’aurait certainement pas fait les mêmes il y a 45 ans.« 

Between Yesterday & Tomorrow 

Natalie Dessay aime présenter cette œuvre musicale comme un oratorio moderne (un opéra uniquement chanté et sans mise en scène). C’est vrai que cette heure de vie en chansons, toutes liées les unes aux autres, s’en rapproche dans la forme. Mais rien de lyrique dans l’interprétation.  Les morceaux sont assez courts et uniquement en anglais.

De Birth à Last Breath, la voix de Natalie Dessay nous transporte dans les méandres, les joies et les péripéties de la vie.
Dès l’entrée de l’orchestre, on reconnait le style Legrand. On replonge alors directement dans les comédies musicales à succès de Jacques Demy. Les orchestrations, même contemporaines, agissent comme une madeleine de Proust. On ressent encore l’atmosphère 70’s.Natalie dessay

On a retenu cinq titres qui nous ont particulièrement séduits.

Nos 5 chansons coups de coeur

Where Does the Wind Com From?

« Ma vie est pleine de questions, auxquelles personne n’a de réponse« .
On adore le coté cavalcade musicale de ce titre. Elle transmet à merveille la fougue de la jeunesse et son avidité à apprendre. L’énumération de questions, comme les enfants savent en poser à leurs parents, est très bien rendue.
Vous savez, le genre de questions auxquelles vous ne savez donner de réponse simple.

Fairy tales and story books

« Les contes de fées ont des fins heureuses et les enfants y croient« .
Une vraie ballade optimiste empreinte de douceur qui réconforte.
La composition très simple lâche d’un coup les chevaux pour nous transporter dans un univers féérique.

You and I Plus One

« Maintenant, c’est toi et un de plus, et la vie n’est plus la même »
Si vous n’êtes pas amoureux ou amoureuse, cette chanson vous donnera envie de l’être. L’orchestre et Natalie Dessay virevoltent sur un 3 temps tout en mouvement.

Natalie dessay
The more you Have

Dans toute histoire d’amour et comme dans toute vie, il faut un peu d’amertume pour apprécier les plaisirs de la vie.
« The more you have, the more you want […] the more you get: the more you have to loose. »
« Plus vous avez, plus vous en voulez […] le plus vous obtenez : plus vous avez à perdre »
Des paroles qui ont plus de 40 ans et qui résument, sur un air jazz et enjoué, un certain état d’esprit de notre société.

Yesterday’s apples

« Les pommes plus douces, les enfants plus jeunes, les étés plus longs... »
On ne sait pas si l’on peut être d’accord avec les paroles de cette chanson. Cela restera comme un débat au long court. Mais ce qui est sûr, c’est que ce titre restera comme l’une des plus belles de cet album tant au niveau de la musique que de la mélodie.
C’est cotonneux, gracieux et moelleux.

Il y a une dramaturgie et une musicalité très Broadway dans ce disque. Et la voix de Natalie Dessay nous emporte dans une envolée musicale qu’elle ne pouvait déployer à l’opéra. Un disque qui plaira autant aux amoureux de Michel Legrand, qu’aux amoureux de belles mélodies.
C’est ouaté, cosy et réconfortant.
On ne peut que fondre.

Natalie dessay

Nathalie Dessay, Michel Legrand
album Between Yesterday & Tomorrow

(Sony Music)

Musique : Michel Legrand
Chant : Natalie Dessay
Paroles : Alan & Marilyn Bergman

CONCERT
les 29, 30 et 31 mars 2018

 
Théâtre des Champs-Élysées
15, Avenue Montaigne
75008 Paris
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André Manoukian en interview Apatride… à écouter sous la couette

Il y a des artistes pour lesquels on se dit « J’aimerais m’assoir autour d’une table pour parler musique ». André Manoukian est de ceux-là. Apatride, son nouvel album nous a offert cette chance.
Sa jovialité naturelle a donné naissance à une discussion conviviale, dense et riche, dans son appartement parisien.
Beethoven, Dave Brubeck, histoire de la musique et familiale : rencontre avec un homme aussi chaleureux que son album.

 


INTERVIEW – SELFIE

En écoutant l’album, sans prêter attention aux titres, j’ai senti une filiation avec Dave Brubeck. Pourquoi a-t-il autant influé sur cet album ?

André Manoukian : En fait, Dave Brubeck a écrit Blue Rondo à la Turk, et les rythmes à la turque. Ce sont des rythmes composés à 5 temps, 7 temps, 9 temps ou 11 temps. Je crois que c’est le premier à avoir fait ça. De la même manière qu’en découvrant la musique de mes ancêtres, j’ai découvert des nouveaux modes, des nouveaux rythmes.
Et il se trouve que ces nouveaux rythmes sont plutôt turcs. C’est ce qui m’a plus dans la musique de mes grands-parents. Si on m’avait dit, quand j’étais petit : « tu joueras la musique de ta grand-mère ! », j’aurais éclaté de rire.

André Manoukian
Selfie original pour USofParis

Et j’ai découvert des petites cellules mélodiques un peu entre Satie et Ravel pour un projet documentaire sur la diaspora arménienne. Quelque chose que se marie super bien au jazz en fait. Au même moment, j’étais juste en train de me poser la question de me remettre au piano sans chanteuse. L’idée c’était de trouver une clef, parce qu’entre Thelonius Monk et Bill Evans le paysage est large.

Quand j’ai fait la musique de ce documentaire, je l’ai joué : piano, contrebasse et percussion balai. Du coup, mes potes jazzmans me disaient :
« – C’est incroyable ! Tu devrais en faire un disque. C’est des standards?
Non, non ce sont des thèmes traditionnels Arméniens »
Eh bien je me suis dit : « Pour une fois que mes ancêtres m’amènent autre chose que des névroses, je vais en profiter ! » Et pour moi c’était un beau cadeau.

Je voulais explorer un peu ce sentiment très oriental qui est de se réjouir de la mélancolie. Mais ça c’est pareil avec le blues, la saudade, c’est les même mots, ou le Spleen de Baudelaire. Ça évoque l’idée que nous, les musiciens quand il nous arrive un truc pas cool, on se met derrière le piano et on en fait un truc cool. Ça nous guérit de notre tristesse bizarrement. L’expression musicale de la tristesse vous guérit de votre propre tristesse. Et sur ce troisième album, j’avais envie d’aller sur des choses festives.

Vous avez pointé tout de suite le propos du disque surtout autour du morceau Apatride. Dans Brubeck Jan, jan c’est un suffixe qu’on peut coller à tout le monde qu’on s’aime bien.

André Manoukian

Écoutez la musique de ses ancêtres, ça fait remonter des émotions ? La musique a-t-elle une mémoire ?

André Manoukian : Bonne question ! Non seulement la musique a une mémoire mais alors pour le coup la première fois qu’on m’a demandé de jouer quelque chose d’arménien j’ai dit « Mais c’est quoi cette question ? Qu’est-ce que je vais faire ? »

Je me suis assis derrière le piano et je me suis souvenu d’une vague mélodie d’une berceuse de ma grand-mère. Alors ça m’a remis dans cette histoire-là. Il y a un morceau que j’ai appelé Danse du sable, qui fait un peu penser à Khatchatourian [et sa danse du sabre].
Mais surtout la Danse du sable, c’était pour moi ma grand-mère qui marchait dans le désert Deir-Zor et qui disait quand il y avait du vent « le sable, il va nous emporter. Il ne va rien rester de nous.» Et finalement, elle est restée, elle a survécu.

Donc c’est pour ça qu’il y a aussi des morceaux qui sont comme le parcours qu’à fait ma grand-mère : 1 000 kilomètres du nord de la Turquie, au débord de la Mer Noire, jusqu’au désert de Syrie. Pendant que mon grand-père était prisonnier chez les Russes parce qu’il avait été enrôlé de force dans l’armée Ottomane. Il s’est échappé, il est revenu, mais il ne retrouve pas sa famille. Et pour finir, il se retrouve par miracle chez un cousin en Bulgarie qui faisait des roses (la Rose de Damas). Et c’est la même rose que celle de Ronsard qui poussait à Cachan, mais ce n’est pas le Cachan de chez nous. C’est une ville de Perse où la rose est née et Ronsard vivait à Cachan.
Bref, il y avait des boucles comme ça dans l’histoire, dans la musique qui m’ont alimenté pour aller vers tous les titres de cet album.

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Comment vous composez ? Vous êtes forcement derrière votre piano, ou il vous arrive de poser des notes sur le papier ou sur un smart phone ?

Beaucoup de smartphone ! Enclencher le record et jouer des choses le matin. Et même sur un tire-fesse, j’ai eu une super mélodie mais mon smartphone ne marchait pas. J’ai sorti un bout de papier et j’ai écrit comme j’ai pu. J’ai vite fait une portée et quelques lignes. Quand les mélodies viennent, il ne faut pas les louper.

Les thèmes aussi, je les ai beaucoup travaillés. C’est un répertoire qui peut se jouer tout seul au piano. Comme si c’étaient des pièces classiques.

En composant cet album j’étais dans Beethoven. J’avais retrouvé une sonate n°8 que je bossais quand j’étais petit et tout d’un coup je vois des accords géniaux. Et quand on commence à les analyser à l’aune du jazz, les compositeurs classiques font tous des accords incroyables.
Ce que j’aime chez Beethoven c’est sa manière de contracter, d’être très sombre et puis tout d’un coup d’ouvrir. C’est ce va-et-vient permanent, cette espèce de passion.

J’ai lu une interview où vous dites « J’ai mis ma libido dans le piano ». On veut en savoir plus ! 

Ça veut dire qu’avant c’était le timbre de voix d’une chanteuse qui m’inspirait. Il y a des timbres qui me racontaient des histoires. Un jour je faisais mon premier album avec mes musiciens. On était dans un studio à Grenoble, il y a une fille métisse mimi qui passe. On était tous en train de s’engueuler pour savoir qui allait faire le prochain solo. On la rattrape, on lui pose le casque et elle se met à chanter. Et là elle chantait comme Sarah Vaughan !
C’est là que je suis passé du côté féminin de la Force. Et j’ai vu ce que c’était qu’une muse.
Puis un jour je suis allé voir le docteur qui m’a dit :
« – Vous ne pouvez pas continuer comme ça. Vous tombez amoureux, vous écrivez. Vous êtes largué, vous écrivez.
– Que dois-je je faire, docteur ?
– Mettez votre libido dans le piano ! »
Et ça fait mal !

Maintenant, la chanteuse c’est mon piano. Et ce n’est pas le plus facile des instruments pour sortir une expression. Pour moi, il y a plein de pianistes qui font chanter leur piano, comme Brad Mehldau.

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Et le piano est une belle muse ?

Oui ! Le piano mais plus que ça : l’Orient ! En plus d’une muse, j’avais trouvé, tout d’un coup, une source d’inspiration incroyable. Aujourd’hui une musique pour qu’elle se régénère, elle doit incorporer des éléments nouveaux.

Le jazz c’est devenu la musique classique des noirs américains. Et tout ce qu’il se passe d’intéressant et de nouveau aujourd’hui, ça vient d’Orient quand on le mélange. C’est Tigran Hamasyan, c’est Ibrahim Maalouf, c’est Dhafer Youssef. Il y a tout un courant.

J’ai découvert un pianiste de flamenco Dorantes. J’étais sur le cul : c’est Jean-Sébastien Bach qui rencontre les gitans. J’ai le sentiment que je suis toujours en train de tirer sur un fil et dérouler et de découvrir des trucs de dingue.

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Quelle est la création la plus personnelle dans cet album ?

Apatride. Je l’ai appelé comme ça parce que j’ai retrouvé les papiers de mon grand-père il n’y a pas longtemps. Et dessus il y avait un gros tampon apatride. On était en plein débat sur la déchéance de nationalité et je me suis dit : « Mais putain les gars, il y a un moment où on était tous des apatrides ! » Et je le revendique. Pour moi, apatride ça serait presque la solution. Et les musiciens par essence, ce sont des gitans, ce sont des nomades. Leur patrie c’est la musique.

Et pour cet album, je suis allé enregistrer avec des musiciens Turques, Iraniens, Palestiniens, Syriens. Pas pour faire « United Colors of B… » mais juste pour aller choper une âme musicale. J’ai rencontré un violoncelliste turc qui avait une telle manière de jouer. Il avait un super vibrato. Tu avais l’impression qu’il y avait des voix qui sortaient de l’instrument.
A la fin il me dit : « c’est quoi cette musique ? » On était à Istanbul et l’ingé son lui dit « c’est un Arménien qui l’a faite ». Il m’a pris dans les bras et m’a dit « Kardeş » : ça veut dire mon frère en turc.

J’avais aussi envie de replacer la musique Arménienne dans son contexte. Parce que depuis le génocide, les Arméniens ont eu tendance à dire « On n’a plus rien à voir avec l’Orient, on est des occidentaux ». Ils ont même enlevé les quarts de tons de leur instrument.
Donc j’ai eu envie de retrouver la musique d’avant que j’ai imaginée, d’avant le génocide, d’avant la catastrophe. L’époque où ils vivaient heureux, tous les uns avec les autres.

André ManoukianUn bel endroit où l’on peut écouter cet album ?

Dans une bagnole, sous la pluie avec un paysage qui défile. Mais ce n’est pas forcément une musique des grands espaces c’est plus une musique de cocooning. Peut-être sous la couette.

Le souvenir d’un beau concert cette année ?

Oui, c’est trois cinglés : deux saxos et un batteur : Moon Hooch. C’est génial. ! C’est une nouvelle génération de gars qui maîtrise tout.

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D’abord le jazz, et comme ce sont des mômes, ils sont venus avec l’électro. Ils arrivent à faire des plans électro juste avec leurs instruments acoustiques en faisant des espèces d’accidents qui font penser à des loops. Ou en jouant des riffs de techno, des séquences hyper répétitives en allant vers la transe. C’était chouette !

André Manoukian

André Manoukian
nouvel album APATRIDE

(Enzo Production)

CONCERTS

28 novembre 2017 à Nîmes :  Elodie Frégé et Andre Manoukian en duo
16 décembre 2017 à Marseille :  Malia / Andre Manoukian
10 janvier 2018 à Dijon : China Moses  / André Manoukian
13 janvier 2018 à Saint Michel sur Orge  : Malia / André Manoukian
19 janvier 2018 à Vierzon : Elodie Frégé et Andre Manoukian en duo
29  janvier 2018  au Trianon – Paris

Plus de dates sur le site Enzo Production

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Photo du mois #68 : ambiance automnale

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est Josette qui a choisi le sujet : ambiance automnale.

La visite du Hameau de la Reine est impressionnante, car éloignée de la grandeur et des dorures du Château de Versailles.
Son charme discret est un vrai bonheur et les couleurs d’automne lui vont si bien.

Hameau de la reine

Beaucoup d’autres très belles couleurs sont à découvrir :
Dr. CaSo, Sous mon arbre, Laurent Nicolas, Eurydice, Danièle.B, Aude, CécileP, Kellya, Renepaulhenry, Giselle 43, Bubble gones, Shandara, Amartia, Xoliv’, Wolverine, Morgane Byloos Photography, Cara, Angélique, Akaieric, Marie-Paule, Mirovinben, DelphineF, Chat bleu, J’habite à Waterford, Josiane, Betty, Who cares?, Lavandine83, Gilsoub, magda627, Jakline, Frédéric, écri’turbulente, François le Niçois, La Fille de l’Air, Ventsetvoyages, Carolyne, Lyonelk, Alexinparis, Tambour Major, Céline in Paris, Brindille, El Padawan, Magouille, Philisine Cave, Nicky, Christophe, Josette, Memories from anywhere, Philae, Cricriyom from Paris, Alban, Lilousoleil, Mamysoren, Escribouillages, Sandrin, Lavandine, Gine, La Tribu de Chacha, Tataflo, Chiffons and Co, BiGBuGS, Pat, Pilisi, Lau* des montagnes, Natpiment, Blogoth67, Krn.

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On a tous quelque chose de Johnny : hommage rock détonant !

C’est le boss depuis les années 60’s.
Qu’on l’aime ou non, Johnny Hallyday reste l’un des piliers du rock français.
Ce 17 novembre sort,
On a tous quelque chose de Johnny, l’album de reprises de 16 de ses standards. Artistes incontournables ou nouveaux venus sur la scène musicale, chacun a abordé avec humilité sa reprise du maître du rock.

Certains vont certainement crier à la récup, voir à l’ignominie musicale ! Lisez ces lignes avant de hurler.

On a tous quelque chose de Johnny

On a tous quelque chose de Johnny : notre avis

Un « Tribute » n’est pas toujours de bon augure pour les oreilles.
Mais là niveau musical, c’est du lourd. Normal, c’est Yarol Poupaud qui a fait tous les arrangements de l’album (à part celle de Calogero). Son travail est ciselé sur quasiment tous les titres, proche des univers des chanteurs. On sent vraiment l’envie d’une cohérence artistique. On sent aussi l’énergie de l’enregistrement live.
Johnny lui-même pourrait poser sa voix sur les versions instrumentales de ces 16 titres.

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On pourra éventuellement discuter de certaines interprétations qui ne nous ont pas toutes convaincues. En effet, il peut être dur de marcher dans les pas de Johnny…

Les patrons, ceux qui ne tremblent pas

Il n’y a que peu de noms à mettre dans cette catégorie.
On commencera par Garou. Sa version de Ma Gueule est très proche de l’originale. On y retrouve la puissance de Garou, un grain de voix proche de Johnny et une émotion à la hauteur de la chanson.  L’ami québécois a l’organe pour cette reprise. sans prise de risque.

Nolwenn Leroy tire aussi son épingle du jeu avec sa version de
Quelque chose de Tennessee. On aime son charme et son émotion dans l’interprétation. Une très belle version.

On a tous quelque chose de Johnny

On mettra Que je t’aime d’Amel Bent dans cette catégorie, mais elle devrait avoir un place un peu à part.
Comme on l’a dit : difficile de concurrencer le patron. Malgré tout Amel Bent s’en sort plus qu’honorablement.
Si le début de sa reprise est un peu en dessous, elle arrive à nous emporter sur la fin. Sa voix est assez puissante pour rivaliser avec le boss, son interprétation empreinte d’émotion.

Les vraies surprises

Ce sont les artistes juniors qui osent. Même si certains anciens nous ont aussi surpris, voir cueillis.

Avec Louane et La musique que j’aime, on se propulse dans une vraie ballade blues. On embarque dans une bagnole pour fendre les grands espaces US. Elle ne tombe pas dans les pièges de la chanson.
C’est d’ailleurs la seule à n’avoir faire qu’une seule prise à l’enregistrement. Chapeau.

On a tous quelque chose de Johnny
Ce qui nous a surpris avec la version de Slimane, c’est que peu de journalistes présents à l’écoute ont reconnu sa voix.
Preuve que sa version de Marie est bien loin de l’image consensuelle que peut laisser un gagnant de The Voice. Sa voix très expressive nous a surpris.

Place au benjamin de l’album : Lisandro Cuxi et son Noir c’est noir. Ce que l’on aime dans cette interprétation, c’est le côté frais et nonchalant. La fougue de la jeunesse en somme.On a tous quelque chose de Johnny

On plonge dans un autre style avec Patrick Bruel. Il nous cueille avec J’ai oublié de vivre.  A tel point qu’on aurait aimé lui poser la question suivante en interview : « Avec une telle émotion dans la voix, que dit cette chanson de vous ? »

On finit cette partie avec la reprise énergique du titre Les Coups by Marco Prince et FFF. On y retrouve une rage urbaine dans un arrangement hyper rock. Les cuivres sont très présents. Ça balance du groove avec énergie, très rythmée. Un des gros kiff de cet album.

On a tous quelque chose de Johnny

Ceux qui sont passés un peu à côté

Tout d’abord Florent Pagny, qui même s’il fait le job, livre un Requiem pour un fou propre, puissant mais sans âme, sans réelle folie. Pourtant, il parait qu’il est sorti rincé de sa cession d’enregistrement.

De son côté, Kendji Girac pêche un peu par son manque de puissance vocale, de coffre. L’envie n’est pas l’une des plus faciles à chanter sans se faire comparer à Johnny.

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Le Pénitencier de Gauvain Sers ne nous convainc pas forcément non plus. L’arrangement est un trop « horse road movie » à notre goût, vraiment trop folk pur. Cela donne un ton très décalé au titre.

Sur Tes tendres années, Raphaël est en mode Raphaël. C’est pas mal produit, mais on ne sent pas de réel frisson, de conviction dans la voix.

Et malgré tout certains arrivent à transporter Johnny dans leur univers.

Johnny Hallyday VS un univers musical

Car oui,  tout comme Raphaël fait du Raphaël, Benjamin Biolay fait lui aussi du Biolay.
Mais le dandy lyonnais semble le faire avec plus d’envie. Mais surtout avec plus d’émotion.  L’orchestration très 70’s de Retiens la nuit, survolée par l’orgue style hammond, s’unit parfaitement à la voix retenue et rocailleuse de Biolay.

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Dans un autre style, Gaëtan Roussel transporte lui aussi Je te promets dans son monde. Cette ballade plutôt douce devient alors plus rugueuse. Et d’un coup, la voix du leader de Louise Attaque apporte sa propre transe à ce tube.

On a accroché de suite à l’univers festif que Thomas Dutronc propose sur Gabrielle. D’ailleurs, c’est durant l’enregistrement qu’il a découvert le second degré du texte, en ayant les paroles sous les yeux. Et ce nouvel éclairage ce ressent dans l’interprétation : fraiche, légère et totalement folk-rock avec une guitare bien présente comme on aime pour ce morceau.

Reste maintenant l’OVNI de ce tribute : Calogero.
Car s’il y a bien un artiste qui possède son univers,  c’est bien lui.
Ce n’est pas pour rien que « Calo » est le seul à avoir pu faire sa propre orchestration. Alors c’est vrai que Elle m’oublie est totalement transfigurée à la mode Calogéro. C’est aérien, doux, exquis mais un poil décalé par rapport à la cohérence musicale de l’album.

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En somme pas de gros gadin sur cet album hommage à Johnny Hallyday, juste des versions un peu en dessous pour les moins bonnes et d’autres très surprenantes à l’opposé.
Un album qui réconciliera  donc les amateurs de Tribute (et de musique) qui pouvaient être déçus des dernières sorties dans les bacs.

Pour en savoir plus sur le projet, notre interview croisée à lire ici.

Johnny Hallyday

On a tous quelque chose de Johnny

album disponible à partir du 17 novembre 2017

Avec la participation de : Kendji Girac, Slimane, Garou, Benjamin Biolay, Louane, thomas Dutronc, Lisandro Cuxi, Patrick Bruel, Gauvain Sers, Florent Pagny, FFF, Amel Bent, Gaëtan Roussel, Nolwenn Leroy, Raphael, Calogero

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Gerbes d’amour : Constance déchainée au Grand Point Virgule !

Après Partouze Sentimentale, Constance brille avec un max de love, des beats et de l’humour corrosif à souhait avec Gerbes d’Amour au Théâtre du Grand Point Virgule à partir du 14 novembre.
Notre petite beauté comique se met, pour l’occasion, au chant. Et ça pulse à mort !
Que Giedré soit prévenue, elle a une vraie concurrente, en beaucoup plus féroce. 

Gerbes d'amour

Constance est capable de tout !

On savait la trentenaire redoutable en matière d’humour noir, très noir, en situations qui font déglutir de travers et en poil à gratter puissance 1000.
Constance est vraiment capable de tout et même de s’autoproduire ! Adieu le confort d’une production toute dédiée à son artiste. Constance s’émancipe avec ce spectacle et emmène dans son nouveau dérapage contrôlé une complice : Marie Reno. 

Avec la musicienne-chanteuse, elle goûte avec toujours plus d’intensité aux joies de la scène, mais cette fois en duo, après 10 ans de solo sur toutes les scènes de France. 

Gerbes d'amour

Ptit chat, pute, princesse, Picarde, fêtarde… 

Constance excelle dans l’art de se costumer, de surprendre à chaque fois, de se dégueulasser la tronche pour les besoins de la vanne.
Didier Super, le metteur en scène de Gerbes d’Amour, a eu la géniale idée du paravent noir. Cette fois, l’artiste ne quitte plus la scène pour changer de costume.
Ce qui nous donne droit aux apartés de très haute volée que l’on mérite.
« Artiste pute, produit de consommation » ouvre le spectacle. Constance n’a une nouvelle fois pas froid aux yeux, ni aux cuisses. Ce shorty lui va si bien.
Cette chanson fait penser à ces Youtubeuses capables d’émerveiller avec leur dernier masque de beauté, d’émouvoir avec leurs petits tracas (« un twittos a été trop méchant avec moi hier« ), tout en n’oubliant pas d’encaisser les virements bancaires pour les nombreux placements produits dans leurs vidéos.
Cute à mort ! Ou plutôt so 2016 ! 

Mais Gerbes d’Amour c’est aussi un max de love avec le public. Constance excelle dans la pleine communion avec ses spectateurs, quitte à en « maltraiter » un au passage. 

Du love en chanson : la nouvelle princesse qu’elle campe est irrésistible, comme sa mère de famille au coup de main exceptionnel. 

A la sortie du spectacle, on ne regardera plus les saisons comme avant (le printemps, l’été, quelles emmerdes !), on aura un mal à oublier cette délicieuse illustration d’une famille picarde très particulière, sans parler de la soirée de beuverie avec gros dommages collatéraux. 

Gerbes d’Amour :

C’est des beats dans ton body, de l’humour qui tâche mais pas autant qu’un verre de vin rouge, c’est une soirée de fête totalement déconnante mais sans la gueule de bois.
C‘est une blonde qui dégomme tout et une brune qui vous achève avec doigté au piano ou en guitare.
Un spectacle recommandé pour tous les couples, les célibataires. Et encore plus si t’es déprimé(e) et que tu sors d’un burn-out. 

Gerbes d'amour

Germes d’Amour
le nouveau spectacle de Constance
avec Marie Reno
mise en scène : Didier Super

du 14 novembre 2017 au 24 avril 2018

tous les mardis à 19h45

au Grand Point Virgule
8 bis rue de l’Arrivée
75015 PARIS

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Cigoire : shopper autrement en mode slow et jeunes créateurs

Envie de nouveautés ? De shopper autrement et dans un beau décor ? Prendre votre temps pour découvrir de jeunes créateurs, des produits petite série et un mode de consommation intelligente.
SAVE THE DATE : Cigoire fait étape à Paris du 17 au 19 novembre dans le 6e. Vous risqueriez fortement d’être supris.e comme nous !
Au programme : prêt-à-porter, design, soin, food. 

Cigoire

« Il y a une créativité à notre porte qui n’a pas de moyen de diffusion »
C’était le thème du dernier TEDxPARIS au Grand Rex : SLOW !
Ralentir, prendre le temps, revenir aux fondamentaux.
C’est le pari original du créateur lillois, Francis-Edouard qui a conçu Cigoire pour proposer une alternative aux centre commerciaux, aux chaines qui nous ennuient et à certains concept-stores un brin fumeux.
Le tout en donnant un beau focus à des créateurs qui gagnent à être connus.

CigoireCigoire

Le principe est simple : réunir des marques et créateurs – une quarantaine à Paris – dans un lieu original, agréable comme un château, par exemple.
Et aller à la rencontre des luminaires made in France (KNGB Créations), d’un maillot de bain fait pour nous les hommes (Apnée), d’un chocolat racé (Chocolaterie Beussent), d’un alcool fort stylé (Arhumatic)…
Mais ça, c’était lors des précédentes éditions.

Cigoire c’est la surprise totale, l’inattendu et le coup de foudre au détour d’une porte, d’un couloir.

Les événements shopping sont ouverts à tous à toutes.
Il suffit d’être curieux et d’avoir envie de s’offrir et d’offrir des cadeaux différents, privilégiant le circuit-court.

CigoireCigoireCigoire

Prochain rendez-vous : Urban Orient

Vendredi 17 novembre : 18h – 22h
Samedi 18 novembre : 11h-19h
Dimanche 19 novembre : 11h – 19h

8, rue Neslé
75006 PARIS

inscription sur : www.cigoire.com

Entrée libre

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On a tous quelque chose de J. Hallyday : interviews croisées !

Focus sur la sortie de l’album On a tous quelque chose de Johnny. USofParis a assisté à la conf de presse avec Yarol Poupaud (le guitariste de Johnny Hallyday) et Sébastien Farran (le manager du rocker) et a réalisé une série d’interviews avec trois artistes passionnés :
Marco Prince (de FFF), Slimane et Lisandro Cuxi.

Johnny Hallyday
de guache à droite l Yarol Poupaud, Lisandro Cuxi, Gauvain Sers, Amel Bent, Marco Prince (FFF), Slimane et Sébastien Farran

Même si c’est Universal qui est à l’initiative de ce disque, c’est bel et bien le tout premier album hommage autour de Johnny Hallyday.
Il faut alors savoir que le tôlier était partie prenante dès le début dans sa conception. Sa femme et lui ont d’ailleurs choisi les artistes.
Johnny s’est plutôt concentré sur les chanteurs proches de son univers et Laetitia a proposé des chanteurs plus jeunes et d’autres plus éloignés de l’univers de Johnny, comme Benjamin Biolay.
Si tous les artistes présents sur ce disque ont été validés par le boss, tous ceux qui se sont proposés n’ont pas forcément été acceptés.

D’ailleurs, Lisandro Cuxi, le benjamin de l’album, n’en revient toujours pas. « Ma maison de disque m’a dit : «Veux-tu participer à l’album de reprises de Johnny ?» J’ai fait : « Euh… quoi ? … Vraiment !?»
Et puis après, on a décidé quel morceau j’allais faire :
Noir c’est Noir».

Reprendre Johnny Hallyday : une folie ?

« Je pense qu’il y a une dose d’inconscience ou de folie quand tu décides de faire une reprise en sachant que l’interprète c’est Johnny et le créateur Stevie Wonder, confirme Marco Prince (le leader du groupe FFF). Il faut y aller avec le degré d’inconscience qui sied au chanteur. Y aller sans y réfléchir parce que si tu réfléchis, c’est effrayant. »

Slimane ajoute que « ce qui était important c’est que ce soit validé, par Johnny et qu’il en ait envie. Et c’était un honneur de me dire qu’il allait entendre ma voix posée sur une de ses chansons. »

Johnny Hallyday
Slimane

Lisandro a conscience que « chanter après Johnny, ça peut être un danger. Les gens ne peuvent ne pas aimer. Mais je pars du principe que si je prends du plaisir en l’enregistrant et que j’aime, et bien tout roule. »

Pourtant pas de quoi s’inquiéter car d’après le manager de Johnny, Sébastien Farran : « Ce qui plaît le plus à Johnny, c’est d’avoir un vrai panel artistique large, il a été très touché par ça. Il a souhaité que l’on fasse perdurer cet état d’esprit du rock’n’roll. Si le projet final ne lui avait pas plus, il ne serait pas sorti. »

De la sélection des titres au studio

Côté musique c’est Yarol Poupaud qui a supervisé les arrangements et les orchestrations de cet album. « Musicalement, on voulait rester dans un univers proche de celui de Johnny. Garder la couleur rock, les premières prises, toujours les plus vivantes.
On a été surpris des choix des artistes. Comme Louane avec Toute la musique. »

Johnny Hallyday
Yarol Poupau

Pourquoi ce choix ?

Lissandro – Noir, c’est Noir : « J’ai eu un feeling pour cette chanson. C’est un peu à l’ancienne dans le blues, le rock… dans la rythmique. Je voulais qu’il y ait cette touche que j’ai au fond de moi aussi. J’ai mis dans cette chanson ce que je ne peux pas mettre dans mes albums. »

Marco Prince – Les Coups : « On a hésité longtemps entre reprendre une ballade et une chanson plus énergique, dont le groove nous semblerait plus palpable. C’était important, parce que ce n’est pas exactement notre culture musicale non plus. On avait besoin de ressentir physiquement un émoi sincère. On s’est dit : « On ne sait pas où ça ira, mais c’est sur celui-là qu’on est le plus à l’aise, que l’on s’exprime le mieux, on a trouvé un espace.»

Johnny Hallyday
Marco Prince

Yarol Poupaud a donc fignolé les arrangements en fonction des artistes qui faisaient les reprises. Pour Louane, « on a baissé la tonalité, fait un peu moins rock brut niveau musique. »

En studio avec les musiciens de Johnny

« On a enregistré live, musiciens et chanteurs » confirme Yarol Poupaud.

Marco Prince a kiffé le fait de retrouver cette sensation de liberté en enregistrement : « C’était une espèce de fantasme musical d’avoir tout le monde dans le studio. De faire 3, 4 et bam : tu balances la chanson et tu vois ce qu’il se passe. On a fait le titre en une journée. Il y a eu très peu de prises, à l’ancienne quoi ! »

Slimane était en studio pour son album en même temps. « Je ne voulais pas trop répéter la chanson [Marie], pour ne pas en perdre l’essence. Cette folie et ce premier jet que l’on a quand on fait une chanson. Donc je l’ai travaillée directement en studio. »

Au final, Marco Prince juge que le plus intéressant : « c’était de réussir à trouver ma place, sans me faire vampiriser par la version de Johnny, ni celle de Stevie Wonder. Il y a même eu un truc assez animal : le fait d’être à la place de Johnny. J’estime avoir réussi à faire ça. Et j’y ai pris beaucoup de plaisir à le faire. C’était très joyeux. »

Johnny, dans nos mémoires…

Pour conclure, on a demandé aux artistes quelle était l’image la plus forte qu’ils avaient du king Hallyday.

Pour nous, c’est un concert diffusé à la TV dans les années 80. Avec la chanson phare La Peur, et un Johnny en tenue cuir-cloutée et sanguinolent dans la mise en scène. En mode Mad Max parfait. Un peu effrayant aussi quand tu es gamin.

Johnny Hallyday
Lisandro Cuxi

Lisandro se souvient d’un live, à la télé aussi, « où il a chanté Allumer le feu. Il y avait plein de flammes derrière qui partaient dans tous les sens. Je me suis dit : « Waouh, c’est du vrai show ! ». J’ai eu envie d’être à sa place en mode show-man, d’être avec lui, de chanter avec lui. Vraiment c’était dingue. »

Pour Slimane, ce sont les concerts au Stade de France : « C’était impressionnant. Je n’y étais pas, j’étais un peu jeune. J’ai vu des vidéos. Mais quand tu es jeune chanteur, c’est le genre de choses qui te font rêver. »

Et pour conclure, Marco Prince se souvient d »images proches de la transe de Johnny à la télévision, en très gros plans et en sueur, avec un costume bleu azur et des strass. J’étais gamin.
Plus tard , j
’ai trouvé  que ça ressemblait à des images de James Brown. »

Johnny Hallyday

On a tous quelque chose de Johnny

album disponible à partir du 17 novembre 2017

Avec la participation de : Kendji Girac, Slimane, Garou, Benjamin Biolay, Louane, thomas Dutronc, Lisandro Cuxi, Patrick Bruel, Gauvain Sers, Florent Pagny, FFF, Amel Bent, Gaëtan Roussel, Nolwenn Leroy, Raphaël, Calogero

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Fox Play, une vague de séries cultes et d’exclu à la demande !

Un nouveau service de VOD débarque sur le réseau de Canal Plus : Fox Play ! 
Fans de série, vous allez pouvoir passer des soirées de binge watching à vous décoller la rétine.
Le meilleur des séries de la Fox intégré au pack Ciné Séries. Plutôt cool !
UsofParis était à la soirée de lancement totalement barrée avec remakes en pagaille. 

Fox Play

Ce mardi, dans le 13e, Les frigos de Paris accueillent les équipes de FoxPlay pour un lancement du service VOD tout en folie.
Ambiancée par l’équipe déjantée de WATO, impossible de garder son sérieux.

Avant d’attendre le point de rendez-vous emblématique, on traverse les décors et univers des séries cultes.

Des moments drôles, mais parfois plus flippant comme avec la reconstitution de Salem.

Fox Play
Salem
Fox Play
24 heures chrono

Même si l’ambiance reste bon enfant, les convives ne savent jamais à quoi s’attendre. L’inattendu arrive à tout moment, au détour d’une porte,

Dans la cour, les gyrophares d’un voiture de police virevoltent dans la nuit noire. Ambiance glauque et étrange.
Un sosie de Scully nous aborde, un pseudo alien contorsionniste à ses trousses. X-Files est magnifiquement parodié.

Fox Play
X-Files
Fox Play
Glee
Fox Play
How I meet your mother

On danse avec Glee, on tombe amoureux à côté d’une locomotive de ouf et sous un parapluie jaune à la manière de How I meet your mother.

Au final, on atterrit dans un appartement véritable décor de cinéma ou d’opéra baroque à souhait. C’est le loft du décorateur Paolo Calia. De la fantaisie dans toutes les pièces, y compris dans la salle de bains et les toilettes. Un grand moment les toilettes !

Fox Play

Fox Play

La soirée de lancement est à l’image de Fox Play : un joyeux délire avec un max de séries, de moment délirants, romantiques, déjantées que dépaysants.
On s’impatience déjà des séries en exclu comme : Baskets, Minority Report, Graceland ou The Grinder. 
Une offre de programmes immanquable !

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Un Grand Week-end à Paris 2018 : pour un séjour parfait #concours

L’édition 2018 guide Un Grand Week-end à Paris a une invitée de choix : Isabelle Spanu, la truculente et inspirée blogueuse de Mon Joli Paris.
Au programme : des coups de coeur, des adresses rares, originales et des must-see (21 quartiers à arpenter).
On a repéré 5 bons conseils dans ce guide parmi une bonne centaine d’activités, visites et autres incontournables.
Un grand week à Paris

Ensuite : une des meilleures adresses healthy

On a testé le brunch du samedi ! On l’a aimé.
Ici, de 11h à 15h, les larges tables font face à l’activité à plein régime des 3 gars derrière le comptoir. On s’est fait la totale : jus détox, assiette gourmande (au choix végétarienne ou poulet aux herbes de Provence) et un super dessert, des pancakes au lait de coco.

Un grand week-end à Paris

Gravity Bar : cocktails au top

Isabelle raffole de l’ambiance et de la déco.
Nous, on a testé les cocktails en mode fooding et les bons petits plats.
Le repère de la rue des vinaigriers n’est pas grand mais il est vraiment attachant.

IDA : prochain coup de cœur 
Un restau qui est dans notre todo list depuis un moment.
L’avis d’Isabelle est sans appel : « j’y ai mangé les meilleures pâtes à la carbonara de Paris » et sans crème !
Il y a donc urgence pour vous comme pour nous de nous rendre à cette adresse  de la rue Vaugirard et ainsi faire la connaissance du bogosse Denny Imbroisi.

Visite guidée du Père Lachaise
Aussi dans notre todo-list : la visite de Thierry Le Roi. Ce guide connait le cimetière comme sa poche. Il en connait les recoins et les anecdotes capables de laisser sans voix le Parisien blasé. Bref, un incontournable quand on pense avoir vu les plus belles tombes.
Des petites merveilles se dérobent au grand public.

Sergeant Paper
On adore la palette de sérigraphies proposées. Il y a des artistes inconnus et des incontournables comme Shepard Fairey, alias Obey.
Ne pas manquer la partie livre avec de belles éditions. Il y a aussi des t-shirts de créateurs, des events sympa. Que des bonnes raisons de passer par la rue Quincampoix.

Encore beaucoup d’autres découvertes à faire avec Un Grand Week-end à Paris 2018 qui conseille celles et ceux qui veulent se faire un beau séjour dans la capitale et qui réserve de belles surprises aux Parisiens.

CONCOURS

Des exemplaires du guide Un grand week-end à Paris 2018 sont à gagner ici !!

Le principe est simple : nous laisser un commentaire juste en-dessous en n’hésitant surtout pas à partager ce que vous rêvez de faire à Paris.

Tirage au sort parmi tous les participants dans 2 semaines.
Les gagnants recevront un mail pour leur demander leurs coordonnées complètes pour l’envoi du guide.

AUGMENTEZ VOS CHANCES DE GAGNER en likant le post du concours sur la page officielle FB du blog

Bonnes chances à tous et toutes !

Plus de jeux concours
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Jean la Chance ou l’histoire d’un anti-héros engagé !

La compagnie Frères d’Art vous donne rendez-vous au Théâtre de Ménilmontant à la (re)découverte d’une curiosité truculente : Jean la Chance, conte inachevé de Bertolt Brecht inspiré du conte éponyme des frères Grimm.

Cette œuvre de jeunesse, retrouvée par hasard, nous permet déjà de distinguer les prémices de ce qui va devenir le style de Brecht : une volonté de pousser le spectateur à la réflexion plutôt que d’être dans l’illusion théâtrale et qu’il nommera la « distanciation ».

Jean la chance

L’intrigue nous mène dans une ferme où Jean, fermier naïf et altruiste connaît une vie paisible auprès de sa femme Jeanne. Sa rencontre avec un homme va bouleverser cet équilibre et entraîner Jean dans un périple tumultueux.

Jean procède à différents échanges (où il est toujours perdant) avec les personnes opportunistes et dénuées de scrupules qu’il rencontre. Nous observons le renoncement à des modes de vie différents. En effet, Jean échange d’abord sa femme qui représente l’amour puis sa ferme qui évoque le foyer, une charrette qui symbolise l’aventure, un manège qui est le romantisme…  Jusqu’à se retrouver dépouillé de tout ce qu’il possède, hormis sa vie qui a peut-être aussi une valeur d’échange ! Qui sait ?

Jean semble vivre cette dépossession relativement bien. Plein de sagesse respectueuse, il reste fidèle à lui-même. Il est en harmonie. Il écoute son corps, la nature environnante et l’âme des gens qu’il rencontre. Il se retrouve sans rien d’autre que ses besoins fondamentaux à assouvir et il s’en réjouit. Il remercie même ses spoliateurs ! Il a atteint une certaine forme de bonheur simple voire l’ataraxie.

Jean la Chance

Les quatorze personnages sont brillamment interprétés par 4 comédiens. Ils se mêlent au public. Ils jouent la pièce avec coulisses apparentes et deux « flight-cases » pour créer l’ensemble de la scénographie. Ce choix de mise en scène nous plonge dans un monde étrange à la manière de Tim Burton ou Federico Fellini renforçant l’esprit du conte. Nous sentons véritablement l’osmose entre les différents comédiens. Nous sommes conquis par l’intensité de leur jeu ! La notion de plaisir est présente. Nous avons beaucoup ri. Nous avons beaucoup aimé et nous avons beaucoup réfléchi.

C’est une réponse à notre époque consumériste où la possession semble être à la base du bonheur…

by Jean-Philippe

Jean la chance

Jean la Chance

Adaptation du conte éponyme de Bertolt Brecht
Metteur en scène : Constant Vandercam
assisté de Tiphaine Canal
Lumières : Filipe Gomes Almeda
Comédiens : Benjamin Assayag, Lou Guyot, François Raüch de Roberty et Constant Vandercam

les mardi 21 novembre à 21h
mardi 5 décembre à 21h
samedi 9 décembre à 21h

au Théâtre de Ménilmontant
15, rue du Retrait
75002 PARIS

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