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Ehla interview de l’ombre à la lumière pour l’EP Au loin

Ehla, jeune artiste pétillante, qui cache bien sa timidité, sort cette semaine son premier EP Au loin. Fabien alias Grand Corps Malade, en véritable ange gardien, l’a aidée à révéler ses talents d’écriture.
Au total, 4 titres qui dévoilent une personnalité attachante que l’on a hâte de découvrir en live sur la scène du Réservoir à Paris, le 25 septembre.

Interview selfie EHLA

Elha
selfie original pour UsofParis

UsofParis : Te souviens-tu de ta première émotion musicale ?

Ehla : Mon père fait de la musique. Pendant les voyages en voiture, je me souviens qu’on chantait tous les 3 avec ma sœur, Lara.
Les premiers émois sur scène, ça a été avec la danse.
Et Alicia Keys, le premier gros concert que j’ai vu. Elle est musicienne, souriante, auteur-compositeur. J’ai un vrai crush pour elle. Et aussi Ben l’Oncle Soul, j’aime le RnB, la soul.

Qui a dégainé en premier pour faire de la musique, ta sœur ou toi ?

J’étais un peu le Tanguy de la famille. 🙂 Je faisais de la musique dans ma chambre en attendant que ça arrive. Clara est partie plus tôt, à 18 ans. Moi, ça a été 5 ans plus tard. J’avais besoin de faire d’autres expériences.

Si elle n’avait pas ouvert la voie, tu serais quand même partie ?

J’ai eu des opportunités qui m’ont convaincue que j’étais faite pour la musique. C’était tellement une passion pour moi, que je serai partie quand même.

Vous donnez-vous des conseils mutuellement ?

Oh oui ! J’ai un manager mais ma sœur est mon 2e manager et inversement.
On se consulte pour tout : une tenue pour la scène, pour les clips (je suis la première à voir ses clips). Qui peut être plus franc qu’une sœur ?
Des fois, ça fait mal mais au moins c’est réaliste.
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Quels mots de Grand Corps Malade t’ont touchée ? 

Fabien m’a vue en concert à la Bellevilloise et quand je suis sortie de scène, il m’a attrapée par le bras et m’a dit : « y’a pas de doute, t’es une putain d’artiste !« 
Ce qui est touchant, c’est qu’il est le même sur scène et en dehors, sincère. J’ai envie de suivre son exemple.

Comment s’est passée l’écriture des textes ?

Dans l’EP, j’ai coécrit Demain Encore et La Perle avec Fabien.
Sinon, je suis allée le voir sur une petite scène dans le Sud. Il a eu le temps de m’analyser, on a voyagé en train ensemble. Il y a peu de chansons sur la timidité. Je lui en ai parlé et deux jours après je recevais le texte La Timide. C’était du sur-mesure. Je me reconnais dans toutes les paroles. C’est juste moi et beaucoup d’autres personnes aussi.
Pour les musiques, je travaille en studio avec High P, mon producteur. Pour Demain Encore, on a débuté guitare-voix, j’ai fredonné un mix franço-anglais, j’ai commencé à écrire.
Avec l’intervention de Fabien, le texte a été bouclé en 30 minutes.

Pour l’écriture, tu as besoin d’être seule ?

Seule oui et avec aucun bruit, pour être concentrée. C’est plus dur d’écrire que de trouver des mélodies avec mon synthé. Ce n’est pas encore un plaisir.
Je suis dans la rythmique avec les mots. Ils sonnent bien mais n’ont pas forcément de sens.
C’est là que Fabien m’aide aussi. Il m’aide à concevoir une histoire.

L’album sera-t-il différent de l’EP ?

Sur l’EP, il y a des sonorités différentes. Et le liant de tout ça c’est la patte musicale d’High P et ma voix. C’est assez éclectique. Je ne pense pas que l’EP sera un avant-goût de l’album.
High P est très rapide, il est très ouvert. Il a mille inspirations. C’est un guitariste.

Comment passe-t-on de l’ombre à la lumière et on va au-delà de sa timidité ?

Je ne sais pas si je la dépasse. Sur scène, je continue de l’être. 🙂
Je l’ai intégrée, je ne cherche pas à être quelqu’un d’autre. Ca peut être touchant aussi.
Il y a 10 ans, je pense que j’étais incapable d’acheter une baguette de pain sans bégayer. Ce sont, au final, des caps que l’on passe sans s’en rendre compte.
Mes premiers concerts,  chanter devant Grand Corps Malade pour la première fois sont aussi des étapes qui ont fait que je suis moins timide.

Faire de la musique, c’est s’exposer à des critiques, des faux amis aussi. Te sens-tu prête à affronter ce côté-là ?

Avant, j’étais agent administratif, je faisais un métier qui ne me plaisait pas, avec une équipe difficile. Je me suis battue pour faire de la musique maintenant et je suis tellement heureuse, je fais en sorte de positiver.

Un mantra qui t’aide à vivre ?

N’avoir aucun regret. Tout tenter et n’avoir peur de rien.
Ehla
Chaussures d’Ehla

Qu’est-ce qui te fait le plus rire ?

J’adore rire ! Je me calme quand je suis en interview. 😉
Il y a de très bon youtubeurs : Norman, Kemar. Et à la base, j’adorais Eric et Ramzy.
Mon côté du sud est d’observer les gens et de voir ce qui est drôle dans certaines situations.

Les réseaux sociaux, comment tu gères ? C’est naturel pour toi ?

Oui. J’adore Instragam, car j’aime la mode. Ça me permet de puiser des inspirations.

Tu as partagé sur FB que New York était une ville inspirante. 

J’ai bossé là-bas, je suis partie avec mon ordi et un mini-synthé Logic.
La ville est plus énergique. Ça inspire d’autres choses. J’ai composé des titres, je vais les faire écouter à mon équipe. J’espère bien que ça se retrouvera dans l’album. 😉

Un spot à New York à nous conseiller ?

Le restaurant Sylvia’s.
De la cuisine traditionnelle américaine, très simple et c’est très bon.
On y est allés un dimanche, les clients sortaient de l’église et chantaient du gospel.

 

by Alexandre

Ehla

EHLA
EP Au loin
(Capitol Music France)

 

en concert le 25 septembre

au Réservoir
16 rue de la Forge Royale
75011 PARIS


FB officiel : ehlamusic

CONCOURS

 

Nous aimons partager nos coups de cœur !
Pour la peine, on vous laisse le choix : 1 EP dédicacé ou 2 places de concert pour le Réservoir, le lundi 25 septembre pour voir Ehla en live.

Il suffit de remplir le formulaire en ligne pour participer au tirage au sort.

Augmentez vos chances de gagner, en likant le post sur la page FB du blog

Bonne chance à toutes et toutes !

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Indociles au Théâtre des Mathurins : Audrey Dana bluffante !

Audrey Dana, vibrante interprète d’une galerie de personnages aussi barrés, originaux, géniaux et à la marge. Indociles au Théâtre des Mathurins réinvente le « seul en scène » avec de belles trouvailles de mise en scène dont la présence de la batteuse Lucie Antunes.

Indociles
photo Emilie Brouchon

Indociles : hymne à la vie 

Audrey Dana s’est associée à Murielle Magellan pour nous livrer l’histoire de Véro une enfant qui se rêve peintre. Autour d’elle virevoltent des femmes : sa mère, des amies, des rencontres et aussi son père.
Avec un réel talent, la comédienne campe ces 14 personnages pour nous faire vivre une bribe de leur histoire, découvrant la personnalité de ces Indociles.

C’est à la fois drôle, tragique, passionnant, déstabilisant aussi. 

Les changements de personnages sont d’une fluidité folle, instantanés.  Audrey Dana est une brillante interprète, usant d’un minimum d’accessoires.
La bande-son abstraite tout en percussions assurée par Lucie Antunes apporte rythme, tension et couleurs à cette galerie de portraits. 

Indociles impressionne. Le monologue final est d’une force incroyable. Il a été comparé à Léo Ferré pour mon voisin. 

Je suis ressorti du théâtre avec l’évidence que j’étais aussi un indocile, gorgé d’un souffle euphorisant.

Indociles

Indociles 

Avec Audrey Dana et Lucie Antunes
Écrit et mis en scène par Audrey Dana et Murielle Magellan

du mardi au samedi à 19h

jusqu’au 18 novembre 2017

au Théâtre des Mathurins 

36, rue des Mathurins
75008 Paris 

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Photo du mois #66 : palette de couleurs

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Le thème de ce mois choisi par Philae est : palette de couleurs.

C’est au Havre – qui fête toute cette année ses 500 ans – que nous avons eu une déflagration de couleurs. L’œuvre de Vincent Ganivet « Catène de containers » de 29 mètres de haut est aussi impressionnante que captivante.

Catène de containers

Plein les yeux avec toutes ces couleurs sur les autres blogs participants :
J’habite à Waterford, Gine, Josette, Frédéric, Angélique, Philae, Lau* des montagnes, Kellya, Bubble gones, Morgane Byloos Photography, Who cares?, Lavandine, Amartia, Sandrin, Pilisi, Akaieric, La Suryquoise, Ventsetvoyages, Giselle 43, Céline in Paris, La Fille de l’Air, Nicky, BiGBuGS, Escribouillages, Pat, Julie, Eurydice, Tambour Major, Mirovinben, Lyonelk, Aude, Brindille, Renepaulhenry, Mamysoren, François le Niçois, Wolverine, Chat bleu, Josiane, Danièle.B, Laurent Nicolas, magda627, Chiffons and Co, Natpiment, Lilousoleil, Christophe, Gilsoub, Philisine Cave, Krn, Lavandine83, El Padawan, CécileP, Xoliv’, Magouille, écri’turbulente, Cara, Blogoth67, Shandara, Cricriyom from Paris, Sous mon arbre, La Tribu de Chacha, Alban

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Inüit : interview du groupe nantais qui sait gérer ses RH

Inüit est le jeune groupe qui te faire du bien, la cure de jouvence de tes lendemains de cuite, la touche de fraicheur qui te manquait dans tes écouteurs.
Le groupe nantais sillonne la France avec de beaux festivals avant de dégainer un premier album. Pour le moment, aucun titre, la bande des 6 entre en studio cette rentrée.
A Rock en Seine, on a extrait deux membres pour les cuisiner : 
Pablo, claviers, trombone et percus, passionné de synthé modulaire – oui oui, ça existe ! – et Simon, le batteur frénétique à casquette. 

INTERVIEW DE PABLO & SIMON d’Inüit 

UsofParis : Comment on se prépare à un gros festival comme Rock en Seine ?

Simon : On n’a plus travaillé plus qu’un autre concert. Même si c’est plus gros. Mais on a eu la petite pression de Culture Box.
Pablo : Avec ces morceaux, on a fait pas mal de dates. On fait des filages tous les jours. C’est plus un instant qu’une vraie préparation.
Simon : On les a dans les doigts les morceaux, ça fait 2 ans qu’on les joue pour la plupart.
Le but : c’est d’être tous les 6 synchro, dans la même énergie.

Vous ressentez la différence de public d’une date à une autre ?

Simon : C’était un public de 15h30. 🙂 Et sincèrement il était super à l’écoute. C’est grisant !
Quand tout le monde danse, ce n’est pas forcément mieux. Je suis sorti de scène en me disant : « je ne sais pas trop ». Et deux heures après : « j’ai trouvé ça mortel ! »
Pablo : Et le bon indicateur c’est qu’il y avait de plus en plus de monde.

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Comment s’est faite la rencontre avec Benjamin (The Shoes) ?

Simon : Notre 4e date de concert c’était les Transmusicales de Rennes. Et il fallait enregistrer des titres pour être sur le CD promo du festival.
On a enregistré avec plusieurs personnes, mais on n’était pas satisfait. Comme on est 6 dans le projet et qu’on est un groupe de live, c’était pas évident.  On avait envie d’un réal. L’album de The Shoes est sorti entre temps. On a adoré la rythmique.
Pablo : On a envoyé un mail à un intermédiaire pour nous aider à contacter Benjamin. Il a aimé notre projet et notre manière de le contacter, hors agent.
Simon : On est devenu super potes. Il nous a apporté beaucoup, le fait de signer notamment chez Cinq7.

Quel conseil vous a-t-il donné ?

Pablo : Il nous a aidés à appréhender certaines difficultés de musiciens comme l’impossibilité de composer. On a eu un moment de blocage, à nous 6.
Simon l’a eu au tél un soir et son conseil nous a libérés. Il nous a proposé d’enregistrer des petits bouts : « et on verra ça quand on réalisera l’album. »
C’est un peu notre tonton qui nous protège, qui a plus d’expérience que nous et qui nous guide. Inüit c’est une histoire de famille !
Simon : C’est du collectif !
Son meilleur conseil : « faites comme vous faites d’habitude ! »

Que nous réserve le premier album d’Inüit ?

Simon : Un peu plus de musique africaine, un peu plus de jazz, de hip-hop. On évolue au gré de nos influences.
Pablo : Il y a une plus grande place de nuances aussi, à la différence de l’EP. Parce qu’on a tenté d’aller plus loin dans l’énervé et aussi dans le calme et le minimal (quitte à ce que certains de nous ne jouent pas sur des morceaux). Explorer le calme et l’énervé. Y’a plus qu’à agencer tout ça.
Simon : Y’a pas mal de taff !

Vous écoutez quoi en ce moment ?

Pablo : Ce qui nous met d’accord depuis très longtemps : Bad Bad Not Good
Simon : Arcade Fire aussi.
On a tous des goûts différents. J’ai pris une mandale avec l’album de Bon Iver (je vais le voir à la Salle Pleyel). J’écoute aussi Smino qui fait du hip-hop un peu jazz. C’est chamé.

Faire de le musique, ça vous rend plus heureux ?

Pablo : Pas pour moi. Ça dépend des genres en fait. La musique est plus un compagnon. Quand je ne vais pas bien, la musique ne va pas bien non plus.
Simon : Moi c’était différent. J’ai fait une inversion vis-à-vis de l’école et il fallait très très vite que je ne fasse que de la musique. Ça fait mon bonheur pour le moment. Je ne ferai pas ça toute ma vie.

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Un mantra, une philosophie de vie ?

Pablo : La remise en question.
Simon : Et la discussion. Comme on est 6 et qu’on compose à 6. Donc c’est de l’écoute et avoir un but commun. Ce n’est pas toujours évident.
Pablo : C’est dealer avec tous les aspects des personnalités. Pour composer l’album, on a passé un mois à se voir tous les jours, sauf le week-end. Et quand ça ne va, il faut discuter, savoir si ça va influencer le morceau en cours…
Simon : Il faut faire extrêmement gaffe aux ressources humaines !

Vous arrivez à vous surprendre encore ?

Pablo : Ça fait tellement qu’on se côtoie, qu’on arrive à capter les micro-évolutions de ses amis. Et on se rend compte qu’en un an, l’un de nous va vachement se calmer sur sa personnalité, par exemple.

Qui se charge des réseaux sociaux au sein du groupe ?

Simon : C’est moi ! J’aime ça !
Pour Snapchat, je galère, je pense être trop vieux. Twitter : je galère aussi mais j’essaie. Je suis plus Insta.

Qu’est-ce qui vous fait le plus rire ?

Pablo : Les jeux de mots !

Mais c’est ringard ! 😉 

Simon : On est hyper ringards ! 😉 On a un humour chelou.
Pablo : Le dernier gros tweet qu’on a balancé c’était une série de jeux de mots car on s’emmerdait dans le camion.
Simon : 1 Etienne / 2 Crécy. Et il nous a retweeté ! 😉

Interview by Alexandre

Inüit

EP Always Kevin

Concert à Paris : MaMA festival le 19 octobre

concerts en France en 2017 / 18 : Rezé, Lyon, Charleville-Mézières, Cognac, Nevers, Nîmes, Alençon, Dunkerque, Auxerre, Tourcoing, Ajaccio, Pornichet…

FB officiel d’Inüit : facebook.com/thisisinuit

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Beautiful Decay par Eric Lacan @ Galerie Openspace #sublime

Eric Lacan alias Monsieur Qui est un artiste plutôt rare en galerie. Il déserte le terrain de jeu qui l’a fait connaître (la rue) pour passer plus de temps possible à réaliser ses toiles en atelier. 
Il dévoile à la Galerie Openspace une collection de toiles qui fascinent, un cabinet de curiosités in situ avec objets chinés et dessins originaux et un mur monumental en papier peint en duo avec un sol de feuilles mortes.
Beautiful Decay est une exposition aussi renversante, sublime que crépusculaire.

Beautiful Decay

Beautiful Decay

Au total, 40 oeuvres sont dévoilées dans les larges espaces de la galerie sur différents médiums : faux cranes, toiles, assemblages de papiers peints coupés à la main.
On peut retrouver les thèmes chers à l’artiste comme : rat, crâne, femme, robe, notamment dans cette toile immense qui accueille les visiteurs et qui a nécessité quasiment une année de travail.

Samantha et Nicolas, les deux propriétaires d’Openspace, ont laissé les clés à l’artiste qui a travaillé pendant 10 jours intensifs. Il avoue avoir perdu la notion de temps en concevant son cabinet de curiosités influence 19e siècle avec tapisserie originale. La toile déborde du cadre et devient réalité à travers tous ces objets.

Beautiful decay

Beautiful Decay

« L’atelier : aller loin dans toutes mes envies« 

Rencontré la veille du vernissage, Eric Lacan confie qu’il souhaitait évoluer techniquement, concevoir des portraits plus complexes, avoir le temps de l’apprentissage. L’atelier lui permet de « résoudre ce qui est difficile techniquement. »
Il a ainsi intégré de la couleur, travaillé avec le jaune pour des effets de lumière, conçu une technique de papiers peints très particulière après moult essais. Il s’est aussi amusé à rajouter des motifs floraux dans certaines toiles ou des adorables poissons.

Ses toiles, il arrive tout à fait à s’en séparer. « Je ne vois pas l’objet, mais tout le process, la musique écoutée… » « Quand l’action est finie, le résultat m’importe peu. »
Eric avoue qu’il a du mal à regarder sa peinture. Il voit les défauts, les regrets, « tant mieux, l’oeil s’est aiguisé ! »

La BO de l’expo

Et c’est le grand écart dans la playlist d’Eric Lacan : Frehel, Sanseverino, The Cure, Joy Division, les musiques de vieux films composés par Vladimir Cosma, François de Roubaix et Ennio Morricone.
Il s’est fait la BO complète des Dents de la Mer, des Indiana Jones. L’artiste a un sérieux attachement pour les compositions de John Williams.
« Je me fais le film en écoutant. Quand je peins, je m’imagine au centre de l’action. Quelque chose pourrait surgir dans mon dos. »

Beautiful Decay

Exposition Beautiful Decay
par Eric Lacan
solo show

jusqu’au 7 octobre 2017

à la Galerie Openspace
116 boulevard Richard Lenoir
75011 PARIS

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Dans les coulisses de Grease le musical : euphorie à son comble !

Les années lycée vont vous déchaîner au Théâtre Mogador nouvelle génération (fauteuils entièrement remplacés, salle repeinte, hall customisé). Grease le musical réserve un lot de séquences de danses démoniaques, de tubes à chanter en chœur en anglais et en français, une troupe d’artistes déchaînés avec à sa tête un duo ultra glam : Alexis Loizon et Alysée Lalande.
Visite des coulisses en avant-première où l’énergie de toutes les équipes est grisante. 

Grease le musical

Grease le musical

Grease le musical : création originale ! 

La version que vous allez voir à Mogador n’a jamais été jouée auparavant : ni à Broadway, ni en Europe, ni dans les salles de ciné. 

En effet, l’adaptateur, Nicolas Hengel, s’est amusé à un joyeux mix de plusieurs versions : le livret original, le film culte. Du français, de l’anglais dans le texte pour ne pas dénaturer les tubes entêtants. 

Le directeur musical nous a réjouis en nous annonçant que l’orchestration des chansons avait été repensée.
Saviez-vous que pour maintenir le niveau de qualité, les musiciens tournent d’un soir à un autre ? Ce n’est jamais l’orchestre entier qui change. 

Le metteur en scène, Martin Michel, a voulu mettre en avant un personnage mineur habituellement : Mis Lynch qui sera la complice du public. 

De très bonnes conditions pour un futur succès. 

Grease le musical Grease le musical

L’euphorie contagieuse

Et ce sera encore plus fort musicalement car la fosse d’orchestre a disparu. Les musiciens font partie du show, en jouant sur scène. Certains morceaux leur laissent même une part d’impro.

Les costumes vont claquer ! Ils sont 50’s comme le diner qui accueille une partie de l’action. Au total 180 silhouettes respectant les coupes de l’époque, ont été créées pour cette 8e production Stage Entertainment France. 

« Nos costumes vont souffrir avec ce qui se passe sur scène » nous lâche la chef costumière – qui a débuté le travail en mars dernier. Nouvelle preuve que le spectacle va être énergique et donc visuel.

Au vue de la session de répétition, Grease le musical est une invitation à la fête, un spectacle fort au pouvoir d’attraction certain.
Etonnamment, je suis prêt à céder à l’appel de la danse, alors que je n’ai jamais vu le film.

Grease le musical

Grease le musical

 

Duo glam

Alexis Loizon incarne Danny Zucko. Et attention les yeux, le jeune premier qui avait joué dans la Belle et la Bête, a une plastique qui va faire chavirer les cœurs, sans compter sur ses muscles. Autant être clair, il a tous les atouts capillaires et physiques pour faire oublier John Travolta. Y’a une dose de testostérone en plus, c’est indéniable.
A ses côtés, un joli cœur à prendre : Alyzée Lalande interprète Sandy Dumbrowski. Elle s’est aussi illustrée sur la scène de Mogador dans le Bal des Vampires. Son sourire croisé dans les coulisses est un de ses atouts charme.

Bonus : 

  • des love seats au 1er rang pour des duos de spectateurs amoureux 
  • la reprise des visites des coulisses pour le grand public

Grease le musical

Grease, le musical

la comédie musicale de Jim Jacobs et Warren Casey

à partir du 28 septembre

au Théâtre Modagor
25, rue de Mogador
75008 PARIS

 

site officiel : greaselemusical.fr 

Équipe artistique :
Metteur en scène, chorégraphe : Martin Michel
Metteuse en scène résidente : Véronique Bandelier
Chorégraphe associé : Tim Van Der Straeten
Directeur musical résident : Dominique Trottien
Scénographe : Eric Van Der Palen
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5 bonnes raisons de fêter les 50 ans des Demoiselles de Rochefort

En 2017, Les demoiselles de Rochefort, le chef-d’œuvre de Jacques Demy réhaussé par la musique de Michel Legrand, célèbre son 50e anniversaire. Il est donc normal que ce soit la salle magique du Grand Rex qui accueille les deux représentations exceptionnelles des 30 septembre et 1er octobre prochain.
Voici 5 bonnes raisons de (re)voir ce film culte.

1 –  Michel Legrand méga culte

Et ce n’est pas uniquement la bande originale du film.
Le compositeur Michel Legrand présentera pour la première fois, en création mondiale, La Suite Orchestrale des Demoiselles. Cette œuvre inédite réunit les plus grands thèmes de la célèbre comédie musicale. Sur scène,  Michel Legrand au piano dirigera un big band de 20 musiciens.

demoiselles de rochefort

2- Les Demoiselles de Rochefort forever

Le film aussi qui a été entièrement restauré. Et son casting est juste fantastique : Catherine Deneuve, Françoise Dorléac, Gene Kelly, Georges Chakiri. Jacques Demy est bien le maître incontesté de la comédie musicale française au cinéma.

3 – Le Grand Rex, so magical!

Parce que voir un concert, un film, un spectacle dans cette salle est aussi unique que d’aller à l’Olympia.
Pour avoir assister à la projection de L’Étrange Noël de Monsieur Jack en présence de Danny Elfman… : les étoiles dans les yeux dès les premières notes.
Pour l’anecdote : la salle est un modèle réduit du célèbre Radio City Music Hall de New York.

4 – 50 ans, ça se fête !

L’euphorie va être à son comble. La projection promet des moments chantés en chœur par toute la salle.
Souvenir inoubliable pour vos 50 prochaines années. T’étais où le 30 septembre 2017 ? Je fêtais les Demoiselles de Rochefort avec Michel Legrand : la classe.
Et qui te dit que Reine Catherine ne viendra pas faire un saut ?

5 -Digital Detox

Le cinéma est encore un des très rares lieux où le smartphone n’est pas de la partie. Lâche ton tél et profite du grand écran.

demoiselles de rochefort

50 ans des Demoiselles de Rochefort

avec Michel Legrand et son big band

samedi 30 septembre 2017 à 20h
dimanche 1er octobre 2017 à 16h

Le Grand Rex
1 boulevard Poissonnière
75002 Paris

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American Assassin : 4 très bonnes raisons de voir le film

American Assassin, adaptation électrique de la saga de Vince Flynn, est une mécanique implacable. Un agent de la CIA, total badass, va tirer pleine force et motivation de sa rage pour combattre les terroristes. Mitch Rapp n’a pas peur des coups et s’est forgé lui-même : carrure, assurance et maniement des armes. 
Nos 4 très bonnes raisons de voir le film dès sa sortie ! 

American AssassinAmerican Assassin

Bogosse nommé Dylan O’Brien 

Dylan O’Brien est musclé sec. Gonflette tout à fait raisonnable, loin des clichés hollywoodiens si on le compare à un Zac Efron (toutes veines apparentes). Du coup, ça rend son personnage, Mitch Rapp, plus humain, plus proche et donc plus attachant.
O’Brien, 25 ans, délaisse Le Labyrinthe pour montrer sa face obscure, avec aspérités et cicatrices.
Pas sûr que la barbe longue lui aille si bien, mais ça ne durera pas. 

Lune de miel non consommée

American Assassin commence comme une jolie comédie romantique sur une plage. Un jeune homme filme son amoureuse avec son smartphone. Ils sont beaux, une bague, osmose totale et… c’est le drame. La montée sous tension débute.
La mièvrerie s’est barrée à la vitesse d’une étoile filante. Place à l’action. 

American Assassin : décharge totale d’adrénaline 

Si ton boss t’a mis sous tension, que t’as envie de te défouler : soit tu te fais un footing avec risque de te bousiller les chevilles, soit tu te prends pour un American Assassin. Tu risques fort d’apprécier le 2e choix.
Bonne nouvelle : un peu comme un John Wick, Mitch Rapp n’a pas de filtre et c’est ça qui est trippant. Il est capable de tout, d’aller au-delà des limites de ses supérieurs. Genre bien au-delà. Mais il n’est pas fou pour autant. 

American Assassin

Michael Keaton maître Jedi 

Chaque nouvelle apparition de Michael Keaton depuis son come-back sensationnel avec Birdman est immanquable. Cette fois, il est dresseur de bad boys, en apprenant à gérer leur force de combat. Ses recrues ont la tête dure. Cette dernière le sera encore plus quand ils auront passé la série de tests. Cette partie apprentissage est flippante à souhait car terriblement actuelle, éprouvante et riche en enseignements pour de modestes humains comme nous.
De là à savoir désarmer un homme face à nous… 

American Assassin c’est le premier volet d’une saga aussi passionnante, effrénée que sanglante avec un badass qui n’a pas fini de s’emporter.

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American Assassin

American Assassin 

film de Michael Cuesta
scénario : Stephen Schiff, Michael Finch, Edward Zwick, Marshall Herskotitz
d’après le livre de Vince Flynn 
avec Dylan O’Brien, Michael Keaton, Sanaa Lathan

Sortie le 20 septembre 2017

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L’art de DC à Art Ludique : l’expo WAOUH dans ta face (de geek)

Avec l’exposition l’Art de DC, ce sont des gros waouh dans ta face que tu prends. Si tu n’es pas fan de comics, de films de genre, et si c’est juste Mickey et l’animation qui t’intéresse, passe ton chemin.
Cette expo dégainée par Art Ludique le Musée est un panégyrique des héros musclés et des méchants azimutés… Bref l’univers de DC Comics, juste pour kiffer.

Art de DC

A l’aune des super héros

C’est en 1933 que Superman est créé. C’est le pionnier des super héros. Il est suivi en 1939 par Batman (chez DC comics) et
en 1940 par Captain America (chez Marvel).
C’est l’histoire des personnages de DC comics qu’Art Ludique le Musée met en avant dans cette expo.

Pour la première fois, le musée parisien propose sa propre production au public. On pourrait s’attendre à du superficiel. Mais on en prend plein les yeux. #Magique

L’Art de DC : de A à Z

Dans chaque salle, notre bouche fait  » waouh !  »
Des costumes de Superman portés par Christopher Reeves et ceux des reboot suivants. On ne pourra pas dire qu’Henry Cavill ou Brandon Routh ne sont pas bien gaulés à la vue de leurs tenus de cinéma. D’ailleurs, leurs finitions et leurs détails sont ahurissants.

Art de DC

Art de DC

Des dessins de production, des maquettes d’études de tournages.
Si vous avez toujours l’âme d’un gamin, impossible de ne pas jubiler.

Art de DC

I’m Batman

Le héros majeur de l’exposition reste Batman.
Et c’est juste sensationnel. On se demande comment Art Ludique le Musée a pu réunir des pièces aussi emblématiques.
De Tim Burton à Christopher Nolan, tout l’univers du justicier ailé est là.

Art de DC

C’est un bonheur de découvrir les costumes du Joker, de Catwoman, du Pingouin. De pouvoir se plonger dans les dessins de conception, de voir l’évolution du travail pour les décors et les costumes.

Mais l’univers créé par Christopher Nolan a aussi une part très conséquente dans cette exposition.
Batmobile à échelle réduite, Batmoto en taille réelle, maquettes de décors : comment ne pas avoir les yeux qui pétillent ?
Les costumes du Batman de chaque opus sont présentés.

Art de DC

Art de DC

Et côté méchant, on n’en revient pas de pouvoir s’approcher le costume de Joker porté Heath Ledger. En regardant de plus près, il y a même des cheveux dessus – ceux de l’acteur défunt ? Mais aussi celui de Bane qui est tout aussi impressionnant.
Et si tu lâcher ton audioguide un instant, tu découvriras les secrets de la création et les défis auxquels a dû faire face la chef costumière.

Art de DC

L’art de DC : la suite…

L’exposition ne fait pas l’impasse sur les films qui n’ont pas emballé le public. Batman Forever, Batman et Robin, Batman VS Superman ont aussi leur salle.
Il y a même une partie dédiée à la série Batman des années 60…

Art de DC

Il y a aussi des espaces dédiés à  SuperGirl, Suicide Squad,  la Ligue des Justiciers et Green Lantern, mais ils sont malheureusement moins fournis.
Dans cette exposition où le visiteur en prend plein les yeux, on regrettera tout de même que les audioguides soient un peu trop bavards.

Art de DC

L’Art de DC – l’aube des super-héros

Prolongations jusqu’au 7 janvier 2018
Fermé le mardi

Art Ludique, le Musée
34 Quai d’Austerlitz
75013 Paris, France

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Priscilla folle du désert, la comédie musicale culte et barrée !

Embarquement immédiat dans le van rose bonbon à travers le désert australien. Priscilla folle du désert la comédie musicale se joue en version française dans les dialogues. Mais Finally, Pop MusicLike a Virgin, It’s raining men sont chantées en VO pour le plus grand bonheur des fêtards du Casino de Paris.
Prolongation pour cause de succès, en cette rentrée.

Priscilla folle du désert

photo Pascal Ito

Oh Bernadette !

La performance la plus fascinante est sans hésiter celle de David Alexis qui prend les traits de Bernadette, Bernie pour les intimes, la doyenne de la troupe.
Nous connaissions le Professeur Abronsius dans le Bal des Vampires et Fangin dans Oliver Twist. Depuis quelques soirs, le chanteur danseur incarne une des légendaires girls sans âge, quelque peu blasée de la life mais qui ne manque pas de repartie.
Il est capable de grand écart, de se faire respecter, de se déhancher avec grâce. Et puis avouons-le : le corset à la Jean Paul Gaultier lui va si bien !
Ses camarades de jeu (Laurent Ban, Jimmy Bourcereau) ne déméritent pas pour autant. 

photo Pascal Ito
Priscilla folle du désert
photo Pascal Ito

Costumes, perruques et van

L’adaptation française ne souffre pas d’approximation même si le kitsch de certaines séquences peut piquer les yeux.
Le van n’est pas en carton, les costumes ne sont pas que des bouts de tissu.
Le véhicule est agrémenté d’un écran (et c’est superbement bien pensé). Des plumes, des paillettes, des froufrous sur les habits de lumière.
La production a repris tous les ingrédients qui font le succès de ce spectacle à travers le monde, depuis sa création à Londres. 

Les trois géniales chanteuses qui viennent en soutien aux protagonistes ont le droit de chanter dans les airs comme des anges et sont magnifiés des costumes endiablés et volumineux. 

Priscilla folle du désert c’est débridé, spectaculaire, surchargé comme un gros gâteau à la crème, culte, vitaminé. Bref, la bande-son de ton adolescence avec les costumes que tu n’aurais jamais imaginé porter.

Regret : les bandes musicales n’ont pas été réorchestrées ou remixées. Aucune surprise de ce côté-là. Il faudra se rabattre sur la folie des perruques et les boules à facettes. 

Priscilla folle du désert

Priscilla folle du désert, la comédie musicale

Succès Prolongations ! à partir du 8 septembre 2017

mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20h30
matinée : samedi à 15h30 et dimanche à 18h

Casino de Paris
16, Rue de Clichy
75009 Paris

avec David Alexis, Laurent Ban, Jimmy Bourcereau, Amalya Delepierre, Kania Allard, Ana Ka, Sofia Mountassir, Stacey King
et Corinne Puget, Alice Lyn, Fabrice de la Villehervé
en alternance : Luka Quiin, Nino Magnier, Alexandre Furet, Aramis Delamare
mise en scène : Philippe Hersen
chorégraphie : Jaclyn Spencer

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