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Photo du mois #75 : Parfait ou presque

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Nanouk de choisir le sujet : Parfait ou presque.

C’est la veille de cette publication que j’ai réalisé cette photo de scène. C’était au Divan du Monde, pour la nouvelle édition du Divan Japonais : une soirée débridée d’effeuillage avec des femmes et des hommes pour une parité presque parfaite.
Vient le tour de Kiki Béguin pour une recette de cuisine très originale. J’ai réussi à saisir toute l’énergie de cette performeuse burlesque.
Malheureusement la lumière LED – qui est assez incontrôlable – m’a laissé une trace noire à la verticale.
Le comble : c’est qu’elle ne me déplait pas cette légère « imperfection ».  😉

D’autres magnifiques « imperfections » sont à découvrir sur les blogs participants : Gilsoub, Blogoth67, Who cares?, Pink Turtle, Bubble gones, Céline in Paris, FerdyPainD’épice, Rythme Indigo, Cricriyom from Paris, The Beauty is in the Walking, Jakline, Ventsetvoyages, La Fille de l’Air, Albane, Marie-Paule, écri’turbulente, Pat, J’habite à Waterford, Chiffons and Co, Nanouk, Tambour Major, Xoliv’, Christophe, Laurent Nicolas, Nicky, Krn, Frédéric, Mamysoren, Betty, Lilousoleil, Philisine Cave, Amartia, Giselle 43, La Tribu de Chacha, Pilisi, Angélique, Sandrin, Josette, DelphineF, Mirovinben, Josiane, Eurydice, Renepaulhenry, Akaieric, magda627, Brindille, Morgane Byloos Photography, Escribouillages, Julia, Lavandine, Lau* des montagnes, Sous mon arbre, El Padawan.

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Le Sacre du Printemps par Circa aux Nuits de Fourvière #concours

Le Sacre du Printemps en plein air, de nuit, avec l’Orchestre national de Lyon et la folie de la compagnie australienne Circa de retour en terres lyonnaises : on fonce direct !
Aux Nuits de Fourvière 2018, les 28 et 29 juin, le chef d’œuvre de Stravinksy ne sera exceptionnellement pas dansé mais acrobatique, aérien, sensuel.

Le Sacre du Printemps

Le Sacre du Printemps circus 

Le plus excitant c’est que l’on ne sait rien de cette création qui est a éclos début avril en Australie.
Lyon, coproducteur du spectacle, est seulement la 2e étape d’une tournée qui s’annonce longue comme les autres envolées de la compagnie australienne.

Pour avoir vu deux précédents spectacles : Wunderkammer à Paris et Beyond dans un magic mirror à Lyon, Circa est une valeur sûre quand il s’agit de performance, force physique, dépassement de soi, le tout avec des pointes d’humour et de sensualité.

Circa émerveille, subjugue et se réinvente à chaque spectacle.
En plus du Sacre du Printemps, deux autres compositeurs, cette fois français, auront les honneurs d’une réinterprétation musclée. Berlioz et Ravel seront, à n’en point douter, aux anges comme nous, de là où ils seront fin juin.

Le sacre du printemps

CIRCA avec l’Orchestre national de Lyon
Direction artistique Yaron Lifschitz

Le Sacre du Printemps (Igor Stravinsky)
Les Nuits d’Eté (Hector Berlioz)
Le Tombeau de Couperin (Maurice Ravel)

les jeudi 28 et vendredi 29 juin à 21h30

au festival Les Nuits de Fourvière (Lyon)
Grand Théâtre
17 Rue Cléberg
69005 Lyon

#CONCOURS 

Je serai de retour à Lyon, le vendredi 29 juin pour célébrer le grand retour de Circa et passer une soirée à la belle étoile renversante.
Je vous propose de partager cette soirée en vous faisant gagner 2 invitations.

Pour participer au tirage au sort, remplissez vite le formulaire ci-dessous.

Bonne chance à tous et toutes !

Concours Circa NDF 2018
Sending


Plus de jeux concours

Concours Gratuits

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Game of Thrones expo : magistrale minutie & costumes sidérants

L’exposition Game of Thrones ou The Touring Exhibition est le meilleur moyen de calmer l’impatience des fans de la série à succès avant la diffusion de l’ultime saison, en 2019.
La plongée est grisante à souhait et révèle une incroyable précision dans les détails des costumes et accessoires qui ne peut être perçus sur votre écran.

Nous avons visité l’expo à deux : Emmanuel un vrai fan qui n’a manqué aucun épisode mais qui n’est pas prêt à dépenser des sommes folles en merchandising et moi qui n’ai vu aucun épisode.
Mon seul lien avec Game of Thrones est un modeste selfie avec Kit Harington rencontré à Londres.

Game of thrones

Le jour de la visite de presse, trois personnages de la saga étaient au rendez-vous : Meryn Trant (Ian Beattie), Melissandre (Carise Van Houten) et Bran Stark (Isaac Hempstead-Wright).
Autant dire que les journalistes et blogueurs présents s’en sont donné à coeur joie.

Alors que beaucoup de questions leur étaient posées sur l’expo, nous avons axé nos échanges autour #GOT et du tournage, afin de ponctuer ce billet.

Game of thrones
Costume de Tyrion Lannister

Un seul spoiler pour la saison 08 : « Winter is coming« 

On va évacuer tout de suite les deux choses qui fâchent :
– L’absence de mise en scène poussée avec des reprises de décors pour encore plus mettre en valeur les costumes et les objets.
– Un audio guide en option, et en surplus un peu cher (6€), mais qui apportera des compléments d’infos essentiels aux grands fans de la série.

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Cette expo est vraiment conçue pour permettre d’admirer le travail de création dans ses moindres détails.
Car oui, il est fou de voir tout le soin apporté aux broderies ou enluminures des costumes et des accessoires, notamment les armes.
Des détails que jamais le téléspectateur ne voit, par manque de gros plans et par manque de temps.

Game of thrones

Et pour comparer : sur les costumes vus dans l’expo Harry Potter, point d’ouvrage autant abouti.

« C’est un degré de perfection extraordinaire, qui révèle l’esprit de toute la série. » nous confirme Ian Beattie.

Game of Thrones : émerveillement pour les yeux

Ce qui est surprenant c’est que certains costumes ont vraiment vécus, ils semblent avoir combattu.
Une fois que votre œil a capté cette parcelle de vie, il se focalise sur leurs enluminures.
Alors il devient impossible de ne pas chercher l’élément qui rend la création unique.

Comme ce lion brodé sur les épaules de la robe de Cersei.

Game of thrones Game of thrones

Ce sont les enchevêtrements de roses et d’épines argentées de la robe de mariée de Margaery Tyrell, délicats à souhait.

Game of thrones Game of thrones

Ce sont les écailles de dragons de l’armure de Jaime Lannister qui donnent l’impression d’être tranchantes.

Game of thrones

Ou encore l’élégance des boutonnières et la finesse des broderies de la tenue de mariage de Joffrey Baratheon dans un épisode tant attendu…

Game of thrones

Côté accessoires, la poignée l’épée de Ramsay Bolton sous-tend toute l’ignominie du personnage.

Game of thrones

Ou encore cette hache de la Maison Greyjoy sur laquelle on découvre une pieuvre d’une finesse incroyable qui enlace toute la partie tranchante. Vraiment magnifique.

Impossible de percevoir ces éléments en pleine scène de sang et de  règlements de compte. A croire qu’ils ont conçu pour être exposés et ainsi faire entrer encore plus la série dans la légende.

Game of thrones

Des tableaux pour un univers foisonnant 

Dans chaque salle, un univers de Game of Thrones est mis en avant : le Dieu Multiface et Arya, les contrées au-delà du mur, les différentes maisons de Westeros, Port Réal et les Lannister-Baratheon, Witerfell…

Mais l’on est toujours fasciné par quelques lieux ou scènes emblématiques.

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Un panneau « Traître » qui résonne de façon particulière dans la cour de Château Noir.

Game of thrones Game of thrones

L’épique et terrifiante Garde des Immaculés entourant les costumes de Daenerys, la Reine des dragons.

Game of thrones

Et impossible de ne pas croiser la route de l’inénarrable Trône de Fer.
Une sensation épique.

Game of thrones

Chaque salle a son univers propre et contient son lot de surprises.

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Une expo pour les fans mais pas que…

Alors oui, entre un fan de Game of Thrones et un néophyte, la visite a suscité des réactions diverses.
Et ce n’est pas forcément celui que l’on croit qui a été le plus bluffé par les pièces présentées.

Car oui à force de créer des expositions évènements autour de sagas, si le fond (costumes et accessoires) est bien présent, la mise en espace et les décors méritent une attention tout aussi particulière.

On a aussi aimé les petits spots photo où chacun peut se transformer en Arya Stark ou en marcheur blanc grimpant le mur de Château Noir.

Game of thrones

Mais au final, le néophyte et le fan n’ont qu’une seule envie : (re)commencer la série du début !

Game of Thrones Exposition
The Touring Exhibition

du 1er juin au 2 septembre 2018

Tous les jours de 10h à 19h
Le samedi jusqu’à 22h

Paris Expo -Porte de Versailles
Pavillon 2.1
Place de La Porte de Versailles
75015 Paris

Plus d’info sur : Gameofthronesexposition.fr

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Une Actrice au Théâtre Poche-Montparnasse : Judith Magre formidable !

Judith Magre est Une Actrice formidable ! Elle se fond avec allégresse dans les mots de Philippe Minyana pour donner à entendre les charmes, les contradictions, la folie d’une artiste ; pas tout à fait elle, mais pas totalement une autre.
Le texte semble cousu à même la bouche rouge passion de la grande interprète.
Une très belle rencontre au Théâtre de Poche-Montparnasse.

Judith Magre

« Elle est belle ! »

Un silence. Un spectateur a juste le temps de souffler 3 mots à sa voisine. La voix est suffisamment puissante pour l’entendre : « Elle est belle ! »
Il a tout à fait raison. L’actrice l’aurait-elle remarqué ?
Cette Judith esquissée par l’auteur Philippe Minyana est espiègle, « vivante », drôle, tragiquement réaliste aussi sur le monde et l’humanité.

La pièce débute par le portrait d’une femme qui n’a eu qu’un homme dans sa vie. Un homme dont on ne perçoit pas l’attachement réciproque. Un homme qui a traversé une vie, comme l’impression d’une incompréhension en continu. On rit, on se prend d’affection pour cette femme cabossée mais à la personnalité bien tranchée.

Suit une interview en loge avec un journaliste – ce mercredi, l’excellent Christophe Barbier.
Il y a des pépites à chaque réponse accordée à cet homme qui veut en découdre. Quels sont donc les secrets de cette longévité scénique et personnelle ?
Les thèmes abordés fusent : le chagrin qui n’a aucune limite, la connerie, Paris qui peut manquer quand on s’en éloigne trop, la solitude pas si insurmontable que ça, la mort de ses parents qui bouleversent…
Et tant de rencontres : de Beauvoir, Sartre, Picasso, Giacometti… La chance !

Une actrice est belle car elle reste insaisissable, parce qu’elle distille se découvre suffisamment pour charmer, mais pas assez pour percevoir son intimité. Philippe Minyana signe un brillant hommage à toutes ces femmes que l’on a vues sur scène et aimées.
Elles s’appellent Judith, Isabelle, Camille ou encore Manon.

Judith Magre

Une Actrice

de Philippe Minyana
mise en scène Thierry Harcourt
Avec Judith Magre et Thierry Harcourt ou Christophe Barbier (les 3, 4, 5 et 8 juillet)

jusqu’au 15 juillet 2018

du mercredi au samedi à 19h
dimanche à 15h

au Théâtre de Poche-Montparnasse
75 boulevard de Montparnasse
75014 Paris
tél. 01 45 44 50 21

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Tabarnak : le coup de force du Cirque Alfonse à Bobino

Messe totalement loufoque et physique à Bobino avec l’infatigable Cirque Alfonse. Acrobaties, sauts, portées, suspensions, prouesses en patins roulettes, derviches tourneurs en tricot, le tout en musique et en chansons : Tabarnak a une énergie communicative qui fait un bien fou.

Tabarnak

Tabarnak : du muscle, du poil et de l’humour

Le muscle est la vertu première de cette incroyable épopée bucolique en terres québécoises. Aussi le poil, de barbe, très représenté dans la troupe. Dans la première partie du spectacle, la troupe ne se sert que de son corps pour partager sa folie. Du tricot sage et collectif en attendant les spectateurs, on passe vite à une tornade qui pousse les bancs et fait grimper le vitrail dans les cintres de Bobino.

Les 6 gaillards et ladys qui allient physique, dextérité et foi absolue non en Dieu – encore que – mais en leurs partenaires nous propulsent dans leur joyeux bordel.

Ils défrisent les tours de patins à roulettes en concevant une chorégraphie spectaculaire. Le numéro des sangles par Nikolas est aussi un moment fort comme les portées qui doivent malmener les corps tant la charge est importante par moment. Imaginez tenir en équilibre 2 personnes debout sur vos épaules.

Au côté des athlètes, 3 musiciens-chanteurs (Josie, David et Guillaume) qui apportent du rythme et les ambiances tour à tour de tension, de joliesse et quelques kitscheries 100% québecoises totalement folkloriques.

Tabarnak

Standing ovation pour Tabarnak tous les soirs et c’est extrêmement mérité !

BONUS : Pour avoir participé à une initiation aux arts du cirque avec les gaillards de la troupe, je comprends encore plus la maîtrise, le sang-froid à toute épreuve dont ils font preuve.
Qu’importe la personne qui leur grimpera sur les épaules, ils sont capables de tout endurer et de tout anticiper avec le sourire.
Un tour de balançoire ? Ils peuvent réceptionner tout type de sauteurs des plus aguerris aux frileux.

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TABARNAK
spectacle du Cirque Alfonse

jusqu’au 9 juin 2018

à Bobino
14-20, rue de la Gaîté
75014 Paris

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Miss Van à la Galerie Openspace : « ma peinture a toujours été dans l’émotion »

Miss Van est une artiste fascinante qui prend le temps de regarder dans le rétro de sa production artistique, à l’invitation de la Galerie Openspace.
Celle qui se dit nomade et dotée d’un monde intérieur très riche, ne donne pas de prénoms à toutes ces femmes qu’elle peint. « Elles sont des personnages à part entière et c’est que si c’était dérivé d’un même personnage, à chaque fois. C’est une évolution du personnage féminin en général. Je voudrais que les femmes puissent s’y retrouver. »
La peinture est la chose la plus précieuse pour elle, raison pour laquelle, elle n’a jamais voulu devenir une marque.
Rencontre délicieuse autour de 3 œuvres exposées. 

Miss Van

Gitana VI : « une sorte de synthèse de mon travail. »

« Cette toile a 2 mois, je l’ai faite en Californie, après une expo sur les portraits de Maori.
Des peintures du XIXe siècle incroyables. J’ai été complètement submergée par le portrait classique, pyramidale, intemporel et solennel. A la fois doux et guerrier, avec le cuir, la peau, les plumes, tout ce qui donne de la force à la parure. Et je travaille là-dessus depuis longtemps.
Ça m’a redonné envie de renouer avec le portrait, avec mon propre folklore, un mélange de plein de choses, du Brésil, de Mexico.
Ça me permet d’être libre, je passe de choses très minimales, des corps nus à des choses à choses très élaborées, composées.
C’est comme un playground. Je mélange toutes les couleurs. Il y a quelque chose de très gitan.
Je n’ai pas une culture mais plusieurs. Je pourrais vivre dans plein d’endroits, parler plusieurs langues. »
Miss Van

Twinkles : « Si elle se vend, ça me fera mal au cœur. » 

« C’est la série Twinkles, sombre, romantique, réalisée en 2010, à Barcelone, dans un sous-sol sans lumière. Elle a été exposée à la galerie Magda Danysz à Paris puis transférée à Shanghai. Elle a été aussi exposée à New York au Museum of Sex pour une expo street art.
C’était une manière de sortir la lumière d’une autre façon, de partir sur une base de fond très sombre et de corps nu mais maquillé. C’est une série qui est en rupture et une prouesse aussi de travailler une gamme très sombre.
Et faire des portraits très classiques, intemporels. Elle est associée à une autre toile avec un vautour. J’ai gardé cette œuvre que je mets à la vente un peu à contrecœur.
Je garde tout, en fait. »

Miss Van
Lagrimas de Mariposas : « ma peinture a toujours été dans l’émotion »
« C’était après une rupture, pour l’exposition Lagrimas de Mariposas, en 2006. Une expo un peu triste. 
Le maquillage de clown triste c’était pour accentuer l’aspect dramatique. 🙂 
Toute la série était comme ça, travailler le dépouillement, le rien, le vide, le côté anéanti. 
Je me rappelle de tous mes ex avec ma peinture. Mes peintures sont mes repères pour les histoires. Avant qui, après qui, ce que je ressentais…
Je suis tellement sincère dans ma peinture, ce sont des témoignages réels. »

Qui tentes-tu d’imiter ? 

« Quelle question horrible ! 😉
On a tous des influences. Mais j’ai jamais eu envie d’imiter quelqu’un. Car ma préoccupation était d’être unique et différente de ma sœur jumelle et de tout le monde.
Et qu’on me voit, pour des raisons personnelles, pas pour être connue.
J’avais besoin de me séparer de ma sœur où moment où j’ai commencé à peintre, à être différente, à me raser la tête, à me colorer les cheveux, à mettre une grande robe de princesse pour qu’on me voit la nuit. J’avais une rage et un besoin d’identité.
Petit à petit, avec les années, j’ai eu moins besoin de me justifier.
J’ai eu de la chance que mon travail soit toujours resté personnel. J’ai eu de la concurrence, ça m’a poussée. Des années difficiles à être seule, je me suis forgée une personnalité d’acier. C’est pour cela que je peins des guerrières, des amazones, des muses.

C’est un peu une idéalisation de la femme. C’est important qu’elle soit féminine, fragile et forte à la fois. » 

Miss Van
portrait par Julie Morize

Leonor Fini, un modèle ? 

« J’en ai marre que l’on m’associe au street art. J’ai fait une expo avec Leonor Fini, artiste des années 50, hyper libérale et révolutionnaire en son temps. Pas assez connue, parce que c’était une femme. Elle a toujours été célibataire, elle a vécu en trio, elle avait plein d’amants. Ses peintures étaient hyper érotiques et dérangeantes. Et je me retrouve vraiment dans son travail. 
C’est la 1ère fois que je vois mes tableaux à côté de ceux d’une autre artiste qui n’est plus de ce monde. Mais en ayant l’impression de dire les mêmes choses et d’avoir un peu la même sensibilité. Et ça m’a vachement émue. 
Et je me dis que mon travail doit être plus surréaliste que je ne le pense. Je n’ai pas le recul nécessaire. Cette obsession que j’ai pour les cheveux, les masques… J’ai toujours cru qu’elle me limiterait. Et finalement, je me suis dit que toutes mes faiblesses seraient mes forces et que mon obsession serait ma force, comme mon hypersensibilité qui me pourrit la vie. »

La peinture plus précieuse que l’amour ? 

« Ça va ensemble. 😉 C’est pareil.
A la différence que la peinture ne dépend que de moi. On n’a pas besoin de quelqu’un pour nous rendre heureux. C’est titre au fond : après chaque histoire, il faut que je me remette à ma peinture, que je me recentre sur moi-même.

C’est aussi pour ça que j’aime voyager, rencontrer des gens. Pour changer de vie, m’oublier un peu. »

Devenir folle un jour ? 

« Je le suis déjà ! 🙂
Les vrais artistes – ils ne sont pas nombreux -, nous avons des névroses que nous avons la chance de pouvoir exprimer. Mais on n’est pas plus fous que d’autres. On a juste un médium pour exprimer cela. Beaucoup de gens qui cherchent un exutoire pour sortir leurs peurs…
J’aime les gens barrés, un peu cas sociaux. Ça m’attire. 🙂 »

 

Propos recueillis par Alexandre 

Miss Van

Exposition MISS VAN
rétrospective 2003-2018

du 19 mai au 16 juin 2018

à la Galerie Openspace
116, boulevard Richard Lenoir
75011 PARIS
tél. 09 80 66 6 94

du mercredi au samedi de 14h à 19h

Site officiel : missvan.com

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Sugar Sammy serial dégommeur à l’Alhambra #reprise

Un Québecois qui fait 5 500 km pour venir se foutre de la gueule des Français avec son spectacle : pari risqué !
Sugar Sammy ne manque pas d’audace et de répartie. Et le public en redemande !
Pour cause de succès, il est de retour à l’Alhambra jusqu’au 30 juin.

Sugar Sammy maîtrise son Français !

Le Montréalais qu’on croirait sorti d’un film bollywoodien ne va pas tarder à vous agacer. En plus de sa belle gueule affichée sur les murs de Paris, son mètre 90 sur scène et à côté de votre petite amie au photocall de fin de spectacle, son succès au Canada et aux States, il maitrise parfaitement la culture française et nos beaux travers.

Ce n’est pas un comique dilettante qui adapte ses meilleurs succès inconnus en France, pourtant cultes dans son pays. On a déjà vu passer ce genre de super stars Outre-Atlantique et elles sont restées cantonner aux toutes petites salles parisiennes. Shame on them!

Sugar Sammy lui travaille son sujet ou, en tout cas, maitrise les fiches que des petites mains pourraient lui préparer. Rien ne lui échappe de l’actualité jusqu’aux références historiques bien pensées de notre pays.

Roi de l’impro 

Alors oui, il sera question de taille de b., de racisme, de préjugés en tout genre. Le tout emballé avec un sourire de charmeur. Le show est huilé à l’anglo-saxonne, sans perte de rythme, avec une répartie imparable et participation de la salle. A tout moment, il peut allumer un spectateur sur son simple prénom, ses origines, le couple qu’il force avec sa voisine et pas seulement au premier rang. Son regard est affuté et à 180 degrés.

Quelques révélations hilarantes comme les prénoms des hommes français qui manqueraient de virilité – à en juger avec Valentin ou Quentin, on ferait pale figure face à Rocky, Chris, Vin – des anecdotes savoureuses sur sa vie à la française et les différences de culture Québec-France font de ce spectacle un pur moment de déconne.

Sugar Sammy

Sugar Sammy
prolongations

jusqu’au 30 juin 2018

du jeudi au samedi à 21h30

à l’Alhambra
21 Rue Yves Toudic
75010 Paris

Site officiel : sugarsammy.com/fr

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Photo du mois #74 : made in Japan

Chaque mois, les blogueurs et blogueuses qui participent à la Photo du Mois publient une photo en fonction d’un thème. Toutes les photos sont publiées sur les blogs respectifs des participants le 15 de chaque mois à midi, heure de Paris.

Cette fois, c’est au tour de Mirovinben de choisir le sujet : made in Japan.

C’est au Palais de Tokyo que j’ai fait la rencontre avec les daimyo, des seigneurs de la guerre au Japon. Il s’agissait de gouverneurs qui ont eu pleine autorité entre le XIIe et XIXe siècle.
Leurs armures sont spectaculaires par les détails, certaines ont des reproductions d’insectes géants sur les casques.
La scénographie donne encore plus d’éclat à ces atributs d’un autre temps et d’une autre culture.

Daimyo
D’autres cartes postales du Japon sont à glaner sur les autres blogs : Gine, Lyonelk, Gilsoub, The Beauty is in the Walking, Betty, Xoliv’, Renepaulhenry, Mamysoren, Brindille, Marie-Paule, J’habite à Waterford, Philisine Cave, magda627, Nicky, Amartia, FerdyPainD’épice, DelphineF, Pink Turtle, Chiffons and Co, Céline in Paris, Albane, Julia, BiGBuGS, Lavandine, Escribouillages, écri’turbulente, Ventsetvoyages, Pat, El Padawan, Laurent Nicolas, La Fille de l’Air, Pilisi, Blogoth67, Mirovinben, Angélique, Tambour Major, Morgane Byloos Photography, Sandrin, Krn, Bubble gones, Josiane, Frédéric, Giselle 43, Cricriyom from Paris, Alexinparis, Akaieric, Eurydice, Nanouk, Rythme Indigo, Sous mon arbre, Christophe, Aude, Jakline, La Tribu de Chacha

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Exposition Game of thrones : plongée immersive dans Westeros

L’exposition évènement Game of thrones : The Touring Exhibition s’apprête à envahir la capitale pendant 3 mois.
L’univers artistique et créatif de la série HBO a un fort impact sur le spectateur.
A prévoir donc une affluence record Porte de Versailles entre le 1er juin et le 2 septembre
 pour arpenter Westeros en mode interactif.

Sur 2 000 m2, les fans de la série Game of thrones seront plongée dans l’univers d’héroïc fantasy au générique envoutant.
Décors originaux, costumes, armes et accessoires, vous admirerez de près la qualité de réalisation de ces objets.

La scénographie vous fera voyager dans 4 des grandes régions de la série de HBO :

Les paysages hivernaux du Nord et les décors princiers de Port-Réal
Meereen : la mythique cité conquise par Daenerys Targaryen, la Khaleesi mère des dragons.
Châteaunoir : le siège de la Garde de Nuit, et les terres glacées Au-delà du Mur.
La salle du Trône de Fer : l’emblème du pouvoir de Westeros dans toute son inquiétante splendeur.

Game of thrones

 Game of thrones : The Touring Exhibition promet un parcours immersif, des expériences interactives et des contenus multimédias.
De quoi se prendre, pendant 1h ou 2, pour John Snow, Daenerys, Tyrion, Cersei, Ver Gris, Sansa ou Arya…
Espérons simplement que les visiteurs qui voyageront sur les terres de Westeros et Essos profiteront d’une expérience à la hauteur de leurs attentes qui seront forcément grandes. Comme le fût  Starwars Identities par rapport à la décevante  Harry Potter, l’exposition !

Les billets d’entrée sont en vente depuis le 24 avril 2018.

Image de prévisualisation YouTube

Game of thrones

Exposition Game of thrones : The Touring Exhibition

du 1er juin au 2 septembre 2018

Paris Expo / Porte de Versailles
Pavillon 2.1
Place de la Porte de Versailles
75015 Paris

Horaires :
Ouvert tous les jours de 10h00 à 19h00,
Nocturne le samedi jusqu’à 22h

Plus d’infos et prévente  des billets sur le site : gameofthronesexposition.fr

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Majestic t’envoie couler avec le Titanic ! #grisant

Majestic, la nouvelle enseigne d’escape game à Paris, nous fait traverser la toile de ciné pour une plongée dans les entrailles du Titanic qui prend l’eau.
Une heure pour ne pas finir congeler comme Leonardo : la tension est palpable et les décors ultra crédibles pour une aventure palpitante.

Immersion poussée et pleine logique

A deux, dans le Titanic qui coule : pas le temps de rêvasser, ni de chanter avec Céline. Faut foncer !
Le scénario du Majestic est imparable : séparation des joueurs dès le début de l’aventure.  Même si c’est stressant car on a chacun une vraie grosse responsabilité, – on ne peut pas attendre que l’autre trouve à notre place – on prend son pied.

Écrous, objets métalliques, fusible, on cherche un peu de tout à travers la salle des machines, pour se retrouver. Les conditions pour dialoguer ne sont pas optimales : c’est le jeu ! Faut hurler derrière la paroi pour se faire entendre. Mais les casse-têtes sont logiques et en pleine cohérence avec l’histoire. Preuve que les deux concepteurs Guillaume et Rémi ont une vraie expérience de joueur.

Comme au cinéma ! 

Le décor est parfait, notre ligne d’horizon n’est pas tout à fait droite.
On fout du bordel, forcément.
Nouvelle génération d’escapegame, Majestic nous fait l’économie de cadenas en tout genre et de codes archi-vus.

Le moyen de communication avec le gamemaster n’est pas un vulgaire téléphone, non. C’est un peu plus long pour avoir un message mais plus authentique. Et il ne fait pas que nous donner des indices.
Une attention particulière a été apportée au bruitage. Rien que pour ça, on est content de sécher sur des énigmes. Recevoir un message ferait presque plaisir !

PS : prévoir des chaussures confortables. Pas de talons, Mesdames, on n’est pas à une soirée de gala.

BONUS 1 : une demande de mariage s’est produite dans la salle Atlantide. Un garçon a demandé la main d’un autre garcon. #Lovely

BONUS 2 :
une équipe, pour sa première aventure escape game est venue avec calepin, papier et lampe de poche. Quelle préparation !

Majestic

Majestic
2, rue Française
75001 PARIS

2 aventures au choix : Titanic et Atlantide
Et en prochainement : Tchernobyl

Majestic c’est 350 m2 en plein centre, proche des Halles et d’Etienne Marcel ! Et le 1er escape game a avoir ouvert à l’heure, aucun retard de travaux n’a été constaté. 😉

Site officiel : majestic-escapegame.paris

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